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Français
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2022-12-23
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6,961
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Amsterdam is magical at Christmas

Summary:

Harry Potter et Drago Malefoy ont un seul point commun : ils détestent Noël. Et ils ont l'intention de le passer chacun seul, tranquille, comme si c'était un jour comme les autres. Mais leurs meilleures amies Hermione Granger et Pansy Parkinson ont une autre idée en tête.

Notes:

Hey j'espère que vous apprécierez mon AU Drarry de Noël ✨
Passez de bonnes fêtes 🥰

 

Et aussi : JK Rowling PÉTASSE

Work Text:

Épuisé par les morts, Harry Potter renonça à son voeu de devenir Auror à la mort de Voldemort et a finalement choisi de rejoindre Olivier Dubois au Club de Flaquemare lorsque toutes les équipes de Quidditch se sont bousculées aux portes pour le recruter. Et, il fallait le dire, ils faisaient autant de ravages chez les Gryffondor à l'époque que dans leur équipe maintenant, et pas seulement sur le terrain. Harry et Ginny se sont séparés peu après leur dernière année à Poudlard, qu'ils ont effectué après la guerre. Les raisons étaient multiples, mais les principales étaient leurs carrières respectives, Ginny partant chez les Harpies et Harry à Flaquemare, et aussi leurs sentiments disparus. Un peu plus tard, Harry avait fait son coming-out, qui avait été bien accueilli par tout le monde. Cependant, Harry n'avait plus remis les pieds chez les Weasley depuis sa rupture avec Ginny, car il s'est violemment disputé avec Ron. Et comme il ne passait plus les fêtes de fin d'année avec eux et qu'il n'aimait pas forcément Noël étant plus jeune -son enfance chez les Dursley n'étant pas vraiment une période joyeuse pour lui-, il comptait le passer seul, comme si c'était un jour comme les autres.

 

✨✨✨

21-22 décembre.
Londres.

Ce soir, comme à son habitude, Harry va fêter sa victoire en sortant dans le Londres moldu, là où personne ne le connaît. Mais, d'une manière ou d'une autre, c'est avec un beau sorcier blond qu'il passa le reste de la nuit.

 

Le lendemain matin, il se réveilla avec une grosse gueule de bois. En s'étirant, il sentit que la place à côté de lui était vide, ce qui le rassura, il n'aimait pas forcément les matins gênants suivant les nuits de plaisir. Les yeux à peine entre-ouverts, il se traîna jusqu'à la cuisine.

"Bonjour, Potter."

Harry écarquilla les yeux. Sa conquête de la veille était toujours là, il avait même préparé le petit déjeuner. Il se rendit ensuite compte que ce n'était pas sa cuisine ni son appartement.

"Pourquoi tu as l'air si étonné ? Tu ne te souviens de rien ? Ça m'ennuierait d'apprendre que j'ai profité de toi."

Oh non, il se rappelait très bien la nuit passionnée qu'il avait passé avec ce même homme qu'il avait détesté pendant tant d'années. Drago Malefoy. Il avait toujours le même air insolent, mais sans méchanceté. S'il n'avait pas envie de se taper la tête contre la table à cause de sa gueule de bois, Harry aurait certainement admiré son ancienne Némésis, pieds nus, les cheveux en bataille, vêtu uniquement d'un boxer et d'une chemise blanche froissée et ouverte, en train de faire cuire deux omelettes.

"C'est pour toi le verre et le médoc, dit-il. La prochaine fois que tu bois autant, pense à boire de l'eau pour éviter le mal de tête. Astuce de moldus, paraît-il. Ça a marché sur moi."

Harry a un million de questions qui lui viennent à l'esprit, mais il a le cerveau trop embrumé pour les poser. Il prit le médicament et l'eau entrant dans son corps lui fit l'effet d'une oasis dans le désert : l'alcool l'avait déshydraté. Prévenant, l'ex-Serpentard lui resservi de l'eau.

"J'ai fait deux omelettes, tu en veux une ?" Demande-t-il. "Ça te ferait peut-être du bien de manger."
"Non merci", souffle Harry. "Je... Je vais y aller".

Il était perdu et il avait besoin de remettre de l'ordre dans ses souvenirs de la veille.

"À bientôt, Potter."

Et Harry transplana, Dieu merci sans se désartibuler.

 

Après avoir redormi pendant deux heures, bu de l'eau et mangé un bon repas, Harry n'avait plus besoin de faire d'effort pour se souvenir de la veille, tout lui revenait : il avait rencontré Malefoy dans un bar moldu londonien. Il l'avait reconnu tout de suite, tout comme l'ancien Serpentard. Et il savait aussi que dès l'instant où le blond lui avait adressé son sourire ravageur -qu'il voyait certainement pour la première fois- il finirait la nuit dans son lit. Ce qu'il a fait, après quelques blagues et quelques verres. Mais ce matin il regrettait amèrement de ne pas s'être hydraté correctement après avoir bu de l'alcool. Il avait toujours mal à la tête et Hermione allait le voir tout de suite, lorsqu'il irait dîner chez Pansy et elle ce soir.

 

"Harry je te l'ai dit mille fois tu ne m'écoutes jamais !"
"Je sais Hermione."
"Si tu le sais, pourquoi tu ne le fais pas ?" Râle Pansy. "Je suis devenue potionniste pour soigner des gens, pas pour te fournir en potion anti-gueule de bois tous les quatre matins."
"Je sais, désolé Pansy. Je penserai à prendre une bouteille d'eau la prochaine fois."
"C'est ce que tu dis à chaque fois", soupire l'ex-Serpentard en lui donnant la potion.
"J'espère au moins qu'il était beau ? "Demande Hermione.

Harry avala la potion cul-sec.

"Magnifique", répondit-il.

