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Characters:
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Language:
Français
Series:
Part 7 of Elémentaire !
Stats:
Published:
2022-07-25
Words:
1,814
Chapters:
1/1
Comments:
3
Kudos:
4
Hits:
63

Coq au vin.

Summary:

Un week-end à la campagne dans la famille Holmes, rien de tel pour se ressourcer. Sauf si DeGaule vient troubler le calme environnant.

Notes:

Ce texte est écrit dans le cadre d’un jeu. Il fallait écrire en une heure sur le thème : Poulet.

Bonne lecture,
Yzan & Lili.

PS : en l'absence d’informations claires sur les prénoms des parents de Sherlock, nous avons décidé de nous baser sur les prénoms qu’ils portent dans : La jeunesse de Sherlock Holmes. Le père s’appelle donc Wilberforce, et la mère Rose.

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

- Cocoricooooooooo !!!!!!!

Le chant du coq résonna dans le calme de la campagne anglaise, faisant sursauter John qui dormait profondément. Un coup d’œil au réveil lui apprit qu’il était trois heure trente du matin. Grommelant contre ce foutu coq bien trop matinal, John tenta de se rendormir. Mais le galliforme avait décidé de chanter environ tous les quarts d’heures, empêchant donc avec une efficacité redoutable le médecin de se rendormir.

Ce fut donc un John grognon qui descendit à la cuisine pour le petit déjeuner dès que le soleil pointa le bout de son nez, soit environ trois heure trente après son réveil tonitruant. Il ne fut pas particulièrement surpris d’y trouver la famille Holmes au grand complet. Il sourit légèrement en voyant les traits tirés des trois hommes de la familles, tous enveloppés dans des robes de chambres à carreaux un peu vieillottes.

- Oh bonjour John ! le salua chaleureusement Mme Holmes. Avez-vous bien dormi ? Venez vous asseoir. Vous prendrez bien une tasse de thé ? Tenez, servez-vous, et les scones sont tout chauds, ils sortent du four.

John se sentit bien mieux après un tel accueil, et encore mieux quand il se retrouva assis à la table de la cuisine, un thé fumant devant lui et un scone encore tiède dans la main.

Venir passer quelques jours à la campagne avait été une très bonne idée. Après une enquête particulièrement éprouvante, John avait exprimé l’envie de se ressourcer quelques jours à la campagne. Et s’il avait été un peu dubitatif quand Sherlock avait suggéré qu’ils aillent chez ses parents, l’accueil que Mme Holmes leur avait réservé l’avait définitivement convaincu. Même l’arrivée de Mycroft quelques heures après eux n’avait pas réussi à gâcher son plaisir. Le plaisir simple de se retrouver en famille, au calme.

Enfin calme... Tout était relatif. John posa sa tasse de thé et demanda :

- Il chante tout les matins ce coq ?

Le grognement de Sherlock ne constituant pas une réponse en soi, pas plus que le soupir désabusé de Mycroft, John se tourna vers Mr Holmes Père qui lisait le journal.

- DeGaule est un peu détraqué, confessa ce dernier.
- DeGaule ? s’étonna John amusé.
- Oui, comme le Général français, expliqua Mme Holmes avec un sourire. Wilberforce trouvait amusant de baptiser un coq du nom d’un ancien président français.
- C’est amusant effectivement, admis John avec un léger rire. Et tous les matins, c’est l’appel du 18 juin ?
- Ce coq mériterait qu’on lui torde le cou, grogna Sherlock.

Sa mère leva les yeux mais ne dit rien, alors que son père claquait le journal sur la table avant de se lever.

- C’était ce qui était prévu, dit-il en réajustant sa robe de chambre aux motifs écossais. Mais il s’avère que DeGaule court vite et se cache bien. Impossible de l’attraper !
- Vraiment ? s’étonna John.
- Si le cœur vous en dit John, reprit Wilberforce, Rose sera ravie de nous faire un coq au vin pour ce soir !

John jeta un œil à Mme Holmes qui hocha la tête en signe d’assentiment. Un regard vers les deux frères lui apprit qu’il ne fallait pas compter sur ces deux là pour régler le problème de réveil un peu trop matinal. Posant sa tasse vide sur la table, John se leva et déclara :

- Et bien, je vais vous l’attraper moi ce coq !
- Oh John, c’est tellement gentil à vous, le remercia chaleureusement Rose.

Fort de cette résolution, John quitta la cuisine pour se préparer. Une rapide douche et un habillage plus tard, il s’apprêtait à sortir à la recherche du coq chanteur et futur repas du soir. Il enfilait sa veste quand Mme Holmes le rejoignit dans le vestibule avec une paire de bottes en caoutchouc, une veste imperméable kaki et des gants de jardinage.

- Vous devriez laisser votre veste ici et enfiler ceci. Je ne voudrais pas que vous abimiez vos affaires.

