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Coucou, voilà un " petit " one shot sur mon ship préféré, j'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à laisser votre avis :)
Je suis dans mon lit, je dors merveilleusement bien depuis quelques mois, sûrement parce que je suis heureuse et que je ne demandais rien de plus à la terre de ce monde. Moi qui avais tant perdu après l'explosion de ma planète, jamais je n'aurais cru possible de connaître un bonheur si intense, si apaisant et si puissant. Clark à beau être ma seule famille biologique, je n'avais jamais été complète en sa présence malgré que ce soit mon seul lien avec Krypton.
Je souris bêtement en regardant près de moi, je suis bien, je suis heureuse. Je m'apprête à me tourner vers l'objet de mon bonheur quand je suis soudain dérangé par quelqu'un frappant énergiquement à ma porte, me faisant grogner de frustration. J'utilise ma vision x pour aviser du malotru qui ose me déranger dans un moment si plaisant, mais je constate que c'est ma sœur Alex.
J'enfile vite fait mon peignoir et vais lui ouvrir la porte.
— Alex, nan, mais ça va pas de frapper aussi fort un dimanche matin, je dormais et il est encore tôt !
— Encore tôt ? Kara, il est presque 13 h !
Je regarde ma montre et en effet je constate qu'il est si tard que ça. Il faut dire que mes activités d'hier soir, bien que je sois Supergirl, m'ont quand même bien épuisée. Je ne peux empêcher un sourire niais s'afficher alors sur mon visage aux souvenirs de la veille, ce que ne manque pas de remarquer ma sœur qui m'en fait aussitôt la remarque.
— Kara, c'est quoi ce sourire niais sur ton visage ? Tu as passé la nuit avec quelqu'un c'est ça ? James ?
— James ? Quoi, mais ça va pas bien la tête Alex ! Je n'étais pas avec James !
— Donc tu étais avec quelqu'un !
— Tu me soules Alex, je n'étais avec personne, et pourquoi tu es là d'ailleurs ? tentais-je dans une tentative de noyer le poisson.
— Parce que ce soir toi, moi et Sam on sort !
— Tu veux encore me caser avec quelqu'un c'est ça ? Je t'ai dit que j'étais capable de m'occuper de ma vie privé toute seule Alex !
— Kara, depuis le départ de Mon-El tu n'as jamais plus été heureuse, il est temps de remédier à cela. Et puis qui te dit que je veux te trouver quelqu'un ? Ce soir on fête la promotion de Sam alors tu viens avec nous, point !
— Ce n'est pas un traquenard, tu es sûr ? demandais-je suspicieuse
— Kara, on va fêter une promotion c'est tout...
Je regarde ma sœur, elle n'arrive pas à soutenir mon regard, alors d'instinct je sens que ça sent le coup fourré, mais pour ne pas éveiller ses soupçons j'accepte pourtant à contrecœur sa proposition.
Une fois partie, je souffle de soulagement. Je n'ai pas le temps de me retourner que je sens des bras encercler ma taille et une paire de lèvres embrasser mon cou avec douceur, faisant frissonner mon corps de mille tourments. Cette sensation, jamais je ne pourrais m'en lasser. J'étais aux anges. C'est une douce torture, alors je me retourne pour plaquer contre la porte d'entrée l'objet de mon désir afin de m'emparer avec passion de ses lèvres qui me font tant chavirer depuis ces neuf derniers mois. Un hoquet de surprise sort alors de sa bouche devant mon impatience, mais le sourire que j'arrive à ressentir de sa part lorsque que je demande l'accès à sa bouche avec ma langue me confirme que mes actions sont pleinement consenties et désirées ardemment.
Après un baiser urgent et passionné.
— Bonjour mon amour
— Bonjour toi répondis-je bêtement, le sourire aux lèvres
— C'était ta sœur tout à l'heure ?
— Oui...
— Tu sais, si tu veux être tranquille on devrait peut-être lui dire pour nous non ?
— On pourrait oui... mais je t'avouerai que j'aime bien cette situation, je n'ai envie de te partager avec personne, j'aime ce que nous vivons en ce moment, et à l'instant où les gens sauront pour nous, notre tranquillité sera finie...
— J'avoue, mais je suis tellement heureuse que j'ai envie de le crier sur tous les toits !
Je la prends dans mes bras, elle a raison, parfaitement raison, je l'aime tellement que je pourrais lui décrocher la lune. Elle fait naître en moi tant de sensations, tant de désirs, tant de passions et de bonheur que je ne pensais pas cela possible un jour.
Notre moment de tendresse est interrompu par la porte d'entrée qui s'ouvre de nouveau sur ma sœur. De réflexe je pousse Lena qui manque de tomber au sol (je sens qu'elle va me le faire payer ça) et me place devant la porte afin qu'Alex ne puisse pas voir Lena qui part se cacher le plus discrètement possible dans la chambre.
— Qu'est-ce que tu fais là Alex ?
Ma sœur me regarde, l'air suspicieuse, elle réfléchit, semble presque contrarié.
— Kara, ça va ? Tu es toute pale !
— Hein ? Heu non ça va t'inquiète pas... alors, qu'est-ce que tu fais là ? Tu étais encore là ya moins d'une minute !
— Ha bha sympa, ça fait toujours plaisir...
— Rhooo tu sais bien que tu es la bienvenue n'importe quand Alex, tu m'as surprise c'est tout...
— J'ai juste oublié mes clés Kara, je repars !
— Tu m'as l'air bizarre Kara ? me dit Alex, suspicieuse.
Je la vois qui va chercher ses clés et qui regarde vite fait dans l'appartement, me rendant plus nerveuse que je ne l'étais déjà. Je noie alors le poisson en lui disant que je dois me préparer pour le boulot et que je vais être en retard. Ça marche, car elle repart presque aussitôt, me faisant pousser un ouf de soulagement.
— Moi aussi j'ai envie de le crier partout, répondis-je en souriant à Lena qui revenait dans l'encadrement de la porte.
Je dépose un léger baiser sur ses lèvres avant de poursuivre.
— Que dirais-tu que nous restions encore une semaine rien que toutes les deux avec notre secret, profitant simplement l'une de l'autre et après nous faisons une annonce à tous ? Tu en dis quoi ?
Je la vois qui semble réfléchir l'espace d'un instant, mais à son sourire étincelant je vois bien qu'elle est complètement d'accord avec moi et qu'elle me fait juste tourner en bourrique.
– Tu te moques de moi c'est ça ? demandais-je faussement outrée
— Pas du tout...
— Alors pourquoi tu ne me dis pas tout de suite que tu es d'accord ?
— Qui te dit que je le suis ?
— Je ne sais pas... ton sourire peut-être ?
— Tu n'avais qu'à ne pas me pousser vilaine, me dit-elle en me tirant la langue
Après encore quelques minutes de taquineries où elle finit enfin par m'avouer qu'elle était d'accord depuis le début, nous déjeunons ensemble. Je lui prépare quelques œufs au plat pendant qu'elle me prépare des pancakes. Les siens sont les meilleurs de la terre, depuis qu'elle m'en a fait pour la première fois il y a plus de deux ans, je ne peux plus m'en passer, ils sont juste délicieux, complètement divins. Et il nous arrive souvent de cuisiner de cette manière-là, moi lui préparant un plat et elle me faisant des pancakes de son côté.
Ces petites choses du quotidien, des choses à la fois simples et si unique nous emplissaient d'une joie sans nom. Nous étions passé par bien des épreuves. Je me rappelle encore de la réaction de Lena quand elle avait appris ma double identité. On ne peut pas dire qu'elle avait bien pris là chose, bien au contraire.
S'en était suivie une période de plusieurs mois ou Lena ne me faisait plus confiance, pensant que je l'avais trahi alors qu'en réalité je ne pensais qu'à la protéger. J'avais au début tenté de lui expliquer et avais imploré son pardon. Mais devant sa véhémence et son refus de recevoir mes explications, s'en était suivie une longue période ou nous étions chacune de notre côté, ruminant notre rancœur l'une envers l'autre.
Enfin c'est ce que je croyais, et un jour, alors que j'avais bu de l'alcool kryptonien, j'avais débarqué chez Lena en volant et entrant par son balcon en titubant et lui expliquant, tout en étant saoule combien elle me manquait et combien je l'aimais et pas seulement comme une amie, mais que je l'aimais vraiment. Je ne me rappelle plus trop ce qu'il était arrivé ensuite, mais je m'étais réveillé le lendemain matin dans son lit, en tenue de nuit, Lena dormant sur son canapé. Elle m'avait mis au lit la veille s'inquiétant pour moi et de mon état, persuadé que l'alcool m'avait fait raconter des mensonges éhontés, la blessant donc profondément.
Alors quand le lendemain matin je m'étais réveillé et lui avais demandé ce qui s'était passé, elle m'avait expliqué la soirée de la vieille. J'étais honteuse de moi-même et de mon comportement. Mais j'avais pourtant fini par lui avouer que je pensais ce que je disais et que je n'avais plus rien à perdre en lui disant que je l'aimais puisque de toute façon je pensais déjà que j'avais tout perdu en la perdant elle.
Mais quand j'avais voulu repartir de chez elle, Lena m'avait retenu par le bras, m'avouant à son tour qu'elle m'aimait de la même manière que je l'aimais elle. De là avait débuté notre relation. Une relation que nous avions décidé de garder dans un premier temps secret afin de nous préserver et d'apprendre à nous connaître davantage de manière plus intime, sans le tumulte qu'aurait provoqué de vivre cet amour au grand jour.