 

"Bon, Harry, on a quelque chose à te dire", commence Pansy au cours du dîner.
"C'est grave ?"
"Mais non voyons. On veut juste t'annoncer qu'on va passer Noël à Amsterdam."
"C'est une bonne id..."
"Et tu viens avec nous."
"Hermione..."
"Je sais que tu détestes Noël, mais tu ne le passera pas tout seul cette année. Tu viens avec nous et tu n'as pas le choix."
"Vous allez me kidnapper ?"
"Exactement. En fait, Hermione est allée chercher tes affaires tout à l'heure, quand tu étais avec moi dans la cuisine", avoue Pansy.
"On part ce soir ? Mais..."
"Tu croyais pourvoir nous échapper ?" Plaisante Hermione.

Harry soupire.

"Génial."
"On prendra le dessert à Amsterdam. Tu viens ?" Demande Hermione. "Tu vas transplaner avec moi."

✨✨✨

22 décembre.
Amsterdam.

"Où est Pansy ?" Demande Harry, encore un peu secoué par le transplanage d'escorte, chancelant sur la place du Dam.
"Tu n'es pas le seul à te faire kidnapper pour Noël, Harry. Tiens, les voilà."

Pansy apparut quelques mètres plus loin, accrochée à un grand blond mécontent. Mais son visage se transforma lorsqu'il vit qui se tenait près de la compagne de sa meilleure amie. Il passa une main dans ses cheveux et adressa à Harry le même sourire que la veille au soir.

"Harry Potter."
"Malefoy."
"Mon prénom c'est Drago, au cas où tu l'aurais oublié."
"Je me souviens de ton prénom, Malefoy."

Les yeux du Serpentard sont remplis de malice et il semble à deux doigts de faire une blague à propos de la nuit précédente juste pour ennuyer Harry. Mais il n'en fait rien, et, toujours un léger sourire en coin flottant sur ses lèvres, va saluer Hermione. Harry sait qu'elle est amie avec lui, puisqu'il est le meilleur ami de Pansy avec qui elle sort depuis maintenant cinq ans, mais le savoir et le voir sous ses yeux étaient deux choses bien différentes.

"On va poser nos affaires et après on ira manger le dessert", décide Pansy.

Harry et Drago lèvent les yeux au ciel en même temps et soupirent en attrapant leurs valises. Les illuminations de Noël égayent déjà les rues et Hermione s'émerveille dès qu'elle voit un Casse-Noisette, ce qui agace profondément Harry. Arrivés à l'hôtel, Pansy alla chercher les cartes et les distribua. Une carte chacun, deux chambres. Hermione et elle et... Harry et Drago. Harry souffla mais il s'y attendait dès le moment où le Serpentard était apparu avec Pansy sur la place du Dam. Il s'assit sur le bord du lit qu'il devrait partager avec Malefoy et ouvrit sa valise pour changer de chaussures. Malefoy se jeta à côté de lui.

"Alors, heureux de me revoir si tôt Potter ? J'espère que tu vas mieux, tu n'as même pas touché à mon omelette ce matin."
"Malefoy, ne commence pas."
"Ne commence pas quoi ?" Demande-t-il innocemment en ôtant ses chaussures en deux coups de pied.

Il s'allonge en travers du lit, sa tête arrive à côté des jambes de Harry.

"Reste de ton côté du lit."
"Reste de ton... Tu veux qu'on mette un traversin au milieu aussi ?"
"J'allais le faire, mais puisque tu proposes..."
"Je ne vais pas te violer dans ton sommeil, Potter. À moins que tu aies peur que ton corps te trahisse et que tu viennes te blottir contre moi pendant la nuit ?"
"Ferme-la, Malefoy."
"Tu aimerais bien."

Harry soupira et se leva pour rejoindre les filles.

"Dis à Pansy et Hermione que je suis trop épuisé et blessé par leur trahison pour vouloir manger un dessert."
"Dis-leur toi-même."
"Pour qu'elles me kidnappent encore ? Non merci."
"Si tu n'y vas pas, je n'y vais pas non plus."
"Tu ne peux déjà plus passer une minute sans moi Potter ?"
"Arrête de flirter avec moi, Malefoy."
"Comment le pourrai-je, alors que tu vas finir dans mon lit ce soir ?"
"Ha. Ha. Tu es marrant dis donc."
"Je sais, je sais."

Harry soupira puis tourna les talons pour rejoindre les filles.

"Reviens-moi vite, Potter."
"Fous-moi la paix, Malefoy."

Tous les trois assis dans un restaurant avec chacun une glace géante posée devant eux, Harry, Pansy et Hermione programmaient leur visite de la ville.

"J'ai une question : pourquoi on a pu transplaner à un endroit aussi fréquenté que la place du Dam ?"
"L'espace entre le palais royal et le premier banc est sécurisé avec des sortilèges Repousse-Moldu pour que les sorciers puissent arriver discrètement. Il y a des endroits comme ça dans toutes les capitales du monde, mais il faut réserver des créneaux horaires pour éviter de se marcher dessus."
"Tu n'as pas levé la main, Miss Je-Sais-Tout", plaisante Pansy, ce qui fait sourire l'intéressée. "Tu ne nous en veux pas trop pour cette embuscade, Harry ?"
"Mais non, je suis content de passer du temps avec vous."
"Et Drago ?"
"Il fait sa drama Queen mais il ne nous en veut pas vraiment, je le connais", affirme Pansy.
"Mais je veux dire, ça va aller ? Tu vas réussir à le supporter ? Il a énormément changé depuis Poudlard, tu sais."
"Oui, j'imagine. On est grands maintenant, on devrait pouvoir se comporter comme des adultes."

 

Quand Harry rentra dans la chambre d'hôtel en faisant le moins de bruit possible, il reçu un projectile en pleine figure. Il jura entre ses dents.

