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trois crêpes au beurre

Chapter 3: 3

Notes:

avertissement! il y a quelques jurons dans ce chapitre.

aussi, le rating de cette histoire risque d'augmenter (jugeant le contenu à venir). je tenais à vous avertir pour pas qu'il y ait de surprises!

bref, j'espère que vous allez aimer ce chapitre :)

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

Le cours de physique avec Maître Jiraya était loin d’être le plus ennuyant, c’étaient plutôt les étudiants qui manquaient d’enthousiasme. Classe remplie de génies tel que Shikamaru Nara et Saï, ces derniers n’étaient pas très sociaux (dû moins de la manière que Maître Jiraya auraient voulu qu’ils soient). La logique surpassait sans cesse les émotions pour ceux-ci. Cela donnait naissance à une dynamique étrange durant le cours ; le professeur se pliant en quatre pour faire interagir ses étudiants et ces derniers faisant le minimum attendu d’eux mais de manière brillante. Par moment, c’était lourd à supporter même pour Shino qui ne décrirait pas comme un papillon très social. Par chance, il pût survire à cette interminable leçon de thermodynamique, alors que son corps ne réclamait que du repos sans cesse depuis ce matin. Bien qu’être habitué de voyager régulièrement, le décalage horaire était toujours pénible. Baillant en sortant de la petite classe, il ne perdit pas une seconde pour aller rejoindre ces amis, éparpillés un peu partout dans la grande université. Tant mieux, Saï ne l’avait pas suivi pour l’asséner de questions, sa petite marche dans les couloirs allait donc être tranquille, pensa-t-il.

Le grand jeune homme se mît alors en route. Jetant un coup d’œil à son téléphone, il remarqua que Kiba en avait encore pour deux heures de cours alors que Hinata était déjà libérée. Comme à l’habitude, il savait où là trouver. Il avait quand même quatre départements à traverser avant d’atteindre le sien: sciences appliquées, médecine, sciences humaines et arts. Étrangement, il marcha d’un pas lent, ne sentant pas l’urgence, profitant de la vue qu’offraient les grandes baies vitrées décorant les longs couloirs. Il ne prît que très peu de temps avant que quelqu’un d’autre ne le rejoigne au pas de course, l’attrapant par le cou dans une étreinte amicale.

« Yo, mon petit frère adoré, » dit-il d’un air enjoué, « ça fait longtemps, tu te cachais de moi ou quoi? » ajouta l’homme un plus âgé avec un air qui lui était très familier. Shino ne pût s’empêcher de sourire un peu, en effet, cela faisait si longtemps. « Torune, tu es en train de m’étouffer… » Partant dans une tornade d’excuses, ce dernier ne pût cacher sa joie face à son cousin qu’il considérait comme son petit frère et il en était de même pour Shino. Au dépit du fait que Torune et son propre père formait la seule famille qu’il connaissait, il ne se voyaient que très peu et avec raison. Torune, un peu comme Shino, travaillait dans les services de renseignements du pays du Feu, mais dans un échelon très élevé sous l’aile de Danzo, un mystérieux homme que tous qualifiaient comme le plus grand acolyte d’Hiruzen. Affecté dans la division de Danzo qu’on nommait la Racine, Torune n’avait pas l’opportunité de partager autant de détails sur ses activités. Le benjamin se rappelle certains de ces vagues récits de ses péripéties au tour du monde et comment, à force d’être constamment isolé, il décidait de passer le peu de ces jours de congé à l’université en compagnie de gens qu’ils connaissaient.  En revanche, Torune était un des seuls (à l’exception de Kiba et Hinata) à connaître la véritable profession de Shino. Ils étaient proches l’un de l’autre, mais, au dépit de ses efforts, Torune demeurait un mystère. Ce dernier n’hésita pas à prendre des nouvelles de lui. « Alors, t’est bronzé maintenant, c’est ou que t’as voyagé » demanda-t-il d’un ton effréné, impatient face au silence de Shino. « Ça y est, tu es allé te trouver une femme dans les îles. Tu vas déménager en plus pour la marier. Quelle tragédie, nous n’allons plus jamais nous revoir, » Torune éclata alors en sanglots dans le but d’obtenir des réponses. La jeune femme aux côtés de Torune commença à paniquer, choquée de se qu’elle venait d’entendre. « Hein?? Shino tu vas te marier? » cria-t-elle de surprise, presque à en échapper le cartable entre ces mains. Le grand jeune homme soupira, ne se précipitant pas pour réfuter les propos de son cousin. « Mais non Anko, je ne vais pas me marier. Je suis allé à Dubaï pour une semaine… » il prît une pause, ce qui ne passa pas inaperçu aux oreilles de Torune, curieux d’entendre quel mensonge allait sortir de sa bouche. « Je suis allé à Dubaï pour visiter et magasiner. » Anko, incrédule, avait du mal à gober son histoire, cependant, elle ne poussa pas l’affaire. Magasiner? Pensa-t-elle. Depuis quand il fait ça lui? Torune ne perdît pas de temps à temporiser l’atmosphère. « Ouf, tu me rassures grave là, au moins t’est encore sur le marché. » À cela, Shino préféra garder le silence. « T’en penses quoi Anko? Ça te dit de sortir avec mon cousin? Il est pas mal tu sais, sous ces lunettes, je te promets qu’il est pas moche, même Kiba l’a avoué » ajouta-t-il en attrapant le menton de son cousin, le pivotant de gauche à droite, essayant de mettre ces traits faciaux en valeur. « En plus, il a au moins plus de 20 cm que toi, t’en dit quoi, » Torune lança un regard sérieux à la jeune femme, attendant une réponse. Elle ne tarda pas à s’enflammer.

