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Language:
Français
Stats:
Published:
2017-07-24
Updated:
2017-07-25
Words:
2,538
Chapters:
2/?
Comments:
7
Kudos:
32
Hits:
502

Cigarette

Summary:

Panayotis et Hugo sont à Cannes. Alors qu'ils participent à une fête plutôt alcoolisée, la tension va se détendre entre les deux hommes, autour d'une cigarette.

Mais de toute façon, c'est juste un jeu entre potes bourrés, non ?

Notes:

Me revoilà aujourd'hui pour une petite fanfiQ un peu plus intense que la première, mais qui est cette fois entre Hugo et Panayotis (vive le Cléscot!)

Je me suis beaucoup inspirée de la chanson "you can be the boss" de Lana del Rey, et c'est d'ailleurs cette musique qui m'a fait écrire cet OS.

Je précise que je ne connais en rien leur vie privée, ce n'est que de la fiction, et cette fanfic n'engage que moi.

Enjoy !

Chapter 1: The liquor on your lips

Summary:

Panayotis et Hugo sont à Cannes. Alors qu'ils participent à une fête plutôt alcoolisée, la tension va se détendre entre les deux hommes, autour d'une cigarette.

Mais de toute façon, c'est juste un jeu entre potes bourrés, non ?

Notes:

Me revoilà aujourd'hui pour une petite fanfiQ un peu plus intense que la première, mais qui est cette fois entre Hugo et Panayotis (vive le Cléscot!)

Je me suis beaucoup inspirée de la chanson "you can be the boss" de Lana del Rey, et c'est d'ailleurs cette musique qui m'a fait écrire cet OS.

Je précise que je ne connais en rien leur vie privée, ce n'est que de la fiction, et cette fanfic n'engage que moi.

Enjoy !

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

– Tu fumes toi maintenant ?
Hugo avait sorti une cigarette et un briquet de son paquet. Il porta celle-ci à sa bouche, commença à la faire brûler et tira une latte.
– C’est rare, mais pour les grandes occasions. Ou quand je commence à être bourré.
D’un signe sourcil, il en proposa une à Panayotis.
– Nan merci. Et là, on est dans quel cas ?
Le journaliste glissa à nouveau sa Marlboro entre ses lèvres, et expira la fumée d’un air pensif.
– Uhm, un peu des deux je suppose.
Voyant qu'il ne répondait pas, il tourna la tête vers son ami. Comme lui, il était adossé contre le bar, les yeux légèrement perdus dans la masse qui dansait devant eux. La sueur dû à l’alcool et à la chaleur de Cannes perlait sur son front, et ses joues rougissaient peu à peu. Son doigt était posé sur sa bouche comme si il faisait “chut”, signe qu'il était perdu dans ses pensées. Il ne ressemblait pas à un garçon de dix huit ans. Non, que ce soit physiquement ou moralement, il était incroyablement mature pour son âge. Sans parler de sa barbe qui avait commencée à pousser. Oui, cette année il avait vraiment mûrit. Il n'était plus le petit nouveau du Petit Journal qu'on aimait bien parce qu'il était mignon. Désormais, il ressemblait réellement à un homme, et son côté mignon avait été remplacé par une réelle beauté. Et même Hugo ne pouvait pas ne pas l’avoir remarqué.

–Et toi, tu n’as jamais fumé ?
Toujours les yeux dans le vague, le plus jeune mis un certain temps à répondre. Il ne savait pas si c’était à cause de l’alcool, d’une fatigue évidente ou juste d’un manque de concentration, mais il lui semblait devoir faire un effort considérable pour émettre un son ayant du sens de sa bouche.
– Si, bien sûr, vite fait. Pour le fun, entre des potes, ou juste quand mon frère m’en donnait une. Mais jamais sérieusement.
Pour toute réponse, Hugo hocha la tête. Il n’y avait rien à ajouter à cela, et parfois le silence en disait beaucoup plus que les mots. Surtout avec une clope.
Ça pouvait paraître étrange, mais il aimait bien l’odeur. Non pas qu'il se délectait en sentant de la fumée bleue, mais il trouvait qu’elle avait un côté poétique, presque nostalgique. Et puis, la cigarette donnait toujours ce petit charme, ce petit truc en plus. Et il devait avouer que ce truc en plus faisait parfaitement effet sur Hugo.

– Je pense que je vais m’acheter une chemise à fleur. Comme lui là bas.
Le reporter montra du doigt un cinquantenaire qui portait une chemise extrêmement irritante pour les yeux. Un peu comme toutes les personnes âgées de sexe masculin à cette époque de l’année. Elle était jaune, décorée de fleurs roses au style tropical, et de larges feuilles vertes foncées.
– Hugo. Je pense vraiment que tu fumes plus pour la deuxième raison que pour la première. Mais je t’avoue que si tu la mets sur le plateau quand on revient, je te paie le resto. Toute la semaine.

