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Notre amour n'a pas de limites

Summary:

Aurora venait d'entrer discrètement dans la chambre de son frère dans laquelle celui-ci se reposait, il fallait dire qu'il était tôt, bien trop tôt pour qu'une lady soit debout.

Notes:

The originals est à Julie Plec. Ce one-shot est lié à Mens-toi mon amour, ce n'est pas une suite puisqu'il diverge de celui-ci.

Work Text:

Notre amour n'a pas de limites

 

"Tristan, puis-je te parler?

Aurora venait d'entrer discrètement dans la chambre de son frère dans laquelle celui-ci se reposait, il fallait dire qu'il était tôt, bien trop tôt pour qu'une lady soit debout. Tristan se frotta les yeux pour être pleinement maître de ses sens, s'assit sur son lit et invita sa cadette à venir y prendre place.

-Que me veux-tu à une heure si matinale ma très chère petite sœur?

-Lucien boit beaucoup depuis que tu as rompu avec lui..., lui chuchoha-t-elle

-Je t'arrête tout de suite, comme tu viens si bien de le dire, nous ne sommes plus ensemble, ce qu'il fait ne me concerne pas et cela ne te concerne pas davantage!, lui répondit-il sur le même ton

-Tu te trompes, Lucien est mon meilleur ami, je le connais depuis des années, tu connais l'affection que je lui porte, il est donc normal que je m'inquiète pour lui.

-Ton cœur est trop pur Rory, tu n'as pas finit d'être malheureuse si tu t'inquiètes constamment pour les gens que tu aimes.

-Et le tiens est trop sombre mon frère, je te parle d'un homme avec qui tu as eu une longue histoire, un homme que tu as passionnément aimé, que tu aimes toujours de cette même passion et tu fais celui qui s'en moque royalement.

-Je reconnais que lui et moi avons eu une histoire mais elle est terminée, à présent je suis avec Elijah qui...

-Qui t'ennuies à mourir!, le coupa-t-elle en colère

-Rectification c'est toi qui le trouves ennuyeux.

-Ose me dire que ce n'est pas aussi ton cas!

-Elijah est un homme charmant, distingué, poli, intelligent, c'est aussi un excellent musicien.

-Est-ce que tu l'aimes?

Tristan ne répondit pas, il plongea son regard dans celui de sa sœur, mentir ne servait à rien, elle savait, elle pouvait lire dans son cœur comme personne. Elle savait aussi pourquoi il avait rompu avec Lucien, pourquoi il ne pouvait plus prononcer son prénom, pourquoi remuait-elle le couteau dans la plaie?

-Aurora, tu sais pourquoi j'ai renoncé à lui et pourquoi j'ai pris la décision de lier ma vie à celle d'Elijah Mikaelson, et tu sais aussi pourquoi même si je le voulais je ne pourrais être d'aucun secours pour Lu...pour lui.

-Tristan, tu es majeur, tu as de l'argent de côté puisque tu es un excellent musicien, que tu as une réputation toute aussi excellente, que tu as même donné des cours à des élèves dont les parents t'ont généreusement récompensé. Tu n'as pas besoin de l'approbation de notre père.

-Si c'était si simple...

Il caressa les cheveux pas encore peignés de la jeune femme, il aurait tellement souhaité penser comme elle, croire qu'une histoire avec l'homme qu'il aimait était possible.

-Qu'y-a-t-il de si compliqué mon frère?

-Si je retournais avec lui, si je me fiançais avec lui, je crains que père ne me fasse payer mon impertinence en se vengeant sur toi, je m'en voudrais éternellement s'il sacrifiait ta relation avec Rebekah.

-Ce n'est que ça qui t'empêche de retourner avec Lulu?

-Comment ça ce n'est que ça?

-Rebekah et moi allons nous enfuir.

-Vous enfuir mais pour allez où?

-On va se rendre à la Nouvelle-Orléans, Rebekah a sa sœur aînée Freya qui vit là-bas avec son mari et son petit garçon, ils veulent bien nous accueillir, lui expliqua-t-elle.

-Aux États-Unis, tu veux aller là-bas, mais comment vivrez-vous?

-Freya a promis de nous aider, elle est très proche de la fille du gouverneur, monsieur O'Connell, elle pourrait nous trouver une place de professeure.

-Tu allais me le dire un jour?

-Bien sûr, tu ne croyais quand même pas que j'allais t'abandonner ici. Tristan, venez avec nous, j'en ai parlé avec Reb et elle est d'accord.

-Si père le découvre...

