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Des coups de maître

Summary:

Recueil de drabbles & mini-fics pour les "méchants" parmi les Sélénites.
1ère vignette : Mademoiselle et une arme bien-aimée. 2ème: Mademoiselle//Lope, Réparer une offense faite. 3ème : Mademoiselle et Lope, jeter comme un froid... 4ème : Mademoiselle et Séléné, avec de si jolies bouclettes. 5ème : Mademoiselle : la meilleure qui soit. 6ème : Monsieur-frère-du-Roi et le Maître d'Armes, négligé. 7ème : Mademoiselle et le Maître d'Armes, tout ce qu'elle pourrait apprendre de lui.
8ème : Mademoiselle/Lope, Femme fatale.

Notes:

Titre : Son amie la plus fidèle
Auteur : ylg/malurette
Base : De cape et de crocs
Personnage : Mademoiselle, peut-être indices de Maître d’Armes/Mademoiselle
Genre : mordant
Gradation : PG-13 / T
Disclaimer : propriété d’Alain Ayrolles et Jean-Luc Masbou, je ne cherche pas à me faire de sous avec.

Thème : "dague" pour 31_jours (o5 février '10)
Nombre de mots : 300

"Celle qu'elle garde, intime, tout contre sa peau..."

Chapter 1: Mademoiselle, Dague fidèle

Chapter Text

Hormis son frère Jean, Mademoiselle n’a pas d’allié. Elle est sa propre personne hautement indépendante et gouverne ses relations d’une poigne de fer – elle ne fait pas mystère de son amour pour l’épée.

En revanche, elle tait soigneusement l’existence de sa compagne la plus fidèle, allons jusqu’à dire son amie la plus... intime. Toujours sous ses jupes, glissée dans sa jarretière, tout contre sa cuisse ; de façon à ne pas la gêner dans ses mouvements – marche altière, danse, escrime – encore moins à pénétrer sa chair sa y être invitée. Placée de façon aussi à en glisser facilement quand il le faut ; elle tient parfaitement dans sa main. Elle devient une extension d’elle-même quand le besoin s’en fait sentir.

C’est peut-être triste, que cette fidèle ne soit qu’une dague ? Une arme si discrète, dévolue aux tâches les plus basses : la débarrasser des importuns ne méritant pas un bon duel ? alors que la glorieuse épée ne passe entre ses mains que de loin en loin, seulement empruntée mais jamais possédée ?

Même si tous s’accorde à reconnaître son habileté, sa supériorité, il ne sied pas aux femmes de la manier ouvertement. Quoi qu’elle le fasse avec grâce et force à la fois, allons... elle ne peut décemment pas pendre un fer à sa ceinture, cela déparerait ses jupes majestueuses et sa démarche de reine.

Et elle-même doit reconnaître, depuis que le Maître d’Armes l’a rejetée, qu’il en a été ainsi décidé : puisqu’on lui refuse l’éclat de l’épée clinquante, elle se complaît dans la fourberie de la dague celée.
Après tout, elle se bat aussi bien avec n’importe quelle lame, et sait autant se défendre qu’attaquer vicieusement avec celle-ci. Et fi de la « tristesse » : Mademoiselle n’a pas la faiblesse pour cela.
D’une défaite, elle sait toujours faire une victoire.