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Rating:
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Categories:
Fandom:
Character:
Additional Tags:
Language:
Français
Series:
Part 1 of Héritière de Morrigan
Stats:
Published:
2020-11-10
Completed:
2020-11-15
Words:
4,682
Chapters:
2/2
Hits:
29

Enfant de Morrigan

Summary:

Background pour mon perso de scion

Chapter Text

Le campus de l’université lui faisait à peu près la même impression que chaque centimètre de Boston qu’elle avait pu visiter depuis son arrivée cinq semaines au par-avant, c’était à dire celui d’une fourmilière géante. Sur les classeurs qu’elle tenait dans les bras s’affichait une carte détaillée des bâtiments de l’Université dont la légende colorée lui donnait mal à la tête. D’ailleurs « détaillée » n’était pas le mot. Il y avait tellement d’informations sur cette carte qu’elle était presque illisible. De toute façon pour pouvoir l’utiliser, Maebh devait d’abord deviner où elle se trouvait dessus. Elle devait d’abord se rendre aux bureaux administratifs pour son rendez vous avec le directeur afin de finaliser son embauche, elle devait ensuite trouver où se trouvait son bureau dans le bâtiment du « Collège d’éducation et de développement humain » où se trouvaient les département de théologie et de sociologie. Après cela il fallait qu’elle devine où se trouvait la salle de repos réservée aux professeurs car elle avait reçu un e-mail la veille lui indiquant que certains de ses collègues avaient prévu de l’accueillir.

Pour réussir tout cela il fallait qu’elle parvienne à traverser la foule compact des élèves qui se pressaient autour d’elle. Elle s’était reculée sur un carré de pelouse, hors des allées principales afin d’éviter le flux continu de circulation, réussissant au passage à ne toucher personne en attendant d’avoir décidé de la manière dont elle allait aborder le problème. Elle n’eut cependant pas le temps de passer cette étape. Elle était montée sur un banc pour observer la disposition des différents blocs lorsqu’une main se posa sur son épaule. Un homme était montée la rejoindre et la regardait avec un sourire bienveillant qui ne l’empêcha pas de sursauter.

- « As ucht Dé ! » s’exclama-t-elle
- « Mademoiselle Gallagher, je présume ? J’ai été prévenue de votre arrivée, j’espérais vous croiser ce matin. Je m’appelle Jevon Gordon, je suis professeur de Littérature Moderne.»

Maebh remonta machinalement le bord de son col roulé et tendit une main plus stable que son coeur n’aurait dû lui permettre après cette petite frayeur. Jevon Gordon la serra avec un petit rire. Un flash de calme et de bienveillance traversa la jeune femme comme une vague de chaleur qui partait de cette poignée de main et qui remontait le long de son bras pour atteindre son esprit et le stabiliser. Le ressenti qu’elle tirait de ce contact était assez encourageant.

- « Maebh Gallagher. J’imagine que personne n’a l’air aussi perdu en plein milieu de l’année ? »
- « Il y a un peu de cela, et j’ai eu l’occasion de voir votre photo en salle de repos. Le directeur nous a brièvement parlé de vous et de votre livre. Votre photographie apparaît en quatrième de couverture. »
- « Oh…. Bien sûr. »

Elle jeta un regard autour d’elle, les élèves les regardaient en souriant, certains pouffant légèrement derrière leurs mains en regardant les deux professeurs. L’irlandaise se rendit compte qu’ils offraient un spectacle un peu saugrenu, d’autant que le costume impeccablement repassé de Jevon Gordon criait presque son statut de professeur. Qu’elle soit prise pour une élève ou un enseignant, la scène avait quelque chose d’un peu grotesque. Elle prit le parti de sourire légèrement à leurs spectateurs et de leur adresser un signe de la main. Ces derniers lui répondirent avec un enthousiasme non dissimulé mais un air légèrement interrogateur.