-Il ne le saura pas, et une fois là-bas il ne pourra plus nous atteindre, surtout pas si le gouverneur veut bien nous protéger, affirma-t-elle.

-Tu as l'air déterminé.

-A être heureuse avec la femme que j'aime, et que mon frère le soit aussi avec celui qu'il aime, évidemment!

Elle lui souriait tendrement, elle était convaincue que cela allait fonctionner et qu'ils pourraient être heureux loin du tyran qui leur servait de géniteur.

-Tris, promets-moi que tu vas aller le voir, que tu vas tout faire pour le récupérer.

-Tu connais ton meilleur ami aussi bien que moi, il est assez têtu quand il veut, je ne suis pas certain qu'il me pardonne.

-C'est vrai, mais Tristan, tu oublies qu'il t'aime, et que vivre sans toi lui est tellement insupportable qu'il préfère se tuer à petit feu, lui rappela-t-elle en lui prenant les mains.

-Je te le promets, mais détailles moi un peu plus ton plan, quand partirions-nous, comment quitterions nous la France, en résumé je veux tout savoir. "

Quelques jours plus tard, Tristan avait profité de l'absence de son père pour se rendre chez Lucien. Il était devant la porte d'entrée depuis un petit moment, et il n'avait pas encore trouvé le courage de frapper. Ce n'était pas la peur qui le faisait hésiter mais une certaine appréhension à l'idée de se retrouver en face de son ancien compagnon. Ils ne s'étaient pas revus depuis le jour où il avait rompu avec lui, l'un des moments les plus durs de sa vie, après la mort de sa mère. Il ne savait pas trop quel accueil le fils Castle allait lui réserver, après ces longs mois de silence et d'évitement. Qu'allait-il lui dire, allait-il lui pardonner lui qu'on disait en couple avec Niklaus Mikaelson...Il se ressaisit, il n'allait pas passer toute sa journée ici, il leva la main et au moment où elle allait entrer en contact avec la porte cette dernière s'ouvrit, révélant Alexis.

"Monsieur de Martel, cela faisait bien longtemps que vous n'étiez pas venu ici, commenta-t-elle surprise.

-Bonjour Alexis, en effet, et je ne pensais d'ailleurs jamais remettre les pieds ici.

Alexis était une femme de presque cinquante ans qui veillait sur Lucien depuis qu'il était né, elle avait été sa nourrice et elle s'était occupée de lui dès que madame Castle n'avait pu le faire. Il la considérait d'ailleurs comme sa deuxième mère.

-Comment va-t-il?

-A vous dire vrai monsieur de Martel, il ne va pas très bien depuis que vous vous êtes séparés, j'ai peur qu'il ne finisse par se tuer, avoua-t-elle soucieuse.

Le de Martel sentit son sentiment de culpabilité augmenter, c'était en partie de sa faute si Lucien se détruisait la santé, si seulement il avait eu le courage d'affronter son père, son ex n'aurait pas sombré dans l'alcool...

-Puis-je le voir?

-Bien sûr, monsieur et madame Castel sont absents et ne devraient revenir que demain en fin d'après-midi...Monsieur Tristan, je vous en supplie, sauvez-le, l'implora-t-elle.

-Je vais faire ce que je peux Alexis mais vous connaissez l'individu aussi bien que moi, il peut se montrer têtu lorsque l'envie lui en prend.

-Il vous aime encore je peux vous en assurer, et je le connais assez pour savoir qu'il fera le fier un moment mais qu'il ne vous laissera pas repartir sans ce que vous êtes venu récupérer.

-Ce que je suis venu récupérer...

-Je vais vous laisser, je dois aller faire des courses et récupérer des affaires chez le teinturier. Bonne chance monsieur Tristan."

Elle lui sourit comme pour l'encourager avant de le dépasser et de s'éloigner de la maison de ses patrons. Tristan pénétra dans le hall, ferma la porte derrière lui, il avança lentement, dans un silence complet, ce qui ne le rassurait pas.

"Je dois encore être sous l'effet de l'alcool..., entendit-il murmurer dans son dos

Il se retourna et la vision qui s'offrit à lui fut celle d'un jeune homme brun de son âge, ne portant qu'une serviette autour de la taille, les cheveux encore mouillés.

-C'est une tenue peu appropriée pour recevoir un invité, fit remarquer Tristan.

-Toi un invité, je ne me souviens pas t'avoir considéré comme tel.

Il termina sa remarque par un petit sourire en coin, sourire qu'afficha également le de Martel.

-Voyons où est passé ton sens de l'hospitalité envers les gens qui te sont supérieurs?

