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Il avait certainement trouvé la mort. Mais il n'était pas mort.

Chapter 4: Miroir brisé et pacte

Summary:

Ses larmes ralentirent leur cadence, sa respiration commença à ralentir et à se calmer.

« Zoro ? »

Et puis, son sang son figea. Il fut saisi d’horreur quand il entendit son nom.
Il avait été tellement distrait qu’il n’avait pas fait attention au fait que quelqu’un était monté dans le nid de pie.

Notes:

Voilà un nouveau chapitre, si vous êtes arrivé jusque là, merci beaucoup! En espérant que cela vous plaise autant.

Chapter Text

« 493,494,495,496… » il s’arrêta 2 secondes dans son enchainement en respirant lourdement

Il pouvait le faire. Il devait le faire. Il devait être plus fort. Avec détermination il recommença

« Quatre cent quatre-vingt » Boom !

Il s’effondra par terre avec sa barre qui claqua sur le sol en faisant un énorme bruit.

« Putain… » Ce n’était pas passez loin. La barre avait loupé de justesse sa tête, par contre elle n’avait pas loupé le plancher… Le pauvre plancher s’est retrouvé fendu à un endroit.

Il se retourna et s’étala sur le dos, la pièce semblait tourner autour de lui. Il cligna plusieurs fois des yeux en essayant de reprendre ses esprits. Il tourna la tête lentement et observa avec agacement le plancher enfoncé, comment allait-il expliquer ça à Franky ?

Il souffla et se redressa d’un coup. Douleur. Encore et toujours. Il s’y était presque habitué depuis le temps. Rien n’allait ces derniers jours. Il se força à se lever mais il eut d’un coup un haut le cœur et il ne put se retenir de vomir le peu qu’il avait dans l’estomac.

Les choses n’allaient pas en s’améliorant semblait-il. En plus d’un plancher cassé, il avait du vomi à nettoyer.

Il se traina jusqu’à la salle de bain, il se passa les mains sous l’eau et plongea son visage dans l’évier en l’aspergeant d’eau froide pour reprendre son esprit.
Après s’être calmé, il releva doucement la tête. Et là, il aperçut son reflet dans le miroir.

Il n’était pas prêt à ça.

D’un coup, avec un bruit fracassant il brisa le miroir avec un coup de poing.

Sa colère s’y intense en un instant, disparu tout aussi spontanément pour laisser place à une honte, si grande qu’elle menaçait de l’engloutir. Qu’était-il devenu ?

Sa main était remplie de bout de verre et était couverte de sang qui dégoulinait sur l’évier. Il se laissa glisser au sol et s’appuya contre la baignoire juste derrière.

Des larmes non contrôlées coulèrent le long de ses joues et il ne pouvait rien faire pour arrêter ça. Il serra son poing plein de verre si fort en espérant que la douleur le ferait revenir à la réalité.

Depuis Thriller Bark, il ne s’était jamais vraiment regarder ou attarder sur son apparence. Et quand il avait relevé la tête face au miroir il avait été frappé par son visage creux, vide, ses yeux rouge et rempli de fatigue et de douleur, le visage de quelqu’un de brisé. Quelqu’un de fatigué, quelqu’un qui a déjà abandonné.
Il n’a pas supporter se voir ainsi. Faible, si faible et incapable.

Et il pleura.

Roronoa Zoro pleura.

Roronoa Zoro pleura comme il n’avait pas pleuré depuis la mort de Kuina.

S’était incontrôlable, par vague il sentit une tristesse, une colère, une culpabilité, une douleur. Il avait l’impression que son cœur allait éclater.
Pourquoi il pleurait ? Il n’en avait pas la moindre idée.

En l’espace de quelques jours, le grand Roronoa Zoro s’effondrait sur lui-même comme un château de carte emporté par un vent beaucoup trop fort.
Il avait l’impression de s’être perdu, lui qui avait des convictions si fortes n’était plus sûr de rien.

Que devait-il faire ? Que pouvait-il faire ?

Ses larmes ralentirent leur cadence, sa respiration commença à ralentir et à se calmer.

« Zoro ? »

Et puis, son sang son figea. Il fut saisi d’horreur quand il entendit son nom.

Il avait été tellement distrait qu’il n’avait pas fait attention au fait que quelqu’un était monté dans le nid de pie.

