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Archive Warning:
Category:
Fandom:
Relationship:
Characters:
Language:
Français
Series:
Part 3 of AoKagaDay
Stats:
Published:
2022-05-09
Words:
2,814
Chapters:
1/1
Kudos:
11
Bookmarks:
1
Hits:
173

Some Kind of Love

Summary:

[AoKagaDay 2022] Comme tous les 10 mai, depuis que Daiki a décrêté que c'était "leur journée", Taiga et Daiki se retrouvent pour quelque chose de spéciale... Et cette année ça l'est encore un peu plus.

Notes:

Auteur: Kuro-Hagi – 10/05/2022

Genre: Romance – Yaoi – Hurt/Comfort - Friendship

Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.

Notes/Remerciements : Le 10 mai c'est l'AoKagaDay ! Pour l'occasion voici un petit OS ! Enjoy !

Work Text:

Some Kind of Love

.

Un œil à sa montre, il fait légèrement la moue. Daiki est encore en retard. Il souffle un peu sur ses mains gelées. Tout début mai à Chicago si tôt le matin il peut faire frais et il a horreur du froid. Il ne s'est jamais habitué aux basses températures. Elevé à Los Angeles jusqu'à ses quinze ans, les trois années à Tokyo puis ces quatre dernières à Chicago n'ont pas été suffisantes visiblement pour combattre sa frilosité. Il soupire et commence à perdre patience. Daiki sait pertinemment qu'il a horreur du froid. Il piétine sur place pour essayer de se réchauffer. Et pourquoi d'abord lui donner rendez-vous à cette heure si matinale un samedi ? Il aurait dû se méfier, son ami est incapable de se lever tôt surtout le week-end, la grasse matinée c'est sacré. Il en a tellement conscience d'ailleurs, qu'il a préféré prendre des horaires du soir au bar dans lequel il travaille tous les week-ends.

Sa montre indique que Daiki a déjà vingt minutes de retard et il commence à vraiment croire que son ami voulait juste lui faire une blague. Même s'ils ont passé depuis longtemps cette période où ils passaient leur temps à se chercher des noises et s'engueuler méchamment, ils n'ont jamais vraiment cessé de se chamailler gentiment, tout en se montrant très protecteur l'un envers l'autre. Ils ont certaines limites dans leurs plaisanteries qu'ils ne dépassent plus et en se montrant de la plus mauvaise foi possible, si quelqu'un le faisait poireauter dans le froid à six heures du matin un dix mai, il est certain que Daiki irait faire entendre de la voix chez cette personne pour « oser faire ça à Taiga. » Par contre, si ça vient de lui… C'est « juste une petite blague ». Bon il faut dire qu'il lui rend bien aussi, il a peut-être malencontreusement, oublier un peu de goya dans le dernier plat qu'il lui a cuisiné.

Mais à bien y réfléchir, non, ça fait longtemps qu'ils ne se sont pas fait une petite blague de la sorte. Ils se chamaillent toujours un peu et probablement qu'ils ne cesseront jamais totalement de part leur caractère différent, Momoi et Kuroko se moquaient d'eux en parlant d'un vieux couple, Daiki est toujours en train de le chercher parce qu'il ne s'amuse pas suffisamment et inversement, il reproche régulièrement à son ami de ne pas être assez sérieux. Mais finalement, ils ont trouvé un certain équilibre. Ils se respectent et Daiki fait des efforts pour se montrer plus ordonné et sérieux, quand lui se laisse entraîner hors de sa zone de confort en présence de son ami. Et malgré ses protestations chaque fois que Daiki l'entraîne à une soirée ou un concert, aujourd'hui, c'est plus pour la forme qu'autre chose. En dehors des deux premières fois, où Daiki a cru qu'il suffirait de l'abandonner dans un endroit plein de gens bourrés et avec de la musique forte pour qu'il s'amuse pendant qu'il allait se trouver une nana pour calmer ses hormones en ébullition, Daiki ne l'a plus lâché d'une semelle en soirée pour s'assurer qu'il profite. Et c'était la raison pour laquelle il refusait par principe en général de sortir après ça, pour que Daiki profite de son côté ce à quoi Daiki rétorquait qu'il pouvait sortir sans lui quand il voulait trouver une nana pour la nuit. Et il l'avait effectivement fait, au début, mais maintenant il sortait de moins en moins sans lui. Apparemment, les soirées étaient moins fun sans lui, excuse qu'il trouvait totalement idiote puisque d'après son ami justement « il ne savait pas s'amuser ». Mais bon on n'était pas à une contradiction près avec Daiki.