-Il a disparu le jour où mon compagnon est parti en me disant qu'il me quittait.

-Ton nouvel amoureux n'a-t-il donc pas droit au respect dû à sa naissance?

-Serais-tu jaloux?

-D'un artiste de seconde zone dont la paternité est douteuse, ne me fais pas rire.

-Que me veux-tu Tristan?

-Te parler si c'est possible...

-Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix, plus tôt je connaîtrais la raison de ta présence ici et plus tôt je serais débarrassé de toi. Tu me suis.

Lucien le dépassa et le blond ferma les yeux, submergé par l'odeur de l'eau de Cologne du brun lorsque ce dernier arriva à son niveau. Il sentait toujours comme avant, il sentait toujours ce parfum d'orange verte que Tristan aimait tant. Il ouvrit une porte que le blond identifia sans mal comme celle de sa chambre. Évidemment, la pièce dans laquelle ils avaient le plus de souvenirs, celle qui si elle pouvait parler, ferait rougir bien des femmes de la bonne société.

-Tu me laisses quelques minutes pour m'habiller.

-Ne mets pas deux heures.

-C'est demandé si gentiment."

Lucien entra dans sa chambre, ferma la porte, et la rouvrit après plusieurs minutes. Il était vêtu d'un complet noir avec une chemise blanche et des chaussures noires elles aussi. Il autorisa Tristan à le rejoindre, ce qu'il fit, et referma une nouvelle fois la porte.

"Vas-y, parle, je t'écoute.

Ils étaient debout, face à face, Tristan ne savait pas comment débuter, pourtant, il s'était préparé à ce moment, il avait répété son texte, il le connaissait sur le bout des doigts. En revanche il n'avait pas imaginé que Lucien serait à moitié nu lorsqu'il arriverait...

-Ton chéri sait-il que tu es ici, chez moi, chez ton ex avec qui tu as été en couple pendant plus de deux ans..

-Pourquoi, aurais-tu peur de ce qu'il pourrait te faire?

-Je t'en pris, la seule chose qu'il pourrait me faire c'est m'asséner un coup de violon et me traiter de gredin, rit-il.

Tristan ne pu retenir un petit sourire lorsqu'il s'imagina la scène. De tous les Mikaelson, Elijah était probablement l'un des plus posés et des plus pacifistes, ce qui n'était pas le cas de ses frères Niklaus et Kol.

-La seule chose pour laquelle je l'envie, c'est sa naissance, la seule raison qui lui donne le droit d'être avec toi.

-Idiot.

-Je te demande pardon?

Lucien arqua un sourcil, pour quelle raison l'homme en face de lui l'insultait?

-J'ai dit idiot, parce que c'est ce que tu es. A ton avis pourquoi je suis chez toi en ce moment?

Le Castle le dévisagea un moment, se pouvait-il qu'il soit là pour lui, qu'il veuille se remettre avec lui?

-Alors, quelle est ta réponse?

-Tristan, si le vieillard qui te sert de compagnon aime ce genre d'humour ce n'est pas mon cas et tu le sais. Tu ne pourras pas me faire du mal une seconde fois, ne perds pas ton temps à cela.

-J'ai autre chose à faire dans ma vie que venir te donner de faux espoirs, signala-t-il en soupirant.

-Je ne sais pas, cela pourrait être une de vos nouvelles passions à vous les aristocrates.

-Comment puis-je te prouver que ce n'est pas le cas?

-Embrasse-moi.

-Je n'ai jamais cédé à ton chantage enfantin, ce n'est pas aujourd’hui que je vais commencer.

Il ne pu rien ajouter d'autres puisque ses lèvres furent recouvertes par celles du jeune bourgeois. Avec ce baiser revint la passion, le désir, l'envie de vivre tout simplement. Avec Elijah ce n'était pas de l'amour, c'était de la cohabitation, et ce n'était pas de la vie, c'était de la survie. Le Mikaelson était un peu son double, ils se ressemblaient tellement qu'ils se comprenaient à la perfection, mais cela rendait leur relation tellement fade et si prévisible que cela en était ennuyeux. Lucien était tout le contraire, il était impulsif, provocateur, jaloux, c'était aussi un excellent amant (il ne pouvait pas le comparer avec Elijah puisque ce dernier désirait attendre la nuit après le mariage pour s'unir charnellement avec lui, c'étaient les propres mots du Mikaelson). Il n'était pas aussi vertueux que lui et s'il l'enfer existait c'était là que Lucien et lui se retrouveraient.

