Chapter Text
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Histoire: The Archeologist
Sommaire: Après avoir travaillé pendant près d'une décennie en tant que Conjureur de Sorts, Harry se réveille dans une temporalité alternative, dans une tombe appartenant à Rose Potter. Fem!Harry
Genre: Aventure
Traduction de la fic du même nom de Racke, avec son accord.
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La cité perdue d'Atlantis était probablement la plus connue des cités perdues, parmi les modlus tout du moins, mais ce n'était certainement pas la seule cité mystérieusement perdue dans les sables du temps.
Certaines avaient été des cités moldues, d'autres avaient été magiques. Au final, la mort et la destruction causant la disparition complète d'une cité en une nuit n'était pas si inhabituels, surtout quand des Seigneurs Noirs étaient concernés.
Parfois c'était un sacrifice rituel pour quelque chose, d'autres fois c'était une attaque qui était allé au-delà de toute commune mesure, et parfois c'était un accident ou une expérience qui avait échappé à tout contrôle. Quelques fois cependant, c'était pour cacher ou protéger quelque chose.
Les tombeaux d’Égypte étaient une variante de la dernière catégorie, ayant été conçu comme un lieu de repos final qu'aucun mortel ne devait jamais pouvoir déranger. Le plus souvent, la dernière catégorie était utilisée pour insinuer que quelqu'un s'était donné beaucoup de mal pour cacher des trésors derrière une armée de mort-vivants, ou avait utilisé un génocide pour alimenter les défenses autrement que par des inferi.
Si Voldemort n'avait pas été aussi insistant pour opérer dans l'ombre, peut-être qu'il aurait caché un de ses horcruxes d'une manière similaire. Mais, qu'il ait suspecté que ça allait trop attirer l'attention sur les horcruxes qu'il voulait conserver secret ou qu'il doutait que même sacrifier un village moldu en entier aurait été suffisant pour arrêter Dumbledore s'il avait une vague idée d'où chercher, Voldemort opta pour une approche bien plus clandestine.
Personne ne remarque quelques centaines de moldus qui disparaissent, tant que c'est étalé sur une grande zone et sur une longue période. Et surtout, Personne ne pourrait déduire de ces disparitions quasiment inaperçues que quelqu'un avait installé un lac rempli d'inferi quelque part. Mais un petit village disparaissant sans une trace ? Ça serait plus que suffisant pour attirer l'attention de quelqu'un qui savait quoi chercher.
Harry n'aurait pas eu la moindre idée d'où commencer à chercher si Voldemort avait été si flagrant, à l'époque. Dumbledore l'aurait peut être quand même deviné, mais honnêtement Harry était quasiment sûr que Voldemort aurait gagné s'il avait été un peu moins insistant sur le fait de rester parfaitement caché.
C'est assez facile de trouver où quelqu'un cache 'des trucs importants' si tout ce que vous avez à comprendre est comment cette personne réfléchit. Du moins, tant que vous connaissez la personne en question. Si Voldemort avait juste à la place choisi une petite ville au hasard et l'avait transformé en un piège inextricablement mortel ? Tant qu'il s'était assuré que la ville était vraiment choisie au hasard, et que personne ne savait vraiment où commencer à chercher cette 'ville disparue', ça serait passé crème.
Il avait fallu à Harry la plus grosse partie d'une décennie pour atteindre le point où traquer des cités perdues était normal, et si Voldemort avait capitalisé sur son inexpérience en tant que Conjureur de Sorts à l'époque, ils auraient perdu.
Enfin, ce qui était fait était fait, Harry n'était pas vraiment le genre de personne à ressasser le passé. Il avait vécu toute sa vie en tant qu'orphelin, et il avait appris à ne pas se laisser consumer par ça.
Les choses s'étaient passées comme elles s'étaient passées, et bien qu'il ne pouvait pas exactement dire que ça s'était bien terminé pour tout le monde, ça aurait pu être bien pire.
Harry était satisfait de son travail, aussi gênant que ça puisse être de qualifier ses voyages sporadiques à travers le globe comme un 'travail normal'. Et même si ça n'avait pas marché avec Ginny, ils étaient toujours bons amis.
Sa seule vraie amertume avec la façon dont les choses s'étaient déroulées durant la seconde montée en puissance de Voldemort était que Teddy était orphelin. Harry avait essayé d'être là pour lui, mais avec un boulot qui l'amenait à l'autre bout du monde pendant des mois, ce n'était pas le truc le plus facile à faire, même s'il supposait que Teddy était suffisamment vieux maintenant pour ne pas être perturbé par ça. Les ados et leurs besoins d'indépendance, tout ça, tout ça.
Heureusement, les Conjureurs de Sorts pouvaient choisir leurs horaires. Ce n'était pas comme si une protection qui était restée en place pendant des siècles allait soudainement se désintégrer dans le mois. Du coup Harry pouvait généralement rentrer pour des choses comme Noël ou les anniversaires.
Et même si Harry était sur que Teddy aurait apprécié pouvoir passer un Noël ou deux à Poudlard, il n'avait vraiment pas voulu laisser Andromeda seule. Il était vraiment trop gentil des fois.
Harry essaya de se rouler en boule dans le froid mais échoua. C'était trop lourd, et il ne pouvait pas respirer.
Les yeux s'ouvrant brusquement d'un sommeil sans repos, Harry ne pouvait toujours rien voir. Uniquement l'obscurité et pas d'air et...!
La magie explosa et la pression laissa place à un froid mordant alors que Harry émergea de la surface d'un… d'un cimetière ?
Il frissonnait à cause du froid, il n'avait aucun vêtement et il-...
Harry fixa la pierre tombale devant lui, faisant de son mieux pour ignorer la sensation de la pluie d'hiver sur sa peau nue, frissonnant toujours à cause de l'adrénaline utilisée à se sortir de la boue.
Rose Jessica Potter
1980-1981
Fille bien-aimée et sœur chèrement regrettée.
Il n'y avait aucun autre 'Potter' que Harry reconnut autour de lui, mais quand il se força à se mettre debout avec des jambes tremblantes– notant distraitement que quelque chose clochait à ce niveau– il parvint à trouver une autre pierre tombale à proximité.
