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Chapter 15

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Le lendemain, Adrien était tout excité d'aller au collège. Il pourrait voir sa Lady toute la journée, il n'aurait pas à attendre la patrouille du soir.

Quand il rentra en classe, Nino était déjà là. Écouteurs sur les oreilles, le son était tellement fort que les basses pouvaient s'entendre.

Adrien s'assit à sa place et posa une main sur l'épaule du brun. Se dernier retira son casque.

- Salut mec ! Le salua-t-il avec leur check habituel.

Puis le blond se retourna. Alya aussi était déjà là, à pianoter sur son portable.

- Bonjour Adrien, ça va ? Lui dit-elle en relavant rapidement la tête de son écran.

- Ça va ! Répondit tout joyeux le jeune garçon.

Le blond avait un grand sourire collé sur son visage. Ses jambes ne faisaient que remuer sous son siège en attendant que la brune, assise d'ordinaire derrière lui, arrive en classe.

Marinette s'avança plus timidement en classe. Dès qu'elle franchit le palier de la classe, Adrien se redressa sur son siège. Un large sourire au visage, il la salua joyeusement d'un geste de la main, et allait presque pour se lever.

La jeune collégienne sourit, mais sembla hésiter à faire un geste envers lui. Elle jeta une œillade à Chloé, assise juste à côté, qui la fusillait du regard. Tout comme Nino qui semblait surprit par le soudain enthousiasme dont faisait preuve le blond. Pour couronner le tout, Alya avait légèrement relevé les yeux de son portable et lui jetait un sourire en coin.

Marinette resserra ses mains autour de la lanière de son sac, esquiva subtilement Adrien et fila prendre place à côté de sa meilleure amie. Le blond se retourna et lui lança un regard incrédule, mais Marinette évita par tous les moyens ses pupilles vertes qui la faisaient tant rêver.

À l'heure du repas, Adrien cru alors qu'il aurait l'occasion d'approcher la jeune fille. Il n'eut malheureusement pas une seule minute pour lui parler seul à seul. Marinette restait collée à Alya, et dès que ce n'était pas sa meilleure amie, elle trouvait un subterfuge pour finir avec une autre personne de la classe.

Adrien passa tout le repas l'air morose. Il jouait avec sa nourriture sans grande conviction. Son air dépité contrastait avec le visage joyeux qu'il avait le matin même et cela inquiéta Nino.

Le collégien commença à craindre qu'Adrien ait de nouveau des problèmes avec son père. Lui qui avait été si souriant et de bonne humeur ces derniers temps. Le souvenir de sa « disparition » d'une semaine était encore frais et Nino ne voulait pas que cela se reproduise.

Devant le énième soupire du fils Agreste, Nino décida de le questionner.

- Est-ce que tout va bien Adrien ? Commença-t-il en reposant sa fourchette. Tu es arrivé ce matin avec un grand sourire, mais depuis, tu tires une de ces tronches mec ! C'est encore ton père ?

Le blond continua à malmener ses petit-pois avec sa fourchette avant de répondre.

- Non, non, lui assura-t-il. Depuis la dernière discussion qu'on a eut, on peut dire que ça va mieux. J'ai même l'impression qu'il fait quelques efforts pour moi, répondit-il avec une petite lueur dans les yeux.

Nino se sentit rassurer un instant, mais quand il vit Adrien prendre une bouchée de son repas sans grande conviction, il décida d'investiguer plus.

- C'est super, alors où est le problème ?

Le jeune Agreste releva lentement son visage et avala difficilement sa salive. Ça lui faisait mal de devoir mentir à son meilleur ami, mais lui expliquer sa situation avec Marinette reviendrait à lui avouer son identité secrète.

- C'est juste …. Tenta-t-il de répondre sans y parvenir.

Sans qu'il ne s'en rende compte, ses yeux avaient furtivement glissé sur Marinette, avant de revenir sur son voisin. Nino, suivit son regard et comprit immédiatement ce qui était en train de ce passer. Tout du moins, ce qui pouvait bien se passer dans la tête d'Adrien.

Il avait promit à Marinette qu'il ne dirait rien, mais la situation était différente, rien ne l'empêchait de donner un coup de main à son meilleur amie.

Il ne força pas le blond à lui avouer quoi que ce soit et répondit par un sourire compatissant.