"Tu pourrais au moins essayer d'être discret quand tu rentres tard, Potter."
"Tu ne dormais même pas", remarque Harry en voyant la lumière du téléphone de Drago éclairer légèrement son visage.
"Non, mais j'aurai pu."

Un peu agacé et ayant envie d'énerver le Serpentard, Harry alluma la lumière.

"Mes yeux, putain, Potter !"

Il se couvre les yeux avec son bras en râlant.

"C'est ça, dis mon nom, ça me rappelle des souvenirs."

Stupéfait, Drago se redressa d'un coup et fixa Harry. Le brun avait décidé de rentrer dans son jeu et il était désarçonné. Pendant une fraction de seconde disons, le temps de se remettre de sa surprise et de sortir son sourire le plus enjôleur. Harry se déshabilla pour se coucher, Drago avait effectivement placé un traversin au milieu du lit et il s'attendait à une blague d'un instant à l'autre.

"On remet ça quand tu veux, Potter."

En un bond, Harry se retrouva au-dessus de lui. Céder à leur envie commune ou embêter encore plus Drago ? Tel était le dilemme du Gryffondor. Mais ennuyer le Serpentard semblait bien plus drôle, alors il se pencha pour l'embrasser mais s'arrêta à quelques centimètres à peine de ses lèvres. Les mains de Drago dans son dos faillirent le faire changer d'avis mais il tint bon.

"Embrasse-moi, Potter."
"Tu aimerais bien", souffle-t-il avant de se redresser et de basculer de l'autre côté.
"Potter, si tu veux la guerre, tu vas l'avoir."
"Prépare-toi à perdre."
"Je ne perdrais pas."
"Tu viens de me supplier de t'embrasser."
"Je ne t'ai pas supplié et crois-moi, quand j'en aurai fini avec toi, c'est toi qui va me supplier."
"Bien sûr."
"Tu te crois meilleur que moi ?"
"Je le suis."
"Tu n'as encore rien vu, Potter."
"Ferme-la Malefoy. Et éteins la lumière."

Les yeux remplis de malice, Drago utilisa un informulé pour éteindre la lumière, ce qui surpris Harry. Il ne payait rien pour attendre.

 

✨✨✨

23 décembre.
Amsterdam.

Quand Harry se réveilla, Drago était déjà prêt, pour son plus grand malheur. Ça signifiait qu'il était plus à même de l'ennuyer dès le matin.

"Rise and shine, belle aux bois dormants"
"Ferme-la."
"Fais-moi taire."
"Tu aimerais bien."
"Je ne le nie pas. Dépêche-toi un peu, je voudrais visiter le palais royal et Hermione a réservé pour nous quatre donc il faut que tout le monde soit prêt."

Harry lève les yeux au ciel mais va dans la salle de bains et se dépêche de se préparer. Quand il sort, il se dirige droit sur Drago et s'arrête à quelques centimètres à peine de lui. Perturbé, le blond retient sa respiration. Harry prit le visage de Drago entre ses mains et murmura :

"Tu es très beau quand tu dors, Malefoy"
"Seulement quand je dors ? Ne me mens pas, Potter."

L'un comme l'autre meurent d'envie de franchir les quelques centimètres qui séparent leurs lèvres, mais aucun d'eux ne veut céder. Aucun d'eux ne veut perdre.

"C'est pour ça que tu t'es réveillé tard ce matin ? Parce que tu as passé la nuit à me contempler ?"

Pris à son propre piège, Harry recula en rougissant. Souriant largement, Drago s'avança vers Harry, posa la main sur le côté de son visage et effleura ses lèvres de son pouce.

"Toi aussi tu es très beau quand tu dors, Potter."

Les deux descendirent dans le hall de l'hôtel, rejoignant Pansy et Hermione qui s'impatientaient. Ils avaient beau s'efforcer de préserver leurs amies de leurs taquineries, ils ne pouvaient pas se quitter des yeux et pas seulement pour se défier du regard. Ils s'observaient l'un l'autre, et Hermione, très attentive et intelligente, avait déjà certainement tout compris. Elle laissa de l'avance à Pansy et Drago qui, à fond dans leur élément, ne s'en aperçurent même pas, et elle prit Harry à part.

"Pourquoi tu ne lui dis pas qu'il te plaît, Harry?"
"Oh, il le sait. Je lui plais aussi."

Pas sûre de comprendre, Hermione fixe son meilleur ami qui contemple de loin Drago admirant une sculpture d'Atlas portant le monde sur ses épaules.

"Ce n'est qu'un jeu, Hermione."
"En es-tu sûr ?"

Harry ne répond pas. Ce n'était qu'un jeu, n'est-ce pas ? Il n'y avait rien du tout derrière ces taquineries ? Derrière cet évident désir ardent ? Non bien sûr que non.

"Ce que je veux dire Harry, c'est que vous avez un passé commun et je ne parle pas seulement de la nuit que vous avez passé ensemble il y a deux jours."
"Comment... ?"
"Tu poses encore la question ? Je te connais Harry, et je connais Drago. Je l'ai compris dès qu'il est arrivé sur la place du Dam et que vous vous êtes regardé."
"Pansy a raison, tu sais toujours tout, c'est chiant."
"J'ai toujours été comme ça, ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Viens, allons retrouver nos Serpentards. Et pense à ce que je viens de te dire."

Harry était le seul à ne pas être très intéressé par le palais Moldu. Il passa la visite à regarder Malefoy et à venir sur les photos que prenaient Pansy et Hermione dans les miroirs luxueux.

"Regarde comme nous sommes beaux tous les deux", lui glisse Drago en montrant sur son téléphone une photo prise à l'instant par Hermione.

Puis il rejoignit Pansy comme si de rien était.

