Chapter Text
Il pleurait. Encore et encore. Ses larmes coulaient et commençaient à tremper son pantalon, mais, même si il le voulait, il n'aurait pas eu la force de les essuyer. Des mots résonnaient dans son esprit. Des mots durs et cruels que jamais aucun enfant ne devrait entender. Tu me fais honte. Tu es faible. Tu ne mérite pas de porter le nom d'Aegir. Il ne s'attendait pas à la gifle qui avait suivi. Il était resté là, hébété, la joue rouge. Son père était parti sans lui lancer un regard. C'est quand il sentit des gouttes tombaient sur ses mains qu'il avait ressaisit. Il regarda autour de lui, espérant l'aide d'une de ces nourrices, mais, toutes tournaient la tête en voyant. Pourquoi? Pensent-elles que je suis faible?Puis, il avait fui. Ses jambes s'étaient mises à courir toutes seules, comme si elles étaient mues d'une volonté propre. Ses pas l'avaient condui aux écuries, le seul endroit dans ce triste manoir qu'il aimait réellement. C'était son petit coin de paradis où personne n'attendait de grandes choses de sa part. Il s'enfouit dans les meules de foin et continua de pleurer en silence. Il ressemblait à un petit chiot apeuré qui n'avait aucun foyer. Et pourtant, son foyer était là, à quelques mètres ... Même si l'enfant qu'il était, cela ressemblait plus à une prison. Il tremblait de tout ces membres, non pas à cause du froid, mais à cause de la méchanceté de ces paroles. Il doutait de lui même, une chose qui n'était jamais arrivé auparavant. Il était quelqu'un de fier, à la limite de l ' arrogance et de la prétention. Tout cela avait été balayé d'une main et sans vergogne ... Une des juments, alerté par le bruit s'approcha de lui. Elle commença à lui manger les cheveux avant de s'installer à côté de lui. Il sourit à travers ses larmes. Il adorait les chevaux et ils le rendaient bien. Il lui caressa doucement la tête. La jument hénni et s'allongea à côté de l'enfant. Ferdinand repose sa tête sur elle et s'endormit. enfant. Ferdinand repose sa tête sur elle et s'endormit. enfant. Ferdinand repose sa tête sur elle et s'endormit.
Le bruit de la porte de l'écurie le réveilla. Il regarda autour de lui et les évènements de la veille lui revinrent à l'esprit. La lune était déjà haute dans le ciel et les lumières étaient éteintes. Seules les quelques bougies allumaient dehors éclairaient faiblement les écuries. Il était dans un état lamentable. Ses cheveux, mélangés au foin, étaient en pagaille. Son costume était froissé et sa joue avait gonflé, prenant une horrible teinte violacée. Il recommença à paniquer quand il entendit à nouveau du bruit. Et si c'était son père qui le cherchait ? A cette seule pensée, des larmes se formèrent dans les yeux de Ferdinand. Il voulut s'enfuir de nouveau, mais une main douce et ferme le retint. Il le leva, s'attendant au regard acerbe et sévère du Duc Aegir. A la place, il rencontra des yeux bleus océans qui le regardaient amoureusement.
« -Mon chéri, regarde moi s'il te plaît.
Sa mère. Une grande dame de la Cour possédant une beauté et une élégance reconnues de tous. Cependant, elle fut obligé de se marier très jeune au Duc Aegir, son exact opposé. Elle était une mère patiente et aimante, détestant la discrimination et essayant du mieux qu'elle pouvait d'aider les plus pauvres. Elle les hébergeait secrétement, leurs apprenait à lire et à écrire et leurs donnait ses bijoux pour qu'ils puissent les échanger. Et tout cela sans que son mari ne s'en rende compte une fois.
Il la regarda et s'arrêta de pleurer. Son sourire et l'amour dans ses yeux avaient séché ses larmes. Moi aussi, un jour, je veux pouvoir sourir ainsi. Pouvoir réchauffer et aider les gens, comme elle. Elle le prit délicatement dans ses bras et le berça lentement en fredonnant une comptine. Quand il s'arrêta de renifler, elle prit son visage entre ses mains et lui sourit. Elle chuchota :
-Mon chéri, tu dois être fort. Pas pour faire plaisir à qui que ce soit ou pour rendre fier ton père. Sois fort pour toi. Si tu es fort, tu seras en mesure d'aider ceux que tu aimes. Et je sais que tu en es capable, car tu es mon fils, Ferdinand Von Aegir. Sois fière de qui tu es et d'où tu viens. »
Oui. Je suis Ferdinand Von Aegir. Et je vais être fort. Ils restèrent ainsi de nombreuses minutes profitant d'un silence apaisant et du hululement lointain d'une chouette. Après de longues minutes, sa mère se leva, entraînant avec elle son enfant. Il rentrèrent, main dans la main. Tout à coup, Ferdinand se retourna vers sa mère, le visage soucieux.
-Mère, pensez-vous que je trouverais quelqu'un un jour ? Je veux dire... quelqu'un à protéger. Je voudrais devenir le soleil de quelqu'un, comme vous l'êtes pour moi.
Sa mère fut surprise. Elle s'attendait à ce qu'il l'interroge sur l'attitude son mari ou sa peur vis-à-vis de ce dernier. Cependant, paradoxalement, cela l'effrayait. Il ne fallait pas que son fils croit que c'était normal. Que les actes de son mari étaient normaux. Mais elle savait mieux que quiconque que Ferdinand n'était pas idiot, loin de là. Elle avait remarqué ses grimaces quand son père recevait des pots de vins ou quand il criait sur une domestique. Oui, son fils était intelligent et bon. Il ne se laisserait pas faire par son tyrannique père. Mais, à quel prix... Elle sourit puis lui caressa doucement ses cheveux.
-Ferdinand, tu es déjà un magnifique soleil à mes yeux. Un jour, tu trouveras ta lune, mon chéri, j'en suis certaine. Et ce jour là, vous vivrez ensemble et heureux, pour l'éternité.