Remus John Lupin
1960-1981
Ami et frère aimé
C'était-... Harry n'était pas entièrement sure de ce qu'était ce truc, mais ce n'était clairement pas ce qui était sur la tombe de Remus Lupin la dernière fois que Harry l'avait vu.
Ouais. Non. Faisons les choses dans l'ordre.
Harry prit une grande inspiration. Un mouvement de la main créa un parapluie magique de fortune au dessus de lui, repoussant la pluie au loin. Il était toujours nu et... est-ce que c'était réellement un corps d'adolescente pubère ? Un autre mouvement de sa main bien trop petite lui donna une robe qui au moins le couvrait suffisamment pour qu'il n'ait pas trop à y penser.
Un 'tempus' sans baguette lui indiqua qu'il était en janvier 1993, ce qui était bizarre parce que la dernière fois qu'il avait vérifié, il était en 2015. Donc soit il était complètement fou, soit il avait d'une manière ou d'une autre voyagé dans le passé.
Sauf que les tombes n'avaient aucun sens, car Remus n'était pas mort avant 1998 et Harry était pratiquement sur qu'il aurait été au courant s'il avait une sœur.
Mais quand même, ça ressemblait vraiment à Godric's Hollow, ce qui voulait dire que ses parents devraient être enterrés ici. Et puisque ce n'était pas le cas, ça voulait probablement dire qu'ils étaient encore en vie quelque part.
Mis à part ça, Harry s'était réveillé à l'intérieur de la tombe de Rose, ce qui n'avait aucun sens-...
En fait, non, ce n'était pas entièrement vrai. Il y avait eu cet avertissement gribouillé qui avait été traduit en quelque chose à propos d'intrus étant 'bannis de la vie'. Ce qui avait eu l'air un peu particulier dans le phrasé.
Il n'y avait clairement aucun signe de qui que ce soit de ce côté-là invoquant Harry ici, donc il avait du être 'poussé' ici par quelque chose de son côté. Bien qu'essayer de deviner comment il avait bien pu survivre à ce qui s'apparentait très clairement au fait d'être banni de la réalité était vaguement terrifiant.
Il avait souvent blagué que sa spécialisation en tant que Conjureur de Sorts était d'y survivre, mais c'était un tout autre niveau de folie.
Il n'y avait même pas une seule trace de magie, mis à part sa propre tentative désespérée pour se libérer de la terre glacée.
Non, il avait besoin-... il avait besoin d'obtenir une baguette, et des vêtements, et de l'argent pour manger. Mais d'abord-... d'abord, il avait genre vraiment besoin de trouver un journal pour prouver que son sort de 'tempus' n'avait pas foiré d'une manière ou d'une autre.
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Le journal prouva malheureusement que le 'tempus' de Harry était parfaitement fonctionnel.
Ça ne lui avait rien dit par contre sur les questions qu'il avait au sujet de la famille Potter. Et ça ne lui donnait toujours aucun indice sur ce qu'il était supposé faire.
Il avait fini par faire un détour à Gringotts, afin de pouvoir compulser les livres d'histoire chez Fleury et Bott. Ils s'étaient prouvés un peu plus informatifs que les journaux, surtout parce qu'ils étaient bien trop heureux de régaler le lecteur à propos des mystères entourant le Garçon-Qui-Survécut et de la nuit fatidique d'Halloween qui lui avait donné ce surnom.
La famille Potter avait eu des jumeaux, un garçon et une fille. Lors de la nuit d'Halloween 1981, ils avaient été trahis par un ami proche et attaqués par Voldemort. Cependant, les seuls présents à ce moment étaient les jumeaux et un ami de la famille qui les gardait. Les évènements exacts après coup étaient inconnus, mais le résultat direct était que Remus Lupin périt en essayant de les défendre, la fille mourut aussi, et le garçon survécut miraculeusement alors que Voldemort fut vaincu.
Considérant ce que Harry savait de la façon dont il avait lui-même survécu-... Il n'y avait aucune chance que Remus se soit vu donner l'opportunité de 's'écarter', comme ça avait été le cas pour Lily. Donc même si Remus avait donné sa vie pour les défendre, ça n'aurait pas vraiment pu avoir son importance. La condition était toujours 'l'opportunité de survivre' et 'la volonté de se sacrifier', et sans la première, la deuxième n'importait pas vraiment pour le genre de magie nécessaire pour contrer le Sort de Mort.
Non, plus vraisemblablement, Voldemort avait tué Remus, dit à la fille de s'écarter et l'avait tué quand elle ne l'avait pas fait, avant d'échouer à tuer son frère. La question devenait alors 'pourquoi Voldemort avait eu l'intention de laisser Rose vivre' ?
Selon toute vraisemblance, la prophétie concernant Voldemort avait mentionné un 'il' comme la personne capable de le vaincre. Autrement Voldemort n'aurait pas hésité à tuer la fille aussi, peu importe le reste.
Mais quand bien même, Voldemort n'était pas le genre de personne à offrir une porte de sortie à juste n'importe qui. Non, il devait y avoir une raison. Et, voyez-vous ça, les livres d'histoire donnaient une raison plutôt bonne, quand on s'intéressait aux détails de qui les avait trahis.
Peter Pettigrew était le parrain de Rose Potter.
Pettigrew avait donc vraisemblablement émis une simple requête pour épargner l'enfant dont il était responsable, en échange du Potter que Voldemort voulait mort.
Harry doutait qu'une requête comme ça ait été faite avec l'idée que Voldemort allait réellement la prendre en considération. Et il aurait été un abruti de croire qu'inviter un taré meurtrier de masse dans un lieu avec des enfants allait bien se terminer pour les enfants.
Non, si Pettigrew avait fait cette requête, c'était vraisemblablement par peur. Et l'explication la plus simple concernant pour le fait que Pettigrew ait eu peur de causer la mort de Rose Potter était que parfois être nommé 'parrain' venait avec certaines responsabilités.
