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L'histoire de l'Histoire

Summary:

Une personne ignorant son origine se rend compte très rapidement qu'elle est immortelle, et nous la suivons à travers les époques du monde.
Voyageant aux quatre coins de la Terre, elle fera la rencontre de personnalités aujourd'hui connues, et d'autres qui ne vivront plus jamais que dans sa tête ...

Notes:

N'ayant pour le moment pas la possibilité d'écrire cette histoire en entier, je n'ai posté ici que le très long prologue. J'espère un jour avoir le temps de la compléter.

Chapter Text

Introduction.

Il était une fois, une déesse nommée Gaëna. Du moins, c'est le plus exact que j'aie été capable de retranscrire.

Elle fut plusieurs fois renommée durant l'Histoire.

Jamais on ne sut son identité réelle. Et pourtant …

 

Elle était parmi nous tout ce temps.

 

 

Lyinè relève la tête de son travail lorsqu'elle entend les premiers bruits de sabot martelant le sol. Son frère, Linnù, a à peine le temps de relever la tête qu'elle a déjà bondit sur ses pieds. Elle court vers l'entrée du village, trébuchant sur ses courtes jambes.

– Lyinè ! Reviens-là, petite guerrière.

Linnù l'attrape par la taille et la porte en riant. Elle commence à se débattre, mais accepte de s'accrocher à son cou quand il la fait passer sur son dos. Elle se met à lui donner des coups de talon, comme s'il était son cheval. Se mettant à son jeu, Linnù trottine dans la direction qu'elle avait commencé à prendre.

Quand les chevaux entrent dans leur vision, le village entier s'est déjà levé ou simplement retourné dans leur direction. Leur cavalerie est si grande, et les chasseurs sont très attendus chaque fois qu'ils partent du village. Des hennissements excités se mêlent au brouhaha.

– Ils sont là !

Un cheval parmi les autres se met à galoper, et son cavalier lui fait faire le tour du village en le maniant d'une main, l'autre brandissant du gibier frais.

– La récolte a été fructueuse, nous mangerons à notre faim cet hiver !

Scande-t-il, récoltant un tonnerre de cris de joie.

C'est Aàra, le plus grand des chasseurs d'aujourd'hui. Il est comme un chef du village, guidant les autres dans leurs missions. C'est lui qui a l'honneur d'annoncer la bonne nouvelle chaque fois, car c'est lui qui fait le plus grand nombre de prises.

Mais ce n'est pas lui que cherche Lyinè.

Elle saute du dos de son frère et se faufile vers l'arrière de l'attroupement avant que celui-ci ne puisse la rattraper. Il soupire et reporte son attention sur le premier cavalier, qui saute de son cheval.

À peine met-il pied à terre qu'une petite fille saute dans ses bras, ne lui laissant pas le temps de souffler. Il la soulève avec force et rit, la faisant tournoyer dans les airs.

– Mèenes, soleil de mes jours, comment va ma petite fille ?

Elle rit aux éclats et certaines personnes la rejoignent. Ils sont tous soulagés, et peuvent relâcher leur pression. Ils tiendront un hiver encore.

D'autres personnes du village rejoignent leurs proches parmi les cavaliers, échangeant avec volupté leurs expériences. Les plus jeunes chasseurs retrouvent leurs parents, leurs amis et ils crient leurs exploits en les embellissant sous les regards attendris des plus vieux. Les chevaux aussi sont remerciés.

Linnù aperçoit à nouveau sa petite sœur, qu'il rejoint en deux enjambées.

– Petite guerrière, où vas-tu comme ça ?

Elle se tourne vers lui avec un regard indéchiffrable. Le cœur de Linnù se sert. Il sait qu'il ne saura plus jamais lire en sa sœur comme avant, depuis … Depuis que cette femme était arrivée.

Il n'a pas le temps de se perdre plus longtemps dans ses pensées qu'une cavalière entre dans son champ de vision. Reconnaissant d'abord son cheval, puis elle-même, Linnù laisse un sourire chaud se dessiner sur son visage.

– Maman !

Téen sourit de toutes dents et saute de sa jument pour serrer ses enfants dans ses bras. Même Lyinè sourit, et s'enveloppe dans la chaleur de sa mère.

Juni, sa jument, hennit quand leur embrassade se met à durer et ils rient tous les trois.

– Là, ma belle. Oui, je vais t'emmener boire, ne t'en fais pas.

Linnù se propose immédiatement.

– Laisse Maman, je vais m'occuper d'elle.

Téen sourit tendrement et lui tend les rênes. Il suit les autres chevaux qui vont jusqu'à la rivière, en contre-bas du village alors que les villageois s'empressent de rassembler toute la viande qu'ils ont ramenée de leur chasse. Tout le monde s'active, sans laisser le temps se perdre. L'hiver approche.