Il commence à marmonner et se plaindre. Trente minutes de retard. Il sort son téléphone et décide de l'appeler pour l'engueuler et lui faire comprendre le fond de sa pensée. La première tonalité se fait entendre et juste à cet instant, il entend la sonnerie d'un téléphone derrière lui. Il ne reconnaît pas la sonnerie pourtant la voix de la jeune femme qui répond dans son dos, fait écho à celle qui chante dans son oreille à travers son téléphone. Il se retourne lentement et regarde la jeune femme. Leurs regards se croisent et elle ouvre la bouche de stupeur avant de regarder le téléphone qu'elle a en main, comme si elle faisait face à une équation insoluble.

« Helen ?

— Tiger… Mais… »

Il reconnaît le téléphone que la jeune femme serre d'une main un peu tremblante celui de Daiki qui est toujours en communication avec le sien et affiche « Kagami Taiga ». La pensée idiote que son ami a dû changer de sonnerie le traverse avant de se demander pourquoi elle a son téléphone et semble si surprise de voir que c'est lui qui l'appelle, enfin qui appelle Daiki. Soudain, il s'inquiète.

« Pourquoi tu as le téléphone de Daiki ? Il lui est arrivé quelque chose ?

— Tai… Kagami Taiga. »

Le visage de la jeune femme se déforme en une moue dégoûtée, comme si son nom était quelque chose de sale. Il ne la connaît pas beaucoup, il l'a croisée quelques fois elle sort avec Daiki depuis trois ou quatre mois et semble seulement découvrir qu'il ne s'appelle pas réellement « Tiger » comme tout le monde l'appelle ici excepté Daiki. Il se tend un peu devant sa réaction et du pouce raccroche son téléphone en demandant d'une voix plus ferme.

« Pourquoi tu es là ? Où est Dai ? »

Elle lui envoie le téléphone de son ami comme si l'objet l'avait brûlé et le regarde férocement, entre dégoût et colère.

« C'est dégueulasse ! J'aurai dû le savoir… C'est tellement évident maintenant… Je croyais stupidement qu'il me trompait avec une autre fille… Mais toi… »

Son cœur se met à battre plus fort, des sueurs froides glissent le long de son dos, alors qu'il comprend les insinuations de la jeune femme. Il serre le téléphone de son ami dans sa main alors qu'elle enchaîne avec des insultes.

La réaction de la jeune femme le fait trembler de rage. Il est confus. Depuis quelque temps déjà il se pose des questions, il a encore du mal à assumer lui-même qu'il est… gay. Il n'en a parlé à personne, pas même à Daiki, encore moins à Daiki. C'est déroutant d'être attiré par son meilleur ami, d'avoir envie de l'embrasser, de trouver son odeur excitante, de se masturber le nez enfouit dans un sweat qu'il a oublié chez lui.

« C'est… C'est écœurant…

— Daiki ne te trompe pas… Où est-il ? »

Il a envie de hurler, de lui dire à quel point Daiki a fait une erreur en sortant avec elle, une fille comme elle ne le mérite pas. Mais il est trop confus. Ses idées sont désordonnées. Il n'arrive plus à réfléchir, blessé par les insultes, en colère. Et choqué qu'elle puisse insinuer que son ami la trompe… Avec lui ?

« Il ne me trompe pas ? Tu vas me faire croire qu'il n'y a rien entre vous ? Alors que tu as une sonnerie spéciale dans son putain de téléphone et qu'il te répond instantanément quand tu lui envoies un message quand moi je peux attendre des heures ? Voir des jours ? Les moments où il est jamais disponible parce qu'il est avec Kagami ? Ou encore le fond d'écran de son téléphone… Il prend tout son sens maintenant...

— Tu… Tu te fais des films. »

La sonnerie de téléphone qu'il n'avait jamais entendu venant du téléphone de Daiki… Les messages qu'ils s'envoient à longueur de journée… Et toutes les soirées qu'ils passent ensemble… Presque toutes les soirées en fait. Et… Son fond d'écran ?

« Ah oui ? Le dix mai n'est pas une date importante pour vous ? »

Il se tend, un peu plus sans répondre. Daiki lui a parlé de ça ? C'était juste une blague de son ami à la base, un jour il avait débarqué chez lui un dix mai, prétextant que c'était « leur jour » et qu'il fallait le célébrer. Juste parce que Daiki portait le maillot numéro 5 et lui le 10. Depuis, ils avaient pris l'habitude de s'organiser un truc spécial le 10 mai. C'est pour ça qu'il n'avait pas été vraiment étonné de l'invitation de Daiki aujourd'hui, malgré l'heure particulièrement matinale.