De fait, il était entièrement possible que Pettigrew ait contracté un contrat magiquement contraignant centré sur l'idée de garder Rose en sûreté. Et s'il s'était renié là-dessus, il aurait très bien pu être tué en résultat. Ces contrats étaient tombés en désuétude depuis des siècles, mais il était entièrement possible que les temps de guerre aient rendu les gens un peu plus investis dans la sécurité de leurs enfants. Il avait donc fait une requête pour la forme auprès de Voldemort de ne pas tuer Rose, mais s'attendant tout de même à ce qu'elle ne passe pas la nuit.
Excepté que Voldemort avait décidé d'honorer cette requête suffisamment pour donner à Rose une opportunité de s'écarter. Et elle ne l'avait pas fait.
Elle aurait du pouvoir comprendre ce que Voldemort disait pour que les conditions de sacrifice soient acceptables, et avoir quand même agi en conséquence. À peine plus d'un an et elle avait donné sa vie pour son frère.
Harry avait fait des choses très braves et très stupides pendant sa vie. Mais il les avait fait après avoir été conditionné pour ne jamais être capable de juste rester sur le banc. Il avait vu tellement de gens ne rien faire quand il avait grandi avec les Dursleys, que l'idée de faire pareil lui était impensable.
Et même alors, il n'avait pas vraiment été content d'être le seul capable de se lever et de sauver la situation. Alors l'idée qu'une fille qui n'était même pas capable de marcher soit capable de se sacrifier pour son frère en toute connaissance de cause-...
C'était une leçon d'humilité.
Mais peu importe, Pettigrew était à Azkaban et Sirius Black – le parrain du Garçon-Qui-Survécut – travaillait à Poudlard en tant que professeur de défense contre les forces du mal. Lily et James étaient toujours en vie et faisaient apparemment de la recherche ou quelque chose dans le genre, le livre n'était pas très clair à ce sujet.
Et ce fut là que Harry ne put plus compulser les livres sans que le propriétaire du magasin ne vienne le tancer pour qu'il achète les livres. Et il n'avait toujours pas l'argent pour payer le minimum vital, sans parler des livres.
Donc, direction Gringotts.
Il avait besoin d'argent et Harry n'avait jamais été très bon pour faire les poches.
C'était juste dommage pour Gringotts que leur système de sécurité n'obligeait personne à utiliser une baguette pour accéder à leurs coffres. Ça n'avait pas beaucoup d'importance d'habitude, parce que personne n'était assez cinglé pour essayer de cambrioler Gringotts, même avec une baguette.
Ils avaient les protections les plus vicieuses du monde moderne. Une conséquence du fait d'avoir un accès quasi illimité à un tas de connaissances perdues, grâce à leurs régiments de Conjureurs de Sorts.
Cependant, Harry avait été un Conjureur de Sorts pendant plus d'une décennie et s'était depuis longtemps fait un nom comme l'un des plus compétents dans le milieu. Il y avait toujours quelques Conjureurs spécialisés qui pouvaient encore le paumer dans leur domaine d'expertise, mais c'était une espèce en voie de disparition.
Et ce n'était pas juste une blague morbide à propos du pic de mortalité dans la profession faisant suite à la découverte de Yharnam par Gringotts. Harry ne connaissait qu'une poignée de gens qu'il n'arrivait pas vraiment à comprendre, morts ou vivants.
Après la Bataille de Poudlard, Harry avait beaucoup travaillé avec les aurors, au point qu'il était en quelque sorte devenu le responsable officieux pour gérer les Seigneurs Noirs qui mettaient le bordel.
Ça ne l'avait pas vraiment gêné. C'était déplaisant et il n'avait pas spécialement apprécié, mais c'était satisfaisant de savoir qu'un autre Voldemort n'allait pas pouvoir émerger sous sa surveillance.
Tout ceci avait continué jusqu'à ce qu'il manque de perdre un œil dans un de ces combats et que Ginny lui rappelle de manière très directe qu'il n'était pas immortel. Et que les méchants avaient besoin d'être chanceux juste une fois.
Considérant que Harry et Andromeda était la seule famille que Teddy avait toujours, il avait été très facilement persuadé de se trouver une autre carrière.
Toutefois, après une corvée très pénible en tant que professeur de défense à Poudlard– durant laquelle il avait manqué de se tuer à cause du stress d'être responsable d'une bande d'enfants bienheureusement ignorants sur les méthodes de survie – Harry avait du abandonner.
Il avait vu le monde à son pire et il en était venu à s'attendre régulièrement à ce qu'on essaye de le tuer. L'idée qu'un enfant pouvait croire qu'il allait vivre toute sa vie à l'abri des monstres était si ahurissante pour Harry qu'il avait failli en développer une dépression.
Il s'était attendu à l’idolâtrie, il s'était attendu au harcèlement constant pour des histoires à propos de ses nombreux exploits, il s'était même un peu attendus aux béguins dus à la célébrité. Il n'avait pas été préparé à un désintérêt total pour sa propre survie.
Il avait à peine tenu jusqu'à la fin de l'année.
C'était à ses vingt trois ans que Bill l'avait invité à une expédition, parce qu'il avait besoin d'une baguette supplémentaire au cas où des locaux auraient décidé d'ignorer l’autorisation de leur gouvernement pour que Gringotts accède au site.
Ce n'était pas spécialement récurent, mais c'était déjà arrivé. Et certaines parties du monde était plus particulièrement promptes à ce genre de désagrément que d'autres.
Ça s'était avéré plutôt calme en fait, et Harry avait passé la majeure partie de son temps à regarder Bill travailler et être globalement fasciné par la Conjuration de Sorts en action. Et bien sur, cette fascination le conduisit à se faire inviter à n'importe quelle autre expédition dont il pouvait accéder.
Inutile de dire que quand un célèbre sorcier pourfendeur de Seigneurs Noirs décidait qu'il voulait faire partie d'une dangereuse expédition, beaucoup de gens étaient trop heureux de l'avoir avec eux.
Il n'avait jamais été réellement employé par Gringotts, mais Gringotts ne se souciait pas vraiment de la façon dont ses employés décidaient de partager leur salaire et ne voyait donc aucun problème à ce que Harry les accompagne. Tant que la part des bénéfices de Gringotts n'était pas affectée, tout du moins.
Sa fascination constante avec le sujet l'avait amené à explorer certaines langues mortes, ce qui l'avait frustré au point d'aller déterrer une certaine Pierre qu'il avait balancé presque une décennie plus tôt.