-Comme dans les contes de fées ?
-Exactement.
Ferdinand ouvrit la bouche, semblant vouloir intervenir, puis sourit de toutes ses dents.
-Mon chéri, y a-t-il déjà une personne chère à tes yeux que tu voudrais protéger ?
Le jeune garçon devint aussi rouge que ses cheveux. Il bégaya et trippota nerveusement son vêtement. Sa mère lui fit un sourire espiègle et lui frotta amoureusement les cheveux.
Puis, ils reprirent leur chemin, toujours main dans la main. Ce fut la dernière fois qu'il revut sa mère.
Quelques années plus tard...
Le soleil traverssait ses rideaux et venait chatouiller son visage. Il grimaça et grogna.
« -Horripilante lumière. »
Il ouvrit lentement les yeux et sentit quelque chose collée à sa joue. Damnation, je me suis endormi sur mon rapport. Il maudissait la nature humaine d'avoir besoin de sommeil. Si il avait pû, il serait resté toutes ses nuits, le nez collé à son bureau à finaliser leur plan d'attaque. Il grimaça à nouveau puis se leva en s'étirant. Il était assez tôt et il pouvait affirmer sans crainte qu'il était l'un des seuls réveillés. Contrairement à un certain apprentit prêtre que je connais... Il commença sa routine matinale: prendre une douche, s'habiller, vérifier que ses sorts et ses grains de café étaient bien en place, cacher ses fioles de poisons et ses grimoires interdits. Un réveil banal en soit, pour Hubert Von Vestra, loyal serviteur et défenseur de la cause d'Edelgard von Hresvelg.
Pourtant quelque chose n'allait pas. Il ne saurait dire quoi, cependant quelque chose le chiffonait. Comme si son instinct lui intimait de rester sur ses gardes en vue d'une attaque. Il n'y prêta pas attention sans pour autant l'oublier. Il fit un petit tour du monastère, principalement pour vérifier la classe des Aigles de Jais, mais aussi pour s'informer de son interdiction d'approcher la serre. En effet, il avait été surpris par Seteth en train de cueillir quelques plantes venimeuses, un livre de poison en main. Il était un apprentit assassin après tout, il confectionnait naturellement des poisons dans le cas où il devrait éliminer discrétement une personne génante. Au cours des années, il avait appris que le poison était sans conteste le meilleur moyen de tuer :il ne laissait quasiment aucune trace et n'informait personne sur son porteur. Il dût s'expliquer devant Rhea et frôla l'exclusion. Peut-être avait elle peur qu'il l'empoisonne... il aimait d'ailleurs bien cette idée, mais laissait ce plaisir à son Impératrice. Heureusement, grâce à la défense d'Edelgard et à l'aide du professeure, il s'en était sorti avec juste une interdiction d'approcher la serre. Tout comme Claude d'ailleurs. Et pour les mêmes raisons si j'ai bien compris.
Il repartit tranquillement dans sa chambre pour prendre un café bien noir. Il fit bouillir sa casserole à l'aide d'un sort et y déposa lentement les grains de son précieux breuvage. Il filtra le tout et le verssa dans une tasse noir ornait de rose blanche. Un des rares cadeau qu'il avait reçu et acceptait de la part d'autres personnes que Edelgard. Bien sûr, il avait vérifié si elle n'était pas un piège ou rempli de poison, mais après de nombreux tests, il c'est avéré que c'était une tasse tout à fait normale. Après tout, son cerveau n'est pas assez développé pour ensorceler une tasse. Il en huma doucement l'odeur et ressentit l'amertume de son café bien corsé. C'était un rituel pour lui, la seule chose religieuse dans sa vie. Il y a quelques semaines, un de ses camarades eu le malheur de l'interrompre lors de sa petite cérémonie. Edelgard du intervenir pour qu'Hubert ne décapite pas le jeune imbécile. Cet odeur boisé, cet arome riche avec une légère acidité ! Et que dire de son apreté en bouche ! Il était parfait. Un merveilleux café corsé. Il n'avait rien à envier à cet immonde breuvage que de nombreux nobles fades adoraient, le thé. Une véritable abomination que seuls des personnes sans goût pouvaient adorer. Sauf lui. Mais il est l'exception qui confirme la règle.
Hélàs, toutes les bonnes choses avaient une fin. Après avoir fini sa boisson, Hubert prit la direction de sa salle de classe. Sur son chemin, il entendit de nombreux élèves murmurer à son sujet.
« -C'est le chien de la future impératrice...
-On dit qu'il aurait déjà perprétré des massacres dans les villages voisins, simplement pour le plaisir...
-Il me fait trop peur... Et t'as vu son allure de vampire... Il pourrait nous sauter à la gorge d'une seconde à l'autre...
Il souria méchament et ricana. Les ignorants avaient de bonnes raisons de le craindre. Un seul ordre d'Edelgard et il n'hésiterait pas à tuer tout les élèves du monastère. Cependant, contrairement à ce qu'ils penssaient, il ne tuait jamais pour le plaisir. Il avait appris au fil des années à ne plus être écoeurer par le sang et le meurtre, mais jamais il n'avait ressentit le moindre once de plaisir.
-En plus, il paraît qu'il est... attiré par les hommes...
-Dégueulasse... On devrait faire attention à lui... »
Hubert fronça les sourcils et ralentit le pas. Comment cette autre rumeur avait bien pû démarrer ? Il devrait mener des recherches approfondies plus tard, après avoir fini son rapport.
