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Not a Chance

Summary:

« Ce que je veux dire, commença l'homme, exaspéré, en posant une main ferme sur l'épaule de Kiyoshi, c'est que je pourrais me noyer. Genre. Dans tes yeux. »

Kiyoshi est une bonne personne et s'arrête pour aider un homme soûl tombé sur la route. L'homme est vraiment mauvais en drague, mais Kiyoshi lui donne un 10/10 pour avoir essayé.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Work Text:

Kiyoshi Teppei était du genre à aider les autres. Sa mère l'avait élevé ainsi et c'était dans sa nature. Il ramenait souvent chez lui des chats abandonner pour leur donner à manger et un endroit où rester (sous la large terrasse en bois dans le jardin de sa famille). Il donnait régulièrement de l'argent à des associations, sa préférée étant une qui aidait des enfants handicapés à faire du sport. Ses collègues savaient qu'ils pouvaient toujours compter sur lui s'ils avaient du travail en retard. Il était souvent décrit comme ayant un grand cœur. C'était tout simplement le genre de personne qu'il était.

Alors, quand, après une longue journée de travail, un homme soûl traversa la route juste devant le chemin que Kiyoshi prenait pour rentrer chez lui et s'effondra au milieu de la rue, il courut pour l'aider sans hésiter.

L'étranger avait les yeux fermés et il marmonnait des choses alors que Kiyoshi s'agenouillait à côté de lui.

– Hé ! cria Kiyoshi en lui secouant l'épaule. Lève-toi ! Tu es au milieu de la route ! 

Kiyoshi n'avait jamais été aussi heureux d'avoir été retenu au travail jusqu'à 2h30, la route étant déserte à cette heure-ci.

– Tu m'entends ?! 

L'homme ouvrit un œil.

– Woah, marmonna-t-il avant d'ouvrir l'autre œil. T'es qui ?

- Est-ce que c'est vraiment important ? Lève-toi avant de te faire écraser ! 

Kiyoshi commença à aider l'homme à se redresser en l'attrapant par les aisselles, mais il comprit vite qu'il n'avait aucune force dans les jambes et ne se relèverait pas si facilement.

– Pour l'amour de... marmonna Kiyoshi. 

Il releva l'homme et le jeta par-dessus son épaule pour le porter.

– Oh bordel ! cria l'étranger contre le dos de Kiyoshi. T'es tellement fort. Oh bordel. 

Kiyoshi l'ignora et se dirigea vers un parc proche dans lequel il savait qu'il y aurait plusieurs bancs. Heureusement, le parc était juste au coin de la rue et dès qu'ils arrivèrent, Kiyoshi déposa l'homme sur un banc avant de s'asseoir à côté de lui pour reprendre sa respiration. L'homme était plus lourd qu'il en avait l'air.

– Alors... commença Kiyoshi alors que l'homme s'affalait sur le banc en le fixant avec des yeux remplis d'étoiles. Où est-ce que tu habites ?

- … dans l'océan, répondit l'homme après quelques secondes. 

Kiyoshi fronça les sourcils. Était-il si soûl qu'il n'arrivait pas à discerner la réalité ?

– L'océan ? demanda Kiyoshi. 

L'homme sourit.

– Dans tes yeux, dit-il comme si sa réponse expliquait tout. 

Kiyoshi se prêta au jeu et lui fit un petit sourire, bien qu'un peu perdu.

– Je suis sûr que tu ne vis pas là.

- Ce que je veux dire, commença l'homme, exaspéré, en posant une main ferme sur l'épaule de Kiyoshi. C'est que je pourrais me noyer. Genre. Dans tes yeux. 

Kiyoshi plissa les yeux. Est-ce qu'il flirtait avec lui ? Si c'était le cas, il était vraiment mauvais.

– D'accord, répondit Kiyoshi pour le calmer. C'est gentil. Merci. Comment tu t'appelles ?

- Makoto.

- Makoto. D'accord. Tu as un nom de famille ? 

L'homme soûl qui s'appelait apparemment Makoto lui envoya un sourire béat pour seule réponse. Kiyoshi attendit quelques secondes de plus, mais Makoto se contenta de passer du visage de Kiyoshi jusqu'à son bras gauche.

– Hé, dit soudainement Makot. Je peux te toucher le biceps ? 

Kiyoshi écarquilla les yeux.

– Quoi ? Non, répondit-il rapidement. 

Makoto baissa les yeux et il sembla bien plus triste qu'il n'en avait le droit.

Kiyoshi secoua la tête. Cet homme était exaspérant, même s'il était plutôt séduisant. Il était mince, assez athlétique d'après ses muscles, des cheveux noirs, des yeux brillants et probablement un sourire charmant s'il n'était pas aussi soûl...