Il avait vingt huit ans quand il était finalement devenu complètement aveugle de son œil droit et à ce moment il cherchait un bon endroit pour cacher la Pierre depuis presque un an.
Harry n'allait jamais admettre à qui que ce soit qu'il était parti chercher la Pierre, parce que ses amis savaient tous combien les fantômes cherchaient à attirer les vivants auprès d'eux. Que ce soit par malveillance véritable ou à cause de la perte des êtres chers, le résultat était le même.
Donc, avec personne n'étant au courant pour la Pierre, Harry n'avait pas eu d'autres choix que de deviner comment transformer la Pierre en un œil fonctionnel tout seul. Sans parler de faire l'opération par lui-même, juste pour être sur que personne ne vienne à penser qu'il y avait quelque chose de louche avec son nouvel œil.
Ça avait marché comme un charme, même s'il avait fallu une bonne semaine à Harry pour s'habituer au fait que le monde paraissait différent une fois observé au travers de l'une des Reliques de la Mort.
Tout de même, avec la Pierre avec lui, il avait réussi à comprendre beaucoup de détails sur divers fonctionnements magiques. À un point qu'il avait été forcé de le mettre par écrit, juste pour rester cohérent.
Et d'accord, le Ministère n'avait pas été très content avec lui quand il s'était mis à détailler par écrit des rituels horrifiques qui avaient résultés en des milliers de morts, mais considérant que le livre qu'il avait fini par publier avait aussi inclut le moyen de contrer ces rituels – bien souvent très facilement et habituellement ne prenant pas plus de quelques heures, en comparaison des années qu'ils prenaient à être mis en place – ils avaient bien voulu laisser couler.
Il était dans la trentaine au moment où il avait publié ce livre. Et après ça, de nombreux gouvernements étaient plus que partants pour payer Harry pour qu'il vienne jeter un œil par lui-même, sans passer par Gringotts, et c'est à ce moment que les ennuis commencèrent.
Yharnam avait été découverte en 2011, six mois après que Harry ait publié son livre. Et elle avait commencé à causer la mort de Conjureurs de Sorts, plein.
Gringotts était furieux contre Harry pour avoir en gros volé leur monopole dans la Conjuration de Sorts au niveau international et avait décidé qu'il n'était plus accepté sur leurs sites. Même s'il ne se faisait pas d'argent.
Et donc, quand Yharnam survint et que leurs Conjureurs mourraient par centaines, Gringotts freina obstinément des quatre fers et refusa de laisser l'un des Conjureurs de Sorts les plus compétents mondialement et les plus aptes à la survie venir aider.
Au final, plus que la baisse des prix de Gringotts dans le domaine de la Conjuration de Sorts, plus que le fait que Harry revendait à bas prix les artefacts des sites à leur propriétaire légitime plutôt qu'au meilleur acheteur, ce fut cela qui scella la fin du monopole de Gringotts pour la Conjuration de Sorts.
Dès que les Conjureurs réalisèrent que Gringotts les traitait plus comme des pions remplaçables que comme du personnel compétent, ils commencèrent à regarder ailleurs. Ainsi que les gouvernements qui avaient employé Gringotts avec l'assurance qu'ils étaient les plus compétents au monde.
Ça avait été un beau scandale, pour ce que Harry jugeait principalement comme étant un misérable gâchis de vies humaines.
Toutefois, cela faisait bientôt vingt ans et Harry ne devrait pas s'attarder dessus.
À l'instant actuel, il avait besoin de rentrer dans Gringotts pour de l'argent. Mais il n'avait pas nécessairement besoin de beaucoup d'argent et s'il devait voler quelqu'un, alors ça devrait être quelqu'un qui le méritait. Et qui d'autre le méritait plus que quelqu'un d'assez stupide pour conserver un horcruxe dans son coffre ?
Cela amenait cependant la question intéressante sur ce qu'il était supposé faire à propos de Voldemort. Il ne devait pas ignorer complètement les horcruxes, mais Harry n'avait vraiment pas envie de s'infiltrer dans Square Grimmauld et confronter Kreatur au sujet du Pendentif, et s'il n'avait pas envie d'aller jusque là, alors pourquoi s'embêter à aller à la chasse aux horcruxes tout court ?
Il allait quand même s'occuper de la Coupe, parce qu'elle était entre lui et une poignée de gallions, ce dont il avait besoin pour s'acheter une baguette et des vêtements et quoi que ce soit d'autre dont il pouvait avoir besoin. Et il allait quand même s'occuper de l'Anneau, parce que la Pierre était à lui et qu'il soit damné s'il la laissait lui passer entre les doigts.
Mais au-delà de ça, Harry n'avait pas spécialement envie de s'infiltrer dans Poudlard pour s'occuper du Diadème, encore moins d'essayer de deviner à qui voler le Journal, ou comment mettre en place un rituel de purification plus que compliqué sur la cicatrice du Garçon-Qui-Survécut quand il était un total inconnu et aurait donc vraisemblablement besoin de le kidnapper
Non, il s'occuperait de la Coupe et de l'Anneau. Tout le reste pouvait bien attendre qu'il ait eu le temps de s'organiser pour savoir ce qu'il était sensé faire.
Il pouvait se forger une identité officielle en tant que née-de-moldus avec Gringotts en échange d'une poignée de gallions. Il ne serait pas en mesure de revendiquer une quelconque relation avec un sang-pur, à moins qu'il puisse le prouver sans l'ombre d'un doute, et ça impliquerait que le Ministère soit mêlé, mais une identité de née-de-moldus convenait parfaitement.
Ça ne devrait pas leur prendre plus de cinq minutes, tant que Harry pouvait songer à un nom et un age cohérent pour son nouveau corps. Son nouveau corps féminin et pubère.
En fait, il n'y avait aucun moyen que Harry accepte d'être identifié autrement que comme un adulte. Il avait beaucoup trop été traité comme un enfant pour vouloir repasser par cette étape. Et ça voulait dire qu'il avait besoin d'avoir l'air au moins quelques années plus vieux que ce dont il avait l'air.
Il allait donc avoir besoin d'une potion de vieillissement. De préférence une permanente.