Pour une fois, la salle de classe était calme et silencieuse. Un vrai bonheur. Surement dû à l'absence de ces deux imbéciles. Seules Dame Edelgard, Dorothea et Petra étaient présentes. Elles discutaient joyeusement et ne semblaient pas avoir remarquées sa présence. Bien. Il ne voulait pas déranger son Impératrice, surtout si cela lui permettait de nouer des liens avec leurs camarades. Il s'assit sur l'un des bancs en réfléchissant à cette rumeur. Le problème n'était pas son orientation sexuel. Il avait accepté depuis longtemps son attirance pour les hommes et ne s'en formalisait pas. Mais comment quelqu'un avait pû le remarquer ? Il était d'une grande discrétion et seuls ses camarades de classe avaient pu voir les nombreux mais prudent coups d'oeil qu'il lançait à son béguin. Néanmoins, aucuns d'entres eux n'étaient fans de ragots, excepté Dorothea. Mais elle serait déjà venu le voir pour obtenir des réponses à ses questions. Réponses qu'elle n'aurait d'ailleurs pas eu.
Caspar et Lindhart arrivèrent bruyemment, interrompant sa réflexion. Enfin, surtout le baggareur qui essayait tant bien que mal de réveiller le jeune homme sur son dos. Il formait un sacré duo tout les deux, s'opposant tout en se complétant. Le bleuté l'emmena à son bureau et le déposa délicatement contre la table. Il lui farfouilla amicalement les cheveux avant de partir rejoindre les filles. Il tient beaucoup trop à lui. Hubert secoua impérceptiblement la tête. Il n'était pas contre les sentiments, en particulier amoureux. Ces derniers pouvaient faire des miracles sur le champ de bataille, forçant leur porteur à donner le maximum pour protéger son ou sa bien aimé. Il ne voulait juste pas que les sentiments l'atteigne lui. Si jamais, en pleine séance de torture, il se mettait à avoir pitié de la personne... Non, c'était inacceptable et impenssable. Il était l'outil de Dame Edelgard, ses ordres étaient prioritaires à tout ce qu'il pourrait ressentir.
Cependant, Hubert n'était pas un idiot. Il avait remarqué depuis longtemps qu'une certaine personne l'intriguait. C'était pour cette raison qu'il avait tenté à de nombreuses reprises de s'éloigner d'elle. Mais, tel de la gelée, elle revenait sans cesse vers lui, comme pour le défier de l'éloigner encore. A force, Hubert avait fini par accepter qu'il ne s'en débarasserait jamais et avait appris à vivre avec. Tout comme il avait apprit à vivre avec le pincement au cœur en le voyant.
Toutefois, cela avait de mauvaises répercussion en combat, de son point de vue du moins. Dés qu'il entendait un cri, il ne pouvait s'empêcher de tourner la tête vers lui. Ce n'est pas qu'il n'arrivait pas à lui faire confiance, il avait juste peur. Comme avec Edelgard, quand plus jeune, elle s'écorchait les genoux en tombant ou quand elle faisait des cauchemars. Il se prit la tête dans les mains et ronchonna. A ce rythme, il allait devenir un vrai papa poule...
Il avait cependant décidé que malgré tout, sa dame passerait toujours en première. Il lui resterait fidèle, même si cela devait le briser. Il n'hésiterait jamais à lui donner sa vie et tout ce qu'il possède. Il perdrait même son amour pour elle, même si il ne s'en remettrait jamais.
Tout à coup, la porte s'ouvrit brusquemment. Une odeure de thé Seiros que Hubert aurait détesté dans d'autre circonstance, imprégna la salle. Celle-ci devint d'un coup plus lumineuse et plus chaleureuse. Ou bien était-ce juste à ces yeux. En tout cas, peut importait. Car il était là. Fier, arrogant au possible mais tout aussi honnête que vertueux. Et surtout, incroyablement beau. Une personne rayonnante qui semblait être le fils du soleil lui même. Après tout, il en avait les caractéristiques. Des cheveux oranges brillants, fins et doux, des yeux éclatants, de mignonnes petites tâches de rousseur, un sourire éblouissant et une personnalité qui l'était tout autant... Le seul noble qu'Hubert respectait réellement avec Dame Edelgard. Bien qu'ayant ce titre, il en était l'opposé complet : généreux, lumineux, bon, sympathique, n'hésitant pas à se battre pour aider son prochain. Tout l'inverse de ces nobles qui ne faisaient que s'engraisser avec l'argent des plus pauvres et qui pourtant, ne bougeaient pas un doigt pour les aider. Oui, Ferdinand Von Aegir venait d'arriver, plus radieux que jamais.
« -Je suis Ferdinand Von Aegir, et je vous salue de ma présence ! »
Le noble sourit puis partit s'asseoir au premier rang avec son assurance habituel, faisant fit des soupirs de ses camarades de classe. Hubert grogna. Quel gamin désagréable. Malgré cette pensée, il ne put s'empêcher de le suivre du regard. Son maintien était parfait, digne d'un futur grand chevalier. Il était le genre de personne pouvant amener la joie et la loyauté dans le cœur du plus vil bandit. Il en était la preuve après tout. L'Impératrice et lui se ressemble sur ce point... Il ne put pousser sa réflexion plus loin car le professeur entra dans la salle. Elle les salua d'un mouvement de tête avant de se diriger vers son bureau. Elle avait toujours son air impassible mais elle ne pût se retenir d'esquisser un sourire en voyant Edelgard.
« -Aujourd'hui nous allons nous entraîner au maniement de la lance. Je sais que la plupart d'entres vous ne l'utilisent pas en arme principale, excepté toi Ferdinand. Toutefois il est de mon devoir en tant que professeur de vous enseigner toutes les manières possibles de combattre. Enfin, si Caspar veux me laisser parler bien sûr. As-tu quelque chose à partager à la classe ?
Elle regarda Caspar avec un regard de braise, ce dernier n'ayant pas remarqué sa présence, trop occupé à parler avec Lindhart. Il s'excusa et partit s'asseoir rapidement, les joues rouges de gènes. Elle hocha la tête puis reprit :
-J'aurais voulu que nous nous entraînions avec les Lions de Saphir, cependant, ils sont partis en mission en Faerghus et ne reviendront pas avant quelques jours. A défaut de de pouvoir les combattre, nous partagerons avec les Cerfs d'Or le terrain d'entraînement. Prenez votre équipement et rejoignez moi au terrain. Je veux que chacun de vous soit prêt dans 5 minutes. Et, Edelgard, peux tu aller chercher Bernadetta s'il te plaît ? J'aimerais qu'elle participe à ce cour, au moins pour améliorer ses capacités au corps à corps.