John la remercia et enfila l’équipement fourni par son hôtesse, se sentant un peu ridicule avec ces bottes légèrement trop grandes et cette veste beaucoup trop longue. Le regard moqueur de Sherlock et Mycroft quand il passa devant la cuisine lui confirma qu’il ne ressemblait à rien. Mais peu lui importait ! John adorait le coq au vin et si demain il pouvait faire une grasse matinée digne de ce nom en prime, il était prêt à assumer n’importe quelle tenue aussi ridicule soit-elle. Même une tenue rose à paillettes lui aurait convenu.

Une fois dehors, il constata qu’il y avait un fin crachin, typiquement anglais, et que le coq n’était nullement en vue. Il fit le tour du parc autour de la maison, guettant le moindre bruit annonciateur du poulet. Mais le parc était grand et DeGaule un malin. John erra pendant une bonne heure, sous la bruine, avant d’enfin apercevoir une crête rouge cachée derrière un buisson.

Avec mille précautions, il s’approcha lentement de la bête, inconsciente du danger qui la guettait. Accroupi, les bras légèrement tendus devant lui, John se prépara à sauter sur le futur dîner. Mais au moment même où les pieds de John quittaient le sol, DeGaule s’enfuit en caquetant, disparaissant derrière un autre épais buisson. L’ancien soldat se retrouva étalé de tout son long dans la boue, ce qui le fit râler encore plus.

Depuis le séjour, Wilberforce Holmes surveillait les efforts de John pour attraper le volatile. Il ne pouvait qu’admirer la pugnacité du médecin, lui-même ayant bien souvent tenté de mettre DeGaule dans une casserole mais en vain. Celui-ci semblait avoir des yeux derrière la tête et s'échappait toujours au dernier moment. Il sentit plus qu’il n’entendit Sherlock le rejoindre.

- Alors ? Cette chasse au poulet ? s’enquit son plus jeune fils.
- Fort distrayante pour moi, très éprouvante pour ton cher John, répondit-il amusé.
- Ah Sherlock, s’exclama Rose en arrivant dans le séjour. Tiens, tu vas aller aider ce pauvre John ! A deux, vous réussirez bien plus facilement.

Devant le ton péremptoire, Sherlock grimaça mais se plia aux exigences de sa mère.

En soupirant, il enfila les bottes de jardin, la veste marron et les gants en caoutchouc que sa mère lui tendit d’office. Juste avant de sortir rejoindre son colocataire, il grommela :

- Et pourquoi pas Mycroft hein ?
- Oh, mais ne t’inquiètes pas, lui rétorqua sa mère qui l’avait parfaitement entendu. Dès qu’il est prêt, je vous l’envoie ! Ce satané coq finira à la casserole ce soir !

Ravi à l’idée de voir Mycroft courir après DeGaule, Sherlock se dépêcha de rejoindre John. Il ne s’agirait pas que son compagnon réussisse à mettre la main sur ce fichu poulet avant que Mycroft ne les ai rejoint ! Dès qu’il le vit, il interpella John qui se redressa en bougonnant.

- Tu viens m’aider ? s’enquit ce dernier en voyant l’accoutrement de Sherlock.
- Ma mère tient à te faire un coq au vin ce soir, expliqua Sherlock.
- Ce foutu poulet m’échappe à chaque fois, grogna John. Il est rapide ce con ! Mais à deux, ce sera plus facile. On va lui tendre une embuscade.

Sherlock laissa John lui exposer son plan d’attaque pour capturer DeGaule, mais au moment où John voulu passer à l’action, il l’arrêta tout net.

- Attends, on va repérer DeGaule, le surveiller pour ne surtout pas le perdre, puis on va attendre que Mycroft nous rejoigne.
- Mycroft ? s’étonna John.
- Oui, ma mère nous l’envoie en renfort dès qu’il est prêt.
- Ca peut prendre du temps.
- Pas avec ma mère, assura Sherlock. S’il traine trop, elle ira le chercher par la peau des fesses.

Les deux hommes se regardèrent et se sourirent, complices. L’idée de voir Mycroft toujours tiré à quatre épingles courir après un coq les amusait beaucoup. Aussi Sherlock n’eut aucune difficulté à convaincre John d’attendre avant de lancer l’opération : Capturer DeGaule ! Ils arpentèrent donc le jardin, cherchant à repérer le général-poulet. Ce fut Sherlock qui le trouva le premier et s’empressa de prévenir John. Sans s’approcher, ils surveillèrent le coq qui caquetait paisiblement en picorant des trucs à droite à gauche.

