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Branle double

Chapter 2: Une cervoise, s'il vous plaît

Summary:

Daichi sentit l’embarras lui nouer la gorge tandis que, sans aucun doute possible, le tisserand qu’il avait épié trois jours auparavant se tenait près du comptoir, à quelques pas seulement de lui.

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Daichi sentit l’embarras lui nouer la gorge tandis que, sans aucun doute possible, le tisserand qu’il avait épié trois jours auparavant se tenait près du comptoir, à quelques pas seulement de lui.

Et le plus ennuyeux était que les yeux de ce dernier étaient rivés sur les siens, le privant de tout échappatoire. Mais le jeune homme semblait à nouveau surpris de le voir, derrière les cheveux gris qui parsemaient son front, et même si cette surprise lui parut douce comparée à la vive inquiétude qui avait déformé les traits du tisserand l’autre jour, Daichi se sentit un peu nauséeux. L’impression qu’il n’avait pas lieu d’être ici le gagna à nouveau, et il lui sembla un instant porter encore son armure pesante et qui sentait la mort. Elle lui rappelait sans cesse qu’il ne partagerait plus la complicité des gens de la fête, et que derrière l’insouciance des plaisanteries et des rires l’attendaient toutes ces images macabres gravées sous ses paupières et qu’il revoyait se jouer encore et encore. Elles l’imprégnaient si fort qu’elles semblaient le suivre partout, jusque dans l’atelier du tisserand, jusque dans la taverne, comme une odeur nauséabonde dont il ne parvenait pas à se défaire. Lui qui baissait habituellement le regard comme si on allait le débusquer des yeux d’un moment à l’autre, échouait pourtant curieusement à le détacher de celui du jeune homme au comptoir, qui n’avait pas détourné le sien non plus. Il était accoudé à la table en bois, dans une position qui n’était pas encore assez avachie pour qu’il se trouve ici depuis un moment.

Une pensée surgit dans l’esprit anxieux de Daichi : le jeune homme était-il ici pour lui ? L’avait-il cherché pour qu’ils règlent leur compte ? L’acte qu’il avait commis était sûrement minime et ridicule vu de l’extérieur, mais la coïncidence qui les faisait se retrouver au même endroit, au même moment, rendit cette pensée persistante. Il regarda ses pieds, comme s’il avait soudain eu la capacité de rapetisser jusqu’à ne plus occuper de place, ne plus embarrasser de sa présence qui allait sans doute mettre le jeune homme mal à l’aise, à nouveau, s’il soutenait son regard plus longtemps.

Les pieds piétinaient le sol, les clameurs retentissaient de temps à autres, et l’entrechoquement des verres accompagnait les rires des fêtards. Daichi sentit la tête lui tourner encore une fois, mais il ne savait pas si c’était par embarras ou à cause du vacarme de la taverne qui résonnait à ses oreilles.

Quelques secondes et il entendit une chaise racler le sol près de lui. Il n’eut même pas besoin de lever la tête pour savoir qu’il s’agissait du tisserand. Il se tenait debout et un sourire étirait désormais ses lèvres jusqu’à former des petites rides aux coins de ses yeux. Il n’avait plus rien de l’homme qui semblait pris au dépourvu quelques instants auparavant. Ses traits étaient détendus, ce qui accentuait la douceur que Daichi trouvait à son visage, encadré toujours par cette couleur de cendre si particulière pour son jeune âge. Seul son regard perçant semblait traduire un vif intérêt qui laissa Daichi confus.

Du bout de son bras habillé jusqu’au coude d’une chemise d’un blanc immaculé, le tisserand désigna la chaise qu’il venait de tirer, une question dans le regard. Daichi n’était pas certain d’avoir le choix maintenant que l’autre avait amené la chaise à lui, une main sur son dossier et déjà prêt à s’y asseoir, aussi enjoué que lui était perdu. Il acquiesça.

- Vous vous êtes enfui comme un voleur, la dernière fois, plaisanta le jeune homme avec un rire dans la voix, mais dont le ton empressé semblait révéler qu’il n’était pas aussi serein qu’il le laissait penser.

Sa voix avait un accent chantant que Daichi ne parvint pas à identifier. C’était agréable. C’est sans doute ce qui l’engagea à avoir un peu d’audace.