-Très bien Professeur.
Edelgard acquisa avant de partir pour la chambre de Bernadetta. Ils se levèrent tous et se dirigèrent vers le terrain.
Les Cerfs ainsi que d'autres élèves se trouvaient déjà là-bas et ils furent acceuillis par Claude et leur professeur Byleth, le jumeau de leur professeur.
« -Et bien, je vois qu'il manque Edelgard. Aurait-elle trop peur de venir m'affronter en face à face ?
Il ponctua sa phrase d'un sourir moqueur tandis que son professeur soupirait. Hubert allait répliquer quand l'Impératrice arriva, suivie de Bernadetta qui se cachait derrière elle. Elle se planta entre Claude et sa classe avant de répliquer :
-Claude, vos parents ne vous on donc jamais apprit que c'était mal de parler dans le dos des gens ?
-Mais je ne parle pas dans votre dos puisque vous êtes là.
Il lui fit un clin d'oeil avant de se prendre un coup sur la tête. Deux bras puissants l'entourèrent et le soulevèrent du sol. Léonie, qui avait frappé Claude, s'approcha des Aigles de Jais accomppagnée de Lysithea. Elle s'excusa du comportement de leur délégué avant de repartir vers sa classe. Les professeurs, Manuela et Shamir se réunirent au centre de la cour et appelèrent leurs élèves.
-Aujourd'hui aura lieu un tournoi amical entre les deux maisons. Vos positions sont déjà choisies et affichées sur le tableau derrière nous. Vous prendrez les lances et les boucliers mis à votre disposition. Notre but est de favoriser les échanges inter-classes et d'augmenter votre niveau à la lance. Un élève sera désigné gagnant quand il aura réussi à briser le collier du perdant.
La professeur désigna une grosse caisse à leur droite.
-Vous devez obligatoirement le porter autour du cou. Si jamais vous ne respectez pas cette règle ou si vous visez intentionellement une autre partie du corps, vous vous exposerez à de lourdes sanctions. De plus, vous avez aussi l'interdiction d'utiliser la magie ou un quelconque moyen déloyal. Chaque match sera surveillé par ma sœur, Shamir, Manuela et moi-même. Quelqu'un à une question ? Bernadetta ?
-Suis-je obliger de participer ?
-Oui. Et si jamais je vois qui que ce soit essayé de sécher, il lança un regard appuyé à Hilda, il sera en colle avec Seteth pour le reste de l'année.
Elle fit semblant de siffloter l'air de rien, tout en se balançant un pied sur l'autre, un sourire nerveux collé au visage. Manuela tappa dans ses mains et les élèves partirent en direction du tableau. Sans grande surprise, Ferdinand se retrouvait dans le groupe opposé à Lorenz, après tout ils étaient les meilleurs lanciers de leurs classes respectives. Les faire s'affronter dés le débur du tournoi serait contre-productif. Hubert quand à lui se retrouvait contre un noble de l'empire qui lui disait vaguement quelque chose. Il réfléchit quelques secondes et son visage lui revint à l'esprit : il était le fils d'un grand seigneur d'on les terres jouxter celles des Aegir. Et pour une raison qu'il ignorait, il le fixait du regard.
Les matchs commencèrent de part et d'autre du terrain. Son propre match commençait et de toutes évidences, le noble avait hâte de l'affronter. Leur arbitre, Shamir se positionna entre eux deux prête à donner le coup d'envoi. Ils s'éloignèrent et se mirent en garde. Hubert ne rata ni les étincelles de mépris dans les yeux de son adversaire, ni son sourire dédaigneux. La femme siffla le début du combat. Le noble s'avança rapidement et leurs lances se percutèrent dans un fracas assoudirssant. Le noble ricana et cracha à terre. Hubert grinça des dents. Quel irrespect.
-Tu es bien plus fort que tu en as l'air, chien.
Hubert ricana et dégagea sa lance.
-Je préfére être un chien qu'un rat de ton espèce.
Un sourire mauvais passa sur les lèvres du noble. Il attaqua le mage qui esquiva facilement, puis contre-attaqua. Il visa son collier, mais à la dernière seconde, le noble bascula ses appuis. Hubert donna un violent coup à sa lance qui évita de justesse l'épaule du noble.
-Cela ne me semble pas très fair-play tout ça. Tu aurais pû gravement me tuer, tu sais ?
Ils savaient tout les deux qu'Hubert avait visé le collier. Mais à quoi cela servirait de répliquer à un petit merdeux tel que lui ?
-Alors, chien, tu n'as rien d'autre en réserve ou bien garde tu le reste de ton énergie pour tes petits compagnons ?
Hubert haussa un sourcil tandis que le noble continuait :
-D'autres chiens comme toi. Car ce sont bien tes préférences, n'est-ce-pas ?
Mes quoi ?...
-Tu n'as pas l'air de comprendre. Encore une preuve que tu n'es qu'un animal sans cervelle. Et bien laisse moi t'expliquer. J'ai passé de nombreuses années à vous observer, ta princesse et toi. Et je me suis toujours demandé quels étaient tes sentiments pour elle. Après tout, tu la suit comme un petit chien et tu lui obéis au doigt et à l'oeil. Je me disais qu'il y avait peut-être une contre-partie pour toi. Et c'est là qu'un jour, j'ai eu une révélation. Tu ne l'a jamais regardé comme ça. Parce que tu n'es pas de ce bord là.
Et il rit, tel un psychopathe. Hubert quand à lui s'était figé. Personne n'avait jamais découvert son secret, excepté Lady Edelgard bien sûr.
