Chapter Text
Depuis sa découverte foudroyante sur ce qu’était la jalousie il y a deux jours, Mercredi avait mis un point d’honneur à marquer son territoire. La première étape consistait à passer plus de temps avec Xavier. Pas qu’elle devait se forcer, elle aimait réellement discuter avec lui. Là, encore, il prenait un malin plaisir à lui taper sur les nerfs durant un de leurs débats interminables :
- Mercredi, soupira-t-il, ayant complètement délaissé le tableau qu’il peignait. Tout ce que je dis, c'est que Machiavel n'est pas la figure la plus emblématique de la Renaissance. Pas quand il y a des artistes comme De Vinci, Michelange, Raphael et Boticelli dans le tas !
- Comment oses-tu ? répondit-elle, outrée.
- T’as déjà vu La Cène ? L’Ecole d’Athènes ? Ou encore tu sais, ce chef-d’œuvre qu'on appelle le plafond de la chapelle Sixtine ?
- Ne me prends pas de haut, Xavier Thorpe. Tu te focalises trop sur l’aspect artistique de l’époque.
- Et toi, je parie que ton béguin d’enfance c’était Machiavel ! dit Xavier avec un sourire en la pointant avec son pinceau à la main.
- Faux. C’était César Borgia.
Xavier éclata de rire et retourna enfin à sa peinture tandis que Mercredi, indignée, retourna à sa lecture. Cependant, elle n’arrivait pas à cacher le petit sourire qui se dessinait sur ses lèvres. Elle aimait leurs chamailleries plus qu’elle ne voulait l’avouer. Au moins, avec lui, elle pouvait parler de sujets intéressants et se stimuler intellectuellement. Parfois, elle se demandait ce qu’elle avait bien pu trouver à Tyler : à part lui parler de café et de sa vie de lycéen normie barbante, il n’y avait pas grand-chose à voir.
Une sonnerie interrompit soudainement l’ambiance calme du studio. Xavier prit son téléphone et entrouvrit la bouche de surprise.
- Oh. J’avais oublié que je devais voir Lola demain, au Weathervane, dit-il nonchalamment.
Intérieurement, Mercredi bouillonnait. Evidemment il fallait que cette normie vienne tout gâcher.
L’avantage, c’est que Xavier lui avait communiqué une information capitale sur son prochain rendez-vous avec Lola. Etape deux : observer sa rivale. C’était l’occasion de les observer et de voir comment avançait leur relation.
Voilà pourquoi Mercredi se retrouvait cachée dans une ruelle entre deux magasins juste en face du Weathervane à les espionner.
La Chose, d’humeur taquine, sortit discrètement de son sac à dos et lui signa qu’elle devrait postuler en tant qu’agent secret double.
- Très drôle, pesta-t-elle à son attention. Si tu racontes quoique ce soit à Enid, je jure de t’arracher tous tes ongles.
Ayant compris le message, La Chose retourna dans son sac.
Au même moment, Xavier et Lola sortirent du Weathervane. Mercredi se plaqua un peu plus contre le mur de la ruelle pour s’assurer qu’ils ne la voient pas. Lola était en train de rire à quelque chose que venait de dire le jeune homme, rejetant sa chevelure blonde en arrière. D’où elle était, la jeune Addams pouvait entendre son rire aigu et énervant. Les deux se tenaient toujours devant l’entrée du Weatherwane quand Xavier sortit une feuille pliée en deux de la poche de son manteau et la tendit à la normie. De loin, Mercredi reconnut le portrait qu’il avait fait d’elle. Flattée, Lola qui se jeta dans les bras de Xavier.
De toutes ses forces, Mercredi dut se retenir d’aller les séparer pour l’étrangler. Mais elle n’était pas au bout de ses peines. Lola se retira de leur étreinte et regarda Xavier dans les yeux avec un sourire charmeur.
Mercredi se figea. « Non. »
Mais elle ne put rien faire contre ce qu’il se passa ensuite. Doucement, Lola s’approcha et posa ses lèvres sur les siennes. D’abord surpris, Xavier finit par mettre sa main sur sa taille et répondit au baiser.