Après le déjeuner nous discutons moi et Lena de la marche à suivre pour ce soir. Je lui propose de venir avec moi, mais comme nous ne sommes pas censés être ensemble, nous convenons qu'elle me rejoindra et me croisera par « hasard » dans le bar karaoké où nous devons nous rejoindre avec ma sœur. Le reste de la journée se passe assez normalement. Je vais à Cat&Co pour finir quelques articles. Je fais également deux ou trois sauvetages en tant que Supergirl, mais rien d'important ni de dangereux. Quant à Lena, elle passe sa journée à L.Corp pour finaliser quelques dossiers.
Je suis en train de finir le dernier article de la journée tout en buvant mon café quand je reçois un SMS. J'ouvre celui-ci et je manque de cracher partout le café que je venais de prendre en bouche tant je suis surprise. En effet, Lena vient de m'envoyer une photo de la tenue qu'elle allait porter ce soir pour me « croiser accidentellement » et elle n'y allait pas de main morte, me faisant baver d'envie. La photo montrait simplement le dos de la robe, d'une échancrure et laissant apparaitre le dos jusqu'à la naissance des fesses qui me ferait clairement baver d'envie de lui arracher sa robe.
Je lui envoie donc un SMS : « C'est vraiment pas cool Lena, j'ai faillis devoir refaire mon article à cause de toi, vilaine, vilaine fille »
« Tu m'aimes pour ça non ? »
Je préfère ne pas répondre à la provocation, car nous connaissant, cela pourrait partir loin et nous n'arriverions jamais entières à ce bar Karaoké ce soir sinon...
Après le travail je rentre chez moi et choisis des vêtements assez simples. Je connais ma sœur, et même si elle m'a assuré du contraire, je sens à des kilomètres qu'elle va vouloir encore me présenter quelqu'un et je ne préfère pas être vraiment à mon avantage, sauf pour Lena... Elle ne comprend pas que je n'ai pas besoin de son aide pour ça. J'aimerais lui dire pour moi et Lena, j'aimerais tant le crier au monde entier, mais la bulle dans laquelle nous nous trouvons me plait beaucoup et j'aime l'idée de ne partager Lena avec personne d'autre. Mais nous ne pourrons rester ainsi éternellement alors nous attendrons à la fin de la semaine pour dire à nos proches d'arrêter d'essayer de nous caser, car nous n'avons besoin de personne de ce côté-là...
J'arrive à 19 h 30 à l'endroit prévu par ma sœur. Je lui envoie un message pour lui demander quand elle arrive, mais elle me répond qu'elle est déjà à l'intérieur avec Sam.
Et en effet, une fois rentrée à l'intérieur je l'aperçois, installé à une table avec Sam en pleine discussion, et je ne préfère pas savoir de quoi. Avec ces deux-là, on ne sait jamais...
Je les rejoins et commande au serveur ma boisson et j'en profite alors pour demander à Sam quelle est sa promotion exactement.
« Je viens de passer chef de projet » me répond Sam.
Je ne suis guerre convaincue, mais passons. La discussion était bien entamée quand je sens le regard de Sam et d'Alex qui s'illuminent, un léger sourire en coin. Je suis sur que cela ne présage rien de bon et mes soupçons me sont confirmé lorsque j'aperçois un jeune homme arriver à notre table, s'installant près de moi, deux verres d'alcool à la main.
— Kara, je te présente William, lui aussi est journaliste me dit Alex tout en me faisant un clin d'œil.
J'en étais sur maugréai-je intérieurement, Alex avait encore frappé.
Je me penche vers ma sœur et lui demande des explications.
— Tu me le paieras Alex ! lui dis-je discrètement tout en lui donnant un coup de pied sous la table.
Ce William me sourit de toutes ses dents et je sens déjà que je ne vais pas l'aimer, et pas seulement parce que mes pensées sont toutes presque entièrement tournées vers ma belle brune aux yeux verts. Je ne pense déjà qu'au moment où elle apparaîtra et me sauvera de ce simulacre de rendez-vous concocté par ma sœur.
Ma sœur essaie, avec toute la grâce qui la caractérise, de me vanter les mérites de ce William que j'essaie de calculer le moins possible.
William essaie vainement de vanter ses mérites pendant que je commande un verre d'alcool sachant pertinemment que cela ne me fera aucun effet. Le verre que m'a ramené précédemment William, je l'ai bu en deux secondes sous ses yeux presque ahuri. Je suis presque persuadé qu'avec son sourire allbright il doit croire qu'il m'impressionne et que c'est pour ça que j'ai bu si vite. S'il savait...
J'écoute à demi-mot seulement ce qu'il me raconte, pourtant, j'arrive malgré tout à comprendre qu'il part souvent en zone de guerre pour offrir aux gens la vérité, mais je soupçonne que ce soit seulement pour se faire mousser auprès de la gent féminine. J'ai beau ne lui répondre que par oui ou par non, il n'a pas l'air de comprendre que je n'en ai rien à faire de ce qu'il me raconte et que je ne pense qu'à m'échapper et à comment tuer ma sœur et sa compagne sans finir ma vie en prison...
Je ne comprends même pas qu'Alex ait voulu me présenter un abruti pareil. Ce n'était pas la première fois qu'elle me présentait un homme, mais d'habitude elle prenait au moins la peine de me présenter quelqu'un qui avait la décence de penser et de parler d'autre chose que de sa petite personne. Et d'ailleurs, la plupart du temps, j'avais de la peine pour ses hommes que je devais repousser. C'était des gars bien et que ce n'était quand même pas de ma faute si mon cœur était déjà pris.
Du coup je soupçonne que ce soit un choix de Sam, ça serait bien plus son genre de me présenter un abruti pareil.
Du coin de l'œil je vois aussi ma sœur et sa compagne se parler à voix basse. J'essaie de ne pas utiliser ma super ouïe pour écouter les conversations des autres en temps normal, mais là, tant pis pour elles. Du coup j'arrive à entendre que c'est William qui a demandé à Sam qu'on le présente à moi, car il m'avait déjà remarqué à Cat&Co lorsqu'il était venu une fois pour postuler. Heureusement Lena avait refusé sa candidature apparemment, et mentalement je m'en réjouissais, car je ne savais pas si je l'aurai supporté bien longtemps.
Dix minutes, ça ne fait que dix minutes que nous sommes assis tous les quatre et j'en suis déjà à mon cinquième verre. Sam et Alex savent que seul l'alcool kryptonien me fait de l'effet et donc que c'est normal que je puisse boire autant sans avoir d'effet. Mais William, lui, n'est pas au courant et pourtant il n'essaie pas de m'empêcher de boire, ce qui me fait le détester encore plus. S'il avait l'intention de me saouler pour obtenir mes faveurs, il se mettait le doigt dans l'œil.
Je pousse presque un ouf de soulagement quand William s'excuse pour aller se soulager. J'en profite alors pour demander des explications à ma sœur et Sam.
— Putain Alex, qu'est ce qui te prend ?
— Quoi ? C'est un mec bien, tu pourrais faire un effort pour apprendre à le connaître !
— Pardon ? Il ne fait que de parler de lui lui lui et encore lui !
— C'est parce que tu ne lui parles pas Kara alors faut bien qu'il meuble avec quelque chose !
— Et tu t'es pas dis que je ne voulais pas lui parler et qu'il était inutile de continuer à faire le joli cœur, car ça ne servait à rien ?
Je continue à me disputer avec ma sœur et Sam lorsque soudain j'entends un battement de cœur caractéristique, un son que je reconnaitrais entre tous, un son qui au fil du temps est devenu mon souffle et mon espoir, ma vie. Lena, Lena venait d'entrer dans la salle. Je ne la voyais pas encore, mais je savais qu'elle était là. Je savais qu'elle était là chaque fois qu'elle pénétrait dans une pièce, comme si nous étions les deux éléments d'un même puzzle. Et instantanément, sans que je ne puisse rien y faire, un large sourire s'étendit alors sur mon visage alors même qu'elle n'était pas encore apparue dans mon champ de vision.
« Pourquoi tu souris comme ça me demande alors Sam ». Je préfère ne pas lui répondre et me contente de me concentrer sur les battements de cœur qui deviennent de plus en plus fort, signe que Lena se rapproche.
Mon sourire s'efface aussitôt quand je vois William qui revient, un autre verre dans la main pour moi et qui affiche un grand sourire sur le visage. Décidément je n'aimais vraiment pas ce type.
Puis Lena apparaît enfin, dans sa sublime robe noire, dont le dos est échancré presque jusqu'à la commissure de ses fesses, me faisant baver d'envie intérieurement.
Alex et Sam ne l'ont pas encore remarqué, mais William vient de la voir et son regard et les yeux qu'il lance sur elle ne me plaisent pas du tout.
— Ce n'est pas Lena Luthor là-bas ? me demande celui-ci alors qu'il se redresse dans sa chaise pour se donner une fausse contenance
— C'est l'une des femmes les plus riches du monde, qu'est ce qu'elle peut bien faire dans un endroit comme celui-ci ? ajoute-t-il encore une fois les yeux brillants
« Me sortir de cet enfer » pensais-je silencieusement
Alex et Sam se retournent et, à leur tour, remarquent Lena. Elles lui font donc un petit signe pour lui signifier que nous étions là sous l'œil ahuri de William qui se demandait sûrement ce qui se passait.
Quand Lena arriva à notre table, je me lève pour la prendre « amicalement » dans mes bras et j'en profite pour lui dire au creux de l'oreille « mon prétendant de la soirée ». Je la vois qui m'offre un large sourire et je ne sais pas si elle se moque de moi ou si elle compatit à ma douleur. Au vu de ce qui s'est passé ce matin, je pencherai pour un peu des deux. Elle dit ensuite brièvement bonsoir à ma sœur et Sam, qui est sa meilleure amie, après moi bien sûr. Puis je lui présente William comme étant journaliste et connaissance de ma sœur. Il a l'air d'être un peu déçu que je ne le présente que comme une connaissance de ma sœur, mais ce qu'il pense est vraiment le cadet de mes soucis. Je ne souhaitais qu'une seule chose, qu'il rentre chez lui, et vite.