-Et tu sais comment je l'ai su ? Ce garçon là, tu le fixais avec tant d'envie... C'était devenue une évidence ! Comment ne l'ai je pas remarqué avant, comment ?
-C'est donc toi qui a fait courir cette rumeur ? Demanda Hubert.
-Exactement ! Je voulais que tous ici te voies tel que tu es vraiment ! Un chien répugnant et dont même la déesse ne veut plus !
Et il se remit à rire, les bras levés vers le ciel. Entre temps, Shamir c'était rapproché d'eux, trouvant anormale qu'ils ne se battent pas. Elle avait les bras croisés et un regard assassin.
-Vous n'êtes pas dans un salon de thé ici, les mômes.
-Veuillez m'excuser Shamir. Je vais de suite reprendre l'entraînement.
Cependant, son partenaire riait encore. Un rire effrayant et dérangeant. Et Hubert su qui était le jeune homme et où ils s'étaient rencontrés.
Quelques annèes auparavant, dans la demeure des Von Hresvelg ...
-Princesse Edelgard, enchanté de vous rencontrez. Je vous présente mon fils, […].
-Enchanté Princesse.
Il lui fit un magnifique sourire avant de lui baiser la main. Hubert grimaça de dégoût. Il détestait ce genre de petit noble vaniteux. Il en voyait défiler tout les jours depuis le retour d'Edelgard, et ils avaient tous le même objectif: épouser Edelgard. Toutefois, aucun d'entre eux n'étaient des prétendants sérieux. Ils étaient tous de la petite noblesse et même les plus aisés ne pouvaient prétendre à sa main. Seul Ferdinand pouvait être un candidat sérieux mais, pour une raison qu'il ignorait, ils n'avaient pas encore vu la petite tête rousse. C'est bien dommage d'ailleurs... Il reprit ses esprits et reporta son attention sur le petit garçon. Il avait le même âge qu'Edelgard et possédait une aura désagréable. Il pouvait sentir l'inconfort de sa maîtresse tandis qu'elle lui parlait. Il y avait quelque chose de mauvais dans cet homme.
Il partit vers elle et lança un regard noir au noble. Il s'inclina et dit :
-Majesté, veuillez pardonner mon intrusion mais votre leçon va bientôt reprendre.
Elle lui fit un magnifique sourire et poussa malgré elle un petit soupir de soulagement :
-Ne vous excusez pas Hubert et merci.
Elle se tourna ensuite vers le petit noble.
-Désolée, cependant je vais devoir retourner à mes leçons.
-Ne vous en faîtes pas princesse, je comprend parfaitement.
Il l'inclina et lui baisa la main.
-J'ai été heureux de vous rencontrer et j'espère pouvoir de nouveau vous parler sans être interompu.
Il lança un regard appuyé à Hubert qui lui renvoya un regard noir.
Les deux acolytes s'en allèrent, laissant le noble seul. Hubert se retourna une dernière fois vers lui et ce qu'il y vut lui glaça le sang. Il avait perdu toute trace de son beau sourire, ne laissant à la place qu'un regard froid et horrifiant. Ses mains étaient serrées et il grinçait des dents. C'est ce jour là que Hubert se promit de tout faire pour ne plus le laisser approcher de sa princesse.
Retour au présent...
-Jeune homme veuillez vous ressaisir !
Shamir s'était mise devant le noble et avait l'air prête à le baffer pour qu'il arrête de rigoler. Elle dégageait une aura funeste que tout élève aurait déjà fui. Mais le noble continuait de rire tel un hystérique, toujours les mains sur le visage. Elle soupira :
-Je vais aller chercher Manuela, veuillez le surveiller pendant ce temps.
Hubert acquiesa gravement, n'ayant pas détourné les yeux du jeune homme. D'une certaine manière, il lui faisait pitié. Qu'avait bien pû subir cet homme pour en arriver là ?... Tout à coup, le noble sortit de son délire et regarda Hubert droit dans les yeux.
-Je vous trouve écoeurant.
Hubert haussa un sourcil et sa bouche s'étira dans un sourire dédaigneux.
-Après tout, une femme telle que elle ne mérite aucunement d'avoir quiconque pour la servir. Notre future impératrice, qui semble avoir les mêmes préférences que vous. Peut-être avez vous déteint sur elle ? Mais après tout, un chien et son maître se ressemble toujours un peu.
Son sourire se figea. Ses poings se serrèrent. Il devait avoir mal entendu...
-Que venez-vous d'insinuer ? Dit-il d'une vois doucereuse.
Le petit noble ricana. Il cracha d'une manière vulgaire :
-Une peste qui se donne à une autre femme, de la même manière que vous vous donnez à un autre homme, ne mérite rien de plus que la mort. Elle comme vous.
Hubert n'hésita pas un instant. En une jambée il était à côté du noble, le poing serré autour de son col. Il le souleva du sol tandis qu'une petite foule s'était formée autour d'eux.
-Excusez-vous. Immédiatement.
-M'excuser de quoi ? De dire la vérité ? Il rit à nouveau, n'ayant rien à faire de la poigne d'Hubert. Mais vous ne connaissez pas le pire d'entre tous. Il est si laid, si ennuyeux, si fade, si agaçant. Et je sais parfaitement que vous pensez la même chose que moi.
-Que voulez-vous dire ?
-Ce noble roux, ce Ferdinand. Il ne mérite ni son titre, ni sa vie.
Le sang d'Hubert ne fit qu'un tour et il n'hésita aucunement à envoyer son poing dans le visage de ce petit prétentieux. Cepedant, il ne sentit aucun choc. Juste une main lui tenant fermement le poignet. Il s'éloigna du noble, le poignet toujours aggripé par leur professeur. Elle était accompagné de Edelgard et Ferdinand, la jeune femme lançant un regard noir au noble tandis que le roux tentait de rassurer Manuela et Shamir, les empêchant d'intervenir.