- « J’imagine que descendre serait une bonne idée. »
- « Qu’essayez vous de repérer ? »
- « Simplement où je me trouve… Je dois me rendre dans le bureau de Mr. Kolovos. »
- « Vous êtes... » il pointa son index sur un croisement au sud du campus. « Ici. Je n’ai pas de cours avant encore deux heures, si vous le souhaitez je peux vous accompagner. »
- « Je vous en serai très reconnaissante, merci. »

Gordon descendit du banc et tendit une main pour aider Maebh à en faire de même. Elle la saisit, retrouva le plancher des vaches et ils rejoignirent le fourmillement des élèves dans les allées. Le professeur de littérature n’en avait cependant pas fini avec elle apparemment. Il se tourna à nouveau vers elle, son cartable en cuir à la main et ses dreadlocks rebondissant légèrement derrière lui.

- « Votre accent est charmant. »
- « … Merci ? J’imagine que je vais devoir faire attention en cours si je veux que les élèves fassent attention à ma façon de parler. »
- « Oh, à moins que vous ne décidiez de leur parler Gaélique je doute que vous ayez beaucoup d’effort à faire. Cela vous attirera probablement une certaine curiosité de la part des étudiants. Il y a beaucoup de descendants des premiers émigrés Irlandais à Boston mais très peu qui aient jamais vu l’Irlande. »
- « C’est …. un autre univers. »
- « Vous n’avez pas trop de mal à vous faire à la vie dans une grande métropole Américaine ? »
- « …. Je ne suis pas beaucoup sortie de chez moi pour être honnête… J’ai passé les cinq dernières semaines à travailler mon plan de cours pour le semestre. »
- « Nous remédierons à cela, si vous voulez. »

Maebh hocha la tête avec douceur. Elle n’avait pas grand-chose à répondre à cela, visiter Boston allait de toute façon s’imposer à un moment ou à un autre, elle ne pouvait pas limiter sa vie à Fenway Park et au Campus et elle n’en avait pas l’intention. L’idée d’aborder l’année sans préparation satisfaisante l’avait terrorisée pendant ces cinq dernières semaines, elle avait utilisé chaque heure où elle ne mangeait ou ne dormait pas à former le contenu du maximum de cours dont elle était humainement capable. Leur logeur et colocataire, Damian, avait été d’un grand secours. Le professeur d’Arts Dramatiques avait contacté des élèves de l’année précédente pour leur demander le contenu des cours des quatre années qui couvraient l’emploi du temps de Maebh. Elle avait gagné un temps précieux sur l’organisation de son programme.

S’efforçant de mémoriser le chemin du bâtiment administratif et en traçant mentalement leur cheminement sur la carte infernale, Maebh ne remarquait pas le sourire amusé de son collègue. Lorsqu’elle releva les yeux vers lui elle se rendit compte qu’il lui avait probablement posé une question qu’elle n’avait pas entendue.

- « Excusez moi, vous disiez ? »
- « Je vous demandais si vous aviez l’intention de vous investir dans des activités d’associations ou de groupes d’étudiants. »
- « J’imagine que cela viendra forcément, mais dans un premier temps je vais essayer de m’ajuster au mieux à mon poste, à mes collègues, à mes cours et à mes élèves… Sans parler de la ville. »
- « Ahah oui j’imagine que je vous en demande beaucoup d’un coup, prenez votre temps bien sûr. Je ne vous pose pas la question innocemment, évidemment. J’ai monté un club de débat avec les élèves de littérature du campus, mais je dois vous admettre que peu d’élèves des autres cursus viennent se prêter à l’exercice et lorsque j’ai lu votre livre j’ai immédiatement pensé que vous seriez un moteur de discussion très intéressant si cela vous intéressait. Vos élèves pourraient être une addition très productive également »
- « Je comprends. Je vous ferai part de ma réponse lorsque je me sentirai plus à l’aise sur le campus. » dit-elle avec un sourire engageant.

