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Language:
Français
Series:
Part 9 of Elémentaire !
Stats:
Published:
2022-09-18
Words:
1,891
Chapters:
1/1
Comments:
10
Kudos:
3
Hits:
76

Contrebande et licorne.

Summary:

Sherlock et John sont appelés sur une affaire pour le moins fantaisiste qui va leur rappeler un certain calendrier.

Notes:

Disclaimer : Les personnages et l’univers appartiennent à Sir Conan Doyle, la BBC et TJ Klune. Tout le reste ci-dessous est de moi.

 

Note de l’auteure : Cadeau pour Maeglin et Akirion.
Ce texte a été écrit lors d’un jeu avec Yzanmyo, Maeglin Surion et Akirion. Il fallait écrire un texte en utilisant ces trois mots : Barcelone, Base, contrebande.

Je fais aussi référence aux textes de Maeglin “Les contes de Gotham”, publié sur AO3.

C’est une grande première d’utiliser Gary (Les contes de Vérania). Et je ne suis pas sûre du tout d’avoir rendu hommage au personnage. Je m’en excuse d’avance.

Bonne lecture,
LilicatAll

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Assis dans le jet privé, John se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire devant la mine catastrophée de Sherlock.

- C’est une blague ? demanda le détective d’un ton grondant ne présageant rien de bon.
- Hélas non, soupira Mycroft dont le visage s’affichait en grand sur l’écran plasma du jet.
- On rentre ! décréta Sherlock d’un ton sans appel.
- Trop tard Sherlock, le contredit Mycroft avec un rictus moqueur. Vous atterrissez dans moins d’une heure, et l’inspecteur chargé de l’affaire vous attend déjà à l’aéroport.

Furieux, Sherlock se leva de son siège et arpenta l’étroite allée de l’habitacle d’un pas rageur.

- Pourquoi as-tu accepté une chose pareille ? rugit-il. Des licornes ! Bon Dieu, des licornes !
- Ne jure pas ! L’hôtesse va t’amener le dossier et tu pourras le consulter avant votre arrivée, poursuivit Mycroft imperturbable. Je vous laisse, le Roi m’attend. Sherlock, John... Bon courage.

L’écran redevint blanc et l’hôtesse arriva, tenant dans ses mains une enveloppe craft de belle épaisseur. Voyant l’hésitation de la demoiselle a approché le fauve qu’était devenu Sherlock, il feulait presque d’outrage, John la délesta de son chargement et la remercia, l’autorisant ainsi à s’éclipser rapidement. Sans un mot, le médecin reprit place sur son siège et ouvrit l’enveloppe contenant les détails de l’affaire.

Une sombre affaire de contrebande basée à Barcelone. Rien qui a priori nécessitait l’intervention de Sherlock, mais l’inspecteur chargé de l’affaire avait fait appel au seul détective consultant au monde pour l’aider, se trouvant dans l’impasse. Mycroft avait lourdement insisté pour que Sherlock accepte l’affaire, sans pour autant lui dire quelle était la marchandise concernée.

Et pour cause. Nul doute que s’il l’avait su plus tôt, Sherlock aurait refusé tout net de bouger ne serait-ce qu’un orteil. En effet, la marchandise en question était pour le moins... originale. Les contrebandiers vendaient des crins de licornes, des paillettes de licornes et même des morceaux de sabots de licornes. Or, aux dernières nouvelles, les licornes n’existaient pas. Pourtant, la marchandise avait été soigneusement examinée par des scientifiques chevronnés dont les conclusions étaient formelles. Les crins et les éclats de sabots n’étaient pas ceux d’un équidé normal. Et les paillettes étaient bien d’origine animale. L’ADN retrouvé dans les échantillons était trop proche de ceux des chevaux pour ne pas être de la même famille, sans pour autant correspondre à quoi que ce soit de connu. Bref... l’enquête piétinait.