« Mais ça va pas ou quoi, pourquoi est-ce que t’es toujours malaisant comme ça, » gronda Anko, gênée de se faire exhiber de la sorte. Pour sa part, Shino ne dît rien, plutôt surpris de ces propres pensées. Il serait un menteur de dire que la jeune femme n’était pas charmante. Il l’avait aperçu que quelques fois dans les couloirs et elle avait su attirer son attention à chaque fois. Cependant, ce n’était rien de plus et rien de moins. La proposition de Torune passa alors dans le vent, dû moins, de son côté. Anko, elle, ne savait pas si elle devait s’abandonner à l’embarras ou la colère. Soupirant un bon coup, elle jugea la cause comme peine perdue. « J’te jure Torune, des fois t’en fait trop et c’est vraiment- »

« Y’a quoi? Vous êtes toujours sur notre dos et on ne fait jamais rien, c’est quoi votre problème à la fin? »

Leur pauvre conversation fût coupée par des cris retentissant au fond du couloir ou ils se trouvaient. L’attention de Shino ne tarda pas à diverger sur l’origine du bruit. Quelques instants et le tapage continua.

« Ah, c’est bon, calme-toi là. Si tu perds ton sang-froid, ça ne va pas nous aider du tout, » dit un grand homme d’allure décontracté que Shino ne pût reconnaître immédiatement. Ce dernier était accompagné de deux autres étudiants, dont celui qui semblait être l’origine du raffut. Ils avaient l’air tellement matures qu’il se demanda si ces trois hommes avaient vraiment affaire dans une université, mais il n’était pas sage de les juger uniquement sur leur apparence. Shino tendît l’oreille davantage.

Face à trois professeurs, la tension ne semblait pas diminuer. « Vous avez encore le feu de la jeunesse alors pourquoi vous adonner à de telles activités, » demanda Guy Maïto d’un ton dramatique et habillé de son éternel combinaison verte. Shino pût le reconnaître, ce dernier était son professeur de course urbaine. « Ce n’est pas la première fois qu’on vous prends la main dans le sac, cela me désole au plus profond de mon cœur, » dit-il avec une main sur la poitrine, simulant une douleur intense. En effet, c’était impossible de ne pas reconnaître Maître Guy.