"C'est vrai que vous êtes très beaux tous les deux, vous feriez un très beau couple", chuchote Hermione.
"Hermione !"
"Je dis ça comme ça."
"Tu ne dis jamais "ça comme ça" ! Je te l'ai dit, c'est juste un jeu."
"Très bien, c'est juste un jeu."
"Tu as pris ton intonation de "je te crois pas"."
"Toi non plus tu me crois pas ?"

Harry lève les yeux au ciel et Hermione passe son bras autour des épaules de son meilleur ami en riant.

"Pansy a raison, c'est vraiment amusant d'embêter ses amis."
"Par embêter elle veut dire torturer ? Tu deviens Serpentard ma vieille."
"N'importe quoi."

Les quatre amis passèrent l'après-midi à se promener dans les rues d'Amsterdam et à faire du shopping. Pas de Chemin de Traverse dans cette ville mais les boutiques moldues étaient tout aussi amusantes, surtout les boutiques de souvenirs. Les Moldus débordaient d'inventivité pour vendre des gadgets inutiles avec écrit "Amsterdam" dessus, ce qui émerveillait Pansy et Drago qui, ayant grandi dans une famille de sorciers de sang-pur, n'avaient jamais rien vu de tel. Ils ressortirent tous avec un petit sac rempli de souvenirs et Pansy a même forcé Drago à porter un pull I ❤️ Amsterdam à cause d'un pari qu'il a perdu contre elle à l'époque de Poudlard et pour lequel Pansy n'avait toujours pas décidé quel serait le gage. Hermione donna même son téléphone à un passant pour qu'ils prennent les quatre sorciers en photo devant le monument national de la place du Dam, Harry, Hermione et Pansy souriant et Drago boudant à cause de son pull ridicule. Ils décidèrent ensuite d'aller au marché de Noël, devant le Rijksmuseum.

"Ça vous dit le patin à glace ?" Propose Hermione en voyant l'immense patinoire.
"Oh, oui ! Harry, Drago, vous venez ?"
"Non merci, je préfère ne pas me casser une jambe aujourd'hui", répondit le Gryffondor.
"Ne me parle pas, Parkinson", grommela Drago.

"Comme vous voulez, répondit l'intéressée en entraînant Hermione sur la glace."

Harry voulu rester au bord de la patinoire pour regarder ses amies mais la foule l'oppressait. Il s'éloigna pour en sortir, mais c'était comme s'il y avait une infinité de gens et la foule n'avait pas de fin. Il peinait de plus en plus à respirer, son coeur battait à toute vitesse, il sentait la sueur couler dans son dos. Il essaya de se concentrer pour se calmer et retrouver une respiration normale, mais la place était aussi bondée qu'un métro aux heures de pointe et même s'il arrêtait de bouger, les gens continuaient de le bousculer ou de se coller à lui. Il se sentait à deux doigts de s'évanouir quand quelqu'un le saisit par le bras, le sorti de la foule et le fit s'asseoir sur un banc. C'était Drago.

"Merci. Désolé... Je..." Commence Harry, en essayant de reprendre sa respiration.
"Je sais, Hermione m'a dit que tu es agoraphobe."

Harry hoche la tête et tente de se calmer.

"Hey, prends le temps dont tu as besoin pour te calmer, ne te force pas parce que je suis là, je ne suis pas pressé", dit Drago.

Et Drago patienta, sa main allant et venant doucement dans le dos de Harry. Il n'osait pas le regarder, de peur que ça le stresse et qu'il se force encore à se calmer vite, mais il en mourrait d'envie. Pour dire la vérité, voir Harry souffrir le tuait mais pour rien au monde il ne l'avouerait à qui que ce soit. Le brun finit par se calmer mais ne dit rien alors Drago continua ses caresses dans son dos et Harry ferma les yeux et posa sa tête sur l'épaule du Serpentard. Cela dura cinq minutes, ou peut-être vingt, mais cela pris fin quand Harry se redressa et remercia le blond avant de se lever et de proposer d'aller dans un bar boire un truc chaud et essayer de retrouver les filles.

"Ce serait cool que tu n'en parles pas à Hermione, je voudrais éviter qu'elle s'inquiète pour rien", balbutie Harry, rougissant de gêne derrière la montagne de chantilly sur son chocolat chaud.
"Je lui dirai rien, promis", répond Drago en lui pressant gentiment la main.
"Pourquoi t'es gentil avec moi ?" Demande Harry, la bouche pleine de chantilly.
"Je suis toujours très gentil, Potter."
"Pas avec moi, c'est bizarre."
"Bizarre bien ou bizarre pas bien ?"

Drago recommence à flirter avec Harry, pour leur plus grand plaisir.

"Bizarre ça cache quelque chose."
"T'as peur de tomber amoureux si je continue ?"
"Ne dis pas n'importe quoi, le coupa le Gryffondor."
"T'as peur, Potter ?"
"Arrête de me provoquer Malefoy."
"Tu adores ça."
"Qu'est-ce que tu en sais ?"
"Parce que moi j'adore quand tu me provoques, Potter."

Le brun lève les yeux au ciel en soupirant pendant que Drago affiche un large sourire.

"Alors, tu as peur de tomber amoureux de moi si je suis gentil avec toi, Potter ?"
"Je ne suis pas assez bête pour tomber amoureux de toi, Malefoy."
"Développe."

Harry pensait qu'il se moquait encore de lui mais le blond posa son visage sur ses mains et le fixa intensément de ses yeux gris, tout ouïe.