Quand l’avion arriva sur le tarmac, Sherlock était calmé, et très intéressé par l’enquête, John l’ayant convaincu après lecture du dossier. Il y avait bel et bien quelque chose de mystérieux là-dessous, et Sherlock comptait bien découvrir de quoi il retournait au juste. Le Sergent Garcia, qui les accueillit à leur arrivée, eut d’ailleurs bien du mal à suivre le rythme effréné du détective et à répondre à toutes ses questions.

Il fallut une bonne semaine à John et Sherlock pour réussir à entrer en contact avec les contrebandiers et une autre pour leur faire accepter de leur montrer leur source, les deux hommes s’étant montrés particulièrement sceptiques. Mais le montant astronomique qu’ils étaient prêts à débourser en valait la peine et les criminels leur donnèrent rendez-vous pour les mener à la source de leurs revenus illégaux.

Sherlock grogna de mécontentement quand les bandits lui mirent un masque sur les yeux et le poussèrent dans une voiture aux vitres teintées. John se crispa un peu, nullement ravi de se retrouver à la merci de criminels, mais ne dit rien conscient que c’était là les mesures de protections normales dans ce milieu. Heureusement, la police espagnole leur avait donné des mouchards, soigneusement cachés dans le revers de leurs pantalons.

Le trajet sembla court à John, mais c’était sûrement parce qu’il essayait d’éviter que Sherlock n’énerve définitivement leurs accompagnateurs avec ces remarques acerbes. Finalement, la voiture s’arrêta et ils purent sortir de l’habitacle. Toujours aveuglés, ils furent amenés dans un endroit couvert, et sentant fortement le cheval. Quand les deux anglais retrouvèrent la vue, leurs doutes furent confirmés : ils étaient dans une écurie.

- Je ne vois aucune licorne, râla immédiatement Sherlock en détaillant rapidement les chevaux sagement alignés dans leurs box.
- Vous pensez bien qu’on ne l'a pas mise avec eux, le rassura l’un des individus.

Sans un mot de plus, il les entraîna vers le fond de l’écurie et une porte très semblable aux autres.

Avec cérémonie, le contrebandier ouvrit la porte et invita ses potentiels futurs acheteurs à entrer. Sherlock fut le premier à pénétrer dans le box, plus grand que les autres et sans fenêtre, se figeant devant le spectacle sous ses yeux. John se faufila à sa suite et examina à son tour la bête se trouvant là. C’était une belle bête, toute blanche, avec une crinière rose pâle et une queue aux mèches violettes. Mais c’était bien là, ces seules particularités.

- Vous vous moquez de moi ! gronda Sherlock en se tournant vers le vendeur malhonnête.
- Pas du tout, contra ce dernier. C’est une licorne.
- Sans corne ? vociféra le détective. C’est juste un vulgaire cheval dont vous avez teint la crinière !
- Cheval ?! s’offusqua une voix grave. Qui est-ce que tu traites de cheval ?

Surpris, Sherlock se retourna, se trouvant alors nez à naseau avec un équidé furieux lui soufflant des paillettes rouges au visage. En son for intérieur John s’extasia totalement sur la licorne, sans corne donc, et parlante. Mais il nota vite les petits sauts de l’animal et l’air absolument furibond de ce dernier. Craignant pour la survie de Sherlock, il s’empressa d’intervenir.

- Pardonnez-le, c’est la première fois que nous voyons une... licorne. Il a été surpris !

L’animal sembla se calmer un peu, reportant son attention sur le médecin qui suppliait du regard le détective de se la fermer.

- Tu devrais mieux le tenir en laisse ton mouton à deux pattes, souffla la bête. Comment tu t’appelles ? Moi, c’est Gary !
- Gary ? s’étonna Sherlock.
- Un problème avec ça ? demanda Gary d’un air sournois.
- C’est... original... pour une licorne, intervint promptement John. Moi c’est John, et lui c’est Sherlock.
- Sherlock hein ?