-D'où te viens cette soudaine foi en moi?, l'interrogea le de Martel.

-Du fait que tu n'as pas d'humour, répondit son amoureux en souriant.

Tristan leva les yeux au ciel, ce n'était pas vrai, il avait de l'humour, c'était simplement qu'il n'était pas donné à tout le monde de le comprendre. En général face à une de ses moqueries les gens se mettaient soit à pleurer, ou alors ils partaient vexer sans oser répondre quoi que ce soit. Lucien, lui, il n'avait pas apprécié le commentaire du comte sur sa tenue, mais contrairement aux autres il connaissait Tristan depuis longtemps, alors il lui avait répondu, il avait sorti les crocs, oubliant les convenances et la différence de classe sociale.

A cette époque Tristan et lui étaient âgés de dix-huit ans, pas encore majeurs, et surtout pas encore fiancés. Ils étaient libres, libres de flirter l'un avec l'autre, flirt qui avait évolué en aventure, aventure qui à la surprise des deux concernés s'était changée en histoire d'amour passionnée. Si au départ cela n'avait dérangé personne, si monsieur de Martel avait celui qui ne voyait rien, il avait cru que ce n'était qu'une aventure passagère, il avait vu rouge lorsqu'il avait compris l'attachement pour son aîné envers ce petit bourgeois. Il était hors de question que Tristan ne fasse entrer dans leur famille cet opportuniste. Alors un soir il avait appelé son fils dans son bureau et lui avait ordonné de mettre un terme à cette farce grotesque et ce le plus rapidement possible. Son fils avait contesté, oui Lucien n'était qu'un simple bourgeois, certes sa famille était loin d'être aussi fortunée qu'eux mais il était très intelligent et indépendant, il saurait s'élever au-dessus de sa position, dépasser sa condition et Tristan était bien déterminé à l'aider. La discussion n'avait abouti à rien, monsieur de Martel senior avait refusé de céder et alors que son fils avait cru qu'il avait gagné jusqu'à ce qu'il remarque que les yeux de son paternel étaient posés sur un cadre qui contenait une photo sur laquelle on le voyait en compagnie d'Aurora. Tristan saisit le message et la menace muette que venait de lui faire son géniteur, s'il s'obstinait à rester avec Lucien c'était Rory qui en paierait les conséquences. Tristan de Martel ne craignait pas grand monde, mais son père était une des rares personnes contre laquelle il ne s'opposait que très rarement, et surtout pas longtemps. Entre Lucien et Aurora la décision fut vite prise, mais non pas sans douleur.

Il n'avait pas fermé l’œil de la nuit, tourmenté par le sacrifice qu'on l'obligeait à faire, mais il devait renoncer à Lucien pour que sa cadette puisse être heureuse et que leur père ne s'en prenne pas à elle. Le lendemain il s'était rendu de bonne heure chez les Castle, à un moment où il savait que le couple Castle n'était pas là. Il avait été accueilli par Alexis qui l'avait laissé entrer et lui avait indiqué où Lucien se trouvait, sans se douter une seule seconde de la peine qu'il allait infliger à son maître. Il s'était rendu dans le salon où Lucien pratiquait son piano, il avait levé la tête en attendant la porte s'ouvrir, il avait abandonné l'instrument en découvrant que l'inconnu qui avait osé l'interrompre n'était autre que son compagnon. Il s'était précipité vers lui, les yeux brillant et le sourire jusqu'aux oreilles. Il avait voulut l'embrasser et égoïstement Tristan s'était laissé faire, pour goûter une dernière fois aux lèvres de son bien-aimé.

Il se souvenait aussi parfaitement de la scène qui avait suivi, de la colère, des mots que le brun lui avait balancé à la figure (Tristan n'élevait jamais la voix, il n'en avait pas besoin pour faire peur ou pour s'imposer). Il était tellement doué pour blesser les autres qu'il n'avait pas à hausser le ton, et ce jour-là il excella tellement bien dans cet exercice qu'il fit pleurer Lucien. Cette nuit-là non plus il n'avait pas beaucoup dormi, le visage de son ancien petit-ami le hantait, et il l'avait d'ailleurs hanté pendant des semaines.