— Vous vous connaissez toutes ? demande celui-ci en tentant de se donner une contenance
– Oui, Lena est ma « meilleure » amie lui affirmais-je un petit sourire victorieux sur le visage
— Quant à moi, c'était moi sa meilleure amie avant que Kara ne me vole son amitié, plaisanta Sam, s'attirant une légère tape sur l'épaule de la part de Lena
— Et moi je suis la sœur de Kara, donc vu que Lena passe presque ton son temps chez ma sœur, forcément on s'est déjà croisé
— D'accord je vois... Et qu'est-ce qui amène une femme telle que vous dans cet endroit ? demanda William.
— Et bien, j'avais un rendez-vous, mais visiblement on m'a posé un lapin répondit simplement Lena
— Il faut vraiment être un idiot pour poser un lapin à une femme telle que vous !
Je rêvais ou ce William faisait du plat à la femme que j'aimais. Lena dut voir mon regard noir désapprobateur, car discrètement elle me fit un petit clin d'œil que je fus la seule à apercevoir.
Je fis semblant de devoir aller aux toilettes et me levait. Je fus bientôt rejoint là-bas par Lena qui m'encercla aussitôt de ses bras pour m'embrasser dans le cou alors que j'étais en train de me laver les mains. Je sentis un frisson me parcourir comme chaque fois que Lena posait ses mains sur moi. Cette femme me faisait un effet de dingue, je me sentais décoller chaque instant un peu plus en sa présence et j'avais bien l'intention de finir ma vie avec elle.
À contrecœur je m'éloigne de ses bras et lui explique brièvement le début de la soirée. Elle compatit à ma douleur et pour se faire pardonner d'avoir mis tant de temps, pose ses lèvres sur les miennes tout en me poussant contre le lavabo. Ses lèvres, décidément j'en suis complètement accro, elle me fait vibrer de tout mon être, chaque parcelle de mon corps réagit à ses caresses, qui d'ailleurs se font de plus en plus entreprenantes.
Quand la porte s'ouvre brusquement, par réflexe, je pousse alors Lena derrière la première porte qui se trouve à côté de moi et en refermant celle-ci en super vitesse et ajustant mes vêtements à la va-vite.
— Bah alors Kara, qu'est ce que tu fous ? me demande ma sœur
— J'attends que Lena finisse pourquoi ?
— William
— Quoi William ?
— Qu'est-ce que tu en penses ?
— À part que c'est un abruti fini ? Je n'en pense rien Alex et d'ailleurs si Lena veut bien me raccompagner je vais repartir ou je vais emplâtrer ton William contre un mur !
— Tu pourrais faire un effort Kara, depuis Mon-L tu n'as plus eu personne, il ne faut pas que tu te fermes comme ça et surtout pas à l'amour !
— Je ne me ferme pas à l'amour Alex, mais ton William est un abruti arrogant qui ne parle que de sa petite personne et je ne m'intéresserais jamais à lui !
— Tu me désespères Kara...
— Qu'est-ce que je devrais dire de toi dans ce cas...
— Bon tu me laisses je dois dire un truc à Lena entre filles...
Alex finit par repartir à contrecœur, visiblement agacé que je n'aille pas dans son sens avec ce William.
Quand Lena sort des toilettes, je ne peux m'empêcher de me mordre mes lèvres pour m'empêcher de rire au vu de la tête qu'elle fait. Elle est si belle quand elle fait cette tête-là, mais j'ai beaucoup de mal à me retenir. Et elle doit l'avoir remarqué au vu de ce qu'elle me sort.
— Sérieusement Kara ? Tu me fais le coup deux fois dans la même journée ? Je vais finir par croire que tu aimes me pousser... plaisanta Lena un léger sourire en coin malgré tout.
— Contre un mur, sur le lit, contre une vitre... j'aime te pousser en effet...
— Kara, Kara, Kara, je ne te savais pas si joueuse me chuchote Lena d'une voix suave tout en s'approchant de moi de manière sensuelle pour enrouler ses bras autour de mon cou.
Elle me chuchote au creux de l'oreille qu'elle m'aime et qu'elle adore beaucoup ce côté de ma personnalité. N'y tenant plus, je l'agrippe par la taille pour la rapprocher de moi et l'embrasser passionnément. Puis à contrecœur nous nous éloignons l'une de l'autre afin de retourner à la table avec ma sœur, Sam et ce William.
Il nous sourit de toutes ses dents quand il nous voit arriver et recommence direct à faire le joli cœur. Mais cette fois, j'ai du mal à savoir s'il le fait à moi ou à Lena. Je pense qu'il le faisait à nous deux, se disant sûrement que l'une de nous pourrait céder à ses charmes.
S'il savait...
Au bout de quelques minutes, William commence à devenir un peu trop entreprenant. Ne comprenant clairement pas que l'alcool ne me faisait aucun effet, plusieurs fois je dus remettre sa main à sa place. À la troisième fois, je lui prends et lui tord sa main, lui faisant comprendre que s'il essayait encore une fois je lui briserais celle-ci en deux.
Je vois le regard désapprobateur d'Alex, mais j'en ai rien à faire. N'ayant plus envie de subir tout ça, je décide de partir et fais un signe vite fait à Lena pour lui faire comprendre de me rejoindre chez moi au plus vite.
— Bon, demain j'ai du boulot alors je vais y aller !
— Je vous raccompagne ? me propose William immédiatement
— Désolé, mais ça sera non, Lena va surement me ramener avec sa limousine, n'est-ce pas Lena ?
Lena manque de s'étouffer avec son verre quand je lui demande ça. Elle ne s'y attendait pas du tout visiblement, mais pourtant acquiesce à ma demande. Et à son sourire en coin, je vois qu'elle en est ravie.
Ma sœur me fait vaguement la morale, mais je suis trop énervée contre elle pour lui répondre sans être méchante envers elle alors je ne préfère ne rien lui dire, préférant l'ignorer, tout simplement.
Arrivée dans la limousine que Lena a fait appeler, elle se tourne vers moi et se met à rire. Je fais mine de bouder, mais son rire est largement communicatif et j'ai bien du mal à faire semblant de lui en vouloir.
— Ma pauvre Kara, je te plains, sincèrement, obligé de subir ce bellâtre... me dit-elle tout en rigolant
— C'est pas drôle Lena, il a essayé de me saouler toute la soirée, tu parles d'un gentleman...
— Heureusement que tu étais là, j'aurai finis par l'envoyer pour un voyage sans retour sur la lune sinon
Le rire de Lena redoubla d'intensité. Décidément je ne me lasserai jamais de son rire, il fait vibrer tout mon être, je l'aime tout simplement. Et j'ai bien l'intention de la demander en mariage un jour, c'est elle, je le sais, l'amour de ma vie.
Nous arrivâmes chez moi une dizaine de minutes plus tard. À peine nous franchissons la porte de mon appartement que je plaque Lena contre la porte d'entrée et commence à laisser aller mes mains sous sa robe, la faisant frissonner et rire de surprise. Rire que je m'empresse d'étouffer en plaquant mes lèvres sur les siennes, ce qui n'a pas l'air de lui déplaire au vu des soupirs qu'elle ne peut s'empêcher d'émettre.
— Tu as l'air en forme ce soir ? arrive-t-elle à me dire entre deux baisers de sa voix la plus sensuelle qui soit
— Compensation... pour ce... que je viens de vivre, et puis... dès que je t'ai aperçu, je n'ai eu plus qu'une envie... t'enlever cette robe...
— Ho bah si tu en avais envie alors... ça serait mal poli de ne pas accéder à ta demande...
— En effet...
Le lendemain matin, après cette merveilleuse nuit, comme chacune des nuits que je passais avec Lena d'ailleurs, à mon réveil, elle n'est plus à mes côtés. Je suis un peu déçu, mais Lena m'a laissé un petit mot à côté de mon oreiller.
« Mon amour, désolé de ne pas être à tes côtés pour ton réveil, mais une urgence à L.Corp m'a forcé à sortir de ce lit dans lequel j'étais si bien. Ne t'en fais pas Kara, je t'attends ce midi pour déjeuner, j'espère que tu m'apporteras ces petits croissants de la boulangerie parisienne que j'aime tant. Bisous, je t'aime. »
Si j'ai été déçu l'espace de quelques secondes de ne pas avoir Lena à mes côtés, un large sourire s'étend maintenant sur mon visage. Je regarde ma montre, il est à peine neuf heures du matin alors je me prépare en super-vitesse et vais faire quelques sauvetages pour le DEO. Je prends d'ailleurs soin d'y éviter ma sœur, je ne veux pas recevoir ses remontrances pour la veille au soir. Mais après tout, c'est moi qui devrais être énervée contre elle et pas l'inverse. Jamais je ne lui aurais fait un coup comme celui-là, moi.
Malgré mes efforts je ne peux éviter Alex qui arrive à me coincer dans l'un des couloirs du DEO.
— Kara, tu m'expliques pour hier soir ?
— Il n'y a rien à expliquer Alex, je ne veux juste plus que tu te mêles de ma vie privée, je suis assez grande pour ça !
— Depuis Mon-L...
— STOP Alex, ne parles plus de lui, tu ne comprends pas et ne comprendras jamais, alors laisse tomber cette histoire !
— Même pas une seule fois tu n'aurais pu t'imaginer que j'étais heureuse dans ma vie en ce moment ? Tu es tellement obnubilé par mon histoire avec Mon-El que tu ne te rends même pas compte que je l'ai complètement oublié depuis bien longtemps, tellement que je me rends compte aujourd'hui que j'avais seulement de l'affection pour lui et que je ne l'ai jamais aimé comme il aurait dû le mériter !