- Tu sais que tu peux me parler quand tu veux mec !

Adrien répondit chaleureusement à son sourire.

- Merci Nino.

L'après-midi, le jeune collégien continua d'observer Marinette et son comportement étrange.

Certes, maintenant qu'il avait enfin relié les pièces du puzzle, il comprenait pourquoi Marinette avait pendant si longtemps bégayé et rougit en sa présence, mais jamais elle ne l'avait évité de la sorte.

Est-ce qu'il avait fait quelque chose de mal entre le moment où il l'avait quitté sur son balcon hier soir et ce matin en arrivant à l'école ?

Peut-être qu'il aurait dû l'attendre à l'entrée du collège et pas dans la classe ? Peut-être qu'il aurait dû lui envoyer un sms pour son réveil (à ce qui parait, les filles adoraient ça, c'était Alya qui l'affirmait). Peut-être que… ?

Il avait beau chercher, rien ne lui venait à l'esprit.

À la fin de la journée, Adrien passa au casier pour y récupérer ses affaires. C'est là que la chance fut de son côté. Il allait quitter la pièce quand il remarqua, Marinette, seule devant son casier. C'était l'occasion idéale pour lui parler.

Il s'avança furtivement dans son dos, sans qu'elle ne l'entende et la bloqua. Elle était coincée entre lui et les portes en fer du casier. La jeune fille surprise, se retourna vers lui et l'interrogea de ses grands yeux bleus.

Adrien se délecta de son air gêné. Il esquissa un sourire, laissant entre apercevoir une canine. Il se pencha un peu plus contre elle.

-Bonjour ma Lady. Ronronna-t-il contre son oreille.

À cet instant, un groupe d'élèves rentra dans la pièce, tout en discutant. Ils ralentirent leur marche et leur discussion lorsqu'ils surprirent les deux jeunes dans cette position singulière.

Marinette sentit le sang lui monter encore plus rapidement à la tête.

La jeune fille ravala rapidement sa salive. Elle se baissa pour s'extirper de l'emprise des bras de son partenaire et s'éloigner de lui.

- On se verra demain Adrien ! Lui sourit-elle en le saluant d'un geste de la main.

Le blond resta un moment les bras ballant, la regardant partir dans le couloir du collège.

Ce soir là, Adrien était vide de toute énergie, allongé sur son canapé, à fixer le plafond.

Plagg, assit sur le bureau, tentait tant bien que mal de passer outre les longs soupires qui s'échappaient des lèvres d'Adrien. Mais qui lui avait refilé un amoureux transit comme Chat Noir ?

L'être magique décida de venir se poser sur son torse.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Demanda-t-il.

Les mains derrière la tête, l'intéresser haussa les épaules.

- C'est le comportement de Marinette aujourd'hui… Tu crois que… En faite… Elle ne voudrait plus de moi ? Qu'elle… Qu'elle se serait lassée de moi ?

Sous ses pattes, Plagg pouvait sentir le cœur du jeune adolescent battre à vive allure. Non, décidément, il n'appréciait pas quand ses protégés avaient été des adolescents. C'était beaucoup trop d'émotion qu'il devait gérer.

Il était un simple kwami, un gardien puissant, pas un matou conseillé pour les cœurs amoureux.

- Pourquoi ne pas lui poser directement la question ?

Adrien se redressa si vite sur ses bras que Plagg en tomba à la renverse.

- Tu crois ? S'exclama-t-il.

- Au moins, tu serais sûr d'avoir une réponse. Répondit Plagg en se frottant le crâne.

Adrien n'hésita qu'un instant. Il ne pouvait pas rester ici à se morfondre sur lui-même et ne rien faire.

Il avait besoin de la voir, de sentir son odeur et par l'occasion de lui poser des questions. Malgré toute son appréhension il décida de franchir le pas.

Maintenant, il s'agissait d'aller chez la fille du boulanger, et qui d'autre était mieux placer que Chat Noir pour se déplacer furtivement la nuit ?

Devant ce regard plein de sous entendu à son égard, Plagg regrettait déjà d'avoir voulu aider.

Marinette avait diné avec ses parents et remontait maintenant dans sa chambre. Elle allait allumer la lumière quand elle remarqua deux yeux verts brillant dans l'obscurité. Un hoquet de surprise s'échappa de sa bouche pendant qu'elle actionnait l'interrupteur.