Qu’allait-il dire ? Comment expliqué tout se désordre ? Il était tellement foutu.

« Zoro ? » Son nom a été prononcé d’une telle douceur.

Et par l’embrasure la porte, il vit le visage de Robin avec ses traits serrés dans l’inquiétude.

« Je peux entrer ? » Elle demanda alors que rien ne l’empêchait d’entrer mais elle demandait tout de même par politesse. Ou plutôt par gentillesse et respect car elle savait. Elle savait qu’il s’était passé quelque chose de grave. Ou peut-être pas. Mais, quoi qu’il y ait eu ou pas, s’était assez grave pour trouver Roronoa Zoro, recroquevillé par terre dans la salle de bain couvert de sang et le visage rempli de larme, encore tremblant et incertain.

Avec un soupir de résignation il hocha la tête lourdement. Comment pouvait il refuser cela à Robin. Il n’allait pas se cacher comme un enfant. Il allait assumer son état pathétique. Au point où il en était…. Peut-être Luffy devrait le laisser sur la prochaine île au vu de son inutilité à présent à cause de sa faiblesse…

Il sursauta. Robin s’était accroupi et lui avait pris doucement la main pour évaluer les potentiels dégâts.

Sans un mot elle fouilla dans le petit placard de la salle de bain pour prendre du désinfectant et des bandages. Elle connaissait donc sa cachette secrète. Eh bien, y avait-il une seule chose que cette femme ne savait pas ?

Toujours sans un mot, elle commença à retirer les bouts de verres délicatement.

Il s’attendait à ce qu’elle lui pose pleins de questions, qu’elle appelle Chopper en urgence, qu’elle lui donne une leçon de morale pour son état et celle de la pièce.

Mais non. Elle était là. Juste là en silence comme si elle savait déjà tout. Ou comme si elle n’avait pas besoin de savoir. Elle lui laissait un répit confortable pendant qu’elle attribuait les premiers soins.

Il n’osa pas briser ce silence. Que dire ? Alors il se laissa faire comme il se laisse rarement.

Après avoir enlever tous les bouts de verres, elle désinfecta avec des compresses et lava le sang afin de mieux apercevoir les coupures.

Elle enroula ensuite un bandage fermement mais délicatement avec l’attention d’une mère envers son enfant.

Une fois satisfaite de son travail elle releva la tête et l’observa quelques secondes. Il n’arriva même pas à articuler un merci. Incapable de parler ou de faire quoi que ce soit.

Elle fit quelque chose dont il ne s’attendait pas. Elle s’assit par terre à côté de lui, au milieu du désordre de la pièce. Elle prit sa main dans la sienne et la serra doucement comme pour dire, je suis là.

Elle posa sa tête sur son épaule. Presque machinalement il fit de même et posa sa tête sur la sienne.

Et ils restèrent ainsi.

En silence, sans un bruit, à écouter la respiration de l’autre.

Il ferma les yeux. Bercer par le lent battement de cœur de Robin qu’il ressentait et le calmait.

Il perdit la notion du temps. Il ne savait plus si cela faisait quelques minutes ou quelques heures. Il eu même l’impression qu’il s’était vaguement assoupi. Il rouvrit ses yeux.

Avec étonnement il observa que la pièce avait été rangé et nettoyé, les bouts verres ramassés, le sang lavé. La seule preuve de ce qui s’était passé était le miroir manquant au-dessus de l’évier.

Il avait oublié que les pouvoirs de Robin pouvait être bien utile pour faire plusieurs choses en même temps. Pendant qu’elle était assise à côté de lui en serrant sa main, elle avait aussi arrangé la pièce au mieux.

Il retrouva la force de parler.

« Robin…. » Il ne savait pas quoi dire. Alors il décida de parler honnêtement et sans chercher à cacher son état. De toute façon c’était déjà trop tard, il n’y avait plus rien à cacher à ce stade.

« Je suis vraiment désolé »

« Non Zoro. C’est moi qui suis vraiment désolé. »

Avait-il mal entendu ? Cette femme qui était venu, l’avait soigné et réconforté sans rien demandé et ensuite nettoyé tout son bordel, demandé pardon ?