Liynè s'écarte des bras de sa mère, et dirige son regard vers l'entrée. Aucun autre cheval n'arrive. Aucun cheval beige …

– Elle va revenir. J'en suis sûre.,

dit Téen d'une voix douce, tentant de rassurer sa fille. Celle-ci hoche la tête.

– Elle a promis.

Téen sourit. Personne ne comprend plus sa fille, mais elle ne peut lui en vouloir elle-même. Elle embrasse sa tempe, et se redresse.

– Vient. Il est temps d'aider les autres. Avant l'hiver, le festin est à préparer, et cette année il sera foisonnant. Je suis sûre qu'elle ne ferait rien pour le manquer.

La petite fille hoche la tête sans conviction, et finit par suivre sa mère sans réellement quitter l'entrée des yeux.

 

Le festin est, comme l'avait prédit Téen, foisonnant. Les récoltes aussi ont été bonnes, meilleures que l'année qui précédait. Alors tout le village est à la fête.

Le principal sujet de discussion est à la chasse. Les jeunes content leurs exploits avec des mots plus beaux, montrent leurs blessures avec fierté. Ils rejouent des scènes, montrent leur plus beau morceau de viande en clamant que c'est eux qui ont attrapé la bête.

Yùji parle d'un tigre à dent de sabre qui aurait croisé leur route, Rèliy d'une meute entière qui les aurait attaqué. Les rires fusent, et ceux qui sont restés au village écoutent avec toute leur attention. Eux aussi ont des choses à raconter, mais ils attendront le dessert. Là, l'heure est à leur fierté.

Linnù est absorbé par leur discours. Il espère un jour pouvoir faire partie des chasseurs, mais sait qu'il préfère s'occuper des travaux au village pour le moment. Téen attend patiemment son tour pour raconter sa chasse à elle.

Liynè, elle, est discrète. Elle aimait toujours écouter les aventures de chasse avant, mais maintenant, son esprit était ailleurs. Il manquait quelqu'un pour écouter les histoires de sa famille. Et elle voulait qu'elle les entende, pour ne plus se sentir seule.

Alors que les chants commencèrent à être entamés, elle se redresse brusquement. Un instant de pause, et elle saute sur ses pieds.

Linnù tourne la tête au moment où sa petite sœur quitte la table, et n'a pas le temps de dire un mot. Qui n'aurait servi à rien, de toute façon. Il l'entend aussi maintenant. Un bruit de galop se diriger vers le village.

Il se retourne vers sa mère pour lui faire signe, mais elle a entendu sa fille partir elle aussi. Elle échange un regard avec lui avant de le porter vers l'entrée.

Quelques secondes plus tard, un cheval beige franchit les portes au grand galop avant de s'arrêter brusquement et de se cabrer en hennissant. Les conversations, les rires, et les chants s'arrêtent à la table et tous les visages se braquent sur la nouvelle arrivante.

Celle-ci se penche vers son cheval pour le calmer avec des mots doux et des caresses, alors qu'il renâcle et que de la fumée sort de ses naseaux.

– Tout doux, tout doux …

Elle passe une jambe par-dessus la croupe et se laisse tomber à terre au moment où quelqu'un se jette sur elle. La nouvelle venue rit, passant un bras autour de la taille de Liynè pour l'empêcher de tomber.

– Bonjour, toi.

Lyinè ne parle pas mais s'accroche plus fort à elle.

– Hé, je suis là. Je suis là.

Elle sent dans son cou sa tête bouger, et imagine que c'est une forme d'acquiescement.

La cavalière se tourne vers la table qui n'a pas dit un mot depuis son arrivée fracassante, et avec un sourire d'excuse et un mouvement vague de la main, elle dit timidement :

– Je suis rentrée.

 

 

Chapitre 1.

 

– Galiya, où est-ce que tu étais allée hier ?,

demande Lyinè, tout à coup plus bavarde. Elle n'a toujours pas touché à son assiette mais semble prête à écouter des histoires, maintenant.

Les deux filles sont assises à un bout de la table, placées légèrement à l'écart des autres villageois qui ont repris leurs conversations, mais avec moins d'entrain. Qui sait ce qui a pu se dire depuis qu'elles sont allées mettre Mont'an au pré avec les autres chevaux.

Personne ne savait pourquoi, mais le cheval de cette cavalière était de couleur beige. C'était le seul de cette couleur-là. Avant lui, aucun des membres de la tribu n'avait jamais vu de chevaux d'une autre couleur que le gris.

La race de chevaux qu'ils montaient, et ce depuis toujours, était celle des Tarpan. Gris souris, petits et robustes, ils se laissaient difficilement approcher au premier abord mais devenaient des montures fidèles dès qu'ils acceptaient un cavalier. Il était dit qu'un Tarpan ne se laissait jamais monter que par un seul cavalier, mais en réalité puisqu'ils faisaient tous partie de la même famille, plusieurs personnes pouvaient monter sur un même cheval. Mais c'est une autre histoire.