- C’est que je ne me sentais pas vraiment bienvenu, fit-il remarquer, s’autorisant un léger sourire, peinant à soutenir son regard noisette qu’il ne parvenait pas encore à déchiffrer avec certitude.

Le sourire du jeune homme pris un air désolé, et comme si sa réponse avait marqué le signal qu’il attendait, il leva la main pour commander deux cervoises, s’il vous plaît.

- Toutes mes excuses pour l’autre jour, la surprise m’a fait oublier les bonnes manières, reprit-il en revenant à Daichi et en se grattant le crâne d’un air embarrassé, une main dans ses cheveux gris. C’est que je n’ai pas souvent de visiteurs… mais ma mère vous assurerait que je suis un type très bien, lorsque l’on apprend à me connaître, ajouta-t-il.

Daichi laissa cette fois échapper un petit rire, mais ne put s’empêcher de relever son dernier sous-entendu. Intrigué malgré lui par le jeune homme, il ne le quittait pas des yeux, attentif à ses faits et gestes. Mais le tisserand semblait de son côté l’observer avec la même attention, et ses regards faisaient naître une curieuse chaleur au creux de son estomac. Le garçon ne semblait pas avoir remarqué que Daichi le dessinait au moment où il l’avait surpris, ni retrouvé son croquis. C’était pour le mieux. Il poursuivit :

- La curiosité m’a fait m’aventurer là où je n’étais pas censé me rendre, je suppose.

- Je ne vous en veux pas d’être venu, mais d’être reparti ! s’exclama le jeune homme. Je vous répète qu’il n’y a pas de mal. Je ne me suis pas présenté, ajouta-t-il. Je suis Sugawara Koshi, mais vous pouvez m’appeler Suga.

- Suga, répéta le paysan comme pour inscrire son nom sur le bout de sa langue. Je suis Daichi.

Il se trouvait pataud et ne savait où mettre ses mains : il s’empressa alors de lui tendre la droite. Un moment d’hésitation sembla traverser le jeune homme avant qu’il ne l’attrape, un sourire étirant finalement ses lèvres. Il n’avait pas la poigne que Daichi recevait habituellement de ses homologues, mais sa prise était ferme.

- J’ai toujours trouvé cet usage amusant, dit-il en fixant leurs deux mains. C’est pour être certain que je ne dissimule pas d’arme, c’est bien ça ?

Daichi retira prestement sa main, les joues rouges d’embarras.

- Pardon, c’est une vieille habitude, reconnut-il avec un ton plus grave qu’il ne l’aurait souhaité, ennuyé d’avoir laissé s’échapper un geste militaire.

Suga éluda l’excuse d’un bref coup de menton. Il attendit que l’un des tenanciers dépose deux cervoises devant eux puis tourne les talons avant de poursuivre, toujours sans quitter le jeune homme du regard.

- Je pourrais vous questionner sur le motif de votre venue si je n’en étais pas persuadé.

Daichi releva les yeux pour croiser ceux du tisserand, mais il n’y décela rien de la mélancolie ou de la résignation qu’on lui servait habituellement lorsque le sujet était abordé. Non, Suga avait même un air espiègle, mais tout bas, la tête inclinée en avant et le regard qui le sondait avec un demi-sourire prudent aux lèvres, comme un enfant fier d’une bêtise qui allait peut-être lui valoir une réprimande. Daichi commençait à trouver le jeune homme étrangement attachant, et son effronterie timide l’engagea à répondre.

- Nous n’étions pas exactement discrets, convint-il. Alors vous avez assisté à la mise en scène avant mon arrivée ?

- Elle valait bien le détour, s’esclaffa Suga.

- Vous semblez impressionné.

- A Paris, nous voyons ces cortèges passer toutes les semaines depuis le début de la guerre, expliqua le tisserand en illustrant ses dires de grands gestes. Ce genre de démonstration de force, ça nous connaît. Et je dois dire que vous n’êtes pas le premier militaire à s’aventurer dans mon atelier pour une raison obscure, d’ailleurs.

- Quel coup bas, accusa Daichi, dont la situation l’amusait assez désormais qu’il commençait à cerner le malicieux tisserand. Il me semblait que vous ne m’en teniez pas responsable.