- Chat tu m'as fait peur ! Le sermonna-t-elle.

Le félin se tenait assit, comme un matou, sur son canapé. Il ne répondit pas, continua de la dévisager et pencha sa tête sur le côté.

Balançant son poids sur une jambe et posant une main sur sa hanche la jeune fille le regarda, incrédule.

- Pourquoi es-tu là chaton ?

Seul le silence lui répondit. Les pupilles contractées de Chat ne cessaient de la fixer. Le jeune homme était perdu dans ses pensées.

Marinette comprit qu'elle n'obtiendrait rien de lui. Se tournant vers son bureau, elle commença à préparer son sac pour les cours du lendemain. Derrière elle, à pas feutrés, Chat se leva de sa place pour s'avancer jusqu'à la collégienne. Il posa ses mains sur ses épaules la faisant se redresser subitement.

- Chat que...

Sa voix se perdit quand il dégagea ses cheveux, posa une main sur sa hanche et embrassa son cou. Elle se sentit devenir rouge et ne put empêcher un soupir s'échapper de ses lèvres, fermant les yeux elle balança la tête en arrière. Il prit ça comme une invitation. Ses mains griffues quittèrent ses hanches pour venir se poser sur son ventre, tandis que ses lèvres humides continuaient leur chemin sur sa clavicule. La brune leva une main pour la passer dans ses cheveux indomptés, tandis qu'une autre partait rejoindre les deux qui chatouillaient sa taille.

Adrien prit son temps pour déposer des baisers papillons sur sa clavicule avant de s'amuser à la mordiller. Un furtif rire s'échappa de sa belle et il finit par s'arrêter.

- Tu m'as manqué aujourd'hui Marinette. Souffla-t-il d'une voix rauque contre son oreille.

- Je peux voir ça. Lui répondit-elle en finissant par se tourner vers lui.

Reprenant son air sérieux, il prit chacune de ses mains dans les siennes. Elle vit très bien qu'il hésitait à lui parler. Cela avait-il un rapport avec son père ? Avec elle ? La jeune fille exerça une pression sur ses mains et le blond prit une inspiration avant de continuer la conversation.

- Pourquoi m'avoir autant évité aujourd'hui ? Tu ne veux plus de moi ?

Ses yeux bleus s'écarquillèrent. Avait-elle fait croire par son comportement qu'elle ne voulait plus de lui ? Qu'elle s'était lassée de lui ?

Elle libéra rapidement une de ses mains pour caresser tendrement sa joue. Il ferma les yeux au contact et ronronna.

- Jamais je ne pourrai me lasser de toi. Adrien, tu es tout ce dont j'ai rêvé. Dit-elle précipitamment.

Chat ouvrit les yeux et baissa son visage pour la regarder. Un sourire charmeur se dessina sur ses lèvres et la brune cru un moment que ses jambes allaient céder. Elle dut néanmoins se ressaisir pour continuer à parler.

- C'est juste que, reprit-elle, j'ai eu peur des réactions des autres. C'est stupide, pas vrai ? J'ai eu peur des " quand dira-t-on ".

Le félin fronça les sourcils.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Aux yeux des autres, on n'est pas spécialement proche, commença-t-elle, et j'ai pensé qu'ils allaient se poser des questions si on se mettait à se côtoyer comme ça, du jour au lendemain.

Les yeux d'Adrien s'écarquillèrent. Voilà un détail auquel il n'avait pas pensé. Ils auraient risqué de soulever des questions, auxquelles il aurait été délicat de répondre sans parler de leur identité secrète. Ils devaient faire les choses dans les règles.

Un sourire en coin, dévoilant une canine pointue, prit place sur le visage de Chat Noir.

- Ne t'inquiète pas ma Lady, demain je vais arranger ça, souffla-t-il en la rapprochant de lui.

Elle voulu lui demander comment il comptait s'y prendre, mais il avait déjà capturé ses lèvres avec les siennes. La collant contre lui en passant une main dans son dos, alors que l'autre entre, croisait ses doigts aux siens. Elle se perdit dans les sensations que lui procurait ce baiser. Pour elle aussi, la journée avait été longue de ne pas pouvoir l'approcher.