Pendant une longue minute, Mercredi ne fit rien. Elle n’entendait plus rien, si ce n’était son cœur qui battait douloureusement contre sa poitrine à un rythme effréné. Elle ne pensait plus à rien. La seule chose dont elle était sure, c’est qu’elle voulait être loin d’ici et de cette vision qui la faisait tout doucement comprendre l’expression « avoir le cœur brisé ».
Elle partit en courant, loupant de peu l’air perplexe et indécis qu’arborait Xavier quand il se sépara de Lola.
Absorbée par l’album de k-pop qu’elle écoutait, Enid sursauta quand la porte de la chambre claqua avec fracas. Elle se retourna pour faire face à sa colocataire qui était rentrée brusquement et qui commença frénétiquement à ranger son coté de la chambre.
- Mercredi ? Est-ce que ça v-
- Oui, interrompit la noiraude d’un ton cassant. Tout va très bien.
Tout indiquait pourtant le contraire à la blonde qui se leva de son bureau.
- Tu es sure ? demanda-t-elle, bien qu’elle n’eût aucune réponse.
« Ils se sont embrassés. Il l’a embrassé. »
Enid était de plus en plus inquiète, d’autant plus que Mercredi refusait de lui faire face, occupée à refaire son lit pour la deuxième fois.
- C’est Xavier, c’est ça ? Tu lui as parlé de Lola ?
« Stupide Lola. »
- Non. Et il n’y a rien à en redire.
- Mais-
- Je ne veux pas en parler ! explosa-t-elle finalement d’une voix forte ce qui surprit sa colocataire.
La jeune Addams lui faisait enfin face et Enid devint incroyablement triste en voyant le visage de son amie. Des larmes coulaient sur ses joues pales. Mercredi pleurait.
- Mercredi…
- Je… je vais bien, murmura cette dernière d’une voix brisée.
Sans un mot, la jeune lycanthrope se précipita dans ses bras pour lui donner un câlin semblable à celui qu’elle lui avait donné après la défaite de Crackstone. Et cette fois-ci encore, Mercredi était incapable de s’en extirper. Peut-être était-ce parce qu’il s’agissait d’Enid, la première personne à qui elle avait accordé sa confiance dans cette école, mais Mercredi se laissa aller dans ses bras et ses pleurs se transformèrent en sanglots.
« Foutu Xavier ». Foutues pensées dont une qu’elle ne voulait pas avouer à voix haute : « s’il te plait, ne tombe pas amoureux de quelqu’un d’autre. »
Ce soir-là, Enid ne lui posa pas plus de questions, comme si elle avait compris. Et pour ça, sa colocataire lui en était reconnaissante.
Elle devait se ressaisir, il suffisait de ces bêtises. Depuis qu’elle était dans cette école, elle ne se reconnaissait plus. Elle avait des amis – dont une qu’elle prenait dans ses bras ! – des garçons s’intéressaient à elle et elle baissait sa garde face à l’un d’entre eux. Elle ne pouvait pas se permettre de faiblir. Pas question qu’elle devienne comme ses parents. Si Xavier voulait sortir avec la normie la plus fade qu’ait jamais portée cette terre, que grand bien lui fasse. C’est terminé. Pas question qu’elle reste fixée sur lui alors que cela la faisait souffrir. Comment les gens arrivaient-ils à gérer leur jalousie ? Comment pouvaient-ils avancer et ne pas ressentir cette horrible sensation qui prenait aux tripes à chaque fois qu’ils voyaient la personne qu’ils aimaient dans les bras de quelqu’un d’autre ?
Le lendemain, Mercredi profita de son samedi matin pour aller à Jéricho. Elle avait grand besoin d’un café. Noir et glacé, comme son âme. Arrivée devant le Weathervane, elle hésita une longue minute à entrer, se rappelant de la scène à laquelle elle avait assistée au même endroit hier. Mais son besoin de café, surtout après la nuit peu reposante qu’elle avait passée, prit le dessus.