Le sourire de Suga s’agrandit.

- Bien sûr, je vous taquine simplement. Il n’y a pas de mal à apprécier la vue, ma mère affirme également que je suis très bel homme.

Daichi n’était pas assez effronté ni indifférent pour ne pas bredouiller les mots suivants, incapable alors de répondre à la plaisanterie par une autre plaisanterie.

- Non, enfin oui, je ne voulais pas détromper votre mère, je… Alors vous êtes tisserand ?

Bien observé. Il se maudit de laisser son trouble apparaître aussi clairement au jeune homme en se rattrapant ainsi maladroitement, mais ce dernier sembla se décider à l’épargner pour cette fois.

- C’est exact, acquiesça-t-il. Tout comme mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père avant lui, enfin vous voyez le tableau.

- Vous ne vous y plaisez pas ?

- C’est un bon passe-temps.

A l’agilité gracile des doigts qui avaient semblé s’amuser quelques jours auparavant sur les fils, Daichi se refusait à croire que c’était tout ce que cela représentait pour le tisserand, émerveillé encore par les mouvements aériens qui avaient animé le textile. Perdu dans le souvenir, il laissa son regard parcourir les mains de Suga qu’il avait vu à l’œuvre, et dont les doigts jouaient désormais avec les cheveux blonds gris qui chatouillaient sa peau. La manche droite de sa chemise n’était pas assez longue pour dissimuler une cicatrice encore violacée qui terminait son chemin sur son poignet, contrastant avec la peau presque blafarde du jeune homme. La cicatrice se déroba brusquement à son regard. Suga avait ramené son poignet contre lui, mais lorsque Daichi releva les yeux, embarrassé d’avoir encore une fois laissé son regard s’égarer, le tisserand n’avait pas perdu son sourire.

- Quel est le vôtre ? reprit-il avec un regard inquisiteur.

- Pardon ?

- Votre passe-temps.

- J’ai bien peur de vous ennuyer mortellement.

Suga attrapa sa propre chope pour la porter à ses lèvres, et Daichi, qui avait lui-même oublié sa cervoise, s’empressa de l’imiter.

- Dites toujours, il n’y a rien qui ne distraie pas un artisan cantonné à son atelier du matin au soir, déclara-t-il avec amusement.

- Eh bien… Ne riez pas, le mit en garde Daichi en se grattant le crâne, gêné. Lorsque je parviens à m’aventurer en retrait du camp, j’aime dessiner les oiseaux.

Le sourire de Suga se fit plus doux, et il logea son menton dans le creux de sa paume, attentif en dépit de son regard qui demeurait légèrement plissé, encore mutin malgré lui. Rien à faire, le grain de beauté qui ornait son œil gauche semblait toujours le narguer.

- Je ne ris pas, l’engagea-t-il pourtant à poursuivre.

Daichi but une gorgée de sa cervoise avant de s’y résoudre.

- De temps à autre, je m’éloigne des troupes pour me dissimuler dans un buisson, et j’attends jusqu’à les apercevoir. Souvent je croise le chemin d’autres animaux : celui d’un cerf ou d’une biche, d’autre fois un renard, parfois même un loup. C’est drôle, s’ils ne réalisent pas ma présence, ils sembleraient presque s’en moquer. Dans ces moments-là je m’oublie moi-même, comme si je me fondais dans le brouillard pour laisser la vie animale suivre son cours. Je ne songe plus au reste.

- Ce doit être apaisant, dit Suga en laissant son regard se perdre quelque part derrière Daichi, comme s’il parvenait à se figurer le cadre qu’il évoquait, avant de poser à nouveau ses yeux sur le jeune homme. Il vous arrive de faire de mauvaises rencontres ?

- Jamais avec les bêtes, mais j’ai déjà été remarqué par des soldats qui étaient de garde. Une nuit, j’ai bien cru manquer de me faire embrocher comme un lapin avant même de pouvoir m’expliquer.

Suga eut un éclat de rire qui avait tout d’un ricanement, et dont les accrocs dans la voix faisaient tressauter ses épaules d’hilarité. Daichi en oublia d’être vexé.

- Et pourtant vous continuez !