-Pouvez-vous, s'il vous plaît, répéter ce que vous venez de dire à mon élève ?Gronda-t-elle. Elle se retenait visiblement de lui sauter à la gorge, ce que le petit noble remarqua.
-Voyons professeur, nous ne faisions que discuter amicalement. Je dois cependant vous accordez que certaines de mes paroles ont pû blesser Monsieur Von Vestra. Pour cela j'en suis désolé.
Il fit une petite courbette, la lueur destructrice n'ayant pas quitté ces yeux. Edelgard prit Hubert par le bras, considérant l'affaire close. Les professeurs dispersèrent la petite foule et tous reprirent leurs combats. Une fois loin de l'agitation ambiante, le trio commença à questionner Hubert.
-Que c'est-il passé ? Demanda Edelgard.
-Ce petit impertinent... Il s'est mis à vous insulter Majesté. Veuillez m'excuser, j'éviterais que cela ce reproduise. Répondit-il en s'inclinant.
-Est-ce vraiment tout ? Insinua Byleth. Elle semblait savoir qu'il lui cachait quelque chose et avait l'air prête à vouloir le découvrir.
-Hubert, vous a-t-il dit autre chose ? Cette fois, ce fut la princesse qui intervient. Elle le regarda dans les yeux et se ravisa, comme si elle savait ce qu'il leurs cachait. Elle hocha la tête vers le professeur, l'air de dire que tout était sous contrôle.
-En tout cas, ce noble ne mérite absolument pas son titre ! S'exclama Ferdinand qui venait d'arriver.
Tous le regardèrent, semblant vouloir entendre la suite.
-Après tout, notre but à nous, nobles de l'Empire, est de vous former au mieux pour votre montée sur le trône, martela-t-il, et de manières constructives qui plus est.
Ils levèrent tous un sourcil. A croire que Ferdinand est devenu intelligent. Hubert sourit à cette pensée. Il avait toujours sû que le rouquin était très brillant, au point de pouvoir rivaliser avec Edelgard sans jamais l'égalé.
-Mais, au vue de la réaction d'Hubert, cela n'a pas été le cas. Je me trompe ?
-Non, soupira-t-il. Il semblerait que pour une fois dans votre vie, votre cerveau a été utilisé pour autre chose que pour préparer votre infâme infusion. Félicitations Ferdinand.
Le rouquin lança un regard venimeux au noireaud.
-Devrais-je vous rappeler que je suis le rival d'Edelgard ? Ainsi, mes capacités physiques et psychiques sont bien supérieurs au vôtre. Vous n'avez donc aucunement le droit de me juger, espèce de gargouille.
C'est alors que la voix de Manuela se fit entendre, appelant Ferdinand.
-Il semble que je dois me retirer. Bonne compétition à vous deux, même si nous savons tous qui va en être le vainqueur.
Et c'est sur ces paroles que Ferdinand partit en direction du terrain. Edelgard soupira, étant à deux doigts de se prendre la tête dans les mains.
-A-t-il toujours été comme cela ? Interrogea Byleth.
Hubert songea quelques secondes à leur passé commun puis bougea négativement la tête.
-Bien sûr, son énergie et son optimisme incessant n'ont pas changé mais il était moins... Il chercha le mot qui correspondait le mieux au jeune homme.
-Arrogant ? Proposa la princesse.
-Oui c'est cela, acquisea le noiraux.
Il avait pour plan de repartir vers le terrain, mais fut stopper par Byleth.
-Je pense que vous avez autre chose à me dire.
Il regarda sa maitresse qui lui fit un oui de la tête.
-Il a dit du mal de la Princesse... Et de Ferdinand. Marmmona-t-il.
Elle fronça les sourcils, ne semblant pas comprendre.
-Et qu'est-ce que cela peux vous faire ? Enfin, je comprend que vous vouliez défendre Edelgard mais Ferdinand ? A ce que j'ai crû comprendre, vos rapports sont loins d'être amicaux. Elle avait tenté à de nombreuses reprises de les faire travailler ensemble sur différentes tâches mais cela c'était toujours soldé par un échec.
Il lui lança un regard agacé. Comment ne peut-elle pas comprendre une chose si évidente ?... Après quelques minutes, sa bouche forma un petit O avant qu'un sourire fin ne passe sur ces lèvres. Elle hocha la tête, satisfaite puis partit continuer son rôle d'arbitre.
Hubert regarda Edelgard un long moment pendant lequel elle n'arrêtait pas de sourire.
-Mademoiselle, non pas que je remets en cause vos décisions, mais pensez vous que dévoiler nos faiblesses à une potentielle ennemie est une bonne chose ?
Edelgard secoua doucement la tête, le sourire au lévres, ces longs cheveux argentés virevoltant autour d'elle.
-Elle n'est pas notre ennemie Hubert, je peux te l'assurer.
Hubert acquiesa à contre-coeur.
-Alors, vous avouez enfin ce que vous ressentez. Avant de dire quoi que ce soit, je pense que c'est une bonne chose. L'amour, ajouta-t-elle. Et puis, même si il est très agaçant et exaspérant, Ferdinand est une bonne personne que je tiens en très haute estime.
Hubert s'inclina.
-Merci Majesté.
Il se releva, ses yeux ayant perdu cette lueur chaleureuse, remplacé par un sentiment de crainte.
-Majesté, ce noble faisait parti de vos prétendants quand nous étions plus jeunes. Et il ne semble pas particulièrement nous appréciés.
Il lui raconta son altercation avec le noble, ce à quoi la princesse demanda :
-Hubert, je voudrais que vous fassiez le maximum de recherches sur ce noble. Il semble nous épier, et plus particulièrement vous. Et si jamais vous trouvez quoi que ce soit sur lui qui pourrait nous mettre en danger, tuais le. Il risquerait même de s'en prendre à nous ou à un de nos proches.