La vie était franchement compliquée, quand vous vous réveilliez nu dans un corps différent, enterré dans un cimetière, dans une temporalité alternative.
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La première chose qu'une personne avait besoin afin de voler Gringotts était d'entrer dans la banque en elle-même et, de là, se déplacer dans les tunnels sous la banque. Après ça, il s'agissait juste de trouver son chemin jusqu'au bon coffre, sans activer les divers pièges et complications que les goblins avaient éparpillé dans la zone.
Harry regrettait sincèrement l'absence de sa Cape, mais il y avait un certain nombre de moyens alternatifs et tout aussi efficaces de se cacher. Ne voulant pas faire plus compliqué que nécessaire et n'ayant pas accès à du sang de dragon ou d'autres ingrédients tout aussi pénibles à trouver, Harry opta pour une variante beaucoup plus ancienne du sortilège de Désillusion.
C'était loin d'être aussi pratique que la version moderne et populaire, mais ça avait l'avantage de ne pas avoir de contre-sort spécifique que quelqu'un de lucide s'ennuierait à intégrer une défense automatique.
Après ça, c'était juste une histoire d'éviter que quelqu'un lui rentre dedans, et ça aussi c'était facile à prévenir avec un faible charme 'repousse-sorcier' pour convaincre tout le monde de lui donner un peu d'espace mais sans être trop puissant pour être détecté.
Ce qui laissait Harry tout à sa tache de trouver son chemin jusqu'au coffre des Lestrange. Une tache qui aurait été incroyablement difficile, si Harry ne savait pas qu'ils avaient un horcruxe dans leur coffre.
Bien que traquer un horcruxe sur une longue distance, ou un qui appartenait à un individu spécifique n'était pas quelque chose de possible sans un horcruxe actif pour servir de diapason aux sorts de traçage, il y avait des limites aux trucs qu'on pouvait cacher sans une protection très spécifique pour camoufler les ondes magiques l'entourant.
Harry ne pouvait pas détecter les horcruxes avec précision sur de grandes distances, au point qu'il pouvait se balader sans but jusqu'à ce qu'il tombe sur une protection avec le signe distinctif d'un horcruxe qui appuyait dessus depuis suffisamment longtemps.
Un coffre pouvait éventuellement être une cachette idéale, mais seulement pour un an et des poussières, après ça les horcruxes et autres saletés du genre avaient tendances à laisser des traces dans la magie qui les entourait. Non pas que beaucoup de gens ait déjà vu ça arriver, encore moins ce qui le causait ou que faire à ce sujet.
Il lui fallut presque une journée, naviguant dans les tunnels, avant qu'il n'arrive devant le coffre en question, mais c'était bien mieux que d'essayer de forcer un goblin à l'amener ici. Et briser les protections du coffre était-...
Il y avait quelques ajouts personnels à l'intérieur du coffre et les protections de base de Gringotts n'étaient pas spécialement inoffensives dans leur genre. Mais elles se reposaient d'une certaine façon sur des mécanismes variés pour permettre un accès sûr et tout ce que Harry eut à faire était de les convaincre qu'elles lui avaient déjà accordé le droit de passage.
Un peu comme un sort très précis de Confusion. Bien qu'essayer de le décrire comme ça aurait probablement poussé Filius à s'arracher les cheveux en signe d'outrage. Principalement parce qu'il n'aimait pas que Harry explique des phénomènes magiques complexes comme si un enfant de douze ans pouvait le faire avec les bons outils.
Une attitude qui avait conduit Hermione à lui envoyer une lettre très acerbe à propose de l'élitisme académique et de ses effets indirectement nuisibles. Ce à quoi Filius avait répondu par une lettre exaspérée que c'était facile pour elle de donner son opinion sur le sujet quand elle n'était pas la directrice de la maison Serdaigle et donc non responsable de chaque seconde année un peu curieux qui bien sur devrait être capable de contourner des protections mortellement complexes, puisque le livre disait que c'était facile.
Hermione avait répondu en lui envoyant une bouteille du meilleur whiskey, avec ses excuses les plus sincères.
Ceci étant dit, se tailler un chemin au travers de protections ne fut pas spécialement compliqué. Trouver la Coupe fut aussi assez simple, maintenant qu'il savait à quoi faire attention cette fois. Démêler les pièges dangereux entourant ce truc – et qui n'étaient vraiment pas conçus pour accorder un 'passage sûr' à qui que ce soit – était un peu plus difficile, mais là encore, rien d'insurmontable.
Le fait que Harry n'ait toujours pas de baguette n'avait pas beaucoup d'importance en la matière, étant donné que la magie rituelle n'en demandait généralement pas une. En fait, quand on essayait de gérer le genre de magie cheloue que Voldemort avait laissé derrière pour ses horcruxes, être prévisible était quasiment une condamnation à mort et Voldemort avait vraiment anticipé les baguettes.
Si Voldemort avait attendu pour voyager à travers le monde et découvrir des magies perdues, au moins après que Harry ait passé une décennie à les redécouvrir, alors il aurait peut être été suffisamment suspicieux à propos de la plutôt fameuse aptitude de Harry aux magies pré-baguettes qu'il en aurait développé des défenses adaptées. Mais ce n'était pas le cas donc il n'avait pas fait ça.
Il y avait différents moyen de déconstruire un horcruxe qui ne demandaient pas d'utiliser des trucs comme du venin de basilique ou du Feudeymon. La plupart étaient tout aussi plaisants à manipuler, mais il y avait une sorte d'exorcisme qui faisait plutôt bien le boulot. Tant que vous vous assuriez qu'il n'y avait pas de magie aux alentours qui pouvait tout faire foirer.
Mais honnêtement, sa seule réelle utilité était si vous vouliez désespérément préserver ce à quoi l'horcruxe était rattaché. Et malgré l’appréciation que Harry pouvait avoir pour l'histoire, il ne s'inquiétait pas plus que ça de voir les anciennes reliques des Fondateurs restaient immaculées.
Bon, d'accord, il s'en souciait un peu. Mais il ne s'en souciait clairement pas assez au point de risquer d'avoir un démon supérieur sur les bras. Surtout sachant que les sorts sur l'artefact allaient disparaître avec l'horcruxe de toute façon.