Concentrés sur la bête, les deux hommes ne virent pas Mycroft arriver. Contraint et forcé par sa mère, vêtu d’un manteau jaune poussin, d’une paire de bottes rouges délavées et de gants de ménage roses, Mycroft apparut. Bougonnant, il se dirigea vers les deux chasseurs de poulet, inconscient du bruit qu’il faisait. Mais si les trois êtres humains présents n’entendirent pas le bruit fait par le dernier arrivé, DeGaule, lui, l’entendit et prit la fuite.

- Il s’échappe ! cria John en courant après le coq fugueur. Sherlock !
- Je l’ai ! hurla le détective en se précipitant vers le poulet.

Mais celui-ci effectua un virage à droite et se précipita en direction de Mycroft.

- Mycroft ! Attrape- le !
- Mycroft ! Chopez-le !

Le double cri poussa Mycroft à agir sans réfléchir et il se jeta sur DeGaule, réussissant à l’attraper de justesse par les pattes. Mais le coq se débattit et piqua le bras du haut fonctionnaire qui remercia intérieurement sa mère de lui avoir donné une veste affreuse certes, mais suffisamment épaisse pour le protéger des coups de bec du volatile. Tellement épaisse que le bec de DeGaule resta coincé dedans, empêchant ensuite toute attaque du malheureux volatile.

John et Sherlock rejoignirent Mycroft en courant et l’aidèrent à immobiliser DeGaule. John finit par régler le problème en lui tordant le cou tout simplement, DeGaule passant alors de vie à trépas dans un dernier sursaut.

- On va avoir du coq au vin ce soir ! s’exclama John ravi en soulevant le corps du général.
- Vraiment Mycroft, quelle tenue ! se moqua Sherlock en voyant son frère se relever.

Mycroft bougonna, ne répondit rien, mais jeta un œil dépité à sa tenue. Un clic discret attira son attention sur John qui, le téléphone dans la main, venait d’immortaliser l’instant. Mycroft, vêtu d’un manteau jaune couvert de boue, de gants de ménage roses boueux, des bottes rouges toutes aussi couvertes de boue et de la boue sur le visage, était une image que John tenait à garder. Sherlock était parfaitement de son avis et suggéra d’imprimer la photo et de l’encadrer pour l’afficher dans l’appartement.

Le trio regagna la maison, les deux frères se disputant comme à leur habitude et John portant fièrement leur trophée chèrement acquis. Ils furent accueillis tel des héros par le couple Holmes. Pendant qu’ils s’empressaient de prendre une douche, Rose Holmes s’attaqua à la préparation de la volaille, la plumant, la vidant et lui coupant la tête, commentant au passage le poids de la bête qui allait pouvoir les nourrir pendant plusieurs repas.

Les délicieuses odeurs de cuisine embaumèrent la maison toute la journée, mettant l’eau à la bouche des hommes Holmes. Tous s’attablèrent avec grand plaisir et impatience le soir venu, et DeGaule fut honoré comme il se devait, chacun vantant son goût délicieux, sa tendresse, et les saveurs de la sauce au vin. Ce fut le ventre plein que tout le monde alla se coucher avec la perspective d’une belle grasse matinée le lendemain, sans plus aucun réveil tonitruant à la française.

Fin.

Notes:

Bureau des plaintes et réclamations des personnages martyrisés :

Assises devant leurs écrans, les deux auteures se congratulent d’avoir fini le thème Poulet. Soudain un pop-up s’affiche sur leurs PCs et une voix résonne dans la pièce :
- Dites les filles, vous avez pas l’impression de m’avoir utilisé là ?!
- Oh ! Salut Maeglin ! s’exclament les demoiselles ravies. Utilisé ? Pourquoi donc ?
- DeGaule... Le coq... Qui chante tôt le matin... vous voulez plus d’indices ? ironise Maeglin depuis l’autre bout du monde.

Les demoiselles se regardent, font la moue, puis concèdent :
- Maintenant que tu le dis... commence Lili.
- Il est possible... continue Yzan.
- Que le Coq de ton voisin, baptisé DeGaule (avec une orthographe inconnue) qui te réveille à quatre heure du matin nous ait un peu inspiré, concluent-elles en chœur.

Depuis l’autre bout du monde, Maeglin soupire mais laisse de bonne grâce à ses deux amies aux idées fantasques le droit d’utiliser ses mésaventures aviaires. De toute façon, ni le voisin, ni le coq, ne liraient les histoires de choupinette et poupounette donc aucun risque qu’ils se vexent.

Choupinette et Poupounette qui tiennent à préciser qu'elles aiment la campagne, les animaux et n'ont rien contre les coqs matinaux ! Que les choses soient bien claires ! (Choupinette passe ses journées de repos avec des chevaux, des chiens, des poissons rouges et tout pleins d'animaux divers et variés, Poupounette a passé une très grosse partie de son enfance dans une ferme, avec vaches, moutons, poules, coqs et autres... Donc le chant du coq à toutes heures du jour ou de la nuit elles connaissent ! ).

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