Il se rappelait moins des circonstances dans lesquelles il avait rencontré Elijah, et encore moins les paroles qu'ils avaient échangé. Tout ce qu'il savait c'était que c'était par l'intermédiaire d'Aurora, qui commençait à fréquenter la plus jeune des filles Mikaelson, qu'il avait fait sa connaissance. Il n'avait pas été lui-même avec Elijah, il avait joué le rôle qu'on attendait de lui, celui du fils du comte de Martel. Il s'était tellement bien appliqué que celui qui deviendrait un mois après son nouvel "amoureux" n'y avait vu que du feu. Tristan aurait pu refuser lorsque l'autre homme s'était déclaré à lui mais il l'avait trouvé assez charmant, assez intelligent, il était musicien lui aussi, en plus, il était sûr qu'il plairait à son père. Il lui avait donc laissé une chance, pour que son père le laisse tranquille et dans l'espoir d'oublier Lucien. Si cela avait parfaitement fonctionner en ce qui concernait la pression que lui mettait son géniteur, sa tentative pour effacer de sa mémoire son ex avait lamentablement échoué. Pour ajouter à son malheur, Elijah avait la même couleur de cheveux et la même couleur d'yeux du fils Castle, mais pas la même douceur en ce qui concernait la chevelure et encore moins le même éclat dans le regard.
Son cauchemar s'était aggravé lorsqu'il avait vu celui qu'il avait dû quitter en compagnie du quatrième membre de la fratrie Mikaelson. Lucien avait charmé Niklaus dans l'espoir de se rapprocher de Tristan, dans le but de le voir, de lui parler, de le toucher...Lucien avait un besoin presque vital d'être près de lui, peu importait la douleur que cela leur causait à tous les deux.

Une série de baisers dans son cou le ramena au temps présent, il revint dans cette chambre qu'il connaissait comme sa poche et qu'il avait pourtant l'impression de découvrir pour la première fois.

"Monsieur Castle, je crois savoir où vont nous mener vos petites démonstrations d'affections et même si je dois avouer que l'idée ne me déplaît pas, je crains fort que nous manquions de temps.
-Tu as peur qu'Alexis ne revienne et ne t'entende crier de plaisir. Quelle image aurait-elle de l'impassible Tristan de Martel, se moqua-t-il.

-J'ai surtout peur qu'elle t'entende dire des mots qu'elle ne t'a jamais entendu prononcer auparavant, quelle opinion aurait-elle de celui dont elle s'est occupée depuis toujours, rétorqua-t-il sans se laisser déstabiliser.

Le brun renonça au câlin dont il rêvait depuis des années et s'éloigna du blond non sans lui volé un dernier baiser au passage.

-Il va falloir que je rentre, je ne voudrais pas que quelqu'un découvre que je suis venu te rendre visite.

-Tu as honte de moi?

Lucien commençait à avoir peur que ce moment ne soit qu'une illusion et que Tristan franchisse la porte pour ne jamais revenir.

-Non, mais pour le moment cela doit rester secret, personne ne doit savoir que nous nous sommes remis ensemble. Promis un jour je t'enlèverai et personne ne pourra plus nous séparer.

-Tristan...

Le blond l'embrassa tendrement, son chéri avait besoin de réconfort, besoin de comprendre ce qui était en train de se passer.

-Je reviendrais te voir dès que je le pourrais et je t'expliquerais tout, mais en attendant tu dois me jurer de t'assurer qu'Alexis ne dise rien et il va aussi falloir que nous continuions de jouer notre petite comédie avec nos compagnons respectifs.

Il sentit que Lucien n'aimait pas ça, que l'idée d'imaginer son Tristan poser ses lèvres sur d'autres que les siennes lui déplaisait fortement, mais il savait que pour lui, il ferait des efforts et ferait en sorte que personne ne découvre la vérité.

-Je te le promets, mais reviens vite.

-Aussi vite que je le pourrais.

Il s'éloigna prêt à partir, tant qu'il en avait encore la volonté lorsque le jeune bourgeois l'appela.

-Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis, qu'est-ce qui t'a fait revenir vers moi?

-La raison qui fait que j'ai compris que ma vie n'était pas avec Elijah, c'est très simple, elle mesure environ un mètre soixante, a des cheveux roux, des yeux verts et t'adore énormément.

Le Castle sourit, Rory était la meilleure amie qu'il puisse avoir, il l'aimait beaucoup lui aussi, elle venait régulièrement lui rendre visite, et était toujours là pour lui.

-C'est grâce à elle et à sa chérie que nous pourrons bientôt être ensemble loin d'ici. Je n'aurais plus à renoncer à mon bonheur à cause de mon père, poursuivit le jeune comte.

-Dis-lui que je l'adore beaucoup moi aussi.

-Je lui transmettrais le message."

Lucien ne chercha pas à en savoir davantage, les détails lui seraient révélés en temps voulu, Tristan était de retour dans sa vie, le reste pouvait attendre encore un peu.

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