Ils rirent tous les deux, pas un rire vraiment sincère, mais un rire qu'on partageait entre potes à moitié bourrés. Ils se sourirent aussi. Et pendant ce sourire, ils échangèrent un regard. Un regard un peu gêné, un peu embué, empli de joie et de nostalgie d’on ne sait quoi. Un regard de potes bourrés. Mais un regard auquel, par pudeur, ils mirent aussitôt fin.
Ne sachant quoi se dire, ils se retournèrent en direction de la foule. Les gens dansaient, buvaient, riaient. C’était désormais plus un troupeau d’humains que de véritables êtres conscient. Ils n’étaient maintenant qu'une masse, une chose mouvante. Mais une chose attirante.
Poussé par il ne savait quoi, Pana reprit une bière pour Hugo et lui, et entraîna son ami par le poignet dans cette foule inconsciemment vivante. Le plus âgé le suivi, n'ayant pas la force de refuser, ni vraiment le souhait. L’alcool lui avait fait perdre toute notion d’envie, et il se laissa donc guidé par le plus jeune, sa bière à la main, l’autre occupée par sa cigarette presque achevée et tirée en avant.
Ils s'arrêtèrent finalement, serrés entre ces sardines qui frétillaient au son de cette insupportable musique. Sa main fut libérée, et il regarda Panayotis s’installer devant lui, commençant à bouger tels les gens beaucoup trop bronzés qui se tenaient tout autour d’eux. Il but une gorgée de bière, sentant sa chaleur se répandre dans son corps déjà brûlant. Sans avoir vraiment de réflexion, il obéissait à Pana, en acceptant d’onduler au rythme du bruit environnant. Il ne sentait plus réellement ce qu'il faisait, il savait qu'il bougeait, mais il n’avait aucune idée de comment.
Presque instinctivement, il observa le brun se déhancher sensuellement. Non, bien sûr que non ce n'était pas sensuel. L’alcool lui faisait vraiment penser n’importe quoi. Mais il ne put détacher son regard de ce visage au début si angélique, devenu bien plus charmeur, bien plus malicieux à cause de l’âge –et de la boisson.

Il savait qu'Hugo l'observait, mais ça ne le dérangeait pas. Lui-même avait ses yeux fixés sur lui depuis dix minutes. Au bout de quelques verres, son regard pétillant et joueur s’était transformé en des yeux rougis et ravageurs. Oui, ravageurs. Il n’y avait pas d’autre terme pour décrire cette impression d’être déshabillé à chaque coup d'œil du toulousain. Il lui semblait que tout ce qu'il faisait avait un sous entendu sexuel. Cette façon d'enfiler sa cigarette dans sa bouche, d’actionner le briquet tout en fixant le jeune brun, de serrer ses lèvres contre la clope pendant qu'il l’allumait, cette manière de porter sa bière contre sa mâchoire bien dessinée. Tous ses gestes semblaient beaucoup trop excitants. Enfin non. Pas excitants pour lui bien-sûr. Enfin. Peut-être que si. Après tout, l’alcool donnait parfois des envies inhabituelles.

Alors qu'une musique de salsa débutait, Pana eu l’idée folle de se rapprocher de lui. Plus exactement, de se frotter à lui. À sa grande surprise, Hugo comprit tout de suite ses intentions, et s’empressa de se coller à lui. Et c’est ainsi qu'ils entamèrent une danse des plus sensuelles. Leurs bassins se pressaient l’un contre l’autre, ondulants machinalement sur le rythme de la musique. Mais c'était juste un délire entre potes. Entre potes bourrés, mais entre potes. Même si Hugo commençait à saisir ses hanches entre ses mains. Et qu'il le regardait droit dans les yeux, d'un regard que les mots ne pourraient vraiment décrire. Pana se sentait de plus en plus désemparé devant l’aise et la sensualité de son collègue. Plus ça allait, plus il avait l’impression de se faire littéralement violer du regard. Rarement il n’avait senti cette sensation, comme si on pouvait lui faire perdre toute innocence d’un simple coup d’œil. Mais Hugo n’avait pas que ce coup d'œil. Il menait la danse. Il guidait chaque mouvement de bassin de Pana d’une main, son autre main s’entremêlant dans les doigts du jeune adulte. Il le faisait désormais vaciller dos à lui, tout en continuant son petit jeu du bas du corps.

Le chroniqueur se laissait faire, autant parce que cette situation était assez drôle, que parce que celle-ci ne lui déplaisait pas le moins du monde. Il devait avouer qu'il n’avait pas dansé aussi sensuellement depuis longtemps. Et encore moins avec un homme. Et encore moins avec un homme qui venait de le prendre sauvagement par les hanches pour pouvoir ancrer ses yeux brûlants dans les siens. Et voilà que maintenant, ils se dévoraient du regard tout en dansant une salsa beaucoup trop pleine de sous-entendus.

Notes:

J'espère que ce premier chapitre vous a plû ! Le deuxième, et sûrement dernier, arrivera dans les jours qui viennent je pense.

N'hésitez vraiment pas à laisser un commentaire, c'est réellement un plaisir de les lire !

Merci pour tout :)