Gary s’approcha du détective, le humant en plissant des yeux d’un air suspicieux. Air qui devint subitement totalement extatique quand John posa une main apaisante sur le bras du détective, incitant ce dernier à garder son calme.

- John ! s’exclama Gary en éparpillant des paillettes violettes autour de lui. Quel nom adorable pour un homme absolument charmant. Avec toi, c’est quand tu veux, où tu veux.

John cligna des yeux se demandant s’il ne rêvait pas. La licorne papillonnait outrageusement des yeux avec un air séducteur et en parlant d’une voix suave. Il était en train de se faire draguer par... une licorne ? Vraiment ?! Mais avant qu’il puisse répondre quoique ce soit, Sherlock l’agrippa par la taille et le poussa derrière lui.

- John est à moi ! tonna le détective en fusillant du regard Gary.

Nullement décontenancé, Gary sourit mielleusement :

- Tu pourrais me le prêter un peu. Je te prêterai Kevin si tu veux !
- Qui est Kevin ? s’enquit John poussant un peu Sherlock de devant lui.
- Kevin est mon petit chou à crème d’amour, répondit Gary avec des étoiles dans les yeux. Il sait me faire du bien comme personne !
- Une autre licorne, donc, soupira Sherlock.
- Kevin est un dragon, rétorqua Gary avec fierté. Le plus grand, le plus beau, le plus...

- Un dragon ! s’exclama le contrebandier resté à la porte. Et où peut-on le trouver ?

Avant que Gary puisse répondre, John se tourna vers le bandit.

- Après une licorne, un dragon ? C’est ça qui vous intéresse non ? Les attraper pour vous faire de l’argent sur leur dos.
- Il m’a arraché les poils de ma belle crinière ! s’insurgea Gary. Et râpé mes beaux sabots ! Il a ruiné ma manucure !
- Maltraitance animale, intervint Sherlock. Et sur un animal protégé, ça va vous coûter cher... très cher !
- Il mérite la pire des tortures ! confirma Gary avec emphase.
- La torture est prohibée dans ce pays, hélas, soupira Sherlock d’un ton dramatique.
- Je suis sûr qu’il y a moyen de s’arranger, fit remarquer John.

Le contrebandier pâlit et partit en courant devant les regards sadiques des trois autres.

- Vas-y fuit ma colère ! cria Gary en soufflant des paillettes rouges et noires. Attends que Kevin t’attrappe ! Il se servira de toi comme cure-dent !

John ne put s’empêcher de pouffer, attirant l’attention des deux autres. Gary vint immédiatement se frotter contre lui, et lui souffla à l’oreille :

- Alors... ce grand brun tout frisé et toi ? Pitié, dis-moi que tu lui a pris sa petite fleur !
- Hm... toussa John. Je ne suis pas sûr que cela vous regarde en fait...

Mais devant le regard larmoyant de la licorne il ne put résister et souffla un “oui” rougissant.

- Oh Mes Dieux ! s’extasia Gary. Enfin !!
- Comment ça enfin ? s’étonna Sherlock.
- Tu n’imagine pas à quel point c’est épuisant de mettre ensemble deux aveugles. Entre Sam et Ryan, et Bruce et Jack... Je suis ravi de ne pas avoir à le faire avec vous.
- Bruce et Jack ? demanda John. Bruce Wayne et Jack Le Joker ?
- Vous les connaissez ? s’excita Gary.
- On les a croisés effectivement, confirma Sherlock.
- Ils étaient déjà ensemble, ajouta John.
- Ils vous l’ont dit !!! s’écria Gary avec un enthousiasme débordant, des paillettes arc-en-ciel envahissant le box.
- Nous les avons surpris dans une position laissant peu de place au doute, ricana Sherlock.