"Je veux dire, admettons que ça arrive. Je tombe amoureux de toi. Déjà, je ne te le dirai jamais, parce que SI ça arrivait, aucune chance que ce soit réciproque."
"Alors admettons que ce soit réciproque. Pourquoi tu serais bête de tomber amoureux de moi ?"
"Parce que même si c'est réciproque, tu ne l'admettras jamais, donc réciproque ou pas dans tous les cas tu me brises le cœur."
"OK alors admettons que ce soit réciproque et que je l'assume, et que je ne te brises pas le cœur ?"
"Parce que c'est toi. Et c'est moi. Je veux dire Harry Potter et Drago Malefoy ?"
"Parce que tu es un héros et que je suis un traître ?"
"Oh non, bien sûr que non Drago."
"Je plaisante, je sais que tu ne penserais pas une chose pareille. Mais tu m'as appelé Drago ! Bref, accouche Potter, pourquoi je ne serais pas l'homme idéal pour toi si j'étais amoureux de toi."
"C'est pas une question d'être l'homme idéal ou pas, c'est juste que je pense que ça ne marcherait pas entre nous, c'est tout."
"Qu'est-ce qui te fait dire ça? A part les préjugés que tu as toujours sur moi basés sur l'ado stupide et méchant que j'étais à Poudlard ?"
"Pourquoi tu t'énerves, c'est pas comme si on était vraiment amoureux l'un de l'autre."
"Mais avoue-le, tu es toujours rempli de préjugés sur moi."
"Malefoy."
"Heureusement que Hermione est plus ouverte d'esprit que toi."
"Malefoy."
"Tu n'as aucune idée de qui je suis, Potter. Aucune. La vie c'est pas juste "machin était à Gryffondor, c'est un héros, machin était à Serpentard, c'est un connard et un traître"."
"Malefoy ! Tu t'emportes tout seul. J'ai sûrement toujours des préjugés sur toi, tout comme tu en as sur moi. Je sais que tu n'as jamais été réellement méchant, tu n'es pas un traître, je ne suis pas un putain de héros. Et je ne sais même pas pourquoi on s'énerve alors que cette discussion est basée sur des faits inexistants."

Énervé et vexé, Drago quitta la table et rentra à l'hôtel. Harry régla la note et retrouva les filles au marché de Noël.

"Harry ! On vous cherchait partout ! Où est Drago ?"
"Rentré."
"Vous vous êtes encore disputés ?"
"Il me saoule, j'ai pas envie d'en parler."

Quand ils rentrèrent, plus tard, Drago dormait déjà, recroquevillé de son côté du lit.

 

✨✨✨

23-24 décembre.
Amsterdam.

Pendant la nuit, Harry se réveilla pour boire et vit que Drago n'était plus là. Harry le chercha du regard, le cerveau encore embrumé et le vit sur le balcon. Il enfila un pull et le rejoignit.

"Tu vas attraper froid."
"Fous-moi la paix, Potter."

Le blond n'a pas tourné la tête mais Harry a entendu les sanglots dans sa voix. Il s'approcha de lui et posa la main dans son dos. Les larmes qui coulaient sur les joues de Drago redoublèrent, alors Harry le fit pivoter et le prit dans ses bras. Comme Drago l'avait fait pour lui plus tôt dans la journée, Harry attendit qu'il se calme.

"Génial", fit Drago lorsque ses sanglots s'atténuèrent. "J'ai pleuré sur l'épaule de Harry Potter. Ma dignité est définitivement perdue".
"Hey", s'indigne Harry, à deux doigts de répliquer.
"Je plaisante, détends-toi. Et ne bouge pas, je suis gelé et je dois avouer que cette étreinte est très agréable".
"Tu te comportes bizarrement, Malefoy."
"Quoi ?"
"Tu t'es emporté contre moi hier soir, cette nuit je te trouve sur le balcon et tu fonds en larmes sur moi et maintenant tu fais comme si de rien était."
"Je déteste Noël."
"Tu pleurais parce que tu détestes Noël ?"
"Mon Dieu, Potter, pourquoi veux-tu tout savoir ?"
"C'est pas grave si tu ne veux pas en parler, mais..."

Drago lui coupe la parole en l'embrassant, ce qui au lieu d'avoir l'effet escompté, énerve Harry encore plus.

"Tu m'embrasses pour me faire taire ? Malefoy tu es impossible !"
"Ne t'en vas pas, j'ai froid", répond-il en resserrant son étreinte.

Harry transplana à l'intérieur, sur le lit, avec Drago.

"Qu'est-ce que tu viens de faire ?"
"Parle-moi. Qu'est-ce qui t'arrive ?" Demande Harry fermement, en fermant la baie vitrée d'un coup de baguette.
"Tu ne peux pas tout savoir Potter."
"Je ne veux pas tout savoir, je veux juste savoir pourquoi tu te lèves en pleine nuit pour pleurer et pourquoi tu essaies à tout prix de me distraire."
"Tu vas me forcer à en parler si je te dis que j'en n'ai pas envie ?"

Pris au dépourvu, Harry ne trouva rien à rétorquer, ce qui fait rire Drago.

"Ah, il est là, le héros, sauveur du monde sorcier."
"Arrête de dire ça."
"Fais-moi taire."
"Mon Dieu Drago, c'est quoi ton problème ?"

Le ton excédé de Harry fit sursauter Drago et lui cloua le bec. Les yeux écarquillés du blond qui n'a pas l'habitude qu'on hausse le ton en s'adressant à lui sont fixés sur Harry. Gênés, ils n'osent plus se regarder en face. Après quelques minutes, Drago prit enfin la parole.