Kiyoshi soupira. Mieux valait ne pas s'attarder sur ces pensées. La seule chose à laquelle il devait penser c'était comment ramener Makoto chez lui en toute sécurité.

– Tu as un téléphone ? demanda-t-il. 

Makoto releva la tête, toujours avec des yeux tristes.

– J'en avais un, mais... commença-t-il.

- Mais ? le pressa Kiyoshi.

- Mais ensuite Imayoshi a dit ''Je paris que tu ne peux pas faire tenir ton téléphone en équilibre sur ton nez'' et je savais que je pouvais le faire, alors je l'ai fait, sauf qu'en fait je pouvais pas et puis il est tombé par terre et un type moche a marché dessus et l'a cassé, termina-t-il en soupirant de façon dramatique. Il n'y avait que des moches au bar ce soir. C'est dommage. Mais... 

Il fixa Kiyoshi, un sourire au visage.

– J'ai enfin trouvé un beau mec. 

Kiyoshi se passa une main sur le visage, d'une part parce qu'il ne savait pas quoi faire pour trouver où Makoto vivait, et d'une autre parce que, pour son plus grand malheur, il savait que son visage était un peu rouge.

– Très bien, écoute. Je vais te ramener chez moi pour ce soir. Et demain matin, quand tu seras sobre, tu pourras me dire où tu habites et je t'aiderais à rentrer si besoin. D'accord ? 

Makoto semblait un peu dans les vapes. Il se lécha les lèvres lentement.

– Ouais, d'accord.

- Ok.

Kiyoshi se leva et offrit sa main à Makoto.

– Tu peux te lever ? 

Makoto attrapa sa main et se leva du banc, les jambes un peu tremblantes, mais il semblait bien plus capable de marcher que vingt minutes plus tôt.

– Parfait, dit Kiyoshi sans lâcher sa main. Maintenant essaie de marcher. 

Makoto fit quelques pas en avant avant de tomber droit dans le torse de Kiyoshi.

– Mmm, gémit-il en passant son bras libre autour de la taille de Kiyoshi. Tu sens bon. 

Il en doutait, étant donné qu'il venait de passer seize heures au bureau, mais il accepta le compliment.

– Merci, dit-il simplement. Tu peux essayer de marcher ? 

Makoto sembla grogner avant de lever les yeux pour regarder Kiyoshi. Puis, un sourire se dessina sur son visage.

– Je peux marcher, dit-il joyeusement en resserrant son bras autour de sa taille. Mais seulement si tu me laisses t'embrasser d'abord. 

Kiyoshi n'arrivait pas à croire le culot de ce type.

– Tu te moques de moi ? demanda-t-il, interloqué. 

Il aurait peut-être dû s'y attendre, surtout qu'il flirtait avec lui depuis le début, et s'il était honnête il ne trouvait pas l'idée d'embrasser ce type si dérangeante, mais ce n'était pas le sujet.

– Non, dit-il fermement quand Makoto commença à se plaindre. Tu es soûl. Tu ne sais pas ce que tu dis. Tu devrais aller dormir. 

Le regard de Makoto s'adoucit immédiatement.

– Oui, soupira-t-il rêveusement. Dans ton lit. 

Au final, Makoto pouvait bien marcher, ce que Kiyoshi découvrit après avoir retiré les mains de Makoto de sa taille pour le tirer en direction de son appartement.

– Attendsattendsattends, attends, attends ! bafouilla Makoto en tendant le bras pour attraper la main de Kiyoshi. Tu es nerveux. Je comprends. C'est rien. On peut prendre notre temps

- Oui, marmonna Kiyoshi, beaucoup, beaucoup de temps. 

 


 

– Waouh, s'émerveilla Makoto en entrant dans l'appartement de Kiyoshi. C'est vraiment sympa ici. 

Kiyoshi lui envoya un regard perplexe.

– Ne vomis sur rien s'il te plaît, dit-il en se dirigeant vers la cuisine pour remplir un verre d'eau. Tiens, ajouta-t-il en s'approchant de Makoto qui était assis sur le canapé et semblait fixer avec admiration une photo sur son mur. Bois ça. Tu te sentiras mieux. 

Makoto ricana en regardant le verre.

– Et si je ne veux pas me sentir mieux ?

- Tu es un gosse ou quoi ? grommela Kiyoshi, bois.

- A une condition.

- Je ne vais pas t'embrasser.

- Dis-moi ton nom.

- Oh, dit Kiyoshi, surprit de se rendre compte qu'il ne lui avait dit son nom, mais qu'il lui avait offert de dormir dans son appartement. Kiyoshi. Kiyoshi Teppei.