En sortant du Weathervane, elle entendit une voix, celle de la dernière personne qu’elle voulait entendre :
- Et encore, j’te dis pas tout ! Ce taré m’a dessiné comme si j’étais sa muse… Je l’ai dans ma poche, je te le dis !
Mercredi se figea. Oh non. Elle n’avait pas osé.
Lola était en pleine conversation téléphonique juste devant elle et ne l’avait même pas remarqué. Discrètement, la noiraude sortit son téléphone et remercia mentalement Xavier lui-même pour lui avoir offert. Elle ouvrit l’application d’enregistrement et s’approcha le plus discrètement possible de la jeune cheerleader qui parlait assez fort pour que toute la rue l’entende, de toute façon.
- Il est pas le pire, heureusement, continuait Lola en examinant ses ongles. Au moins, lui, il est plutôt mignon pour un de ces dégénérés.
« Plutôt mignon ? » Quelle insulte. Xavier était extrêmement beau.
- Et puis tu sais bien que c’est l’argent qui compte ! Son père est genre un médium super friqué. C’est le bon plan assuré.
Superficielle, bête, profiteuse et en plus vénale ? Oh, Mercredi allait se régaler. Elle avait eu raison de se fier à son instinct quand elle avait trouvé Lola louche.
Lola continuait de ricaner de cette voix aigüe que Mercredi détestait tant et finit par raccrocher son téléphone. Mercredi en profita pour couper l’enregistrement qu’elle s’empressa d’envoyer à Xavier. Il devait savoir.
Ce fut justement le moment que choisit la grande blonde devant elle pour se retourner. Elle se figea en voyant Mercredi. Elle écarquilla les yeux de panique, ce qui faisait jubiler la jeune Addams.
- Bonjour, Lola, dit-elle avec un sourire malsain et effrayant qui n’annonçait rien de bon.
- Je crois que nous avons quelques petites choses à nous dire…
Quelques heures plus tard, Mercredi se trouvait devant la porte du studio de Xavier. Avec un sourire, elle prit soin d’enlever les derniers cheveux blond qui s’étaient pris dans sa manche. Oups ?
Elle savait que Xavier avait reçu son message avec l’enregistrement où Lola dévoilait ses intentions mais elle avait voulu lui laisser du temps, au cas où il voudrait digérer la nouvelle. Elle ne l’avait pas vu au diner non plus. Elle ignorait pourquoi mais elle était nerveuse à l’idée d’entrer et de le confronter. Après tout, elle venait surement de le sauver d’une abominable croqueuse de diamants. Elle secoua la tête, se rappela qu’elle était Mercredi Addams et que ce n'était certainement pas une conversation avec Xavier Thorpe qui allait l’effrayer.
Quand elle entra, Xavier n’était pas en train de peindre comme à son habitude. Il était juste assis sur son tabouret à regarder une de ses toiles. Il ne prit même pas la peine de tourner la tête vers la nouvelle venue, se doutant qu’il s’agissait d’elle, mais la jeune fille pouvait tout de même distinguer son regard dépité.
- Je ne tiens pas en à parler, dit-il simplement.
- Pour ce que ça vaut, je suis désolée qu’elle n’était pas sincère.
Elle n’était pas vraiment désolée, du moins pas pour les raisons qu’il devait penser. Elle était désolée qu’il se sente aussi mal à l’idée qu’une fille puisse seulement s’intéresser à lui à cause de son argent et de la célébrité de son père. Mais elle n’était certainement pas désolée de ne plus avoir cette idiote dans les pattes.
- Je me fiche d’elle, Mercredi, dit-il d’un ton bougon.
- Tu l’as dessinée. Et tu l’as embrassée.
Xavier n’eut même pas l’air étonné qu’elle soit au courant. A la place, il soupira d’un ton las.
- Oui.