"Je déteste Noël parce que tout le monde se réunit avec leur famille et moi je n'ai pas parlé à ma mère depuis le procès. Et elle me manque énormément, tellement que des fois j'en pleure."
"Et j'imagine qu'il y a une raison pour laquelle tu ne peux pas simplement aller la voir ?"
"C'est compliqué. Je suis parti sans dire au revoir en sortant du ministère de la magie et je me suis installé dans le Londres Moldu, sans qu'elle n'ait aucun moyen de me contacter. Au début, j'étais énervé contre elle mais ensuite mon absence avait duré trop longtemps pour que je puisse revenir en disant "c'est bon, je ne t'en veux plus Maman, me revoilà"."
"Je suis sûr qu'elle serait ravie de te voir."
"Ça a l'air tellement facile quand tu le dis. Tu es tellement positif tout le temps, je suis sûr que tu adores Noël."
"Je déteste Noël aussi. J'ai été élevé par mon oncle et ma tante Moldus qui me détestaient, alors les fêtes de fin d'année n'ont jamais réellement été de vraies fêtes pour moi quand j'étais petit. Après, c'était différent quand je le fêtais chez les Weasley, mais c'est fini maintenant aussi."
"Je peux demander pourquoi ?"
"J'ai fait mon coming-out peu après m'être séparé de Ginny, et ça a été bien accueilli par tout le monde, sauf Ron qui ne comprenait pas pourquoi je sortais avec sa soeur si j'étais gay enfin bref on s'est disputés très violemment et je n'ai pas revu les Weasley depuis."
"Et les Weasley sont ce qui se rapproche le plus d'une famille pour toi ?"
"Madame Weasley me considère comme son fils. Elle me manque, ils me manquent tous. Mais comme toi, je ne peux pas prendre le risque de revenir comme une fleur et de gâcher leur Noël."
"Tu crois que ça leur gâcherait leur Noël ?"
"Ça créerait forcément des tensions."
"Tu n'en sais rien."
"Je retournerai voir les Weasley si tu retournes voir ta mère."
"D'accord."

Ils se recouchèrent l'un à côté de l'autre, les yeux grands ouverts.

"Tu ne voulais pas être Auror à l'époque ? Qu'est-ce qui a changé ?"
"La guerre. La bataille de Poudlard. J'ai vu suffisamment de morts et de souffrance pour une vie entière alors quand il a fallut que je choisisse entre ma formation d'Auror et joueur de Quidditch, j'ai choisi la deuxième option. Combattre le Mal, j'ai déjà donné."
"Tu es un héros en carton, Potter, plaisante Drago."
"Ne le répète à personne, répond Harry en riant."

Leurs mains s'effleurèrent à plusieurs reprises, d'abord sans faire exprès, puis volontairement, jusqu'à ce que Drago saisisse la main de Harry et entrelace ses doigts avec les siens.

"Tu te souviens du procès ?"
"Bien sûr."
"Comment tu pouvais avoir une si haute opinion de moi alors que j'ai fait de ta vie un enfer à Poudlard ?"
"Traite-moi d'imbécile si tu veux mais il y a une grosse différence entre être un petit con qui harcèle ses camarades et être un criminel de guerre."
"Oui, mais..."
"Malefoy. Je ne sais pas en quelle langue je dois te le dire, mais je pensais chaque mot que j'ai dit au procès."
"Pourquoi toi à seize ans tu savais ce qui était bien ou mal et moi pas ?"
"Tu savais ce qui était bien ou mal, sinon tu aurais tué Dumbledore et tu ne nous aurais pas sauvé la vie au Manoir quand les Rafleurs nous ont trouvés. Malefoy, tu étais un gamin qui cherchait à tout prix l'approbation de son père comme la plupart des enfants et aujourd'hui tu es un homme bon."
"Tu as été psychomage dans une autre vie, Potter ?" Ironise Malefoy.
"Oui, d'ailleurs je pourrais te faire un cours sur l'utilisation de l'humour ou le sarcasme comme mécanisme de défense."
"Ha. Ha. Très drôle, Potter."

Harry sourit dans le noir, porta la main de Drago toujours dans la sienne à ses lèvres et l'embrassa.

"Arrête de tomber amoureux de moi Potter."
"Quoi ?"
"Je l'entends, ça se passe dans ta tête en ce moment même."
"Arrête tes bêtises Malefoy, je ne tombe pas amoureux de toi."
"Mince, c'est sûrement parce que tu n'as pas mangé ton omelette avant-hier."
"Tu crois qu'une omelette me ferait tomber amoureux de toi ?"
"Le sexe attire, l'omelette fait rester."
"N'importe quoi."

En un bond, Drago se retrouve au-dessus de Harry, sa bouche dangereusement près de la sienne. Tellement près qu'il l'effleurerait s'il parlait.

"Je t'embrasserai si tu me le demandes."
"Embrasse-moi, Malefoy."

 

✨✨✨

24 décembre
Londres.

Après une nuit au moins aussi torride que deux jours auparavant, durant laquelle ils ont transplané chez Drago à Londres, même si Harry était incapable de dire à quel moment cela s'était passé, Drago prépara sa fameuse omelette pour Harry. Seulement vêtu d'un jean noir, les cheveux ébouriffés, Harry trouvait Drago plus sexy que jamais. Et quand ses yeux orage rencontrèrent les siens et qu'un sourire en coin narquois apparu sur ses lèvres, le cœur de Harry rata un battement.

"Tu ressembles à une rockstar."
"Ah ouais ?"
"Vraiment. Genre vrai badboy."
"Rockstar qui prépare le petit dej à son crush quand même."
"Le badboy qui cache un cœur en or."
"Laisse-moi deviner, et toi tu es le garçon un peu timide et maladroit qui vient me changer."
"Pas besoin de te changer, ton cœur en or est déjà là, badboy."

Drago lève les yeux au ciel mais est incapable de cacher ses joues rouges.

"Allez, mange au lieu de dire des bêtises", rétorque-t-il en servant Harry.
"Petite question rapide, badboy, demande Harry. Est-ce que tu viens de m'appeler ton crush ?"
"Peut-être."

Harry se leva et attrapa Drago par la ceinture pour l'attirer à lui et l'embrasser. Le blond saisit le visage de Harry pour intensifier le baiser. Quand l'air vient à manquer, ils s'éloignent une fraction de seconde en souriant avant de s'embrasser de plus belle. Ils marquent une pause et Drago pose sa tête sur celle de Harry en entourant sa taille de ses bras.