« Tu ne nies pas… Te fatigue pas. Je l'ai entendu discuter au téléphone en japonais… Je lui ai demandé comment on disait je t'aime en japonais… et ça ressemblait étrange à un « j'aime Kagami »… Tu as une sœur peut-être ?

— Il… Il a dit ça ?

— Oh… Tu vois… Tu ne nies plus du tout.

— Où il est ? »

Elle hausse les épaules, une moue toujours dégoûtée sur le visage.

« Chez lui. Dis-lui qu'il peut jeter et brûler tout ce que j'ai laissé chez lui… »

Elle recule, en secouant la tête et part d'un pas décidé vers le métro. Il la suit du regard un moment, la rage s'est totalement évanouie pour ne laisser place qu'à la confusion et… L'espoir ?

Quand elle a disparu, il regarde le téléphone de Daiki qu'il a encore en main, il appuie sur un des boutons pour allumer l'écran. Le téléphone est verrouillé mais laisse voir le fond d'écran. Une photo de lui et Aomine après un basket, son ami à son bras autour de ses épaules et il rit ensemble. Il se rappelle de cette photo prise après leur première victoire ensemble avec les Bulls.

Le cœur battant, un peu secoué par l'échange qu'il vient d'avoir, mais bien décidé à obtenir des réponses. Il rejoint à son tour le métro, glisse le téléphone de Daiki dans sa poche à côté du sien. Il est un peu anxieux alors qu'il regarde les stations défiler. Dès qu'il arrive au bon arrêt, il se relève d'un bond et saute de la rame à peine les portes ouvertes. Il sort des sous-terrains et rejoint l'immeuble d'Aomine d'un pas décidé. Il connaît le code d'accès de l'immeuble et se rend jusqu'à l'appartement de son ami sans encombre. C'est seulement une fois devant sa porte, clé en main, Aomine lui ayant donné un double il y a très longtemps, qu'il a une petite hésitation. Il regarde la clé et finalement, opte pour simplement sonner à la porte. Il sonne une fois et il n'y a pas un son dans l'appartement, une seconde fois et quelques instants plus tard, il entend la voix de son homme dire quelques obscénités. La porte s'ouvre enfin sur un Aomine, la mine fatiguée, à peine réveillé.

« Taiga… J'suis désolé. J'ai pas entendu mon téléphone sonné… J'me suis pas réveillé. Merde… Merde… »

Pas réveillé ? Il est plus que surpris. Alors l'invitation matinale n'était pas un piège d'Helen ? Il est un peu perdu et en oublie quelques instants la raison de sa visite, alors que son ami le tire par le poignet pour l'invité à entrer.

« Laisse-moi dix minutes… Juste le temps de me doucher et de m'habiller. On ne devrait pas être trop en retard. J'suis vraiment désolé.

— Dai attends…

— Promis ça vaut le coup ! »

Un immense sourire s'affiche sur les lèvres de son ami qui semble se réveiller enfin et ne lui laisse pas le temps de répondre. Il reste coi, perdu et confus alors qu'il disparaît dans sa salle de bain. Il met à profit kes quelques minutes nécessaires à son ami pour se préparer pour réfléchir aux derniers évènements. Et finalement, avant de confronter Daiki sur ses présumés sentiments pour lui, il a bien envie de découvrir quelle surprise cette année il a concocté pour leur 10 mai. Après tout, après cette confrontation, soit c'est la révélation soit c'est un fiasco et ça pourrait être leur dernière célébration du 10 mai.

« Hey Tai ! J'suis prêt. »

Il se relève et sourit en lui tendant son téléphone.

« Ah ! Merci tu l'as trouvé où ?

— Pas important pour l'instant. C'est quoi ta surprise ?

— Viens ! »

Daiki passe un bras autour de ses épaules et l'entraîne vers la porte. Il sourit. Daiki aime le tenir comme ça, les premiers temps ça l'ennuyait, mais rapidement il a appris à apprécier. Il sait que son ami n'est pas tactile avec tout le monde, il aime avoir ce privilège.

« J'ai pas le droit à un indice ?

— Hm… Nan… Sinon ce serait plus une surprise, si tu devines ! Par contre, faut qu'on se dépêche la réservation est pour huit heures trente. On va prendre un taxi sinon, on y arrivera jamais à temps. T'as rappliqué tard… T'as attendu tout ce temps dans le froid ?

— Hm… J'ai commencé à me demander si tu me faisais pas une blague.

— Hmpf… Pas un 10 mai... » grommelle son ami visiblement un peu vexé qu'il ait pu croire ça.

.