— Je... je ne savais pas Kara... désolé...
— Laisse tomber, je dois aller à Paris là !
Je laisse ma sœur en plan et m'envole en direction de Paris chercher les croissants pour Lena. Ma sœur se demande sûrement pourquoi je dois aller sur Paris, mais honnêtement je n'en ai rien à faire, elle n'avait qu'à se mêler de ses affaires, surtout après m'avoir présenté un homme aussi imbu de sa personne.
Je lui prends ses croissants, c'est vrai qu'il en émane une odeur délicieuse, et je comprends pourquoi Lena les aime tant. J'en prends une bonne dizaine, car le temps que je revienne à National City il y a de fortes chances que j'en ai déjà mangé la moitié.
J'atterris sur le balcon de Lena dix minutes plus tard. Elle est à son bureau en train de lire un dossier. Je la trouve tellement belle quand elle est concentrée de cette manière, se tuant parfois à la tâche pour faire fonctionner correctement l'une des multinationales les plus importantes au monde. Ce n'était pas facile pour elle, être une femme dans ce monde d'hommes. Et pourtant elle a su faire sa place, redorer le nom des Luthor et je ne l'en admirais que plus fortement encore pour cela.
Quand un souffle d'air passe par ses cheveux, les faisant se soulever légèrement, je ne la vois pas, mais je sens son sourire qui s'étend sur son visage. Soupçons confirmés quand elle se retourne enfin et que je constate en effet que son visage s'est illuminé de la même lumière qui émane du mien dès que je l'ai aperçu.
Je m'approche d'elle afin de la prendre dans mes bras.
— Bonjour, Lena, je t'ai apporté tes croissants, regarde...
— Hummm intéressant, même si je suis presque sûr que tu en as mangé la moitié.
— Tu me connais si bien...
Lena se met à rire, ce rire qui me fait fondre et gonfle mon cœur d'une joie sans nom.
Nous finissons tout de même par déjeuner sur son canapé. Je suis assise sur celui-ci, Lena est allongée dessus, sa tête reposant sur mes genoux et je lui caresse tendrement les cheveux pendant que nous mangeons paisiblement tout en nous racontant nos matinées et projets futurs.
— Je me suis disputé avec ma sœur aujourd'hui, avouais-je à Lena penaude
— Elle pensait bien faire avec ce William Kara, tu devrais faire la paix avec elle
— Je le sais bien, mais ça m'énerve, elle pense que je ne peux pas m'occuper de ma vie privée toute seule, et que depuis Mon-El je ne fais plus confiance pour laisser de la place à l'amour...
— Mon-El...
Au regard et aux yeux fuyant de Lena, je sens que son évocation la blesse, même si elle ne me l'avouera jamais. Alors je lui soulève le menton avec mes doigts afin de croiser mes yeux avec les siens. Je veux la rassurer, lui faire comprendre que je l'aime elle, que je ne regrette pas ma relation avec Mon-El, mais que je ne l'ai jamais aimé comme je l'aime elle, qu'elle est, et qu'elle restera à jamais l'amour de ma vie.
— Lena, je sais que chaque fois que j'évoque Mon-El tu te sens coupable et tu penses que s'il était toujours là je serais avec lui aujourd'hui...
— Alors je vais te dire ce que j'ai dit à ma sœur tout à l'heure
— J'avais beaucoup d'affection pour lui et ce que nous avons vécu, mais depuis que nous sommes ensemble, je me suis rendu compte que je ne l'avais jamais aimé...
— Bien sûr je n'ai pas dit à ma sœur que c'était parce que j'étais folle de toi, mais tu vois l'idée générale... Je suis heureuse, follement, éperdument amoureuse de toi, et je t'aime de toute mon âme Lena ! Et même si Mon-El était resté sur terre j'aurai finis par me rendre compte que ce que je ressentais pour lui était bien loin d'égalé les sentiments que j'ai pour toi !
Je lui prends la main et la pose sur mon cœur afin qu'elle sente mes battements, les battements qu'ELLE me fait ressentir, lui montrer qu'il n'y a qu'elle pour me faire ressentir de telles émotions.
Et son sourire est la plus belle des récompenses aux mots que je viens de prononcer. Je me penche pour l'embrasser et elle me rend mon baiser avec passion. Nos mains se font rapidement baladeuses et il ne me faut pas longtemps pour que Lena se retrouve à califourchon sur moi, embrassant la commissure de mes seins avant d'arracher ma chemise et de la jeter au travers de la pièce. Je commence à moi aussi lui enlever sa chemise alors qu'elle embrasse mon cou et que ni elle ni moi n'arrivons à empêcher des sons gutturaux de sortir de nos bouches.
Nous sommes tellement prises dans notre élan de passion que j'ai à peine le temps d'entendre ma sœur qui arrive d'un pas décidé et ferme vers le bureau de Lena.
— Merde ! Ma sœur arrive !!!
Je n'ai jamais vu Lena se relever aussi vite, elle aurait pu faire concurrence à ma super vitesse. Elle remet à la hâte son vêtement pendant que je cours me cacher derrière son immense bureau, seul endroit assez grand qui puisse me couvrir.
— Lena je....
— Alex ?! Qu'est-ce que tu fais là ? demande innocemment Lena à ma sœur.
— Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça Alex ?
Grâce à ma vision X, je vois Alex qui plisse des yeux et regarde Lena de manière suspecte. Je regarde alors Lena qui est accoudée sur le devant de son bureau faisant semblant de lire un dossier et je remarque que sa chemise est remise à l'envers, d'où le regard suspicieux de ma sœur.
— Heu... rien... juste ta chemise est à l'envers... tu... es en galante compagnie et je dérange c'est ça ?
Lena ne sait plus quoi dire ni faire. Heureusement elle arrive à remettre son masque luthorien presque aussi vite.
— En effet Alex, il est caché derrière le bureau... Non Alex, j'ai simplement renversé mon café sur mon autre chemise et j'étais en train de la remettre quand tu es arrivé. Donc je me suis dépêché et visiblement, il n'est jamais bon de se dépêcher dans ces cas-là.
Alex rigole légèrement à la remarque de Lena. Et même si celle-ci a assuré pour son explication, elle m'a quand même bien fait flipper l'espace d'un instant quand elle a parlé d'une personne derrière son bureau.
— Alors, pourquoi tu es là Alex ?
— Tu pourrais parler à Kara ? On s'est un peu disputé et j'ai peur qu'elle m'en veuille. Dis-lui... dis-lui juste que dimanche il y a une soirée jeux et que j'aimerai qu'elle vienne afin de me faire pardonner.
— Tu es la bienvenue aussi bien évidemment Lena. De toute façon si j'organisais une soirée jeux et que tu ne venais pas elle ferait la gueule toute la soirée, rigole Alex.
— D'accord Alex, je vais lui dire. Et puis ne t'en fais pas, tu connais Kara, il suffira que tu lui offres des raviolis chinois pour qu'elle te pardonne.
J'entends Alex qui rigole de bon cœur et repars l'esprit plus serein.
Je sors de dessous le bureau et viens prendre aussitôt Lena dans mes bras, lui affirmant que nous avons eu chaud et que nous n'étions pas passés loin de nous faire découvrir.
– En effet, j'ai très chaud me susurre Lena dans le creux de l'oreille ce qui me fait rigoler au vu de la manière dont elle avait prononcé ses mots
– Lena Luthor vous êtes une diablesse !
Cette fois c'est Lena qui riait de bon cœur à ma remarque. Et ce rire, c'était vraiment l'un des sons que j'aimais le plus au monde. Il signifiait tant de choses, son amour pour moi, sa bonne humeur, sa joie de vivre, elle, la vrai elle, cette facette qu'elle ne montrait qu'à moi et dont j'étais la seule à connaître. Le monde pouvait bien la voir comme quelqu'un de froid ou d'autoritaire, cela m'était bien égale. Cela m'était égal parce que je connaissais la vraie Lena et que c'était la personne la plus généreuse, et la plus magnifique qui soit au monde.
– Alors, Kara, je crois que nous sommes invités ce dimanche à une soirée jeu, ça fera une semaine ce jour-là, toujours prête à l'avouer à ta sœur pour nous ?
Je la regarde intensément droit dans les yeux pour lui affirmer simplement que je n'avais jamais été aussi sûr de moi de toute ma vie.
Nous continuons ainsi le reste de la semaine de cette manière, entre tendres, câlins, discussions et moments à deux intenses... Plusieurs fois au cours de cette semaine nous avions failli nous faire repérer, soit par Sam, soit par Alex. Comme le jour où Alex était passé chez Lena sans prévenir pour qu'elle l'aide avec l'une de ses inventions pour le DEO. Cette fois c'était Lena qui m'avait poussé quand elle avait ouvert la porte pour s'apercevoir que c'était Alex et j'étais tombé royalement au sol en me prenant les pieds dans les lacets de mes chaussures. Je m'étais envolé en super vitesse afin que ma sœur ne me voie pas et Lena avait réussi à lui faire croire que c'était elle qui avait fait tomber un objet au sol.
Alex sentait bien que je lui cachais quelque chose, mais elle ne savait pas quoi exactement et je soupçonne qu'elle ai demandé à Sam de se renseigner auprès de Lena pour savoir ce qu'il y avait de nouveau dans ma vie. Je ne pense pas qu'elle sache que je sois avec Lena, sinon elle me l'aurait fait savoir, que ce soit pour désapprouver ou pour être heureuse pour moi. Je dois bien avouer que je n'avais pas la moindre idée de la réaction que ma sœur pourrait avoir à ce sujet.