- Teppei-chan, dit Makoto avec un sourire radieux, puis il tendit la main pour le verre. D'accord, je vais boire. 

Kiyoshi soupira de soulagement en lui donnant le verre, puis il se laissa tomber à côté de lui sur le canapé. Makoto but son l'eau en quelques secondes et posa le verre sur la table basse, la main légèrement tremblante, avant de s'étaler sur le canapé en posant sa tête sur les jambes de Kiyoshi.

– Ah, dit Kiyoshi. J'allais te chercher un oreiller et une couverture.

- Tu peux être mon oreiller, répondit joyeusement Makoto. Et tu es chaud, j'ai pas besoin de couverture. 

Kiyoshi soupira de nouveau, mais sa main droite se posa dans les cheveux de Makoto. Il espéra que ça aiderait l'homme à s'endormir, puis il pourrait s'échapper discrètement. C'était une bonne excuse.

Makoto gémit doucement.

– Tes doigts sont si longs, Teppei-chan.

Il s'arrêta, ferma les yeux et son sourire s'élargit.

– Je me demande comment ils seraient autour de ma– 

D'un mouvement fluide, Kiyoshi poussa Makoto hors de ses jambes et se précipita vers sa chambre. Il claqua la porte derrière lui et s'appuya dessus, le souffle court et le visage brûlant. Il pouvait entendre Makoto se plaindre dans le salon et il se rendit compte qu'il devrait au moins lui apporter l'oreiller et la couverture qu'il lui avait promis. Après tout, ce serait malpoli de sa part de ne pas le faire.

Kiyoshi ouvrit légèrement la porte et jeta un coup d'oeil à l'extérieur. Rien. Il prit le risque d'ouvrir la porte un peu plus. Soudainement, une main attrapa la sienne et Makoto ouvrit la porte en entier.

– Pardon, pardon, dit-il, loin d'être désolé. J'ai oublié que tu étais une petite fleur délicate. Je plaisantais. S'il te plaît, dit-il en levant les yeux pour le regarder. Ne me laisse pas tout seul. 

Kiyoshi baissa les yeux sur sa main et celle plus petite de Makoto, avant de relever la tête pour tomber sur son regard implorant. Bon, d'accord, pensa-t-il, tant que rien ne se passe.

– Entre, finit-il par dire. 

Makoto sauta presque de joie en entrant dans la pièce et entraîna Kiyoshi avec lui. Il avait l'air d'avoir bel et bien l'intention de dormir dans le lit de Kiyoshi et il s'y jeta dessus en lâchant sa main, se glissant immédiatement sous les couvertures.

Kiyoshi attrapa un haut et un pantalon d'un tiroir et commença à quitter la pièce. Soudainement, la tête de Makoto sortit de son cocon de couvertures.

– Tu te changes ? demanda-t-il.

- Oui.

- Je peux regarder ?

- Jamais de la vie, répondit Kiyoshi. 

Il sortit de la pièce et referma la porte derrière lui.

Quand il revint et parvint à trouver une ouverture dans le cocon de couvertures que Makoto s'était fait, il se glissa dans son lit et immédiatement Makoto se colla à lui. Kiyoshi se dit que passer un bras autour de sa taille ne ferait de mal à personne et il s'autorisa ce simple geste. En quelques minutes, Makoto était endormi et il ne tarda pas à le rejoindre.

 


 

Kiyshi se réveilla et tomba sur un homme qui le fixait curieusement, le menton posé sur la main.

– Bonjour, risqua-t-il en se redressant.

- C'est toi le type qui m'a ramassé hier soir ? demanda Makoto, toujours en le fixant.

- Euh... commença-t-il, je ne sais pas si ''ramasser'' est le bon mot.

- Si, dit Makoto, tu m'as littéralement ramassé.

- Ah. J'imagine que oui. Euh... ajouta-t-il après une courte pause, tu te souviens de ce qu'il s'est passé ?

- Je crois, répondit-il d'une voix traînante, je me souviens avoir essayé de te draguer et que tu me repoussais sans arrêt.

- Tu étais soûl, se justifia Kiyoshi, je ne voulais pas profiter de toi.

- Tu sais quoi, commença Makoto, un sourire un coin, je ne suis plus soûl. Et toi, comme par miracle, tu es toujours aussi attirant que hier soir.

- Ahh, hésita Kiyoshi, comprenant où il voulait en venir et il se demanda s'il voulait l'arrêter ou non, merci ?

- De rien , répondit-il gentiment, et maintenant...

Il se glissa par-dessus le corps de Kiyoshi jusqu'à ce qu'il soit à califourchon sur son bassin et Kiyoshi ne put s'empêcher d'inspirer brusquement avant de retenir son souffle.

– Qu'est qu'on fait ? 

Notes:

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