Il y avait une raison pour laquelle ça avait été interdit par les Aztèques. Une bonne raison, même.
Harry préférait une approche plus directe en désintégrant ce satané truc avec via un échec en cascade très contrôlé.
Il avait du attendre d'être bien loin de Gringotts pour faire ça, à moins qu'il ne veuille avoir un échec en cascade qui se propage à chaque coffre présent et ait comme résultat de rayer Londres de la carte.
Il y avait une raison qui faisait que c'était généralement considéré comme une mauvaise idée que de jouer avec des échecs en cascade.
XXX
Contrairement à ce que les sang-purs voulaient bien vous faire croire, personne ne se souciait réellement des lignages. Tant que vous ne vous réclamiez pas d'une 'Maison Ancienne et Noble', vous pouviez vous faire appeler comme ça vous chantait.
Oh, sans un nom de 'sang-pur correct', les perspectives d'emploi se réduisaient comme peau de chagrin, mais c'était juste un mélange de classicisme et de racisme. Personne ne se souciait de savoir à quel point vous étiez éloigné de la 'branche principale' d'une famille et si vous n'étiez même pas d'une famille importante, ils se contrefichaient de savoir qui étaient vos parents ou vos grands-parents.
À moins qu'ils ne cherchent à entrer dans votre lit. Les sang-purs se mariaient tellement entre eux qu'il devenait important de ne pas être 'trop proches'.
Cela étant dit, se créer une nouvelle identité était relativement facile – du moment que ça ne vout gênait pas de ne pas être un sang-pur. Vous donniez quelques gallions à un goblin et, si vous étiez trop vieux pour être un nouveau venu dans le monde magique, vous leur disiez simplement que vous aviez été éduqué à la maison – ce qui n'était qu'un tas de conneries mais qui était parfaitement valable à la court à moins qu'ils ne puissent vous remonter jusqu'à une autre identité – vous leur donniez votre nom et ouvriez un coffre avec encore quelques gallions.
Le Monde Sorcier ne pouvait vraiment pas se permettre de rendre le procédé de création d'identité plus compliqué que ça, du à l'ajout constant de nouveau sang dans la société sous la forme des nés-de-moldus attendant d'étudier à Poudlard.
Il y avait suffisamment d'arrivées chaque année que cela aurait causé des queues interminables à Gringotts, puisque le traité qui avait été établi par la banque ne permettait pas au gens d'échanger leur argent à moins de posséder un coffre. Et puisqu'ils avaient besoin d'une identité pour ouvrir un coffre, n'importe quel procédé qui aurait rendu ça plus compliqué aurait été mal vu même par le sang-pur le plus isolationniste.
Après tout, s'il y avait des queues de nés-de-moldus dans Gringotts cherchant à avoir de l'argent pour acheter leurs fournitures scolaires, alors les sang-purs seraient obligés de passer du temps dans les queues avec les nés-de-moldus et même avec des moldus.
C'était un peu raciste, mais ça facilitait la vie à tout le monde, donc personne ne se plaignait trop.
Harry avait eu besoin de se procurer une potion de vieillissement permanent dans l'Allée des Embrumes, mais il avait bien payé et l'homme n'avait pas vu son visage. Les chances qu'on ramène ça à lui étaient donc minces.
Puis il avala la fiole dans un recoin bien caché, étouffant ses cris alors que son squelette était réorganisé. Il aurait aimé utiliser un sort pour atténuer la douleur mais ça aurait pu interférer avec la potion de vieillissement et il ne voulait vraiment pas terminer en morse ou quelque chose du genre. Des choses plus étranges étaient déjà arrivées.
Après ça, il lui fallut refaire sa robe de fortune pour qu'elle aille mieux et se traîna d'un pas chancelant vers le premier endroit qui vendait des vêtements et qui n'était pas Madame Guipure. C'était le genre de personne à se rappeler d'un visage, d'autant plus qu'elle se focalisait plus sur les vêtements stylés que sur les vêtements qui survivaient quand un inferius les griffait.
Considérant que la prochaine étape pour Harry après avoir quitté le pays serait probablement-... une petite minute.
Il avait initialement prévu de se trouver un petit site à explorer le temps qu'il retombe sur ses pieds et détermine ce qu'il était supposé faire de sa vie. Mais la plupart des sites demandaient une forme d'accord avec le gouvernement local pour participer à l'expédition. C'est pour ça que les Conjureurs de Sorts qui voulaient travailler à l'internationale se regroupaient tous chez Gringotts.
Il y avait quelques exceptions, comme si le site en soi était un pays indépendants du pays dans lequel il était situé. Ou camouflé de manière tellement exhaustive qu'aucune nation n'avait réellement été capable de le revendiquer en tant que 'propriétaire légitime'.
Ou des endroits comme l'Atlantide, où la cité avait tout simplement coulé dans la mer, ne laissant personne capable de revendiquer quoi que ce soit.
Mais les sites comme ça n'était pas spécialement répandus et même là ils avaient tendance à être âprement disputés parmi les pays concernés, au point que Gringotts travaillait habituellement comme partie neutre pour son exploitation.
Il n'y avait en fait qu'un seul endroit que Harry connaissait qui était suffisamment caché et séparé du reste du monde pour que qui que ce soit ait réussi à le localiser de manière suffisamment précise pour que quelqu'un puisse revendiquer qu'il existait sur son territoire, et qui avait été indiscutablement livré à soi-même suffisamment pour que personne ne vienne râler si quelqu'un y était allé sans permission.
Yharnam n'était probablement pas un bon choix en tant qu'endroit où se remettre la tête à l'endroit, parce qu'il était plus probable de se l'y faire arracher. Mais c'était le seul qui répondait à ses critères en tant que Conjureur de Sorts britannique non affilié à Gringotts.
Mais oui, s'il allait personnellement visiter Yharnam pour la première fois de sa vie, il n'allait pas le faire dans des vêtements qui n'était pas très pratiques.
Puis, une fois que tout cela fut expédié, Harry retourna à la question de ce qu'il était sensé faire à propos de son nom à lui. À elle, maintenant qu'il y réfléchissait. Harry ne se sentait pas vraiment de s'encombrer avec un régime de potions qui s'étendait sur deux ans et qui était bien trop cher en dehors d'un environnement étudiant.