Les relations des deux femmes ayant toujours été « cordiale » sans pour autant être dans l'amitié profonde, je ne savais pas comment ma sœur réagirait. Mais dans tous les cas peu importe, Lena était l'amour de ma vie et l'avis de ma sœur n'avait que peu d'importance pour ce sujet-là.
Nous avions donc décidé de venir séparément à la soirée jeu. On ne voulait pas éveiller les soupçons en arrivant ensemble toutes les deux.
C'est donc seule et la première a être arrivée, que je frappais à la porte de chez ma sœur et de Sam qui venait d'emménager chez elle il y a peu de temps. C'est d'ailleurs la jeune femme qui ouvrit la porte et m'accueillait à bras ouvert. Visiblement, personne n'était encore là. J'embrasse Sam puis vais dire bonjour à ma sœur qui m'attend dans le salon.
Je l'aide à finir les préparatifs de la soirée et sors les jeux et les apéritifs pour les invités. Nous attendons Lena, bien évidemment, Win, J'ohn, Brainy et Nia. Jimmy Olsen était sorti de notre cercle d'ami il y a bien longtemps lorsqu'il sortait encore avec Lena et qu'il avait osé poser la main sur elle. Quand j'avais entendu cela avec ma super ouï, j'avais accouru sur le champ et avais jeté d'un immeuble de cent étages le jeune homme plusieurs fois de suite, le rattrapant seulement au dernier instant afin de lui faire passer l'envie de frapper une femme de nouveau.
On ne l'avait plus jamais revu depuis...
Les invités arrivèrent tous en même temps, même Lena qui avait croisé en chemin les quatre amis et leur avait proposé de venir par le biais de sa limousine. Lena n'aimait pas faire étalage de sa fortune, mais elle avait eu besoin de celle-ci pour transporter un important dirigeant de société et elle n'avait pas eu le temps de demander au chauffeur de prendre une voiture moins « voyante ». C'est donc tout naturellement que, les croisant marchant tous les quatre dans la rue, elle leur avait proposée de les conduire.
C'est moi qui leur ouvre la porte quand ils arrivent tous. Je leur fais la bise à tous et discrètement je glisse un je t'aime au creux de l'oreille de Lena quand je l'embrasse à son tour.
Tout le monde était là, la soirée pouvait commencer maintenant.
Nous nous installons tous autour de la table basse du salon. Quand Alex propose de faire les équipes, immédiatement je suis volontaire pour faire équipe avec Lena. Toutes les deux nous étions souvent imbattables et les autres étaient souvent jaloux de notre tandem gagnant.
Alex se met avec bien sûr Sam, Win avec J'ohn et Brainy et Nia ensemble. Je me lève pour aller chercher les boissons pour tout le monde ainsi que les gâteaux apéritifs et je suis rejointe par Lena afin qu'elle m'aide à porter le tout. J'étais beau être Supergirl, j'étais parfois assez maladroite et m'étais rendue assez souvent dans des situations assez embarrassantes.
Comme la fois où j'avais trébuché et renversé tout le vin sur Sam et Alex. Enfin c'est ce que je leur avais fait croire. En réalité, j'avais fait exprès, car elles m'avaient encore présenté un prétendant, espérant que je ne sois plus célibataire grâce à elle, et au final j'avais décidé de me venger. Avec ma maladresse légendaire, c'était passé comme une lettre à la poste, personne n'avait découvert le pot aux roses. Sauf Lena qui avait remarqué mon petit manège. Mais Lena me connaissait à la perfection, la moindre de mes mimiques, le moindre de mes gestes, la moindre de mes pensées, elle connaissait tout de moi. C'était comme si nous étions les deux pièces d'un même puzzle, nous assemblant parfaitement, ne pouvant être l'une sans l'autre.
Pourtant, malgré cela, j'espérais pouvoir tenir ma surprise jusqu'au bout. Je sais que Lena se doutait de quelque chose, elle remarque toujours quand il y a le moindre changement dans ma vie. Mais j'espérais néanmoins avoir réussi à garder le secret. Et ce soir, ce soir où nous devons avouer à tous que nous sommes officiellement ensemble, ce soir changerait nos vies à jamais, j'en étais persuadé, même si le stress qui montait en moi commençait à se faire sentir.
Derrière le comptoir de la cuisine, Lena avait perçu mon trouble.
— Kara est-ce que ça va ? Je te sens un peu bizarre, c'est à cause de ce que nous devons lui avouer tout à l'heure ? me chuchote Lena tout bas pour que personne n'entende.
— Je t'aime Lena, et non, ce n'est pas à cause de ça, mais ne t'en fais pas, tu comprendras tout tout à l'heure, lui répondis-je en lui faisant un clin d'œil qui n'était destiné qu'à elle.
— Allez viens, revenons avant que nous ne soyons découvertes, ça serait quand même un comble que nous ayons réussi à nous cacher tout ce temps et que l'on découvre notre relation le jour où nous nous décidons à leur avouer !
— Bien miss Supergirl !
— Arrête de m'appeler comme ça Lena !
— De t'appeler comment ? commenta Sam qui venait d'arriver pour nous aider à tout porter
— Miss Supergirl, le nouveau surnom que Lena m'a donné et que je déteste !
— Bah alors, Lena, je ne te savais pas si taquine, c'est plutôt mon genre d'habitude ! plaisanta Sam
Nous discutons toutes les trois encore une minute puis nous nous réinstallons autour de la table basse du salon. Lena assise sur le fauteuil, je viens m'installer au sol à ses pieds afin de poser ma tête sur ses genoux. Une posture que nous avions l'habitude d'adopter lors de nos soirées jeux et qui n'avait jamais éveillé les soupçons de personne. Notre amitié avait été forte dès le départ, et n'en avait été que renforcée après notre « réconciliation ». Enfin c'est ce que nous avions décidé de faire croire aux autres en gardant pour nous la nature de nos relations.
Le premier jeu était une partie de pictionnary et c'est J'ohn qui s'y colle pour faire le premier dessin. J'ohn avait beau être un télépathe hors pair, il n'en restait pas moins d'une droiture à toute épreuve, au grand dam de Win qui avait tenté à mainte reprise de le convaincre de se servir de ses pouvoirs afin qu'ils puissent gagner un peu plus souvent tous les deux. Il avait toujours refusé.
En tout cas, ce qu'il dessinait n'avait pas l'air très convaincant, il n'était pas très bon dessinateur et c'est finalement Alex qui devina ce qu'il avait dessiné, s'attribuant ainsi les premiers points de la partie. Il avait soi-disant dessiné sa vieille voiture qui lui servait aussi de vaisseau. Pour tous, cela ressemblait à une vague boite de conserve et on se demandait tous comment Alex avait trouver.
Puis ce fut au tour de Nia de faire son dessin. Elle dessina un attrape rêve, c'était tellement facile que moi et Lena, d'une seule voie avions presque crié en même temps pour annoncer le dessin que la jeune femme avait dessiné, remportant ainsi le point à notre tour.
Puis la soirée continua ainsi. Au fil du temps, Lena et moi avions rapidement pris la tête, suivie de ma sœur et Sam. Les deux autres couples étaient un peu dépités, c'était toujours la même chose, c'était soit moi et Lena, soit Alex et Sam qui gagnaient, les autres n'avaient que leurs yeux pour pleurer. Surtout Win, qui était très mauvais perdant et se jurait à chaque fois qu'il aurait notre peau à tous. Ses délires nous faisaient bien rire à tous, il savait mettre l'ambiance, il n'y avait pas à redire là-dessus.
Deux heures plus tard, nous faisions tous une petite pause pour boire un coup et commencions à parler un peu de tout et de rien quand Sam et ma sœur commencèrent à encore vouloir me présenter quelqu'un. J'étais confortablement installé sur le sol, la tête reposant nonchalamment sur les genoux de Lena quand ma sœur commença.
— Kara, Sam m'a parlé d'un de ses collègues de boulot et il pourrait t'intéresser, je pense
Je me relève et m'adosse de manière moins confortable sur le dos du fauteuil, légèrement énervé contre ma sœur qui n'a toujours pas compris qu'il fallait qu'elle arrête de se mêler de ma vie privée.
Je bois une gorgée de mon verre de vin pour dire à Alex ce que je pense de sa façon de faire.
— Alex, arrête avec ce genre d'initiative, ça ne sert à rien et je refuserai de voir ce... j'ai déjà oublié son nom, mais ce que je sais c'est que je ne le verrai pas !
— Kara il faut bien qu'un jour tu fasses ta vie !
Je vois que tous, sauf Lena, qui lève son verre en signe d'appréciation envers Alex. Lena ne dit rien, mais je sens que derrière moi elle n'en mène pas large non plus et qu'elle stress probablement de la réaction des autres quand nous leur annoncerons notre relation à toutes les deux. Nous avions prévu de le faire à la fin de la soirée, mais Alex commençait vraiment à m'énerver et je ne comprenais pas son entêtement à vouloir me caser à tout prix, surtout que la plupart de ses prétendants étaient des abrutis finis.
— Fou moi la paix Alex ! m'énervais-je tout en me levant et lui jetant un verre vide dessus
— Kara, mais ça va pas ?! Calme-toi !
— Non ça va pas Alex ! Je veux que tu arrêtes ça tout de suite !!! Je n'ai pas besoin de toi pour trouver quelqu'un !
J'entends Lena qui manque de s'étouffer avec son verre.
— Ça fait tellement longtemps que tu es seule Kara, j'essaie de t'aider c'est tout !
— Mais bordel, Alex, je n'ai pas besoin de ton aide, car j'ai déjà quelqu'un dans ma vie et que je l'aime, bien plus que je n'ai jamais aimé personne, alors fou moi la paix OK !!!