Son absence de réaction l’énervait profondément. Il était blessé dans son ego, certes, mais elle savait que sa jalousie et toutes les émotions qu’elle avait ressenties ces derniers jours étaient en train de remonter à la surface et elle ne savait pas comment se contenir.
- Au fond, je ne suis pas étonnée, répondit-elle d’un ton qui se voulait condescendant. J’aurais dû me douter que tu devais être comme tous les garçons et que tes soi-disant sentiments pour moi n’étaient pas aussi forts que tu le prétendais.
Xavier fronça les sourcils.
- Tu es sérieuse ? T’es en train de dire que ce que je ressentais pour toi n’était pas réel ?
- Entres autres. Encore une fois, je ne suis pas surprise.
Elle voulait le provoquer, le mettre en rogne. Et au vu de la veine qui ressortait au niveau de sa tempe, elle y arrivait à merveille.
- Bordel, Mercredi, t’as l’art de m’énerver comme personne ! Le fait que j’essaye de passer à autre chose ne veut pas dire que je n’ai pas de réels sentiments pour toi !
- Pardonne-moi d’en douter. Tu as embrassé une autre fille, pas même un mois après m’avoir déclaré ta flamme à la rentrée.
- Encore une fois : j’essaye de passer à autre chose ! argumenta Xavier en se levant d’un bond de son tabouret. Et puis c’est toi qui m’a rejeté, tu te rappelles ? Tu m’as dit en début d’année que les relations amoureuses ne t’intéressaient pas.
- Mais tu l’as embrassé !
- Pourquoi est-ce que tu es autant focalisée sur ce baiser ?!
- Parce que je ne veux pas que tu sois avec une autre fille ! explosa-t-elle.
Les yeux de Xavier s’écarquillèrent et il n’osait pas faire un pas de plus, comme s’il ne voulait pas se faire de faux espoirs. Mercredi, elle, était lancée dans une tirade :
- Qu’est-ce que tu veux que je te dise, Xavier ? Que j’étais jalouse ? Oui. Que je suis une idiote doublée d’une égoïste pour m’être rendue compte de mes propres sentiments seulement après qu’une autre se soit intéressée à toi ? Parfait.
Ça y’est, elle l’avait avoué. Et pourtant, elle se sentait toujours aussi mal.
- C’est bon, tu es satisfait ? Tu veux peut-être aller la rejoindre pour qu’elle te plume tout ton argent ?
Elle savait qu’elle était odieuse dans ses propos. Mais elle était tellement honteuse de tout ce qu’elle venait de lui dire, du fait qu’il pourrait très bien la rejeter, là, tout de suite, qu’elle n’arrivait plus à s’arrêter.
Ce fut le moment que choisit Xavier pour sortir enfin de sa torpeur. Un sourire fit son apparition sur son visage ; pas un de ses sourires narquois quand il lui prouvait qu’elle avait tort. Un vrai sourire qui reflétait toute l’affection qu’il ressentait pour la personne en face de lui. Doucement, comme s’il s’approchait d’un animal à apprivoiser, il s’avança vers Mercredi qui était incapable de reculer. Elle se sentait minuscule face à lui. Il leva une main pour attraper délicatement son poignet et caresser la peau de ses doigts rugueux. Voyant qu’elle ne montrait aucune rétractation, il enroula ses bras autour de ses épaules et la serra contre lui.
Mercredi détestait les contacts physiques. Pourtant, sans la moindre hésitation, elle enroula ses propres bras autour de son torse. Elle plongea sa tête contre son torse, humant son eau de cologne mêlé à cette constante odeur de peinture fraiche qui le caractérisait tant.
- Comment tu peux être une des personnes les plus brillantes que je connaisse et ne rien voir du tout ? Tu ne comprends donc pas ? murmura-t-il, la tête dans ses cheveux.
- Quoi ?
- Que je me fiche des autres filles. Que la seule à qui je pense constamment, jour et nuit, c’est toi, Mercredi Addams.