Le plus court d’en eux n’hésita pas à prendre la parole, « si on sèche les cours, c’est notre problème, non? Alors, pourquoi tout ce stress, » dit-il, tentant de détendre l’atmosphère, ce qui ne fît qu’enrager Maître Iruka davantage. Ce dernier tâcha de baisser son ton d’un cran avant de parler. « Sécher les cours, c’est une chose, mais, faire rentrer des individus n’étant pas inscrits dans l’enceinte du collège est interdit par le règlement, » ajouta-t-il d’un ton très sévère, exaspéré par les trois hommes devant lui.

« Le petit Uchiha lui il fait rentrer qui il veut et vous dites rien, et nous on se fait griller, » les propos d’Iruka ne fît rien pour le calmer ni le résonner, le grand homme avec une imposante posture parlait avec animosité. À ces mots, Kakashi ne pût que soupirer, indiquant aux trois étudiants de le suivre car leur intervention attirait trop l’attention de tous les étudiants autour. À contre-cœur les trois mystérieux hommes suivirent Guy, Kakashi et Iruka le long du couloir avant de disparaître par l’océan d’étudiants peuplant le couloir.

À cette étrange scène, Shino et Anko demeurèrent bouche-bée. Pas choqués, mais plutôt à cette inhabitude de voir autant de revirements tumultueux dans les couloirs. Depuis son entrée à Konoha College, Shino suivait la même routine et il n’y avait pas une journée avec de telles divergences. Peut-être dû à son département, la tranquillité régnait. Il était sous la vague impression que depuis son retour de Dubaï, son environnement avait changé. Il secoua sa tête face à ces propres conspirations, ce n’était qu’un simple changement de perspective. Ce qui lui sembla méconnu et peu familier maintenant n’avait pas apparu par magie. Au contraire, maintenant il avait les yeux et la conscience pour les voir. Ceci n’expliqua le fait qu’ils n’eu jamais aperçu ces trois hommes auparavant avec leurs carrures impressionnantes et leurs puissantes auras. Il se tourna vers Torune qui ne semblait pas ébranlé par la scène qui venait de se dérouler. Ce dernier ne tarda pas à se lancer dans des explications.

« Ah, le grand qui a crié en premier c’était Zabuza. Ne sois pas surpris, son attitude est généralement aussi mauvaise, du style un peu agressif. Le plus grand avec un teint un peu bizarre, c’était Kisame. Je ne sais pas trop de trucs sur lui, sauf qu’on dirait qu’il est ami avec un Uchiha, mais il ne vient même pas ici donc je ne crois pas que tu le connaisses. Et finalement, y’avait Juzo Biwa. Sans manque de respect, celui-là à des allures de clown par moment si tu vois ce que je veux dire… » souffla Torune. « Hey, mais ces trois-là, ils sont dans ton programme. Bizarre que tu ne les ait jamais vu… » En effet, pensa Shino. Il ignorait s’il devait se réjouir du fait qu’il semblait se départir de cette léthargie généralisée. Il le redoutait; tôt ou tard, il allait devoir s’ouvrir davantage au monde l’entourant. Torune sentit l’éternelle angoisse de son cousin, mettant sa main sur son épaule, il lui afficha un large sourire. « T’inquiètes, je suis sûr que tu vas les revoir, qui sait vous allez peut-être devenir amis? Vous êtes dans le même programme, » dit-il en ricanant. Shino ne pouvait qu’en douter.

 

 

Naruto et Kiba semblaient avoir fait la paix de leur vénéneux propos échangés lors du cours de Minato. Il ne pût mentir, Naruto avait encore une pointe de rancune de s’être fait humilier de la sorte devant son propre paternel. Cependant, ça il pouvait le laisser passer, pour cette fois. Les deux jeunes hommes partageaient une modique table dans la bibliothèque lors de la période d’étude forcée du cours de statistiques de Maître Yamato. Le blond arrivait à peine à se concentrer sur les nombreuses formules étendues devant lui. Au contraire, son esprit bourdonnait surtout à la rare vue de Kiba qui étudiait. À l’habitude, le brunet était le premier à perturber les séances à la bibliothèque sous prétexte qu’il n’était pas fait pour rester collé à une chaise aussi longtemps. Peut-être était-ce l’apparente humeur massacrante de Maître Yamato, non impossible. Ce n’était pas dans les habitudes de Kiba de se laisser intimider pas ce genre de choses. Peu importe, Naruto tenta d’attirer son attention.