– Je te raconterai ça plus tard, Liynè. C'est le moment des exploits des chasseurs. Mange, toi.

Galiya désigne l'assiette de la petite d'un mouvement de tête, et celle-ci oblige immédiatement.

Linnù, assis en face d'elles, soupire discrètement avant de retourner la tête vers le reste des conversations. Il bout de frustration et de rage intérieurement. Comment peut-elle …

Enfin. C'est une chasseuse, elle aussi, il faudra bien qu'elle raconte son histoire à un moment dans la soirée. Et il savait que sa sœur ferait tout pour qu'elle ait son moment de gloire, sans savoir si les autres villageois l'accepteraient.

– Et alors que les autres avaient perdu sa trace, Poan s'est mis à galoper dans une toute autre direction et je l'ai laissé faire en appelant les autres à nous suivre, je savais qu'il avait retrouvé une piste. Mais ça a été si long, si long que je commençais à perdre espoir, je reprenais mes rênes quand nous avons débouché sur une clairière – grande comme le village ! – et là, sous nos yeux, se trouvait un troupeau entier de rennes broutant paisiblement !

Galiya sourit à l'écoute de l'histoire. Elle aime l'entendre contée par les personnes avec qui elle a chassé. Ceux qui avaient si peur il y a quelques semaines encore paraissaient si vivants, heureux de leur chasse, de leur victoire sur l'hiver. Son regard diverge sur la rangée de villageois, absorbés par le récit, et se pose sur Aàra qui la regarde en retour. Son regard est dur. Mais cela ne lui fait plus ni chaud, ni froid. Elle a l'habitude.

Pendant la chasse, il n'avait eu de cesse de lui faire des remarques. Jamais elle n'était à la bonne place, sa présence gênait toujours leur formation alors que celle des nouveaux chasseurs s'intégrait comme il fallait. Elle ne faisait pas de remarques, acceptant le retrait forcé. Mais au bout de quelques jours à ne rien faire, elle avait commencé à s'ennuyer et s'était éloignée du groupe avec son cheval. Lui aussi, il était différent des autres chevaux. Bien qu'il soit aussi petit, et qu'il ait à peu près le même caractère, la différence se trouvait au niveau de sa couleur. Beige, parmi un troupeau de gris. Il était magnifique. Eux aussi. Mais pourtant, les cavaliers, et tout le village même, l'évitaient du regard. Ils ne voulaient pas non plus qu'il partage le même champs que les autres, bien qu'ils aient fini par abandonner ce combat rapidement. Mont'an aussi avait besoin de contact avec d'autres chevaux, même s'il pouvait vivre seul.

Ils avaient traversé des plaines immenses, gravi des montagnes infinies et parcouru de nombreuses forêts ensemble, rien que tous les deux. La solitude, ils connaissaient avant même de connaître d'autres de leurs semblables. Ils ont croisé, lors de leur périple, d'autres tribu et troupeaux mais tous les chevaux étaient sauvages et fuyaient à l'approche d'un être humain, et aucun des Hommes avec lesquels ils ont échangé ne parlaient un langage compréhensible. Alors ils sont partis à chaque fois, cherchant un peuple qui pourrait les comprendre. Ignorant d'où ils venaient réellement.

D'où elle venait, en fait. Elle parlait souvent au pluriel, pour tenter de palier à cette solitude. Quand elle a eu son premier moment de conscience ici, Mont'an était à ses côtés. Pas de nom, ni pour l'un ni pour l'autre, seuls au monde. Il lui a permis de s'en sortir, et de partir à la recherche de quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait l'avancer dans sa recherche. Recherche de quoi, elle n'en était pas vraiment sûre.

C'est Lyinè qui a décidé de l'appeler Galiya. Elle n'avait pas de nom, avant, mais elle avait souhaité lui en donner un.

Galiya, c'était le nom d'une ancienne prophétesse de leur peuple. Elle était vieille quand Lyinè est née, et elle ne se rappelle pas lui avoir réellement parlé avant sa mort, mais c'était une personne qui comptait énormément dans le cœur de la jeune enfant. Elle se sentait proche d'elle. Même sans le comprendre.

Le village n'a pas fait de remarque devant Lyinè quand ils ont appris le nom par lequel la nouvelle se faisait appeler. Ils se sont même mis à s'adresser à elle par son nom depuis ce jour. Elles ne savent pas si c'était une amélioration, ou non.