"On devrait peut-être retourner à Amsterdam avant que les filles ne nous cherchent, non ?"
"Après manger ?" Négocie Harry en sentant son ventre gargouiller.
"Ça marche."

Et effectivement, l'omelette de Drago est aussi délicieuse que le dit la légende. Harry est trop poli pour parler la bouche pleine, mais l'expression de son visage en dit long, ce qui fait apparaître un sourire victorieux sur celui de Drago.

"Oh, tais-toi."
"Je n'ai rien dit."
"Alors tu penses trop fort."
"Je n'y peux rien."

Ils retournèrent à Amsterdam en transplanant directement dans leur chambre d'hôtel, pas bras dessus bras dessous mais pas loin. Cette nuit était "la" nuit, celle qui avait fait passer leur relation au niveau supérieur, et ils le savaient, même s'ils ne s'en rendaient pas encore compte pour le moment.

Ils se préparèrent puis rejoignirent les filles, déjà parties au marché aux fleurs. Ils trouvèrent Pansy les bras chargés de souvenirs en tout genre -mugs, tote bags, magnets etc.

"Hermione m'a laissée sans surveillance !" Se justifie-t-elle. "Il ne faut pas me laisser sans surveillance alors que j'adore tous ces trucs moldus."
"Tu n'es pas censée être adulte, Pansy ?" Se moque Drago pendant que Harry partage les objets que Pansy a acheté entre eux trois pour que le courroux d'Hermione ne s'abatte pas sur la Serpentard.
"Si. Hermione va m'obliger à choisir parce que je fais ça à chaque voyage et y a plus de place chez nous."
"Ah, vous voilà !" S'exclame Hermione qui les rejoint.

Elle avise les sacs dans les bras de ses amis et de sa fiancée et il ne lui faut pas longtemps pour faire 2+2. Elle rit devant la mine penaude de Pansy.

"Hey Pansy, je ne suis pas fâchée."

Soulagée, elle montre ses achats à la Gryffondor attendrie face à la fascination de sa petite amie pour les attrape-touristes moldus.

Quelques mètres plus loin, alors que Pansy et Drago rentrent dans une boutique de vêtements moldus, Hermione reste dehors avec Harry.

"Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais hier soir vous ne pouviez plus vous voir et ce matin vous êtes collés l'un à l'autre."
"On a parlé... Entre autres. On a transplané à Londres, chez lui et on a passé une partie de la nuit là-bas. Hermione, je crois que tu avais raison hier, ce n'est pas juste un jeu."
"Qu'est-ce que tu veux dire ?"
"Je veux dire qu'il y a peut-être une petite possibilité pour que tout compte fait ce ne soit pas seulement physique entre Malefoy et moi."
"Tu veux dire que tu tombes amoureux ?"
"Peut-être."
"Oh Harry. Un Serpentard gémeau. Nous voilà bien."
"Tu sors bien avec une Serpentard scorpion."
"Pas faux."
"Tu crois que... Euh... Ça pourrait être réciproque ?" Balbutie Harry en rougissant.
"J'adorerai te dire ce que j'en pense en croisant ce que Drago a dit à moi ou à Pansy avec ce que tu m'as dit mais ce n'est pas à moi que tu dois poser la question, Harry."
"Quoi ? Oh non non, jamais de la vie."
"Oh si, Harry, tu as intérêt à lui en parler."
"Je ne veux pas gâcher le reste du séjour."
"Pourquoi tu le gâcherais ?"
"Mais si..."
"Jette-toi à l'eau."
"Mais Hermione, qu'est-ce que je peux lui dire ? On ne tombe pas amoureux de quelqu'un en une nuit ! Ou même en quelques jours !"
"Alors demande-toi d'abord si ça ne fait vraiment que trois jours."

Harry passa la journée plongé dans ses pensées à réfléchir à quel moment exactement son intérêt pour Drago Malefoy était apparu. Et plus il réfléchissait, plus il se rendait compte que c'était beaucoup plus vieux que ce qu'il pensait. Il tourna la tête pour regarder le blond qui marchait à côté de lui. Ce dernier lui sourit légèrement et lui fit un clin d'œil.

Plus tard, lorsque Hermione et Pansy partirent toutes les deux visiter un musée moldu, Drago et Harry allèrent faire une pause dans un restaurant. Drago demanda tout de suite de l'eau, et servi Harry aussitôt que le serveur apporta la bouteille.

"Merci", souffla Harry après avoir bu son verre quasiment cul-sec, déshydraté d'avoir marché toute la matinée.

Drago le dévisageait sans ciller avec un sourire en coin sur le visage, ce qui finit par faire rougir Harry.

"Arrête de me fixer, Malefoy."
"C'est le réveillon de Noël aujourd'hui, Potter."
"Et alors ? Je croyais qu'on détestait tous les deux Noël."
"Ne sois pas stupide Potter. Même mon amour pour toi ne peut pas me faire apprécier Noël, désolé", répliqua Drago en haussant les sourcils d'un air provocateur, toujours avec le même demi-sourire aux lèvres.

Harry, le visage écarlate, prit une grande inspiration avant de lancer d'une traite :

"Drago tes sous-entendus me mettent mal à l'aise alors s'il te plaît si tu as quelque chose à dire, dis-le moi."
"Mes sous-entendus ?"

Le Gryffondor se sent à deux doigts d'exploser tellement il est gêné.

