Chapter Text
Me revoilà avec une nouvelle histoire qui comportera une bonne vingtaines de chapitres. J'espère que vous aurez autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à l'écrire. Merci à Delicity de m'avoir encouragé à écrire cette fiction, merci de m'avoir lu et corrigé.
Comme tous les soirs depuis quelques temps déjà, Oliver rentra du bureau assez tard. Il gara sa voiture au garage puis regagna la maison non sans oublier de passer par son bureau afin d'y déposer son attaché case et d'y prendre quelques documents qu'il étudierait durant son repas. Il gagna ainsi la pièce de vie où il retrouva sa femme. Il déposa un baiser sur sa joue avant de s'installer au bar de leur cuisine où l'attendait son repas. Il posa la liasse de documents qu'il avait en mains, attrapa ses couverts et mangea machinalement tout en lisant ce qu'il avait sous les yeux ne remarquant même pas sa femme qui se tenait face à lui et qui le regardait avec un air triste, las et fatiguée.
- Oliver ?
Elle tenta d'attirer son attention, mais c'était peine perdue, il était concentré sur sa lecture et ne tressaillit même pas à son prénom. Elle retenta une seconde fois en haussant le ton et cette fois, il daigna relever la tête.
- Il faut qu'on parle.
- Plus tard Felicity, je n'ai pas le temps là.
Felicity marmonna un « comme d'habitude » avant de se retirer de la cuisine et de s'installer devant la télévision qu'elle ne regarda pas vraiment. Elle la fixait mais était perdue dans ses pensées. Elle n'en pouvait plus du comportement de son mari, elle était à bout et aspirait à autre chose qu'à lui servir ses repas et coucher avec lui quand l'envie lui en prenait.
Ne vous méprenez pas, sa vie n'avait pas toujours été ainsi. Oliver était un homme merveilleux, toujours aux petits soins pour elle, veillant à son bien-être et à celui de leurs enfants mais tout avait changé deux ans auparavant quand la ville a subi une attaque terroriste tuant des milliers de personnes. Des bombes avaient fait sauter les lignes de métros et comme si cela n'avait pas suffi, les protagonistes avaient également fait sauter le cinéma et la salle de spectacle détruisant des quartiers au passage, semant la peur et le chaos dans toute la ville.
Les pompiers avaient été dépassés, il y avait eu des corps partout jonchant les trottoirs, d'autre coincés sous les débris. Les gens avaient couru à travers la ville, hurlant et priant pour leurs vies. Cette journée avait marqué à jamais l'âme de la ville ou les âmes de tout le monde. Oliver était maire et avait géré du mieux qu'il avait pu cette horreur. Une fois le calme revenu, les morts enterrés, il avait promis à la population qui craignait chaque jour une nouvelle attaque qu'il n'y aurait plus jamais d'événements aussi atroces dans leur ville, qu'il y veillerait. Et depuis deux ans maintenant il se perdait dans cette quête.
Il avait abattu un travail de titan au détriment de sa famille. La ville était l'une des (villes les) plus sécurisées du pays. Il y avait des contrôles partout, des détecteurs de métaux placés à chacune des entrées d'établissements importants ou non. Des caméras qui veillaient sur la population, des drones qui survolaient le ciel et encore bien d'autres choses. Oliver était devenu si obsédé par la sécurité qu'il trouvait toujours de nouvelles choses à y ajouter. En ce moment il était sur la rénovation totale d'un quartier moyen. Il avait fait déplacer la population dans des bungalows tout confort et avait entreprit de gros travaux dans les logements sociaux afin qu'ils résistent à n'importe quel impact.
Ça coûtait de l'argent mais Oliver en avait. Sa famille détenait une entreprise et celle-ci lui fournissait l'argent nécessaire à la rénovation. Sans compter qu'il travaillait également sur la réfection du métro qui n'était toujours pas actif deux ans après l'attentat. Il le voulait à la pointe de la technologie avec des lignes les plus sûres au monde. Il voulait absolument tout contrôler et c'était ce qu'il faisait. Sa vie se résumait au bien-être des citoyens et si Felicity avait trouvé son idée excellente quand il lui avait exposé, maintenant elle déchantait. À plusieurs reprises ils s'étaient disputés concernant leur vie de couple et familiale et Oliver avait promis de faire des efforts. Il en avait fait mais ceux-ci ne duraient jamais très longtemps. Les mauvaises habitudes reprenaient vite leur place dans sa vie.