Cette fois j'étais vraiment énervé, si Alex ne comprenait pas, là, cela ne pouvait pas être plus clair. Derrière moi je sentais que Lena n'en menait pas large, mais qu'elle semblait également légèrement amusée par la situation. Je la connaissais suffisamment pour savoir qu'elle avait hâte de voir comment je m'en sortirais avec ce qui venait de se passer.
Alex se lève, surprise, afin de me faire face sous le regard à la fois amusé et étonné de tous les autres.
— Q... quoi ?! Tu... tu as déjà quelqu'un ?! Mais qui, quand, quoi, comment ? me demande Alex surprise
— Ça ne te regarde pas Alex, et si tu avais été moins obnubilé et moins intrusive dans ma vie, je t'en aurai peut-être parlé, mais je ne voulais que tu gâches tout avec ta manie de vouloir toujours tout savoir, de faire ton enquête et de faire fuir cette personne en lui pourrissant la vie pour x ou x raisons. La vérité c'est que je suis plus heureuse que jamais avec cette personne et que j'ai bien l'intention de faire ma vie avec et de l'épouser !
Je regarde brièvement Lena qui a de nouveau recraché son verre et manque une nouvelle fois de s'étouffer. Heureusement la nouvelle a été tout aussi choquante pour tout le reste, car presque tous ont eu la même réaction que Lena, celle-ci se fondant alors dans la masse et n'éveillant donc pas les soupçons.
— Tu quoi ?!
— Je vais lui demander de m'épouser, tu as très bien compris Alex, parce que je ne conçois pas une seule minute de ma vie sans cette personne et que je l'aime du plus profond de mon être !
— Mais c'est qui ? s'expriment d'une même voix toute l'assemblée hormis Lena qui, bien que presque imperceptible pour l'être humain lambda, avait les yeux qui brillaient légèrement plus qu'à l'accoutumée
— Vous le saurez bien assez tôt !
Tout le monde était sous le choc, Lena y compris. Elle venait d'apprendre que la femme qu'elle aimait comptait la demander en mariage et au vu de l'émotion qui s'emparait de tout son être, nul doute qu'elle avait hâte que ce moment arrive afin de pouvoir elle aussi lui dire tout ce qu'elle ressent pour elle.
— Mais allez va-y, dis-nous maintenant, tu ne peux pas nous lâcher une bombe pareil et ne rien nous dire ensuite, c'est déloyal !!! enchaîna Sam
Tout le monde acquiesça à la demande de Sam, car au final, tout le monde était tout aussi curieux que ma sœur et voulait savoir qui partageait ma vie.
— Laissez tomber je ne vous le dirais pas maintenant, pas avant de lui avoir demandé de m'épouser, lâchais-je à mon tour d'une voix à la fois déterminée et peu sûre de moi.
J'étais là à subir un interrogatoire de la part de plus ou moins tout le monde et seule la réaction de Lena m'importait. Elle semblait mi-amusé mi-émue. Elle était amusée que je doive subir ce que j'étais en train de vivre, mais en même temps elle était émue et je savais qu'au fond d'elle-même elle était en train de s'imaginer mille et une manières de me dire oui quand le moment viendrait où je lui ferai ma demande. Enfin j'espérais qu'elle me dirait oui. Mais nous deux c'était d'une telle évidence que je ne voyais pas ma vie sans elle. C'était elle, mon souffle et ma lumière, et elle m'avait montré à chacun de nos moments à deux que c'était aussi son cas pour moi. Elle m'aimait et de cela j'en étais persuadé.
— Mais allez quoi ! Dis-nous ! continuèrent Sam et Alex en cœur.
— NON !
— Laissez là donc en paix, elle nous le dira quand elle sera prête ! vint Lena à ma rescousse
— Ça te va bien de dire ça, tu es sa meilleure amie, je suis persuadé que tu es déjà au courant, fit Sam
— Ho, mais c'est vrai ça ! Kara ne veut rien nous dire, mais toi tu dois surement le savoir, allez, dis-nous Lena, dis-nous qui rend ma sœur si heureuse, comment il s'appelle ?!!! Il fait quoi dans la vie ?!!! Il a quel âge ?!!! demanda Alex tout excité de s'être trouvé une nouvelle cible à interroger.
— Mais laissez Lena tranquille enfin !
La discussion était très animée, dura encore quelques minutes et fut d'une grande intensité, Lena subissant aussi les foudres de tous nos amis afin qu'elle lâche l'info que tout le monde attendait.
Puis Alex me posa une question à laquelle je ne m'attendais pas du tout.
— Bon, Kara, tu ne veux pas nous dire qui c'est, mais tu peux au moins nous dire comment tu vas faire ta demande non ?
La question me décontenança légèrement et me prit complètement au dépourvu. Pourtant, ce fut pour moi le déclic dont j'avais besoin, le déclic qu'il me fallut pour me lancer, et enfin demander à la femme que j'aimais si elle voulait bien faire de moi la femme la plus heureuse au monde.
J'avais l'intention de lui faire ma demande après la soirée, quand nous serions plus que nous deux et que nous aurions avoué à tous que nous étions ensemble et amoureuse l'une de l'autre. Mais visiblement, c'était là l'occasion de faire autrement, et après tout, ce n'était peut-être pas si mal.
— Bon... ça va ça va, je vais au moins vous dire ça, mais j'ai besoin d'un volontaire pour bien vous montrer, qui se propose ?
— Moi je veux bien, me proposa Lena tout en me faisant un clin d'œil que je fus la seule à remarquer
D'un coup ce fut le silence total, tout le monde était scotché devant moi, attendant que je leur fasse une démonstration de comment j'allais faire ma demande à la personne que j'aimais, personne ne s'imaginant un instant que ce puisse être d'une femme et encore moins de Lena.
— Alors voilà, je m'approcherai de cette personne comme je le fais avec Lena pour vous montrer et je la ferai asseoir dans le fauteuil
— Je poserai un genou à terre et je lui prendrai la main, répondis-je tout en joignant le geste à la parole
— Je la regarderai droit dans les yeux pour lui faire comprendre qu'elle est mon monde, ma vie, mon souffle et que par mon simple regard, cette personne sache que je suis folle amoureuse et que l'amour n'a de véritable sens que depuis que je la connais
— Je lui ferai le plus beau de mes sourires, je n'aurai pas besoin de parler ou de dire quoi que ce soit parce que l'émotion parlerait pour nous deux. Je sentirai mon corps entier trembler parce que nous serions en train de vivre l'un des moments les plus importants de nos vies et que malgré que je sois persuadé de son amour pour moi j'aurai une légère peur qu'on puisse me dire non
— Mais comment quelqu'un pourrait te dire non ? commenta Alex
— Chutttttttttt, tais-toi je veux entendre la suite !!! fit Sam tout en lui tapant sur le bras tant elle était absorbée parce ce que j'étais en train de dire, me faisant légèrement sourire
— Puis je lui replacerai une mèche de ses cheveux derrière son oreille tout en laissant traîner le dos de ma main sur sa joue pour lui montrer que je suis là et que quoi qu'il arrive je ne partirai pas et que je serai là quoi qu'il puisse nous arriver dans la vie.
— J'aurai sûrement la bouche sèche, car je sentirai mon cœur battre, alors je déplacerai sa main pour la placer au niveau de mon propre cœur afin qu'elle sente qu'il ne bat que pour notre amour et que c'est celui-ci qui lui donne cette force.
— Je verrai l'émotion dans ses yeux quand cette personne comprendra ce que je serai sur le point de faire, ses yeux brilleront et je pourrais à mon tour entendre son cœur s'emballer comme un cheval fou
— Puis je sortirai une petite boîte de velours que je cachais dans ma veste depuis plusieurs jours et je lui ouvrirai devant les yeux, comme je le fais actuellement pour vous montrer à tous
— J'ouvrirai la petite boite et cette personne découvrirait alors le diamant couleur émeraude ornant un anneau en or blanc
— Nous pleurerions sûrement comme je m'apprête à le faire parce que l'émotion me gagnerait et je pourrais sentir que de son côté c'est pareil.
Les autres sont scotchés, ils sont presque eux aussi en train de pleurer, complètement pris dans ce qu'ils croient être une simple démonstration. Tout le monde a les yeux qui brillent tellement ils sont émus, mais c'est l'émotion que je vois dans les yeux de Lena qui m'importe le plus. Ses yeux brillent aussi, elle se retient de pleurer, je sens qu'elle tremble presque tout autant que moi.
— Puis je lui poserai la fameuse question, veux-tu me faire l'honneur de vouloir lier ta vie à la mienne et que nous deux ne fassions plus qu'un jusqu'à la fin de nos jours ?
Je regarde Lena droit dans les yeux, elle seule a compris, elle a compris que je pensais chaque mot, elle a comprit que chacun de mes gestes était des plus sincère, elle a comprit qu'en cet instant je lui demandais devant tous de lier ma vie à la sienne et que je voulais passer le reste de ma vie à la rendre heureuse.
Lena était la seule à me comprendre entièrement, la seule à connaître chaque parcelle de ma vie comme personne ne l'avait fait auparavant. C'est aussi sûrement celle qui s'inquiète le plus lorsque je dois me battre contre un extraterrestre malgré qu'elle sache que je sois quasiment invulnérable. C'est la seule à m'avoir ne jamais autant fait vibrer de tout mon être, faisant naître en mois un millier de sensations différentes et terriblement agréables lorsqu'elle me parle, me touche, me fait l'amour...
Je pensais que j'avais aimé Mon-El, mais grâce à Lena je m'aperçois que ça n'a jamais été le cas, car ce que je ressens pour elle est au-dessus de toute autre chose. J'ai eu de l'affection pour lui, beaucoup, mais c'était sans commune mesure d'avec ce que je ressens pour Lena. Elle est ma plus grande force, la lumière qui me montre le chemin, celle qui arrive à me redonner le sourire après une journée super héroïque ou je n'ai pas réussi à sauver tout le monde. Et je suis heureuse d'avoir traversé l'univers et l'infini afin de rencontrer celle avec qui j'avais envie de lier ma vie pour le reste de mon existence.