- Je dois être idiot, alors, rétorqua le jeune homme en haussant les sourcils, amusé lui aussi.

- Peut-être, mais un idiot poète, s’exclama Suga en tentant de retrouver son souffle. Ça me plaît.

Daichi s’efforça d’ignorer la chaleur qui s’était à nouveau logée au creux de son ventre en reprenant sur un ton plus inquisiteur :

- Vous n’avez jamais vécu ce genre d’expédition nocturne ?

- Jamais, je dois admettre que je ne sors pas vraiment de l’enceinte de la ville, et surtout de celle de mon atelier. J’aurais trop peur de tomber sur un hibou, confia-t-il sur le ton de la plaisanterie.

- Oiseau de mauvais augure ?

- Messager de mort !

Parler avec Suga en était presque déconcertant tellement le jeune homme semblait à Daichi déjà si familier, et il oubliait les incertitudes qui rendaient toujours son esprit alerte auprès des autres. Lui qui évitait habituellement de faire la conversation et qui se plaisait à n’être qu’une oreille attentive et le témoin bienveillant des plaisanteries de Kuroo et Bokuto, se sentait soudain être à son tour le centre de l’intérêt du regard noisette du tisserand. Il se sentait estimé, important. Suga semblait considérer chacune de ses paroles et intercepter chacun de ses regards. Il penchait légèrement la tête et fronçait le nez lorsqu’il cherchait ses mots, et plissait les yeux lorsqu’il se retenait de rire, mais ceux-ci ne quittaient jamais Daichi. Si le tisserand se montrait quelques fois plus laconique sur certains sujets que le jeune homme tentait d’aborder, il ne tardait pas à s’enthousiasmer sur d’autres, et la conversation repartait de plus belle sans que Sawamura ne s’en formalise.

Entre la présence rassurante, enveloppante de Suga, les verres qui se suivaient tranquillement sur la table et le brouhaha apaisant qui régnait dans la taverne, Daichi se sentait pris d’une douce allégresse qui lui chatouillait l’estomac, et d’une envie presque pesante, insensée, que la soirée ne se termine jamais.

- Suga !

Une exclamation grave se distingua soudain du tumulte de voix tandis que Suga se dressait sur son siège pour regarder quelque part derrière Daichi. Les traits avenants et détendus de son visage avaient laissé place à une expression légèrement anxieuse que le jeune homme aurait probablement manquée s’il ne s’était pas peu à peu accommodé aux expressions du tisserand.

- Suga, réitéra un jeune homme en paraissant brusquement dans son champ de vision, juste à côté de lui, avant même que Daichi n’ait le temps de se retourner pour voir le nouvel arrivant.

Il était courbé par le souffle qui lui manquait et son visage était dissimulé derrière un rideau de mèches brunes dont certaines finissaient leur course derrière ses oreilles en un simulacre de coiffure. Ce désordre de cheveux parsemait de larges épaules. L’homme n’avait rien à envier à la carrure des plus costauds soldats de son régiment, et il avait… un visage à une proximité alarmante du sien, qu’il venait de relever brusquement. Mais son regard alerte était rivé sur le tisserand, les sourcils froncés par l’effort et la respiration bruyante. Alors que Daichi commençait à craindre que l’homme frappe son interlocuteur, une main s’écrasa sur l’épaule du nouveau venu, et Suga souriait comme s’il ne venait pas d’y avoir une tempête là, dans la taverne.

- Allons mon vieux, reprend-toi, qu’est-ce qui t’amène ? s’enquit-il amicalement.

- Le… il veut te voir, bredouilla le brun sans plus d’indications.

Daichi resta bouche bée devant les traits désormais déformés par l’inquiétude du jeune homme, et sa lèvre inférieure qui tressaillait au-dessus d’un mince duvet de poils qui recouvrait son menton fort. La crainte qui le gagnait semblait le faire oublier la présence du paysan, qui choisit de rester silencieux.
Suga sembla comprendre immédiatement de qui il était question puisqu’il retira sa main avec un soupir pour se lever de sa chaise, mais au lieu de faire face au curieux arrivant il s’adressa à Daichi :

- Ce grand gaillard affolé est Asahi, ce qui se rapproche probablement le plus d’un ami pour moi, déclara Suga d’un ton léger, en les désignant tour à tour du menton. Et voici Daichi, un… compagnon de route.