Elle releva la tête, surprise, vers lui et ne vit que de la sincérité dans ses yeux. Son cœur battait de plus en plus fort. Elle le détestait pour lui faire ressentir autant de choses. Normalement, elle ne se conduisait pas de cette manière, elle savait garder contenance, elle ne montrait pas ses émotions.
- Tu veux savoir pourquoi je me suis rapprochée de Lola ?
- Parce qu’elle minaudait et battait des cils stupidement devant ton art ? répondit la jeune Addams d’un ton bourru mais ne faisant aucun effort pour se déloger de ses bras.
Xavier souffla, retenant un rire, et continuait de lui sourire tout en jouant avec une de ses tresses.
- C’est parce qu’elle était tout ce que tu n’étais pas. Je voulais t’oublier, Mercredi… te sortir de ma tête. Lola était la distraction idéale parce que je n’aurais pas pu trouver plus à l’opposé de toi.
Mercredi mentirait si elle disait qu’elle n’éprouvait pas une certaine satisfaction de savoir que cette pimbêche n’avait été qu’un lot de consolation pour Xavier. Le soulagement qu’il ne l’ait jamais vraiment oublié ne la quittait pas.
- Je… je ne veux pas que tu m’oublies, avoua-t-elle finalement. Jamais.
- Est-ce que je dois comprendre que tu tiens à moi de la même manière ?
Elle sentit ses joues s’empourprer de plus en plus. Ce n’était pas dans ses habitudes de faire la cour à quelqu’un. Elle n’osait pas affronter son regard et gardait les yeux sur ses mains qu’elle laissait trainer sur ses biceps.
- Disons que… Si… si nous étions dans une situation de vie ou de mort et qu’il me fallait m’abandonner au cannibalisme… tu serais la dernière personne que je mangerais.
Cette fois, Xavier ne se retint pas et s’esclaffa. Mercredi aurait pu être vexée, mais elle devait avouer avoir un faible pour son rire et le fait que ce soit elle qui le fasse rire de cette manière.
- Waouh, réussit-il à articuler une fois son rire passé. Ça, c’est de la déclaration, Addams.
Elle leva les yeux au ciel. Pas de doute, le Xavier moqueur était définitivement revenu. Xavier posa une de ses mains sur sa joue qu’il caressa jusqu’à ce que son pouce atteigne sa lèvre inférieure. Aucun ne se quittait du regard. Il était difficile de déterminer qui fit le premier pas : les deux s’étaient tout simplement jetés sur les lèvres de l’autre.
Cela ne ressemblait en rien au bref baiser qu’elle avait échangé avec Tyler. Celui-ci était passionné, effréné, comme si l’un était dans la crainte que l’autre se volatilise. Leurs lèvres continuaient de se chercher et leurs corps de se presser pour assoiffer cette impression qu’ils n’étaient pas encore assez proches. Les mains de Xavier serraient sa taille d’une poigne de fer et pourtant, elle le voulait encore plus près, quitte à ce qu’il lui laisse des ecchymoses. Elle profita pour passer ses mains dans ses cheveux, chose qu’elle avait toujours voulu faire.
A bout de souffle, Mercredi finit par se séparer, les lèvres gonflées.
- Que les choses soient claires. Si tu fais ça, me tiens la main ou n’importe quelle autre signe d’affection en public, je te tue, dit-elle en essayant d’avoir l’air aussi menaçante que d’habitude.
Ce qui s’avérait assez compliqué à cause de Xavier qui s’était mis à parsemer son visage et son cou de baisers papillons.
- C’est noté, dit-il entre deux baisers.
- Et si tu te montres à nouveau réceptif aux approches d’une autre blonde écervelée, je te castre.
Xavier rit. Note à garder pour plus tard : Mercredi est une petite-amie possessive.
- Ça risque pas d’arriver, t’inquiète pas.
- De toute façon, je ne pense pas que Lola ait encore assez de cheveux sur la tête pour qu’on puisse déterminer si elle est blonde ou pas…
- Hein ? dit Xavier qui sourcilla.
- Non, rien, répondit-elle innocemment.
- Mercredi… Qu’est-ce que t’as fait ?