Aujourd'hui, une vie sans Lena m'est impossible, elle m'est devenue indispensable. Je l'aime, tout simplement.
Je suis sortie de mes pensées et réflexion par ma sœur qui me sort de la paralysie totale dans laquelle je me trouve, une bonne paralysie puisque mes yeux sont en train de se noyer dans ceux de Lena.
— Alors ? Tu vas lui demander quand de t'épouser à ton amoureux mystère ? me demande Alex.
Je regarde Lena droit dans les yeux, lui demandant implicitement son accord pour avouer la vérité aux autres, accord qu'elle m'accorde sans la moindre hésitation.
— Je... je viens de le faire, répondis-je à ma sœur sans pourtant lui porter le moindre regard, mon attention étant porté uniquement sur Lena
J'entends vaguement des murmures d'étonnement dans mon dos, le choc de cette révélation sûrement... mais je n'en ai cure, seule Lena m'importe, ça a toujours été elle et ça le sera toujours. Puis vint la libération, sa réponse, enfin.
— OUI, un grand OUI OUI OUI, me répondit Lena tout en se jetant dans mes bras me faisant presque tomber à la renverse.
Mon cœur est au bord de l'implosion, chaque inspiration m'apporte une bouffée d'oxygène qui s'insinue par chaque pore de ma peau, me transportant dans un délice de sensations plus délicieuses les unes que les autres. Je sens Lena qui pose ses bras autour de mon cou afin de me rapprocher d'elle. Fixant son front tout contre le mien. Je pouvais sentir son souffle sur ma peau et les frissons qui me parcouraient étaient au-delà de tout. Nous étions dans notre bulle, rien d'autre n'existait autour de nous, nous étions comme seules au monde, profitant simplement de la présence de l'autre.
— J'ai vraiment hâte de devenir votre femme Miss Kara Danvers me susurra une nouvelle fois Lena au creux de mon oreille de telle sorte que je sois la seule à entendre.
Le son de sa voix, décidément je ne pourrais jamais m'en lasser, c'était le plus beau son qui pouvait exister, la douceur et l'amour incarné. Je sentais Lena trembler d'émotion sous mes doigts alors que je m'appliquais à caresser tendrement son visage avec le dos de mes doigts. Je pouvais sentir par les battements frénétiques de son cœur qu'elle était tout aussi émue que moi.
Nos regards étaient ancrés l'un dans l'autre, aucune ne voulant détacher le sien et j'allais m'emparer avec avidité de ses lèvres pour sceller la promesse de notre amour quand nous fûmes interrompus par Alex qui nous interpella assez bruyamment.
— Attend quoi ? Vous êtes sérieuse là ? Vous êtes ensemble et nous venons d'assister à une demande en mariage ? Une vraie de vraie ou alors vous nous faites une blague à tous ?!!!
À contrecœur je lâche Lena une seconde afin de me diriger vers ma sœur.
— Oui Alex, c'est très sérieux, Lena et moi sommes ensemble et folles amoureuses l'une de l'autre depuis des mois et nous ne voulions pas en parler parce que... parce que nous venions à peine de nous retrouver...
— Nous voulions d'abord être tranquilles, vivre et faire avancer notre relation à notre rythme afin de ne pas avoir la pression, tu peux le comprendre non ?
— Le comprendre ? Vous en avez mis du temps à nous avouer la vérité, ça devenait un vrai calvaire de faire semblant de ne pas savoir pour vous deux !
Je suis abasourdi, je ne suis pas très sûr de comprendre ce qui se passe. Ma sœur venait-elle de m'avouer être au courant de notre relation ? Je pensais pourtant qu'avec Lena nous avions fait bien attention à ce que personne ne nous découvre. Nous faisions attention en public, nous faisions attention lorsque nous étions au travail, dans notre famille ou avec nos amis, vraiment, je ne comprenais pas. Et au vu du regard que me portait Lena, elle se posait sûrement exactement les mêmes questions que moi.
— Je... je ne comprends pas ! m'exclamais-je en chœur avec Lena qui avait prononcé les mêmes mots que moi dans un synchronisme parfait nous faisant alors sourire moi et Lena
— Kara, continua Sam, vous êtes sûrement les personnes parmi les plus intelligentes de la planète, et pourtant, pour vous cacher, vous êtes, sans vouloir vous vexer, les plus nulles...
— Mais, quoi, comment ? nous exclamons-nous encore une fois en cœur moi et Lena
— Kara et Lena, vous connaissez toutes les deux mon pouvoir de lire dans les pensées ? intervint J'ohn
— Bien sûr, mais je ne vois pas le rapport... demandais-je
— Et bien, bien que je ne m'introduise jamais dans la tête des gens sans leur accord, vos... pensées l'une envers l'autre étaient tellement fortes, tellement criantes, que même sans le vouloir si vous saviez le nombre de vos pensées qui sont passées par moi...
— J'ai bien essayé de faire en sorte de ne rien entendre, mais il n'y avait rien à faire, impossible, vous pensiez beaucoup, beaucoup trop fort, et parfois j'aurais bien voulu ne rien entendre, ma parole vous êtes de vraies... je préfère ne rien dire...
Moi et Lena étions devenues rouges pivoines, car nos pensées l'une envers l'autre n'avaient rien, mais alors rien d'innocentes et j'avais un peu honte qu'il ait pu entendre ce que je pensais de Lena ou vice versa. Mais je savais que malgré tout il n'aurait jamais trahi notre secret donc je me demandais comment les autres avaient pu deviner que nous étions ensemble.
— Quant à moi, enchaîna Sam, je ne compte même plus le nombre de fois où je suis rentrée dans le bureau de Lena ou comme par hasard un coup de vent s'en échappait et où régnait un certain désordre...
— Et alors ? demanda Lena, faisant semblant d'être outrée alors qu'elle savait parfaitement que Sam avait raison
— Lena, je te connais depuis des années et je ne t'ai jamais vu avec un pli de travers de toute ma vie, Kara arrive, et un bouton de chemise n'est pas remis au bon endroit, ton café est du mauvais côté de ton bureau, ta coiffure devient le même que celui de frankenstein... Lena, franchement, tu aurais pu essayer de cacher un éléphant rose au milieu de ton bureau qu'il aurait été moins flagrant que ta relation avec Kara...
— Quant à moi, enchaîna ma Alex, quand je suis passé chez toi, je suis presque sûr que Lena était là n'est-ce pas ?
— Nous, on vous à surprise toutes les deux en pleine séance de bécotage enflammé continuent Win, Brainy et Nia
— Mais où ? demandais-je
— Ça dépend, il y a eu tellement de fois... continua Nia
— Et puis quand on vous regarde, qu'on vous observe interagir l'une avec l'autre, votre amour l'une pour l'autre est d'une telle évidence qu'il faudrait vraiment être aveugle pour ne pas voir le profond amour qu'il vous lie toute les deux, affirma Brainy
Cette dernière remarque nous fait sourire moi et Lena et comme bien souvent notre regard s'accrochent l'une à l'autre, chacune pouvant voir des étoiles briller dans chacun de nos yeux.
Tous ces mois à se cacher, tous ces mois à faire semblant que moi et Lena n'étions que de simples amies, et nous apprenons que finalement nous avons fait tout ça pour rien puisqu'au final tout le monde était au courant du lien qui nous unissait.
Mais finalement je me sentais soulagé, comme enlevé d'un poids qui me comprimait la poitrine. Chaque seconde de chaque jour qui passait, j'avais envie de hurler au monde entier tout l'amour que j'éprouvais pour cette femme. Chaque jour je devais me contenir. Et c'était dur, très dur, parce que cet amour-là était tout ce dont j'avais besoin sur cette terre, et c'est Lena qui me l'apportait. Cette femme était mon héroïne, ma vie, mon amour, elle représentait tout, c'était la personne la plus importante dans ma vie. Et maintenant, je pouvais enfin partager mon bonheur avec mes amis et ma famille.
La soirée continua ainsi, entre les félicitations de nos amis et les regards langoureux que moi et Lena n'arrêtions pas de nous lancer. Ce qui nous vaut d'ailleurs quelques petites remarques amusantes par ceux qui constataient nos échanges et ne se gênait pas pour nous le faire remarquer.
Aux environs d'une heure trente du matin, tout le monde se décida à partir, nous laissant enfin seules moi et Lena.
À peine la porte fermée que Lena se jetait dans mes bras afin de s'emparer de mes lèvres avec avidité, me faisant perdre toute notion du monde qui m'entourait tant je me perdais dans ce baiser. J'avais déjà embrassé Lena de nombreuses fois, pourtant, chaque fois que ses lèvres se posaient sur les miennes, c'est comme si j'embrassais Lena pour la première fois, et chaque fois j'en perdais complètement la raison.
Pourtant, je pris toutes les forces et le peu de volonté de mettre fin à ce baiser qui me restait pour repousser tendrement Lena. Je place une mèche de ses cheveux derrière son oreille et prends le temps d'admirer son regard, bon sang ses yeux sont tellement magnifiques... Elle me regarde, un peu étonné que je la repousse et me demande si je ne suis pas pressé qu'elle me montre à quel point elle veut devenir ma femme et que nous devrons nous entrainer souvent, très souvent pour notre nuit de noces. Je rigole face à son impatience, ce qui me vaut une petite tape sur le bras, ce à quoi je lui réponds par un tirage de langue en règle.
Parfois je me disais que nous avions quatre ans et demi et je rigolais encore plus à ma propre pensée.