Bien évidemment Gary demanda des détails, au grand damne de John et au grand amusement de Sherlock qui ne se gêna pas pour répondre aux questions de la licorne. John envisagea sérieusement de s’enterrer dans la paille éparpillée sur le sol du box quand les questions de Gary dérivèrent sur eux. Surtout que Sherlock raconta sans honte aucune les détails de leur vie intime à la licorne fortement intéressée. Tellement intéressée qu’elle suggéra quelques pratiques originales au détective.

- Et comment tu t’es retrouvée là ? finit par demander le médecin, coupant son amant dans l’énumération des lieux où ils avaient joyeusement copulé.
- Aucune idée, avoua Gary. Je me baladais tranquillement dans la forêt quand il y a eu un tourbillon et je suis arrivé là. Ces malotrus m’ont sauté dessus et enfermé ici pour me martyriser !

A peine Gary eut-il fini sa phrase qu’un tourbillon se déclencha à ses pieds, emportant la licorne avec lui. Sherlock et John se retrouvèrent seuls au moment même où la police pénétrait dans le box. En l’absence de licorne, les contrebandiers furent arrêtés pour fraude et publicité mensongère. Et vu l’état des chevaux dans les box, la maltraitance animale fut rapidement ajoutée aux chefs d’inculpations.

Quelques heures plus tard, Sherlock et John remontèrent dans le jet devant les ramener chez eux, l’enquête n’ayant plus besoin d’eux.

- Qu’est-ce que tu en penses ? demanda John quand l’avion quitta le tarmac.

Depuis un long moment Sherlock était bien silencieux, inquiétant son compagnon.

- A quel propos ? s’enquit Sherlock.
- Gary, la licorne en couple avec un dragon nommé Kevin, sourit John. Ou le tourbillon qui fait vraiment penser à celui du calendrier de l’avent...

Les deux amants échangèrent un regard plein de sous-entendus, se souvenant de ce fameux calendrier et des aventures vécues grâce à lui. Aventures leur ayant permis de réaliser leurs sentiments l’un pour l’autre et de se mettre ensemble. Sherlock quitta son siège et s’avança jusqu’à John pour se pencher vers lui, lui susurrant :

- J’en pense que Gary m’a donné quelques idées que j’aimerai beaucoup expérimenter...

John rit un peu, son rire vite étouffé par la bouche avide de son compagnon.

Fin.

Notes:

Commentaire de l’auteure :

Bon ben j’espère que ça vous a un peu amusé... au moins un peu ?
Qui a noté la référence à Zorro ?

 

Bureau des plaintes et réclamations des personnages martyrisés :

Dans la grotte, le silence règne en maître, et l’auteure brille par son absence étonnant John qui cherche son amant partout.

- Lili ? appelle-t-il. Lili ? Tu es où ?
- Avec Sherlock et Gary, répond Naruto blasé.
- Ah ? Et pourquoi ? s’étonne John.
- Ils sont en train de mettre en place tout un plan pour venger Gary, explique Naruto dépité. Quand ils mettront la main sur les contrebandiers, les pauvres vont salement morflés.
- A ce point ? soupire John.
- Lili est une psychopathe sadique dans l’âme, Sherlock adore faire toute sorte d’expériences et là il aura des cobayes. Et bien sûr Gary les encourage et leur souffle quelques idées en plus.

La porte s’ouvre soudainement sur un Izuku livide.

- Naruto, interpelle-t-il, il faudrait que tu viennes.
- Pourquoi ? s’inquiète Naru.
- Sasuke et Kacchan ont rejoint Lili et Sherlock dans leurs idées de tortures diverses et variées. Ça fait peur !

Dépité John se laisse tomber sur le canapé et tapote l’assise à côté de lui :

- Dans ces cas là Izuku, il n’y a qu’une seule chose à faire.
- Ah oui ? Quoi ? demande Izuku en s’asseyant.
- Rien ! répondent en chœur John et Naruto.
- Si on s’en mêle, ils testeront leurs idées sur nous, confirme Naruto. Demande aux lecteurs, ils te le diront. Ne surtout pas s’en mêler quand ils sont pris de crises de sadisme aigüe.

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