Leurs pas les avaient menés jusqu’à un bâtiment de briques rouges s’étendant derrière une cour herbeuse. Ils gravirent les quelques marches qui les séparaient des portes et s’engouffrèrent dans les couloirs. Après quelques virages, elle n’eut plus aucune idée du chemin qu’elle devrait reprendre pour quitter le building mais elle s’efforça de ne pas y penser. Elle arriverait à l’heure à son premier rendez vous et c’était déjà ça de gagné sur sa journée. Devant un bureau vitré le professeur Gordon l’abandonna en lui serrant à nouveau la main et en lui indiquant qu’il serait dans la salle de repos. Maebh réalisa trop tard qu’elle ne lui avait pas demandé où se trouvait cette salle.

Le bureau du directeur était d’un cliché sans nom. Un bureau massif en acajou sur lequel était posé une plaque portant le nom de V. Edgeworth en lettres dorées sur un fond noir. Des piles de papiers un peu partout mais rangés presque à la règle. Quant à l’homme qu’était Mr Kolovos , il était tout ce qu’on attendait d’une série télévisée. Un sourire colgate, une attitude positive et accueillante, il jouait même avec son stylo à bille hors de prix.

- « Mademoiselle Gallagher ! » s’exclama-t-il comme si elle lui faisait une bonne surprise. « Je suis heureux de vous rencontrer enfin en personne, désolé d’avoir été absent lors de votre premier rendez vous avec le bureau d’administration. »
- « Un plaisir également. »

Elle serra la main tendue par dessus le bureau brièvement. La sensation qui l’assaillit la mit extrêmement mal à l’aise. Sentir son regard insistant s’attarder sur elle finit de lui donner un semblant de nausée. Elle s’assit, croisa les jambes et posa ses classeurs en équilibre sur sa jambe pour en sortir les derniers papiers à signer en prétendant n’avoir rien remarqué. Machinalement elle frotta légèrement ses lèvres l’une contre l’autre pour s’assurer que son rouge à lèvre était toujours en place. La liasse de papier quitta ses mains pour reposer sur le bureau puis passa entre celles de Kolovos qui ne l’avait toujours pas quittée des yeux. L’Irlandaise respira profondément et redressa la tête pour le rencontrer son regard. Sans surprise le directeur choisit à ce moment là de se concentrer sur les papiers qui venaient de lui être tendus. Il les parcourut pendant de longues minutes, vérifiant que tout était en ordre, apposant sa signature ici et là. Finalement il lui tendit une partie des documents à conserver et lui adressa un nouveau sourire digne d’une publicité.

- « Je crois que cela signe vos débuts officiels dans notre université. Bienvenue Mademoiselle Gallagher. Ou puis-je vous appeler Maeve ? »
- « Mademoiselle Gallagher. Je vous remercie Monsieur Kolovos, de me donner la chance d’enseigner dans votre université, j’ai conscience des challenges qui m’attendent et je vous promets que vous n’aurez jamais à vous plaindre de mon professionnalisme. »
- « Je suis certain que vous n’aurez aucun mal à vous intégrer à l’équipe, avez-vous besoin d’un guide pour vous faire visiter le Campus. »
- « C’est très aimable à vous de vous inquiéter, j’ai eu la chance de rencontrer le Professeur Gordon a pris sur son temps libre pour m’accompagner dans la découverte du campus et de la ville. »
- « Parfait ! »

Son ton avait quelque chose de surjoué, son enthousiasme semblait un peu amère. Il se leva et ouvrit la porte à Maebh. La jeune femme le salua poliment et sortit en évitant une main qui se serait probablement posée dans son dos autrement. Une fois hors du bureau elle relâcha un souffle qu’elle avait retenu depuis son entrée. Le plus vite qu’elle put sans se mettre à courir elle sortit du bâtiment pour respirer pleinement…

L’air de Boston n’était pas l’air des routes irlandaises, mais en cet instant c’était suffisant pour l’aider à se calmer. Elle regarda à nouveau la carte du campus et repéra le bâtiment du Collège d’Éducation et de Développement Humain. A priori tout ce qu’elle avait à faire était de tourner à droite sur la rue principale jusqu’à l’opposé du campus.