"Tes allusions comme quoi tu serais amoureux de moi."
"Ça te gêne ? Pourquoi ? Tu m'aimes, Harry ?"
"Je ne plaisante pas, Drago."
"Très bien, alors ouvre bien tes oreilles parce que je ne vais pas le répéter et surtout si tu le répètes à qui que ce soit je nierai tout en bloc. Je suis amoureux de toi depuis que j'ai cru que tu étais mort pendant la deuxième tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Tu tardais à remonter à la surface alors que Weasley et la petite française étaient déjà là et tout le monde commençait déjà à paniquer. Tu as failli me tuer plusieurs fois Potter, à te mettre en danger et à avoir failli mourir autant de fois que toi. Et, avant que tu ne poses la question, je suis très sérieux, ce n'est absolument pas une blague. Maintenant, je vais profiter de ton état de choc pour disparaître, ciao."

Pour être sous le choc, Harry était sous le choc. Il ne s'attendait pas à de telles révélations. Il lui fallut quelques minutes pour se lancer à la poursuite du Serpentard, non sans dire à Hermione que le blond lui avait faussé compagnie et lui demander de le prévenir s'il les rejoignait. Quelques secondes à peine plus tard, Hermione lui envoya sa localisation. En effet, Drago était avec elles. Dès que Harry les rejoignit, il attrapa Drago par le col.

"Comment oses-tu te barrer après m'avoir dit un truc pareil ?!"

Les deux sorcières s'éclipsèrent discrètement, hilares. Harry reposa Drago sur le sol, plus indigné que réellement furieux. Drago affichait une mine insolente, pour cacher qu'il piquait totalement un fard.

"Pourquoi tu es parti comme ça ?"
"J'avais pas envie d'entendre que ce n'est pas réciproque."
"Ça l'est."
"Le pouvoir de l'omelette."
"Je suis amoureux de toi depuis beaucoup plus longtemps que ça."
"Depuis quand ?"
"En sixième année je te suivais partout, pas seulement pour découvrir ce que tu cachais mais aussi parce que j'étais inquiet pour toi. Et lorsque je t'ai... Que j'ai... failli te tuer avec ce sortilège de Rogue dont je ne connaissais pas les effets, j'ai tout arrêté et j'ai passé toutes mes nuits à te veiller à l'infirmerie en attendant que tu te rétablisses."
"Faut-il donc qu'on frôle la mort pour qu'on se rende compte de nos sentiments l'un pour l'autre ?" Chuchote Drago en caressant le visage de Harry.
"Faut croire."

Leurs regards s'accrochent, orage et émeraude.

"Je connais un endroit", souffle Harry.

Et ils transplanèrent dans le Vondelpark où Harry glissa et manqua de tomber à cause du verglas sur le pont. Drago le retint par la taille avec un sourire moitié moqueur, moitié conquis. Ils se dévorent du regard puis s'embrassent encore et encore, mais contrairement à leurs précédents baisers enflammés dûs à leur désir ardent, ceux-là étaient doux et lents comme si le temps était suspendu. En fin d'après-midi, ils transplanèrent à l'hôtel où ils retrouvèrent les filles qui se préparaient pour le soir.

"COUCOU LES AMOUREUX", crie Hermione en les serrant dans ses bras.

Pansy feint l'agacement en attrapant son portefeuille et elle tend 2 gallions à Hermione.

"Je comptais sur toi Drago, à un jour près je gagnais."
"Si tu me l'avais dit je t'aurai fait gagner", réplique-t-il.
"Hey", proteste Harry.
"Je plaisante mon amour je ne te résisterai plus jamais," chuchote-t-il pour que seul Harry l'entende.

Il effleure son visage du bout des doigts ce qui fait rougir Harry violemment.

"Aussi rouge que la bannière de sa maison", soupire Pansy.
"Et toi tu es vert Serpentard de jalousie", plaisante Drago.
"Allez-vous en, j'ai perdu 2 gallions à cause de vous."
"Tu veux dire on a sauvé ces 2 gallions d'être convertis en euros et d'être échangés contre des babioles de Noël", se moque Harry.

Hermione éclate de rire et Pansy feint être vexée mais rit aussi.

"Allez donc vous changer, on vous attend pour aller manger."

 

"De quoi j'ai l'air ?" Demande Drago à Harry en tournant sur lui-même pour montrer sa belle tenue.
"Depuis quand tu as besoin d'un avis extérieur pour savoir que tu es beau Malefoy ?"
"Je ne veux pas un avis extérieur Potter, je veux ton avis. A quoi je ressemble ?"
"Tu ressemble au père de mes enfants."

Il faut une fraction de seconde à Drago pour qu'il comprenne la phrase du Gryffondor. Il marche à grandes enjambées jusqu'à être à quelques centimètres à peine de son visage.

"Comment oses-tu dire une chose pareille maintenant que je suis habillé et coiffé ? Je ne te laisserai pas froisser ma tenue Potter."
"Je ne dis pas ça seulement pour flirter avec toi et t'arracher tes vêtements Drago", réplique doucement Harry en encadrant le visage de Drago de ses mains. "Je le pense"

 

Lorsqu'ils détachèrent enfin leurs lèvres, bien décidés à se battre contre tout esprit de Noël, Drago et Harry ont convaincu Pansy et Hermione de ne commander que des cornets de frites pour leur dîner, qu'ils mangèrent en marchant jusqu'à la place du Dam. Un pianiste ambulant y jouait, et quand la nouvelle chanson commença, Drago invita Harry à danser.

"C'est Chasing Cars, j'adore cette chanson."
"Je sais."
"Comment tu sais ?"
"Je t'ai entendu le dire à Hermione un jour."
"Et tu as retenu ?"
"Mon cerveau retient toutes les petites choses qui te concernent."

Harry ne releva pas et se contenta de continuer de danser tout en regardant le visage rayonnant de son ex-ennemi, jusqu'au dernier refrain.

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the World ?

"Je t'aime Harry. Au cas où tu n'aurais pas compris."
"J'avais peur d'avoir mal interprété", répond-il avant de l'embrasser. "Je t'aime Drago. Joyeux Noël."
"Joyeux Noël."