Il se retira, la laissant rêveuse de cette sensation envoutante de son corps contre le sien.

- À demain, ma Lady. Salua-t-il en passant par la trappe du toit.

- À demain, chaton. Souffla-t-elle.

Mais le félin avait déjà quitté la pièce pour disparaitre dans la nuit chaude de Paris.

Le lendemain était un vendredi. Dernier jour de la semaine, et Adrien savait exactement ce qu'il avait à faire.

Il fallait faire les choses de façon plus officielle, alors il les ferait. Il fallait en même temps que la nouvelle soit vite répandue, alors il savait à qui il devait s'adresser.

Comme tous les midis, il savait que Marinette partirait avec Alya manger sur les bancs de la cours. Il lui suffirait d'agir à ce moment là.

Les deux filles étaient joyeusement en train de manger, il pouvait, du coin de l'œil, les voir discuter de tout et de rien.

Ce n'est pas parce qu'il avait tout prévu, qu'il était pour autant courageux. C'est le cœur battant et les mains moites qu'il s'avança vers les deux meilleures amies. Tout ce qu'il espérait, c'était que sa voix ne flanche pas.

Arrivé à leur hauteur, il se racla la gorge pour attirer leur attention.

Deux visages complètement différents se tournèrent vers lui.

Alya avait cette petite lueur de malice qu'elle avait toujours quand il s'avançait vers Marinette. Et c'est seulement maintenant qu'il comprenait la signification de ce regard.

Marinette était elle, complètement hébétée.

- Salut ! Salua-t-il hésitant en passant une main sur sa nuque.

- Salut Adrien ! Répondit joyeusement Alya.

L'autre adolescente se contenta de bafouiller une faible salutation.

- Marinette, je… Commença le mannequin. Je me demandais si tu étais libre demain pour aller au cinéma ?

À ce moment, il sembla à Marinette que la Terre avait cessé de tourner.

Les yeux d'Alya ne faisaient que répéter des allers-retours entre les deux adolescents qui se tenaient devant elle. Cette scène était-elle réellement en train d'avoir lieu ? Ses mains étaient crisper sur son sandwich et elle se mordait l'intérieur de la joue pour ne pas crier d'excitation.

Le visage de Marinette s'empourpra très rapidement. Elle ressentit une vive douleur au niveau de son tibia. Dans un coin se champs de vision, elle aperçut Alya la pousser à répondre.

- Oui ! Finit par réussit à balbutier Marinette d'une voix un peu trop aigue.

Un sourire ravageur prit alors place sur le visage d'Adrien.

-Super, je passerai te prendre demain à quatorze heures ! Dit-il avec un clin d'œil.

Puis il repartit comme il était arrivé.

Quand il finit par être à une bonne distance d'elles, Alya finit enfin par relâcher le souffle qu'elle retenait depuis si longtemps. Elle se jeta au cou de Marinette, toute hystérique.

La brune se laissait secouer dans tous les sens. C'était donc ça, ce à quoi il avait pensé. Lui proposer une sortie, devant Alya, pour être sûr que, bien vite, la nouvelle se répandrait.

D'ailleurs la jeune bloggeuse était déjà en train d'envoyer un message à tous ses contacts.

Marinette resta impuissante. De toute façon, elle ne pouvait rien y faire. Poussant un soupire elle porta une main à son cœur, un sourire amoureux se dessinant sur ses lèvres. Déjà elle pouvait s'imaginer l'après-midi qu'elle passerait demain avec Adrien, les baisers qu'ils échangeraient. Puis tous les autres rendez-vous qu'ils partageraient ensemble. Après un début légèrement chaotique, les choses ne pourraient maintenant qu'aller pour le mieux.

Enfin, c'était ce que la jeune fille pensait, jusqu'à ce qu'un akuma vienne perturbé leur premier rendez-vous. Après tout, c'était ça aussi être gardien de la ville de Paris.

Notes:

C'est finit :')

Je suis plutôt contente de cette fic car j'ai pu y inclure tous les aspects du "love square" entre Marinette / Ladybug et Adrien /Chat Noir.

Merci d'avoir patienté jusque là, merci d'avoir lu, merci d'avoir laissé des commentaires ^^

Notes:

Merci d'avoir lu !