Leurs regards se posèrent sur le terrain d'entraînement : Caspar essayait tant bien que mal de réveiller Lindhart, sans réel succés ; Petra et Dorothea encourageait Bernadetta et Ferdinand réalisait un magnifique match contre Lorenz. Tout cela sous l'oeil attentif de leur professeur.
-Si ils leur arrivaient quoi que ce soit, je ne me le pardonnerais jamais.
Et Hubert était du même avis.
A quelques pas de là...
Comment osent-ils ?... Cette misérable princesse et son insupportable et risible chien. Je leur ferais payer leur insolence !
Edelgard et Hubert ne le savaient pas mais ils étaient épiés. En effet, le noble avait suivi toute leur conversation. Ses yeux étaient emplis de rage et quiconque s'approchait de lui ressentait sa terrible envie de meurtre. Il les fixait avec haine, cherchant un moyen de se venger. Il voulait qu'ils souffrent tout les deux, mais en particulier le mage... Ces derniers regardaient le terrain d'entraînement ne quittant pas leurs camarades du regard. La bouche du noble s'ouvrit et un sourire machiavélique passa sur ses lèvres. Il avait un plan, et il savait déjà où trouver des alliés.
Durant la nuit...
-Hubert... où-étais tu ?
-Tu nous as abandonné...
-Reste avec nous... Après tout, tu nous dois bien ça...
-Nous avions confiance en vous... Et pourtant, vous nous avez trahis...
Hubert se réveilla, transpirant à grosses gouttes. Quel terrible cauchemar... Cela faisait des années qu'il n'en avait pas fait de si terribles, et il s'en serait bien passé. Il parti se laver le visage, tremblant encore. Il décida de prendre une douce, sachant pertinemment qu'il ne pourrait se rendormir en étant tout crasseux. Il sortit de sa chambre, une serviette dans une main, ses vêtements dans l'autre.
Il espèra ne croiser personne, bien que cela pourrait être divertissant de voir Lysithea, Ashe ou Annette fuire en criant au fantôme. Hum... Non, cela risquerait de réveiller Mademoiselle. Il marchait tranquillement quand son pied percutta quelque chose. Au vue du son, cela semblait être un objet métalique. En se baissant, il fut très surpris de trouver la broche de Ferdinand. Elle était petite, simple, élégante et ornait d'une magnifique camélia. Elle semblait un peu féminine mais allait très bien à Ferdinand. Il l'aborrait toujours fièrement et quand une personne lui demandait d'où elle venait il répondait systématiquement :
« C'est un cadeau de la personne que j'aime le plus au monde. »
Il ne l'avait jamais remarqué, mais en son centre était gravé un C. Certainement le cadeau de sa petite-amie ou une chose du genre... Cette dernière était toujours accrochée à l'uniforme du roux et ne l'avait jamais quittée. C'était d'ailleurs une des raisons pour laquelle il pensait à Ferdinand comme un amour à sens unique... Le connaissant comme quelqu'un de très soigné, il s'étonnait qu'il ait pû la perdre, surtout qu'elle n'était pas près de sa chambre. Il continua son chemin, se promettant de la lui rendre demain, tout en le taquinant un peu.
Le lendemain matin, en cours...
« -Vous semblez un peu fatigué Hubert. Vous devriez dormir un peu plus.
Il fronça les sourcils. Il ne pouvait pas avoué à son professeure qu'il n'avait pû trouver le sommeil, faisant rouler toute la nuit la broche de Ferdinand entre ses mains. Il avait cherché toute la nuit l'existence d'une jeune femme de l'âge du roux avec pour initiale le C. Cependant, ces recherches n'ont abouti à rien de concluant.
-Je suis d'accord avec elle, ajouta Edelgard, ne vous surmenez pas trop. J'ai besoin que vous soyez en pleine forme pour la bataille de l'Aigle et du Lion.
Il acquiesa et questionna quelques secondes le rapprochement entre la princesse et leur professeure. Non, j'ai pleinement confiance en elle.
-Dîtes Hubie, vous ne sauriez pas où est Ferdie ?
Il leva la tête, croisant la mine soucieuse de Dorothea.
-Pourquoi diable saurais-je où il se trouve ? Et puis, n'êtes-vous pas censé le détester ?
Elle sourit, ses yeux pétillants de malice.
-Voyons Hubie, nous savons tout les quatres pour quelle raison vous sauriez où ce trouve Ferdie.
Elle fit un clin d'oeil aux filles pendant qu' Hubert grommeler un sort de silence.
-Pour répondre à votre question, non, je ne sais point où il se trouve.
Elle fit la moue, son visage disant vous vous en sortez, pour l'instant.
-Cet étrange, d'habitude il est toujours là à nous crier haut et fort qui il est.
Le professeure approuva tandis qu'Edelgard fronçait les sourcils.
-Dorothea, pouvez-vous aller dans sa chambre et vérifier qu'il va bien ? Demander à Petra d'y aller avec vous.
La jeune femme gloussa avant de partir vers la brigidienne, la traînant vers les dortoirs.
-Vous devriez le lui dire.
Hubert regarda leur professeure comme si une deuxième tête venait de lui pousser.
-Professeure, vous savez très bien que cela est impossible.
-Je suis totalement d'accord avec elle. Vous avez mon approbation et mon total soutien.
Hubert se pinça l'arrête du nez.
-Princesse, j'ai juré de passer ma vie à vous protéger et à vous aider. Je n'ai pas le temps de compter fleurette avec une amourette qui ne durera qu'un temps. De plus, notre future séparation pourrait malmener une future alliance entre lui et vous.
Byleth pouffa.
-Mais Hubert, vous ne lui avez même pas demander de sortir avec vous. Comment pourriez-vous savoir si votre relation durera ou pas ?
-Je le sais Princesse. Au bout de quelques mois, voires quelques semaines il se désinterresera de moi et me quittera. Et cela, je ne pourrais le supporter. Et cela, je ne pourrais le supporter. De plus, il aime déjà quelqu'un.