Le voyage à travers la foule était assez intéressant. Les élèves se pressaient par petits groupe de trois à cinq personnes environ et naviguaient à un rythme rapide mais qui semblait répondre à une certaine logique. Afin d’éviter un maximum les contacts physiques accidentels Maebh décida de se positionner à une petite distance d’un groupe d’élève qui semblaient partir dans la direction qu’elle souhaitait atteindre, lorsque le groupe bifurqua sur la droite dans un bâtiment de pierres grises elle répéta l’opération avec un second groupe puis un troisième. Lorsqu’elle estima qu’elle avait suffisamment avancé elle interpella une jeune femme blonde habillée dans des couleurs pastelles qui discutait avec un jeune homme manifestement attiré par l’esthétique gothique.

- « Excusez moi, je cherche le C.E.D.H ? pourriez vous m’indiquer le chemin ? »
- « Vous y êtes presque ! C’est le bloc suivant. » lui indiqua la blonde en enlevant une sucette de sa bouche avec un sourire. « Vous cherchez quelqu’un en particulier ? »
- « Non, je dois installer mon bureau pour le semestre. Je remplace le professeur Hotchner. »
- « Oh !! vous êtes le professeur Gallagher !! Votre visage m’étais familier ! Votre nom est apparu sur notre emploi du temps il y a quelques semaines ! J’ai lu votre livre en prévision du début de semestre ! »
- « Emily, la même chose sans t’exciter dans tous les sens ? » lui dit son ami avec un sourire en coin.
- « Pardon ! Je m’appelle Emily Foster, je suis en troisième année en sociologie ! »
- « Enchantée Emily. » dit Maebh avec douceur.

Elle tendit la main vers sa future élève puis vers son ami, dont le nom lui échappa. Si l’impression qu’Emily Foster lui envoya par ce contact était celle d’une explosion de confettis multicolores, son ami lui communiqua une profonde sensation d'angoisse qui lui serra la gorge. La sensation lui fit porter la main à sa gorge pour faire passer ce sentiment. Elle manqua quelques secondes de conversation. Son regard se porta malgré elle sur le lourd collier de cuir qui ornait le cou de l’adolescent. Ce dernier eut l’air de le remarquer et regarda sur le côté, ses cheveux masquant son visage, mais le mouvement révéla une ombre sur la peau d'albâtre.

Emily s’était penchée sur le plan posé sur les classeurs de sa professeur, ce qui l’alerta sur le besoin de se reconnecter à la réalité. Elle suivit le regard de la jeune fille sur les notes qu’elle avait prises sur le chemin qui menait à son bureau.

- « Oh ! C’est au premier étage ! Je peux vous accompagner si vous voulez. »
- « Si cela ne vous dérange pas, je vous en serai reconnaissante… Je suis un peu perdue. »
- « Ce n’est pas étonnant, même pour les gens du coin le Campus est un vrai labyrinthe ! Edward, tu viens aussi ? »
- « Je vais aller au refectoire, j’ai la dalle. On se voit en S.R.E ? »
- « Okay, à tout à l’heure ! «  dit-elle en lui adressant un signe de la main, apparemment ignorante de son malaise. « Venez avec moi je vais vous montrer ! »

Maebh secoua légèrement la tête. Elle n’était pas venue enseigner à Boston pour s’impliquer dans la vie personnelle de ses élèves sans y avoir été invitée, elle suivit Emily dans le bâtiment d’Éducation et Développement Humain.