« Robin, tu n’as absolument rien à ne te reprocher. »

« Si. Pardonne-moi. Je n’ai pas vu. Je n’ai pas fait attention que tu allais aussi mal à ce point. Je pensais… je pensais te connaissant qu’il fallait mieux que je n’intervienne pas. Que je ne te parle pas, que tu t’en remettrais avec un peu de temps. Je suis désolé de ne pas être venu vers toi avant. »
Elle parlait avec une pointe de colère dans sa voix. De colère envers elle-même.

Il est resté bouche bée. Que lui racontait-elle. Elle n’était pas responsable de son état et de lui.

« Robin, s’est ridicule. Tu n’es pas responsable de moi. Je ne suis pas un enfant à surveiller » Avant qu’il ne puisse continuer, se sentant un peu vexer, elle le coupa directement.

« Zoro, je ne dis pas ça pour te diminuer. Je ne dis pas que tu es faible, bien au contraire. Je dis que tu as été fort pendant trop longtemps. Tu as été fort pour nous tous, pour que, malgré nos faiblesses nous survivions. Tu en as payé le prix et bien plus, et tu continu encore aujourd’hui. » Elle fit une pause, reprenant sa respiration, elle avait presque l’air essoufflée comme si elle devait se dépêcher de sortir ses mots.

« Zoro tu es notre Nakama. Tu es mon Nakama. Maintenant laisse nous prendre la relève. Je te demande pardon parque je sais. Je sais le sacrifice. Je sais pour Kuma et votre marché. Je sais pour la douleur de Luffy. Je sais et je n’ai rien fait. J’ai manqué de jugement. Je pensais que t’en parler pourrait peut-être aggraver les choses, t’éloigner de moi et de nous, que tu t’en remettrais dans ton coin. Mais aujourd’hui, je ne peux plus rester silencieuse devant ta souffrance que je lis. J’espère que tu me comprends. »

Il resta silencieux essayant d’enregistrer ce que Robin venait de lui dire. Robin qui ne se confie que rarement, Robin qui ne parle pas de sentiment.

Robin savait. Robin savait pour son marché. Elle savait et elle n’avait rien dit. Comment savait-elle ? Soit Sanji lui avait parler, soit elle avait deviné elle-même, qui sait. Ça n’avait pas grande importance, là toute de suite.

La seule chose qui comptait était le fait qu’elle n’en parlerait pas aux autres. Si elle le voulait elle l’aurait déjà fait. Peut-être Robin était même la plus apte à le comprendre, après tous les sacrifices et leurs secrets elle y était déjà familière, elle l’avait déjà fait à Enies Lobby.

Alors si même Robin semblait ouvrir son cœur, il pouvait faire un effort et ouvrir le siens en retour et en guise de remerciement.

« Et je te remercie tout de même Robin. Crois-moi tu n’as rien à te faire pardonner. Merci de ne pas m’avoir posé milles questions, merci de n’avoir appeler personne pas même Chopper. Merci d’être resté là avec moi et de réparer mon bordel. »

Il était aussi reconnaissant que Robin soit venue en personne. Qu’elle ne soit pas restée à l’espionner grâce à ses pouvoirs.

Oui il était reconnaissant, si ce n’est le fait que Robin intervienne elle-même démontré certainement son niveau d’inquiétude envers lui qu’il n’appréciait que peu.
Il tourna sa tête et regarda Robin dans les yeux.

« Robin, merci. »
Elle lui sourit avec une larme à l’œil et hocha la tête comme pour accepter sa gratitude.

« Il faudra racheter un miroir sur la prochaine île » lui dit-elle en lui faisant un clin d’œil.

Il sourit.

Elle se leva et lui tendit la main. Il l’a saisi et se leva doucement.

Il n’allait pas extrêmement mieux à vrai dire.

Elle poussa la porte la salle de bain et sortit, il l’a suivi doucement.

Merde, il avait certainement oublié l’état du plancher. Au moins grâce à la bonté de Robin son vomi avait été nettoyé et la pièce aérée.

« Comment vais-je expliquer ça à Franky » Laissa-t-il échapper avec un soupir.

« D’autant plus que Chopper sera au courant que tu t’es entrainé, et il ne sera sûrement pas content, il pourrait tout aussi bien t’interdire de monter dans le nie de pie. » elle lui lança un regard malicieux sachant à quel point cela pouvait l’énerver.