Edelgard allair rétorquer quelque chose mais le bruit de la porte l'en empêcha. Ils se tournèrent tous vers la source du bruit et virent Dorothea essouflée, la princesse de Brigid à ses côtés.
Toute la classe se rapprocha d'elles pendant que la chanteuse reprenait son souffle.
-C'est... Ferdie...
Hubert sentit son sang se glaçait. Qu'avait-il encore fait se crétin ?
-Ferdie... Il a disparu !
A quelques kilomètres de là...
Ferdinand ouvrit difficilement les yeux. Une douleur sourde lui vrillait le crâne tandis qu'une chose lui serrait les poignets. Il remarqua qu'il n'était plus dans sa chambre. Les murs autour de lui ressemblaient à une grotte tandis que les barreaux étaient ceux d'une prison, voir d'un cachot. Il était assis sur une couchette en mauvais état à même le sol où il aurait juré voir passé un rat. De grosses menottes attachées à ses poignets et à ses jambes rendaient difficiles une possible fuite. Il semblerait que mes kidnappeurs n'ont pas fait les choses à moitié. Il avait honte de lui... Comment le grand Ferdinand Von Aegir avait pû se faire enlever aussi facilement ? Certes, il avait des circonstances atténuantes, mais tout de même... Il se remmémora difficilement son enlèvement, tentant de trouver un indice sur son lieu de captivité.
La nuit dernière...
Il était un homme d'habitude. Tout les soirs, il partait en cuisine se préparer une tasse de thé pour appaiser son sommeil agité. Ces déplacements nocturnes avaient alimenté la légende du "fantôme de Garreg Mach", bien que la plupart des élèves pensaient que c'était Hubert.
Donc comme tout les soirs, il buvait un thé de Seiros parfaitement réalisé par ses soins. En retournant vers sa chambre, il avait sentie une présence qui l'observait. Toutefois, il n'y avait pas prêté attention, pensant que c'était un chat ou une chouette. Soudain, il entendit des pas. Il n'eut pas le temps de se retourné qu'il reçu un coup à la tête.
Il ne perdit pas totalement connaissance et vit des personnes se regrouper autour de lui. Au vue de leurs accoutrements, ils étaient élèves mais il ne pouvait l'assurer. Ils luttait pour garder les yeux ouverts, voyant ses ravisseurs devenir de plus en plus flous. Ils chuchotaient tandis que l'un d'entre eux le mit sur son épaule. Il put entendre :
« -Désolé Monsieur, nous ne vous voulons aucun mal. »
Il eut le temps de détacher sa chevalière avant de perdre connaissance pour de bon.
Retour au présent...
J'espère que quelqu'un de confiance l'a retrouvé...Il se permit de soupirer avant de se reprendre. Ils ne devaient pas avoir fait plus de quatres ou cinq heures de route. Donc, dans un rayon de trois cent kilomètres autour de Garreg Mach. Certes c'était énorme, cependant très peu de bâtiments autour de l'école possédaient de tel cachot. Il regarda plus attentivement son environnement. Les barreaux semblaient plus récents et résistants que la grotte. Ils ont aménagé cela juste pour moi... C'était donc un acte prémédité... Il examina l'un des murs et une chose le surprit: un aigle à deux têtes. L'Empire... Il réfléchit quelques secondes et il se rappela qu'une ancienne tour érigé par l'Empire correspondait à ces critères. Bien qu'il ne connassait pas les possessions des autres puissances, il était certain de se trouver dans un bâtiment impériale.
Mais pourquoi m'aurait-il kidnappé ? Pour affaiblir mon père ? Non, le risque de vengeance est beaucoup trop élevé. Et puis, il posséde de nombreux alliés extrémements puissants. Je n'ai rien fait au monastère qui puisse justifier de telle représaille. Qu'avait-dit ce jeune homme ? Ils ne me voulaient aucun mal... Je ne suis donc pas la cible principale... Mais qui...
Il ne pût pousser ses réflexions plus loin. En effet, une personne venait d'entrer dans sa cellule. Ferdinand le reconnu immédiatement. C'était le faux-noble que Hubert et leur professeur avaient remis à sa place.
Le noble n'arrêtait pas de le fixer, un sourire tordu collé à un visage qui l'était tout autant.
-Tu sais pourquoi tu es là ? Dit le noble en riant.
Ferdinand secoua négativement la tête tout en guettant une faille dans la posture du jeune homme.
-Tu es ici pour me servir de moyen de pression.
Ferdinand plissa les yeux et fronça les sourcils.
-Que voulez-vous à mon père ?
Le noble prit une mine choquée avant de partir dans un grand éclat de rire. Il est fou...
-Ton père ? Il n'a rien à voir là-dedans voyons. Non, je vise un chien bien pire que la loque qu'est votre géniteur.
Il grinça des dents avant de rétorquer :
-La seule loque que je vois dans cette pièce, c'est vous.
-Tu n'as pas tort Aegir. Toutefois, je n'aime pas le ton que tu emploies avec moi.
Le roux eu le réflexe de se baisser, évitant le coup de poing du noble.
-Je passerais l'éponge pour cette fois.
Puis, le noble se rapprocha dangeresement de lui. Il ne pouvait rien faire, ayant les pieds et mains liés. Il reculait jusqu'à ce qu'il soit dos au mur, le noble au dessus de lui.
-Je me demande quelle tête il ferait si je lui annonçait que j'avait pris toutes les premières fois de son cher Ferdinand... Il serait certainement rouge de rage et tenterait de me tuer... Amusant...
Mais de qui parle-t-il ?
-Enfin, ce n'est pas pour cela que je suis là.
Le roux sentit qu'on lui touchait les cheveux. Il se dégagea rapidement de la prise mais trop tard. Le noble avait dans sa main une méche de ses cheveux qu'il enroula avec un ruban.
-Ceci est un cadeau pour ton admirateur secret.
Le noble lui fit un clin d'oeil avant de s'en aller, laissant Ferdinand seul avec lui-même.
