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Je regarde cette étendue déserte devant moi, et mon cœur me fait soudain mal.
Le ciel s'assombri doucement, tandis que je scrute l'horizon, cherchant désespérément ta chevelure bleuté et tes yeux d'agent. Tes regard parfois froids, et tes sourires ironiques.
Tout me semble vain dans cette attente interminable. Mon coeur s'affole au bruit du vent, et loupe un battement face au simple mouvement d'une branche.
Rien n'est plus pareil et je sens mes yeux s'humidifiés, tandis que le gout de ton baiser s'estompe d'avantage de mes lèvres légèrement tremblante.
Tu es partit. Cela fait plusieurs mois déjà, à moins que ce ne soit des années, je ne le sait plus vraiment, mais je sais que je ne devrais pas désespérer. Que tu finira par revenir me voir. Nous nous l'étions juré par ce baiser échanger, ce fameux jour déjà lointain. Tel une promesse inébranlable.
Je le savais, et pourtant je ne peut m'empêcher de douter à présent que tu n'est plus là à mes côtés.
Le ciel est presque noir à présent, et je sais qu'il est temps pour moi de rentrer. Comme chaque soir depuis plus d'un mois. Sinon, maman finiras par s'inquiéter, bien qu'elle le soit déjà probablement.
Alors je scrute une dernière fois l'horizon de mon regard rouge rubis et retient tant bien que mal mes larmes, alors que je ne te voit toujours pas. Une fois de plus. Et peu être une fois de trop.
Ma gorge se serre brutalement, et des sanglots que je ne parvient plus à étouffés s'en échappe, tel le hurlement de désespoir du loup solitaire. Je ne parvient plus à me retenir. De cette attente trop longue, mon cœur se déchire lentement, et mon âme semble bruler à petit feu.
Au moment où je pense que tout va irrémédiablement se terminer, alors que mon cœur se serre au point que je ne parvient plus à respirer ; ta voix, si belle, si douce me parvint enfin.
Mon cœur reprend vie lorsque je te voit de nouveau face à moi, et s'accélère dangereusement au sourire éblouissant que tu m'adresse. Et lorsque tu t'avance vers moi, que tu me serre dans tes bras de ton étreinte douce et chaleureuse, que tu me murmure enfin ses mots doux que je n'attendait plus, je me l'avoue enfin.
Ça ne pouvait être que pour toi que mon cœur bat ainsi, juste pour toi que mon âme se réchauffe de ce froid glaciale si longtemps ressentis. Juste pour toi, ces sourires qui fleurisses de nouveau sur mes lèvres, si longtemps oublié.
Seulement pour toi.