« Hey, » chuchota-t-il, en tapotant son crayon sur la main de l’autre jeune homme. « Mh? » fit Kiba, sans décoller les yeux de ses cahiers, son crayon continuant à glisser sur le blanc papier. « Tu sais Hinata… » continua Naruto, affichant un large sourire. Kiba cessa de mouvoir ne serait-ce que ces doigts avant de concentrer toute son attention sur les mots qui allaient sortir de la bouche de son meilleur ami. « Tu veux pas me la présenter? Elle est grave mon style, » pour ça, Naruto pouvait l’avouer, il avait le béguin pour elle. De la tête aux pieds, elle était parfaite pour lui. Il aimait ses formes, ses longs cheveux, sa petite taille et plus, elle semblait être douce, docile, féminine et attentionnée. En fait, elle était tout le contraire de son ex. Hinata était tout le contraire de Sakura.

Cela faisait longtemps que Naruto gardait tout ça pour lui. Manquant le courage d’affronter le malaise que cela allait mettre entre Kiba et lui, il décida de tout miser. Il n’avait rien à perdre; il avait observé toutes les filles de sa promotion et aucune ne lui faisait de l’effet comme elle. Il continua dans sa lancée, un peu trop enthousiaste. « Je sais que c’est ton amie et tout, mais c’est pas comme ci c’était ta copine donc c’est chill non? Tu sais bien que je ferais la même chose pour toi Kiba, » rajouta Naruto, plaidant à sa cause. Pour sa part, Kiba ne dit rien, plutôt observant le blond, analysant ses intentions. Ce dernier ne pût s’empêcher de lâcher un petit rire avant de retourner son attention à son épais bouquin.

« Jamais de la vie. »

Quelques secondes passèrent avant que Naruto ne puisse assimiler les mots venant du brunet. Son visage ne s’empêcha pas de craquer. « Hein, pourquoi, » demanda le blond, incrédule et un peu énervé, se mordant les lèvres pour ne pas l’ensevelir du fond de sa pensée. Cependant, le silence venant de Kiba mettait ces nerfs à bout, Naruto perdît tranquillement patience. « Kiba, mon vieux, le problème il est où? Elle est célibataire à ce que je sache. Tu peux bien me rendre un petit service? »  Insista Naruto, essayant de résonner son ami. Kiba ne voulait rien entendre. Il était vrai que Hinata était célibataire. Les intentions de Naruto, ils pouvaient les voir, ils pouvaient les sentir et elles étaient mauvaises, très mauvaises. En plus, il connaissait le blond. Sous ses airs sympathiques et un peu bêtes se cachait un jeune homme très maladroit en amour. Il n’oubliera jamais sa longue et pénible rupture avec Sakura, surtout pour elle. Il voyait aussi un jeune homme qui avait de la difficulté à s’engager. Il était conscient qu’il cherchait en Hinata à assouvir son éternel luxure alors qu’elle avait, selon Kiba, un cœur fragile. Il ne pût imaginer la violence que Naruto pouvait lui causer. Peut-être prenait-il son rôle de grand frère protecteur ou de petit-ami sans titre trop au sérieux; cela avait peu d’importance. Kiba savait que Naruto n’était pas assez mature pour aimer et chérir une femme correctement. Il n’allait pas passer par quatre chemins pour lui faire comprendre. Face à son insistance, il serra le poing sur son stylo. « Naruto, tu commences à me pomper l’air, j’ai dit que j’allais pas le faire, un point c’est tout. » C’est alors que Naruto perdît son sang-froid.