C'était Galiya elle-même qui, lors du jour de ses 6 ans, avait déclamé une prophétie. La Prophétie, avec un grand P. Celle qui marquait la fin d'une ère, d'après les dires des anciens. Une prophétie qui s'est répandue comme le feu au poudre. Une prophétie qui concernait Galiya. La deuxième. Une prophétie parlant d'une jeune vagabonde, venue de nulle part, à dos d'un cheval couleur ocre, sans nom, une jeune vagabonde qui marquerait leur propre fin du monde. Cette personne-là serait responsable de leur fin.

Tout le village croit en cette prophétie sans aucun doute. Même Liynè. Et ils ont tous décidé de ne pas l'accepter, et de la rejeter à son premier pas mis au sein du village.

Galiya aussi y croit. Et elle ne souhaite pas sa réalisation, bien qu'ayant toujours été rejetée de ces personnes. Mais elle est incapable de s'écarter de ce village. C'est plus fort qu'elle. Ce sont les seules personnes dans le monde entier à être capable de parler une langue qu'elle comprend. Les seuls à être doté d'intelligence, comme elle, et elle ne peut pas partir maintenant. Pas alors qu'elle les a trouvés.

Elle se dit qu'elle pourrait partir le jour où les choses commenceront à aller mal, mais elle sait qu'elle n'en sera pas capable, et que de toute façon, les choses ne se dérouleront pas autrement si elle décide de rester parmi eux. Mais elle continue d'essayer d'y croire. Fort.

Elle ne veut pas causer leur perte.

C'est pour cette raison-là qu'Aàra, bien qu'étant conscient de ses talents pour la chasse, et sachant qu'il devait exploiter toutes les ressources possibles pour le village, se refuse toujours de la laisser courir avec les autres chasseurs. Il a peur. Ils ont tous peur. Ils ne veulent pas disparaître par sa faute. Ils veulent qu'elle parte, tout en étant intrigués par son origine, par sa façon de parler, sa capacité à jouer avec son cheval comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde, et comme s'ils pouvaient se parler. Mais ils se retenaient, serrant les dents et les poings, la haïssant pour ne pas céder.

Quand Galiya avait décidé de ne plus insister, mais de se rendre utile, elle était partie plus loin, sur un terrain de chasse ardu qu'ils n'exploitaient plus depuis longtemps. Prise d'une force ardente, elle avait lancé Mont'an au grand galop, avait brandi sa lance et avec un cri, elle avait abattu une dizaine de rênes à la fois. Elle avait fait fuir les tigres à dents de sabre avec hargne, avant d'aller chercher les autres cavaliers pour qu'ils l'aident à rapatrier la viande. Cela avait amélioré les liens entre eux pendant un certains temps, et ils s'étaient mis à lui parler comme si elle faisait partie de leur tribu à part entière.

Leur amitié s'était estompée à l'arrivée du village, et c'était plus fort qu'elle, elle ne l'avais pas supporté, choisissant de s'éloigner un moment avant de revenir, prête à assumer leur haine.

Les conversations s'estompent alors que son esprit revient sur le moment présent. Aàra la regarde toujours aussi fixement, elle détourne la tête. Liynè lui attrape le bras, la secouant avec excitation.

– C'est ton tour, Galiya. C'est ton tour ! Raconte-nous ton exploit, à toi, ce que tu as fait avec les autres pendant la chasse !

Le visage de l'interpellée s'adoucit, et se voile de tristesse. Elle tapote la main de Liynè qui la tient, et l'enlève de son bras.

– C'est gentil. Mais je vais passer mon tour, aujourd'hui.

À table, un silence de mort règne. Tous les regards sont sur elle, qui se concentre sur la petite fille au visage se décomposant.

– Mais, toi aussi tu as chassé. Toi aussi, tu as ramené du gibier, tu t'es battue contre un tigre à dents de sabre. Il n'y a pas de raison pour laquelle tu ne devrais pas le raconter aussi !

Elle secoue la tête.

– Je n'en ai pas envie. Mon avis n'est pas le bienvenu ici, et même si j'ai passé de très bons moments à chasser, je ne les raconterai qu'à ceux qui souhaiteront l'entendre. Je te promets de te les raconter à toi, petite guerrière. Mais nous avons assez entendu parler des chasseurs, il est temps de laisser la parole à tous ceux qui sont restés au village.

Elle sourit, et continue en dirigeant son regard vers les autres à table.

– Je suis sûre qu'ils se sont passé de nombreuses choses dont on n'a aucune idée. Laissons les conteurs faire leur travail, et passons au dessert.

La tension s'abaisse. Des murmures se lèvent, restent, puis Téen se lève et annonce d'un ton ne laissant pas place à la discussion,

– Elle a raison. Cessons nos histoires, et laissons les autres nous éclairer sur leurs aventures à eux ! Lançons le dessert !

Tout se met en mouvement, plus aucun regard lourd n'est dirigé vers celle qui sera la cause de tous les troubles. Elle sourit vers Téen, qui lui fait un clin d’œil avant de se rasseoir.

Merci.