« T'es sérieux ? »

Entre appréhension et excitation, Taiga regarde Daiki attendant une réponse de sa part, mais évidemment s'il l'a amené ici ce n'est pas juste regarder.

« Tu m'as toujours dit que tu avais envie de tester ! »

Cette lueur de défi dans le regard, ce sourire taquin, évidemment qu'il ne peut pas refuser le challenge. C'est comme ça qu'ils fonctionnent tous les deux, toujours à essayer de se tirer plus loin. Ils ont testé déjà pas mal de choses un peu extrême, ils aiment le rush de l'adrénaline face au danger. Mais un saut à l'élastique c'est une première. Son ventre se noue autant d'angoisse que d'envie. Oui il a envie de tester, oui ça l'a toujours fasciné. Mais bordel c'est haut. Il n'a pas vraiment le temps de discuter plus, alors qu'il écoute les instructions qu'on lui donne et qu'on lui installe tous les éléments de sécurité. Et le voilà tout en haut de ce pont immense et en bas une eau miroitante. Il déglutit. Il sait que Daiki va passer après lui. Il est également prêt à sauter dès qu'il Taiga aura fait son plongeon dans le vide.

Il regarde le vide, l'eau tout en bas. Les organisateurs proposent de le pousser, mais il refuse. Il doit le faire lui-même. Il se mordille la lèvre, respire… Et… Il ne saute pas. Et pourquoi, en cet instant, il repense à sa rencontre avec Helen, à ses révélations. Alors, il sait ce dont il a besoin pour se donner le courage de sauter, faire quelque chose d'encore plus risqué, faire quelque chose d'encore plus flippant. S'il fait ça alors ce vide, ne lui fera plus peur.

Taiga se retourne et regarde Daiki. Son ami le regarde en souriant et levant un sourcil.

« Tu te défiles ?

— Non… J'ai juste oublié quelque chose... »

Il franchit les quelques pas qui le séparent de Daiki, le cœur battant, le ventre noué mais décidé. Il agrippe sa nuque et vient presser ses lèvres contre les siennes. Daiki se tend sous le contact, surpris. Mais, il se détend très vite et alors qu'il commence à répondre au baiser. Taiga s'écarte, il lui adresse un sourire timide, appréciant le voir la stupeur sur le visage de son ami, un peu fier de lui peut-être et il fait volte-face. Cette fois, il ne recule pas, d'un pas déterminé il franchit les quelques mètres qui le séparent du bord du pont et se laisse tomber dans le vide. La sensation de chute libre est grisante, intense, il a l'impression que ses entrailles se liquéfient entre terreur et excitation. Et il rit. Juste il rit. Il se sent heureux et cette journée qui a démarré de la manière la plus étrange qu'il soit promet d'être très intéressante.

Daiki se dirige vers lui. Taiga rit toujours un peu. Son sourire ne semble plus vouloir quitter ses lèvres. Il regarde son ami s'approcher.

« C'était dément ! »

Daiki ne sourit pas. Daiki s'approche de lui et ne semble pas partager sa joie, il paraît juste déterminé. Et cette fois, c'est Daiki qui accroche sa nuque et vient le presser contre lui un peu brutalement alors qu'il vient l'embrasser avec force. D'abord surpris, finalement il sourit contre ses lèvres et enroule ses bras autour de lui et savoure ce baiser avec soulagement, dans sa poitrine une douce chaleur se répand.

Leurs lèvres se séparent mais ils restent pressés l'un contre l'autre, comme si après tout ce temps à se tourner autour, ils n'étaient plus prêts à s'éloigner de quelques centimètres.

« Pourquoi ? »

La voix de Daiki est délicieusement rauque, brûlante de désir.

« Tu as une sonnerie de téléphone spéciale pour moi…

— Yeah…

— Ton fond d'écran… C'est une photo de toi et moi…

— … Ouais…

— Tu passes plus de temps avec moi qu'avec ton ex … helen…

— Huh ?!

— Oh ouais… Est-ce que j'ai oublié de le mentionner ? Elle veut plus rien avoir à faire avec toi parce que apparemment… T'es amoureux d'un mec…, il déglutit le cœur battant en achevant dans un souffle, moi… »

Les yeux de Daiki s'écarquillent, il est visiblement confus. Mais il ne cherche pas à résoudre toutes les questions maintenant alors que Taiga souffle.

« I love you too Daiki... »

Les bras de Daiki se resserrent sur lui presque à l'en étouffer alors qu'il enfouit son visage dans son cou, visiblement bouleversé, mais heureux alors qu'il laisse un rire étranglé lui échapper.

« Kamisama… Je t'aime Taiga. »

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