« Kiba, t’as quoi contre moi? Pourquoi est-ce que tu me vilipende? Je te demande un truc simple et tu compliques tout, » dit le blond sans filtre envers le brunet, sachant qu’il n’était une question de temps avant la fin de son traitement de silence. Dû au fait qu’ils étaient dans la bibliothèque, il ne pouvait pas crier mais plutôt il parlait à voix basse avec un ton tout aussi médisant. « Je suis sûr que vous faites des tours dessus, je suis sûr que vous vous la passez entre vous deux cette sale pute. Je me dérange pourquoi en fait? J’ai pas besoin de ta permission. » Kiba ne pouvait pas croire aux mots sortant de la bouche du blond, cela ne pouvait pas être plus loin de la vérité, mais la soudaine vulgarité de Naruto envers Hinata le choqua davantage, lui rappelant les dires d’un lointain compagnon de sa grande sœur. Ne pouvant se retenir, Kiba bondît sur l’autre homme avec de claires intentions. Il attrapa son col avec un brutalité qui lui était lui-même inconnu. Naruto tenta de ne pas perdre sa façade impassible, petit sourire au coin des lèvres voulant lui montrer qu’il n’avait pas peur de lui.

Son arrogance ne fît que l’enrager encore plus. Sang presque qu’au pont d’ébullition, Kiba n’eut qu’une envie qu’il ne pût réaliser. En effet, Maître Yamato ne tarda à apparaître proche des deux hommes, s’attendant au pire. Le moment et l’endroit n’était pas approprié pour mettre le feu à cette rage de guerre enfouie et c’était mieux comme ça. Sans violence, il pût découvrir la vraie face de son ami. Sa virulence le dégoutait au plus haut point, mais au moins, le masque de Naruto était tombé.

« Sale blanc bec va, » grogna Kiba en le repoussant de toutes ces forces, du même coup lâchant son col de chemise, signalant son désintérêt aux potentielles hostilités à Maître Yamato. Sans porter attention à ces avertissements, le brunet ramassa ces cahiers en tornade avant de s’éclipser de la bibliothèque, sans regarder en arrière.

 

 

Hinata se retrouva, comme à l’habitude, dans la minuscule salle de danse. N’étant pas dans le programme de danse, elle n’avait pas accès aux spacieuses salles de répétition. Plutôt, elle devait se contenter de celle-ci. Sobre, dénuée de barres, il n’y avait que de longs rideaux ivoires sur le mur opposant les larges miroirs. Hinata ne s’en plaignait pas, de toutes les façons, elle n’y avait accès que par l’entremise de sa pince à cheveux. Pour une raison, qu’elle ignorait, ce local était constamment verrouillé à clé, mais ce n’était pas un problème. Quand son horaire le permettait, elle faisait toujours le détour pour pratiquer. Certains pourrait croire que ce n’était qu’un songe, mais Hinata, au plus profond d’elle, avait des envies de devenir une danseuse. Combattant la constante amertume de se réveiller tous les matins pour assister à ses cours de finances, elle rêvait de joindre le programme de son université. Sauf qu’un problème sévissait jusqu’à aujourd’hui, son intense gêne. Elle n’arrivait à danser devant personne. Cette vague de confiance quand elle dansait, Hinata ne pouvait la transposer aux yeux d’autrui, même pas Sakura, sa plus proche amie. Alors, c’était hors de question pour Shino et Kiba au dépit du fait qu’ils savaient qu’elle appréciait les salles de danse de l’université, comme un refuge ou elle n’y faisait rien; du moins c’était l’impression qu’elle souhaitait donner.

 S’étant dévêtue de son uniforme, elle s’observa dans le grand miroir. À la vue de sa tenue, soit un soutif de sport et un long short charbonnés lui collant à la peau, grand contraste avec son teint, elle n’eut pas la hâte de se mouvoir. Ces yeux glissaient sur sa réflexion, observant chaque détail avec la plus grande des attentions. Manquant son cardigan pour couvrir son corps, elle ne pût empêcher les paroles de Ino de retentir dans sa tête, causant cette vague de dégoût à la vue de chaque pouce de sa peau, lui rappelant se qu’elle avait ressenti plus tôt ce matin. Aux frissons glissant sur sa chair, elle se tourna sur ses talons vers le haut-parleur. Montant le volume au maximum pour l’empêcher de réfléchir, ne prenant même pas la peine de s’attacher les cheveux, Hinata s’empressa de partir la musique.