Non seulement ça aurait été une galère assez coûteuse mais, considérant ses cheveux noirs et ses yeux verts, il y avait de bonnes chances qu'il finisse par ressembler beaucoup trop à Harry Potter. Combiné au fait que les Potter allait très probablement découvrir que quelqu'un avait déterré le corps de leur fille tôt ou tard ? Harry n'avait vraiment pas envie de traiter avec la famille Potter, même s'ils étaient en quelque sorte sa famille.
Il avait vécu sa vie en tant qu'orphelin et il était passablement satisfait de la façon dont il s'en était sorti. Essayer de remplacer ça par une famille biologique-en-quelque-sorte qui soit le haïrait, soit passerait son temps à marcher sur des œufs avec lui ? Harry préférait clairement rouler une galoche à Dumbledore plutôt que de gérer ce merdier. Au moins Dumbledore ferait une tête vraiment amusante.
Harry n'avait jamais vraiment voulu se transformer en fille, mais il n'était pas non plus spécialement chamboulé par le fait d'en devenir soudainement une, et certainement pas au point où il voulait s'encombrer avec une procédure compliquée et chère pour réparer le tout. Il allait peut être reconsidérer la situation dans quelques années, mais il verrait quand il y serait.
Non, la seule chose à faire était de songer à un nom décent. Et cela lui prit à peu près une heure de doute intérieur, jusqu'à ce qu'il se décide à être 'Harriet Azalea'.
Comme ça, il aurait une excuse pour réagir à 'Harry' et il y avait une sorte de connexion à sa mère, avec les prénoms à consonance florale. C'était suffisamment facile à se rappeler et ça ne piétinerait aucune plate-bande que Harry-... Harriet, ne voulait pas piétiner.
Après ça, tout ce dont elle avait besoin avant d'aller chercher sa Pierre était de se choisir une baguette. Ce qui s'avéra à la fois plus facile et plus gênant que la dernière fois que Harry avait été à Ollivander. D'un côté, il y avait moins de grandiloquence à propos de Voldemort et des propriétés mystiques de la fabrication de baguettes; d'un autre côté, il y avait beaucoup de regards pesant et de fredonnements sceptiques à propos de la disparition de son ancienne baguette.
Ollivander n'était pas un homme stupide et, bien qu'il ne s'embêta pas vraiment à poser des questions dont il savait sans doute déjà qu'il n'aurait pas de réponse, il y avait une curiosité pensive dans ses yeux qui laissa Harriet méfiante.
Elle ne s'était pas présentée et il n'avait pas demandé de nom. Elle avait demandé une baguette et il l'avait scruté tout en faisant des bruits ennuyés sur ce qu'elle avait bien pu faire pour perdre sa baguette.
Si l'Angleterre Magique s'inquiétait un peu plus de la criminalité, le fait qu'Harriet se présente sans baguette à tracer aurait fait sonner un paquet d'alarmes. Mais les sang-purs n'avaient pas voulu laissé le Ministère réguler les baguettes trop durement, parce qu'ils auraient eu plus de difficultés à esquiver la loi quand ils décidaient de se faire une petite session illégale de chasse aux moldus.
Si Harriet se présentait et demandait à avoir une baguette, peu importe son nom ou sa nationalité, ou même qu'elle soit un Seigneur Noir, il était attendu qu'Ollivander lui vende une baguette. À condition qu'elle puisse payer, bien sur.
Et donc, en dépit de la suspicion clairement affichée sur son visage, il lui fournit une baguette.
Harriet supposa qu'elle aurait du être plus énervée par l'état de corruption et d'inutilité de certaines parties du système légal, mais c'était comme ça. Et cette fois ça servait ses intérêts, donc elle n'avait pas vraiment de raison de se plaindre.
Après ça, il y eut un bref saut vers une certaine maison délabrée pour réclamer quelque chose qui appartenait à Harry depuis un long moment.
Les deux yeux de Harriet fonctionnaient parfaitement, à un point qu'elle n'avait même pas besoin de lunettes – ce qui était bizarre – mais elle se sentait comme nue sans le froid silencieux de la Pierre dans son orbite. Fol-Oeil aurait sans doute parfaitement compris, si Harriet lui avait parlé. Il y avait quelque chose dans le fait de voir les choses d'une manière légèrement différente que ce dont elles devaient être vues qui laissait une envie de le retrouver.
Arracher son propre œil – parfaitement fonctionnel– dans le but de refaire l'opération était probablement d'une stupidité sans nom. Mais personne n'avait jamais dit d'elle qu'elle était particulièrement fine d'esprit, donc on va dire que ça allait.
Elle avait bien voulu changer de genre sans rechigner, elle ne s'était pas embêtée à se vieillir au-delà de seize ans alors qu'elle en faisait déjà trente cinq, elle avait peut être laissé sa bonne vielle baguette derrière elle, mais la Pierre était à elle.
Peut être que ça pouvait être interprété comme une rémanence de la malédiction d'avidité relative aux Reliques, mais c'était plutôt l'une des rares choses que Harriet pouvait regarder et dire sans le moindre doute que ça lui appartenait. Un point d'ancrage dans un monde sans arrêt en changement, ce genre de chose.
En métamorphosant de manière permanente la Pierre en un œil qui correspondait à son autre, sans utiliser l'un des charmes à détection de mouvement de Fol-Oeil qui aurait tout ruiné en le faisant tourner follement, Harriet poussa un soupir de soulagement alors que des formes et des couleurs se mettaient en place d'une façon qu'elle ne pouvait pas vraiment expliquer
La Pierre était… toujours étrangement enthousiaste à l'idée de devenir un œil et peu importe à quel point Harriet l'ensorcelait, il y avait toujours une certaine impression de curiosité satisfaite qui déformait le monde d'une façon qu'il devenait parfois inconfortablement facile de voir au travers de choses que les gens auraient préféré garder cachés.
Puisqu'elle n'avait pas besoin de lunettes, elle n'avait pas besoin non plus de les modifier pour adapter les différentes corrections de ses yeux, cette fois. Par contre, est-ce que c'était parce que les gènes des hommes Potter étaient défectueux au niveau des yeux contrairement au côté féminin, ou est-ce que c'était un effet de son étrange invocation-réincarnation, c'était ouvert à débat.