- « S.R.E ? »
- « Sociologie des Races et des Ethnies. »
- « Oh. Oui, c’est le cours du professeur Damer. J’ai échangé avec lui par e-mail. »
- « J’imagine qu’il devait être enthousiaste de vous voir arriver, il a parlé de votre livre en cours lorsqu’il est sorti il y a deux ans. »
- « Il… a su donner un avis construit sur mes écrits en effet. » répondit prudemment Maebh sans s’avancer d’avantage.

Emily éclata de rire en la menant vers les escaliers. La froideur de cette fin de janvier s’engouffrait derrière les élèves dans les couloirs des buildings universitaires, faisant frissonner les plus frileux. La neige n’était pas loin, elle se sentait dans l’air.

- « Mr Damer a des avis sur tout mais il ne pense pas à mal. Les premières années sont souvent terrorisés à l’idée de lui rendre des devoirs car il est très critique mais il est beaucoup plus indulgent qu’il n’en a l’air. »
- « J’aurai le temps de m’en rendre compte également. » répondit-elle
- « Vous ne parlez pas beaucoup, hein ? »

Maebh esquissa un sourire, un petit rire lui échappa à la question brutalement spontanée de son élève. Elle lui retourna un regard qu’elle espérait chaleureux.

- « Moins que d’autres. Mais si vous vous inquiétez pour les cours, ne vous en faîtes pas, je n’ai aucun problème à parler pendant deux heures devant un amphithéâtre. »
- « Avez vous déjà un assistant ? »
- « Un assistant ? »
- « Oui, certains professeurs choisissent un élève ayant de bons résultats dans leur matière pour les seconder. Leur assistant prend les devoirs à rendre, distribue les polycopiés, aide à préparer les cours ou les TP si besoin… Ce n’est pas une obligation mais cela donne l’occasion à un élève particulièrement appliqué de se distinguer. »

L’irlandaise avait du mal à cacher son amusement face au manque de subtilité d’Emily, mais elle la trouvait charmante et après tout ce serait probablement une bonne idée d’avoir un peu d’aide surtout dans un premier temps.

- « Et vous n’auriez pas par hasard une idée des élèves ayant les meilleures notes sur les troisième et quatrième années ? »
- « Oh il y a quelques bons candidats bien sûr. » Dit Emily. « Mais Helena est la seule à avoir de meilleures notes que moi et c’est une emmerdeuse. »

Elle fouilla dans son sac pour lui remettre ses résultats d’examens et ce qui devait être une copie de son mémoire. Ses notes étaient excellentes et le titre de son mémoire fit sourire Maebh.

- « Je suis certaine qu’elle en aurait autant à dire à votre sujet mais Si vous me permettez de garder ceci je réfléchirai à vous prendre comme assistante après m’être familiarisé avec votre travail. »
- « Merci beaucoup ! Oh et voici votre bureau ! »

Elles étaient arrivées devant une porte en bois sombre avec une poignée ronde. Maebh prit la clef remise par l’Université et la fit tourner dans la serrure, à l’intérieur de la pièce se trouvaient un bureau de bois recouvert d’une plaque de verre, des étagères sur presque tous les murs et…. Des cartons… beaucoup de cartons. Elle entra en soupirant en voyant la tâche qui l’attendait, mais Emily posa son sac sur une des chaises contre le mur.

- « Et je parie qu’ils n’ont même pas mis les cartons dans l’ordre ! Je n’ai pas cours avant 16h si vous voulez, ça ira plus vite à deux ! »

Il y avait des situations et des gens contre lesquelles il était inutile de lutter, Maebh ne le savait que trop bien. Même si elle n’était pas la meilleure élève de sa promotion, Emily Foster était exactement ce qu’il lui fallait pour s’adapter. Archétype-ment américaine, elle semblait motivée, fonceuse, sociable… Lire son mémoire serait probablement instructif quant aux autres aspects de sa personnalité mais si la blonde avait d’ores et déjà gagné sa place d’assistante.

Les deux jeunes femmes remontèrent leurs manches et entamèrent leur bataille contre l’invasion de cartons qui encombraient leur futur espace de travail.