 --

Shino continua sa route dans les longs couloirs de l’université, Torune et Anko l’ayant rapidement abandonné après l’altercation des trois mystérieux hommes. Il ne pouvait pas se plaindre, le silence était agréable. Traversant le département de sciences humaines, il allait bientôt rejoindre Hinata dans le département des arts. C’était loin d’être son endroit préféré, jugeant les étudiants un peu trop farfelus. Ils ne se gênaient pas de colorer leurs cheveux de milles et une couleurs, mettre des accoutrements les faisant ressortir du lot et leur excentricité hors du commun, un peu comme un cirque dont il doutait avoir une place. Au contraire, il préférait le département de danse. Plein de coins et de racoins ou il était possible de s’y dissimuler loin du regard des autres. Là, rien n’était interdit.

Il atteignît enfin sa destination : un petit local ressemblant un débarras de l’extérieur n’ayant pas de fenêtre sur la porte permettant de voir à l’intérieur. N’importe qui d’autre aurait l’impression de mettre les pieds dans une impasse, mais il connaissait bien l’envers de cette porte grise. En effet, grâce à Hinata, nombreuses furent les fois où il profita de sa tranquillité bien qu’il était conscient que la jeune femme y venait pour se mouvoir devant la glace. De quelle façon? Il ne sût jamais car elle refusait catégoriquement qu’on la regarde. Par embarras, par malaise? Shino l’ignorait aussi, mais il respectait sa volonté malgré sa terrible curiosité. Les vibrations des haut-parleurs étaient fortes, il ne pût en déchiffrer la mélodie à cause l’insonorisation. En ce moment même, ces doigts reposaient sur la poignée de porte qu’il se retenait de tourner, ne voulant pas la prendre par surprise. Que faisait-elle, il ne pouvait s’arrêter de penser aux actes commis derrière l’épaisse porte, nombreux scénarios roulant dans sa tête. En toute honnêteté, il n’eût jamais cru que Hinata avait de tels passe-temps. Est-t ‘est-ce une façon pour elle d’exprimer une autre facette de sa personnalité, peut-être plus agressif ou expressif? Ou plutôt, son corps se coordonnait avec son timide et fragile comportement? Shino inspira un bon coup; découvrir une nouvelle facette d’elle le fascinait davantage.

 Kiba était-il au courant? Ce ne l’étonnerait guère, ce dernier avait tendance à fourrer son nez partout, mais alors pourquoi cette exclusivité? Se demanda-t-il. Si c’était le cas, quel en était la raison. Shino se secoua la tête, il n’arrivait pas à croire que cette curiosité insipide était en train d’altérer son jugement. Hélas, respecter les désirs d’Hinata était tout en son pouvoir. Résistant une impulsion de donner un coup de poignet, ce dernier féria délicatement la porte de quatre coups.

Après quelques instants passés sans aucune réponse, Hinata lui apparu en poussant l’épaisse porte. Il remarqua qu’elle était à bout de souffle, certaines de ses mèches collant aux courbes de son visage rougi. Cependant, elle ne tarda pas à sourire à la vue du jeune homme. Shino ne pût s’empêcher de remarquer; cette dernière n’avait plus ses collants, mais s’était enroulée dans son épais cardigan. Elle avait encore sa chemise blanche et sa jupe avait laissé place à des shorts couvrant jusqu’à la mi-cuisse.

« Shino, viens avant que quelqu’un ne te voit » dit-elle, espiègle, en l’invitant à l’intérieur, ne voulant pas perdre une seconde.

Notes:

ouf, quand même! à bientôt pour la suite :))

Notes:

wow si tu parles francais et que tu t'est rendu jusqu'ici, laisse un commentaire! je veut avoir ton avis !! dis-moi si ca vaut le peine que je continue l'histoire :') ciao!!