Et avec ça, en comptant le nettoyage de l'échec en cascade qui lui avait retourné la Pierre, Harriet en avait fini avec l'Angleterre. Et, plutôt que de dépenser beaucoup d'argent et se faire remarquer par le sorciers qui surveillaient les voyages internationaux,
Harriet choisit simplement de se couvrir d'un faible sort de Confusion et prit la route moldue vers l'Italie.
Après tout, c'était là que Yharnam était, géographiquement parlant. Toutefois, même si le Ministère de la Magie Italien avait été mis au courant, ils auraient quand même refusé toute revendication sur la cité.
Ceci parce que Yharnam faillit causer la fin au Statut du Secret et si personne n'avait osé directement ostraciser la cité et son Église du Remède, c'était uniquement du aux miracles qu'ils avaient effectués en médecine magique.
Ces méthodes étaient depuis longtemps oubliées et aussi généralement méfiées au point qu'il était illégal de faire des expériences avec leurs méthodes. Après tout, la cité avait abruptement disparue d'une manière qui indiquait clairement que la magie du sang était définitivement une mauvaise chose et pouvait faire d'horribles choses à des pays entiers
En d'autres mots, si l'Italie admettait que Yharnam faisait partie de l'Italie, la plupart des pays européens les regarderaient d'un œil très suspicieux. Sans parler du fait qu'une grosse partie de l'Italie ne voulait tout simplement rien à voir avec un endroit aussi empreint de superstitions et de rumeurs d'atrocités que Yharnam.
Non, même si Harriet venait miraculeusement à nettoyer tout ce qui faisait de Yharnam un endroit aussi dangereux, aucun pays au monde n'oserait déclarer qu'elle aurait du passer un contrat avec eux auparavant.
Pour ce que Harriet en savait d'après ce qu'elle avait lu des rapports et des rumeurs à propos de cet endroit, quelqu'un avait fait des expériences sur la lycanthropie. Que ça soit pour la soigner, l'empirer ou en faire totalement autre chose, personne en le savait.
Il n'y avait jamais eu aucun signe de quoi que ce soit d'Autre restant à Yharnam, en dépit de leur supposé culte de choses qui ressemblaient vachement à quelque chose qui pouvait existait en dehors de la réalité.
Généralement, il était assumé que ce culte était plus lié à un moyen pour la population magique de contrôler les moldus, en parlant plus de 'miracle' que de 'magie'. Mais cette présomption avait déjà été établie même du temps où Yharnam existait encore, donc savoir à quel point cela relevait de politique ou si c'était véridique était difficile à déterminer avec une certitude absolue.
Surtout depuis que la plupart des bibliothèques de la cité avaient été consumées par le Feudeymon durant la tentative des Conjureurs de Sorts de nettoyer la cité des 'bêtes' qui l'infestaient. 'Bêtes' qui avaient été humaines dans bien des cas et qui avaient été si bien préservées du temps qu'il était difficile de les classifier comme 'non-mortes', mais plutôt comme 'en hibernation'.
Il était indubitablement vrai que quelque chose s'était horriblement mal passé à Yharnam, au-delà des bêtes qui arpentaient ses rues, mais si quoi qui ait pu se passer était autre chose qu'une expérience ratée, ils n'avaient jamais réussi à en trouver la moindre trace.
Normalement quand une cité était scellée comme Yharnam l'avait été, c'était soit parce que quelqu'un venait de transformer la population en inferi – et personne ne voulait y aller pour nettoyer tout ça– ou qu'une peste avait frappé et personne ne pensait qu'elle n'allait pas se répandre à leurs propres cités, ou c'était pour cacher quelque horrible faute que des personnes importantes avaient commises.
Yharnam était... les trois en même temps, grosso modo. Excepté que, contrairement à la plupart des cas, Yharnam avait été scellée de l'intérieur et que contrairement à une poignée d'inferi à moitié désintégré par des siècles d'exposition, c'était rempli d'animaux sauvages féroces.
Personne ne savait exactement pourquoi les gens avaient été transformés en bêtes, mais la meilleure hypothèse à disposition était qu'ils avaient utilisé la magie du sang pour simuler la capacité d'un loup-garou à se soigner pendant la pleine lune, et que la méthode qu'ils avaient du utiliser avait résulté en une forme de lycanthropie qui s'était transmise aux gens qui avaient été soignés par ça.
Au delà de ça, la fondation de l’Église du Remède et l'incroyable ascension de Yharnam étaient tous les deux raisonnablement bien documentés.
Quelques recherches supplémentaires avaient prouvé que leur peste auto-infligée avait été quelque chose qui s'était développé dans le temps, avec de plus en plus de citoyens étant infectés. La réponse de l'église face à cette peste fut cependant un choc pour les Conjureurs de Sorts qui l'avaient découvert.
L'église avait créé une division dans son clergé spécifiquement pour 'chasser les bêtes'. Dans les faits, des gens dont le seul travail était de chasser et de tuer ces infectés.
Malheureusement, la plupart des bêtes étant résistantes à la magie, les baguettes se révélèrent peu efficaces. Et ils rabattirent sur les haches, épées, lances et toute une variété d'armes spécialement modifiées.
Ce qui amena à son tour à la découverte déplaisante que ces 'chasseurs' étaient souvent blessés pendant leur devoir et avaient donc toujours plus besoin de 'soin du sang', jusqu'à ce qu'ils se transforment en les bêtes qu'ils chassaient.
La meilleure hypothèse quant à la question de savoir pourquoi Yharnam avait été scellée quand elle l'avait été, était que les divisions non combattantes du clergé avaient commencé à se transformer et ça avait été le point de non retour. Bien que les détails exacts avaient été depuis longtemps détruits par le temps et la magie de feu désespérée que nombre de Conjureurs de Sorts avaient eu recours avant de mourir.
XXX
Note de traduction : Concernant les références à Bloodborne, elles ne sont là que parce que l'auteur avait besoin d'une ruine à faire explorer. Ça n'impactera pas votre expérience de lecture si vous ne connaissez pas le jeu.
