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Hanamiya avait des lèvres douces et une bouche gourmande. Il se battait toujours pour dominer et était brutal, comme si chaque baiser était un match de basket qu'il devait gagner.
– Seirin va gagner, lui chuchota Kiyoshi au creux de l'oreille.
Hanamiya rit presque en l'entendant, énervé par ces mots. Il se déchaînait, griffait, mordait comme un animal sauvage, mais il finissait toujours par perdre contre Kiyoshi. Il perdait contre ses mains qui caressaient sa peau chaude et humide et contre sa langue qui était capable de lui faire faire l'impensable.
Hanamiya gémit – il laissa échapper un son implorant, proche d'un sanglot – lorsque Kiyoshi passa sa langue sur son poignet.
– Bordel de merde ! Arrête d'être doux !
Hanamiya le repoussa sans force, ses mains tremblantes. S'il était honnête, il avouerait qu'il avait besoin de cette tendresse presque plus qu'il n'avait besoin de Kiyoshi. Hanamiya Makoto, le garçon qui était le plus souvent le premier à initier un combat, aimait être caressé lentement et savourait chaque seconde de ce plaisir. Même s'il sifflait et grimaçait à chaque fois, comme un serpent énervé sur le point de cracher son venin, il en avait besoin.
Kiyoshi sourit en l'entendant, mais il n'était pas prêt de lui dire quoi que ce soit. Quelque chose lui disait qu'il valait mieux garder sa réflexion pour lui-même. Cette situation lui suffisait amplement – le corps sous lui était plus honnête que les mots de Hanamiya.
Kiyoshi ne se rappelait plus quand ils s'étaient mis en couple et dans quelles circonstances. Hanamiya était entré dans sa vie comme une tornade féroce, avec ses sarcasmes, ses injures et sa passion ardente. En peu de temps, il lui avait appris à être égoïste, à faire les choses pour lui-même, à désirer...
Et on ne pouvait pas dire que cela ne lui plaisait pas. Il s'était laissé emporter, essayant en vain de maîtriser la dangerosité qu'était Hanamiya Makoto.
– Seirin va gagner, répéta Kiyoshi, avant de rire en voyant ses yeux s'écarquiller.
- La ferme !
Dans ces moments, Hanamiya était dangereux, mais Kiyoshi n'avait pas peur. Il étouffa ses insultes dans un baiser. C'est la seule façon de faire taire Hanamiya : en l'embrassant et en le faisant gémir lorsque leurs langues bouillonnantes se caressaient.
La rage de Hanamiya était sa passion.
– Je te déteste, siffla-t-il contre ses lèvres.
C'était en détestant qu'il montrait son amour.
– Va te faire foutre.
Ses doigts vinrent tirer les cheveux de Kiyoshi.
C'était en étant violent qu'il montrait sa tendresse.
Et Kiyoshi continua de garder le silence.