Asahi ne releva pas la plaisanterie et sembla considérer un moment Daichi avant d’incliner légèrement la tête dans sa direction pour le saluer, puis fit aussitôt volteface vers celle de Suga.

- Oui, oui, j’ai entendu, répondit Suga à l’adresse silencieuse. Dis-lui que je le rejoindrai dans la soirée.

- Suga…, souffla Asahi, et il semblait avoir retrouvé assez de contenance pour adresser un ton désapprobateur à son ami.

- S’il te plaît, requit le jeune homme un peu plus bas. Un répit et puis je m’en charge, je te le promets.

Le regard d’Asahi voyagea entre Suga et Daichi, l’air de les inspecter tour à tour, avant de finalement soupirer :

- Bien, je le lui dirai.

- Merci, on se voit plus tard.

- Je suis le répit ? s’enquit Daichi avec un sourire hésitant, peu après le départ d’Asahi.

Suga se tenait toujours debout, et il dut lever les yeux pour croiser les siens : mais plutôt que d’y lire l’habituelle dérision du tisserand, ce dernier plongea son regard dans le sien, comme s’il le regardait pour la première fois et que le jeune homme était la chose la plus fascinante de la soirée. Daichi sentit ses joues s’embraser tandis qu’il perdait les mots qu’il s’apprêtait à rétorquer ensuite. Que voulait-il lui dire, déjà ?

- Sortons, déclara finalement Suga en se détournant. J’étouffe dans cette taverne, pas vous ?

Question sans doute rhétorique, puisque le tisserand se dirigeait déjà vers le comptoir pour payer leur part au tavernier. Daichi secoua vigoureusement la tête pour tenter d’évacuer à la fois l’alcool qui l’engourdissait, et le regard intense de Suga qui… l’engourdissait de la même manière, mais il n’était pas certain d’être en mesure de dessaouler sur ce plan. Il hésita un instant à le suivre : l’échange auquel il venait d’assister l’inquiétait quelque peu, et s’il se fiait à l’incertitude discrète qu’il avait décelée sur son visage, Suga également. Mais au moment où Daichi commençait à songer qu’il serait plus prudent de rentrer, il l’entendit crier son nom parmi la foule et sut qu’il ne parviendrait pas à lui refuser sa compagnie.

En quelques pas il le rejoint, et ils sortirent tous deux dans l’air froid de la nuit.

Notes:

Merci comme toujours à mes bêta-readeuses redcurrantjuice et MissCamomille, et au projet NaNoWriMo qui est plutôt pratique pour ne pas laisser cette fic être une super idée mais qui reste une idée ! A bientôt

Notes:

Défi de l'auteur.e : quelle bataille historique/mythique/fictionnelle préférez-vous et pour quelle raison ?

Si je peux prendre un conflit au sens large, je choisirais sans hésiter la Guerre des Deux roses, qui se déroule juste après la guerre de Cent ans, au milieu du XVème siècle, en Angleterre. Et alors d'accord j'ai peut-être une obsession pour les antagonismes au sein des familles royales, mais qu'y puis-je. Ici ce sont les Maisons Lancastre et d'York qui s'affrontent pour la couronne, et je trouve ces gueguerres entre héritiers passionantes, solennelles et symboliques. D'ailleurs, cette guerre prend son nom des emblèmes rivaux des deux familles : la rose rouge de Lancastre, et la blanche d'York. Entre tyran, conspirations et alliances inattendues, la Guerre des Deux roses a eu son lot de péripéties. Elle a bien sûr été reprise dans la fiction, big up à Shakespeare, ainsi qu'à la un petit peu moins renommée mangaka Ayaka Kanno, avec son livre Le Requiem du Roi des roses, qui se centre sur la figure ambiguë du roi Richard III, tyran sanguinaire au terrible secret qu'est son corps hermaphrodite. (Je m'emballe ?) Et il ne faudrait pas oublier l'oeuvre de George R.R Martin, qui s'en est inspiré dans ses clivages familiaux (même si le réel paraît parfois plus fiction que la fiction même).

Dites-moi tout ce qui vous passe par la tête, je suis avide d'avis !

A très vite :)