Robin lisait. Eh bien Zoro s’entrainait. C’était son truc à lui. Un moyen de se vider la tête, de se défouler et de progresser. Il serait bien malheureux sans. Robin pouvait le comprendre, que ferait-elle si on l’a privée de lire et du savoir qu’apporte les livres ?

Zoro devait faire attention à ses blessures et à son corps, certes. Mais à quoi servait son corps si sa tête ne suivait plus ?

Actuellement l’état d’esprit de Zoro était tout aussi inquiétant que son état physique, si ce n’est plus.
Ils se regardèrent un instant.

« Zoro, je peux t’aider à camoufler ça et faire en sorte que Chopper ne soit pas au courant. »

Il haussa les sourcils assez surpris mais avec une pointe d’espoir.

« En échange, je te demanderais seulement une chose. »

Cette femme. Bien sûr elle était gentille, mais elle ne le laisserait pas s’en tirer si simplement après l’avoir vu dans l’état instable qu’il était juste avant.

« Les prochaines fois que tu désires t’entrainer, appelle-moi. Ne t’entraine plus seul jusqu’à ce que ton état physique ait suffisamment guéri. Tu aurais pu sérieusement te faire mal tout à l’heure. »

Elle le regardait très sérieusement d’un coup. Il semblait qu’il n’allait pas trop avoir le choix.

Il finit par capituler bien que l’idée ne l’enchantais pas.

« Bien Robin, mais ne te plains pas de t’ennuyer ici. Il n’y aura pas Usopp, Chopper et Luffy pour te divertir de leur bêtise, Sanji pour te complimenter et te ramener des boissons, Nami pour parler de toute chose, Brook pour te jouer de la musique, Franky à observer fabriquer ses inventions et avoir certaines conversations plus sérieuses par moment. »

Elle le regarda avec étonnement. Pensait il qu’il était moins intéressant, moins important qu’un autre ?

Le voir s’entrainer était très certainement instructif. Elle l’admirait beaucoup pour ça. Et les conversations qu’elle avait avec lui, même si elles étaient plutôt rares, étaient loin d’être inintéressante et vide, bien au contraire. Les conversations avec Zoro étaient captivantes et pertinentes.

Cela semblait alors plutôt bien tomber. Elle en profiterait pour échanger plus souvent avec lui et peut-être pourrait elle lui faire comprendre qu’il était aussi important que n’importe lequel d’entre eux.

Peut-être pourrait-elle lui faire comprendre que s’il était mort à Thriller Bark, cela les auraient brisé.

Aucun d’entre eux n’aurait supporter le poids de la culpabilité. Personne ne s’en serait vraiment remis. Personne et surtout pas Luffy.

Honnêtement elle n’avait aucune idée de ce qui se serait passé, et c’était très bien ainsi. Elle ne voulait pas imaginer un tel scénario.

Et elle devait faire comprendre ça à Zoro, d’une façon ou d’une autre. Car il ne devrait pas prendre sa vie autant à la légère, elle avait déjà appris la leçon. Ils avaient eu de la chance cette fois, mais la prochaine fois ils pourraient ne pas avoir autant de chance et elle ne se pardonnerait pas de se retrouver avec le corps sans vie de Zoro et de devoir faire accepter ça à leur capitaine. Non elle ne le supporterait pas.

Elle ne supporterait pas de voir son équipage se briser car leur rocher le plus solide se serait effondré.

« Ne t’en fais pas Zoro, je ne suis pas quelqu’un qui m’ennuie facilement. »

Et c’était vrai, elle aimait observer et analyser chaque détail, que ce soit les lieux ou les personnes qui l’entouraient. Elle était donc rarement ennuyée et avait toujours un livre à porter de main.

« Bien, maintenant que nous sommes d’accord quel est ton plan pour mon problème de plancher ? » Il souleva un de ses sourcils en signe d’interrogation. Il était bien curieux de voir quel plan inventif Robin allait lui expliquer. Il ne doutait pas une seconde qu’elle trouverait une solution, elle était après tout, certainement la plus intelligente de leur équipage.

Elle laissa échapper un petit rire et commença à lui expliquer ce qu’elle avait déjà prévue afin qu’il échapper à la colère de Franky et à celle de leur petit docteur.

Notes:

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