– Lena, mon amour, bien que ce soir je t'ai demandé de t'épouser, ce n'était pas de cette manière-là dont je voulais faire ma demande. Cependant, c'était bien ce soir que je voulais la faire, mais ma sœur m'a un peu saoulé comme tu as pu le constater et du coup je n'ai pas pu m'empêcher de te poser la fameuse question, parlais-je d'une voix suave à l'oreille de Lena ce qui me vaut le plus beau de ses sourires, celui qu'elle ne réservait qu'à moi et dont j'étais la seule à avoir l'honneur de connaître.
– Et tu voulais faire ta demande de quelle manière ? me demande-t-elle alors qu'elle commence à mordiller le creux de mon cou me faisant la plus douce des tortures qui puisse exister
– Je... enfin je.... bon sang Lena comm... comment tu veux que j'arrive à te... parler quand tu... me fais ça... arrivais-je à balbutier avec le plus grand mal
– Tu es une diablesse Lena !
– Et toi tu es mon ange, on se complète comme ça, me rigole Lena à la figure
– Veux-tu savoir de quelle manière je devais faire ma demande ? demandais-je légèrement anxieuse alors que pourtant je connaissais déjà la réponse de la femme que j'aimais
– Bien évidemment Kara que je veux le savoir, montre-moi, me répondit-elle avec sa voix remplie de tendresse
– Tu me fais confiance ?
– Toujours ! me m'affirme t-elle avec une sincérité inébranlable
Je prends alors Lena dans les bras et nous nous envolons par la fenêtre. Je l'emmitoufle dans ma cape de supergirl afin qu'elle n'attrape pas froid et me dirige vers la destination que j'avais prévue au départ.
Nous atterrissons quelques minutes plus dans ma forteresse de solitude, l'endroit où je me sens le plus en sécurité au monde lorsque je ne suis pas dans les bras de Lena.
À cette occasion j'avais décoré l'endroit, établi une table pour un dîner romantique, des pétales de roses posés ici et là, des bougies allumées un peu partout donnaient une ambiance feutrée et rassurante. Lena fut émerveillée par tant de beauté. Elle n'avait jamais fait attention à la décoration de ma forteresse de solitude. D'ailleurs, elle n'y était venue qu'une seule fois, et c'était parce que nous avions besoin de son génie et de la technologie de krypton afin de vaincre un ennemi qu'elle était venue. Elle n'avait donc pas pu prendre le temps de voir à quoi cela ressemblait réellement.
Cette fois je pouvais voir son regard sur celle-ci, ses yeux émerveillés alors qu'elle effleurait du bout des doigts les parois glaciales, mais pourtant à chaleur ambiante de la forteresse. Elle s'en étonna d'ailleurs, mais remit ses interrogations à plus tard quand elle remarqua enfin la table, les bougies et les roses qui étaient présentement au milieu de là où nous étions.
– Voilà, je devais t'amener dîner ici et te faire ma demande à la fin du repas. Cet... Cet endroit est le seul lien qu'il me reste avec ma planète, personne n'y a jamais mis les pieds à part toi. Même ma sœur, je ne voulais pas partager ça avec elle.
– C'est le lieu où je me sens le plus en sécurité au monde hormis quand je suis dans tes bras. Alors je ne voyais pas d'autre endroit pour faire ma demande à la personne la plus importante de ma vie que d'être dans le lieu où je me sens le plus chez moi, même si... même si ma sœur à un peu brusqué les choses, souriais-je
– Alors si tu veux bien...
Je fais assoir Lena sur l'une des deux chaises, je peux voir l'émotion dans son regard, un regard d'ailleurs si intense qu'il me bouleverse et me transperce de part en part. Je ne sais pas pourquoi, car je sais que Lena me dira oui et qu'elle est folle amoureuse de moi, mais l'émotion commence à me gagner et une boule se forme au creux de mon estomac. Je tremble, je sens ma bouche qui s'assèche et lire toute la palette d'émotions qui la traverse me fait frissonner comme jamais je ne l'avais été auparavant.
Je lui prends la main pour y entrelacer nos doigts. En super vitesse je lui retire la bague que je lui avais donnée tout à l'heure afin de la replacer dans son écrin pour pouvoir lui offrir une seconde fois. Lena a les yeux rougis par les larmes. Tout à l'heure elle s'était retenue de laisser parler ses émotions, car il y avait du monde autour de nous, mais là je vois bien qu'elle ne va pas tarder à se laisser aller à ce qui la bouleverse, et je serai là, je serai là pour essuyer ses larmes, des larmes de joies et d'amour.
Je me mets à genoux de nouveau devant Lena et de nouveau je lui fais ma demande, cette fois sans public pour nous distraire, juste elle et moi, nous et ce que nous ressentons l'une pour l'autre.
– Lena, il... il n'y a pas de... de mots assez puissants sur terre qui puissent exprimer tout ce que je ressens pour toi, le mot aimer ne suffit plus, il n'est pas assez puissant. Ce que j'éprouve pour toi est bien au-delà, c'est au-delà de toute chose et de toute rationalité.
– Quand je suis arrivé sur terre, j'étais seule, perdue, et la famille Danvers m'a trouvé tout comme les Kent ont trouvé Clark. Mais... malgré tout j'ai toujours eu ce vide à l'intérieur de moi que je ne pouvais expliquer, je n'ai jamais vraiment su ce que c'était et puis...
L'émotion est trop forte et je commence à pleurer. Lena me fait alors me relever et m'assoir sur ses genoux afin de me prendre dans ses bras tout en me susurrant des mots doux et rassurants au creux de mon oreille, me donnant ainsi la force de continuer mon discours.
– Et puis tu es arrivé dans ma vie... Et là... j'ai su, le vide était comblé, je n'avais plus ce manque puisque tu étais là, dans ma vie et dans mon cœur et que celui-ci ne manquait ainsi plus de rien.
– Je ne te l'ai jamais avoué, mais je suis tombée amoureuse de toi au premier de nos regards, lors de l'un des plus beaux jours de ma vie où moi et Clark nous te rencontrions pour la première fois. Oui c'était l'un des plus beaux jours de ma vie, car ce jour-là je me suis élevé à la vie, et j'ai enfin pu ouvrir mon cœur. Tout cela, c'était grâce à toi et à la merveilleuse femme que tu es et que j'aimerai à jamais.
– Alors, Lena Keirian Luthor, voudriez-vous me faire l'honneur de devenir ma femme et d'unir nos destins jusqu'à la fin de nos vies ?
Je tends de nouveau la bague pour la seconde fois de la soirée, même si nous sommes maintenant au milieu de la nuit et lui place de nouveau sur son annulaire alors qu'elle me répond pour la seconde fois un « grand oui, oui oui » qu'elle voulait bien m'épouser. Cette fois Lena a ouvert les vannes et ne retient plus ses larmes, des larmes d'une joie immense.
– Je vous aime Kara Danvers Kierian Luthor, arrive-t-elle à me dire entre deux sanglots
– Je t'aime plus que ma vie Kara... arrive-t-elle à me dire alors que des larmes coulent le long de sa joue
Je me relève afin de pouvoir mieux la prendre dans mes bras et à peine nous sommes debout que nous nous jetons l'une sur l'autre, s'embrassant à en perdre haleine, s'embrassant pour unir nos vies, s'embrassant pour sceller notre promesse de s'aimer jusqu'à la fin des temps.
Deux semaines plus tard
– Alex calme toi voyons !!!! Rigole Sam en voyant la femme qu'elle aimait ouvrir la porte de la chambre d'hôtel en regardant partout, droite, gauche, en l'air tout en avançant prudemment comme si elle marchait sur des œufs...
– Tu ne la connais pas comme je la connais Sam, cette femme, c'est le diable en personne !
– Tu ne crois pas que tu exagères ? C'est ta sœur Alex, tu sais bien qu'elle ne te fera jamais de mal !
– Du mal non, mais tu ne sais pas comment elle est quand elle a décidé de se venger et j'attends toujours sa vengeance de lui avoir présenté tous ces abrutis...
– On est à Metropolis pour la fête de fiançailles de ta sœur avec Lena, ya pas de raison Alex !
– Non non non, c'est louche, Kara ne m'a toujours pas appelé ce matin, il y a un truc qui cloche !
Sam et Alex sortent et s'apprêtent à enfourcher la moto d'Alex quand elle constate que celle-ci n'est plus là, la faisant complètement paniquer.
– J'y crois pas on m'a volé ma moto !!!!
– Heu...
– Heu quoi Sam ?!!!
– On ne t'a pas volé ta moto Alex.... affirme Sam qui se retient d'exploser de rire
– Mais tu vois bien qu'elle n'est pas là, on me l'a volé !!!
– Remonte ta vision vers le haut, vers le Daily Panet, confirme Sam ne se retenant plus cette fois pour se moquer allègrement de sa compagne
– Pourquoi qu'est ce qu'il y.... Bordel ! Kara !!!!! Je sais que tu m'entends, je vais te tuer d'une balle de kryptonite !!!!!!!!!!!
Au loin, légèrement en hauteur, bien en sécurité à l'intérieur du Daily Planet, Lena me demande si je ne suis pas allé trop loin, mais éclate malgré tout de rire en voyant avec les jumelles la tête que fait ma sœur. En effet, j'ai mis la moto d'Alex en équilibre sur le globe du Daily Planet et je ne compte pas du tout aider ma sœur pour la descendre de là.
– Je ne savais pas que je m'apprête à épouser un génie du crime, rigole Lena en me regardant intensément
Je m'approche d'elle et la prends dans mes bras, je me penche à son oreille pour lui murmurer :
« Tu n'as encore rien vu » puis je m'empare de ses lèvres, lui faisant instantanément stopper ses rires, l'heure n'était plus aux rires désormais, mais à notre passion...