C'est le cœur lourd et des larmes dans les yeux que Felicity se leva du sofa. Elle regagna la cuisine où comme chaque soir l'assiette vide d'Oliver trônait sur le plan de travail. Elle la prit, la nettoya avant de la placer dans le lave-vaisselle. Elle regarda ensuite dans le réfrigérateur si tout était prêt pour sa journée du lendemain, si elle n'avait rien omis puis elle éteignit les lumières. Elle se positionna ensuite contre le chambranle de la porte du bureau d'Oliver et le regarda quelques secondes avant d'entrer pleinement dans la pièce. Son mari lui manquait. Elle l'aimait de toutes ses forces et elle n'en revenait toujours pas du tournant qu'avait pris leur relation. Elle plaça sa main libre sur son épaule et la massa doucement avant de demander d'une petite voix emplie de larmes qu'Oliver ne remarqua même pas.
- Oliver, j'ai besoin de te parler.
Elle était insistante mais elle voulait vraiment qu'il entend ce qu'elle avait à lui dire.
Il fit pivoter son siège vers elle tout en soufflant avec lassitude. Il était usé de sa journée et n'avait qu'une envie boucler ce travail pour aller se coucher.
- Quoi ? Hurla-t-il presque sans vraiment s'en rendre compte.
Felicity eut un sursaut de recul à son intonation. Elle prit une grande inspiration, refoulant ses larmes et d'une voix sûre, elle répondit.
- Non rien, oublie.
Ce qu'il fit, il retourna à son travail et ne vit pas l'enveloppe que sa femme déposa sur le coin de son bureau, ni même ses larmes qu'elle avait fini par ne plus savoir contenir. Elle monta à l'étage le cœur lourd. Elle embrassa chacun de ses enfants avant de noyer son chagrin sous l'eau chaude de la douche.
Peu après minuit, Oliver se leva, éreinté. Il éteignit la lumière de son bureau puis gagna à son tour l'étage. Il fit les mêmes gestes que Felicity, embrassa ses enfants, prit une douche puis se coucha à côté de son épouse. Il déposa un baiser sur son épaule nue avant de sombrer jusqu'à ce que son réveil ne se déclenche à sept heures pétantes.
Il sortit de son lit non sans mal. Il regarda sa femme encore profondément endormie et ne put que l'envier de la voir ainsi, si paisible. Il remonta le drap sur elle, prenant soin de ne pas la réveiller, puis il gagna la salle de bain où une douche fraîche finirait de le réveiller. Il enfila le costume que Felicity lui avait préparé la veille puis il alla réveiller ses enfants. Il les aida à s'habiller notamment Lucas qui avait encore du mal du haut de ses sept ans à passer son pull et à fermer son pantalon. Une fois le petit garçon prêt il passa la tête dans l'embrasure de la chambre de Mia et vit que sa petite princesse était prête. Il leur demanda de se taire afin de ne pas réveiller Felicity qui ne se levait pas avant sept heures trente puis ils descendirent ensemble à la cuisine. Oliver prépara le petit déjeuner de ses enfants avec l'aide de Mia.
Les enfants mangèrent dans le silence tandis que leur père était occupé sur son téléphone à superviser sa journée. Ils débarrassèrent leurs vaisselles qu'ils déposèrent dans l'évier avant de filer dans la salle de bain du rez-de-chaussée pour finir de se débarbouiller. Au moment où ils sortirent de la pièce, ils virent leur mère au bas des marches et comme chaque matin ils se jetèrent dans ses bras en hurlant joyeusement un « bonjour maman ».
Felicity les accueillit avec plaisir, leur faisant des câlins à n'en plus finir. Mia et Lucas étaient ses petits rayons de soleil, c'était un peu grâce à eux si elle tenait le coup ces derniers temps. Ce fut la voix d'Oliver qui les sortit de leur petit moment à trois.
- Préparez-vous les enfants, départ dans cinq minutes.
Il passa devant le trio, déposa un baiser sur le front de Felicity avant de s'esquiver à son tour dans la salle de bain.
Felicity repoussa doucement ses enfants, elle ouvrit ensuite le réfrigérateur, en sortit le déjeuner qu'elle leur avait préparé la veille puis glissa les deux boites dans chacun de leurs sacs qui étaient posés dans l'entrée. Elle aida ses enfants à se vêtir, ferma la petite veste de Lucas puis l'aida à lacer ses chaussures. Elle prit le temps de natter les cheveux de Mia, puis embrassa ses deux amours avant de les laisser regagner le garage où les attendait Oliver.
Une fois son petit monde partit, Felicity ne traîna pas. Elle bût un café, puis se prépara à la hâte. Elle rangea la maison puis elle gagna à son tour son véhicule et se rendit chez QC où elle évoluait en tant que vice-présidente.
Alors qu'avez-vous pensé de ce premier chapitre ? Avez-vous des idées pour la suite ?
