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L’union de Bérénilde avec Nicolas était un mariage arrangé, bien sûr. On ne laisse les nobles fréquenter que des partis convenables et s’assurer que les fiancés ne se détestent pas suffit à sceller un contrat. Elle ne sait pas dire comment elle aimait ses enfants ; confiés à des nourrices dès leur naissance, elle ne les a pas vus grandir, ni mourir d’ailleurs, mais ils étaient à elle. Elle ne regrette pas son mari, mais elle ne supporte pas d’être dépossédée.
Farouk devait lui apporter un statut social. Avec lui, il était question d’ambition plus que de passion. De pouvoir plus que d’amour, et la promesse de ses désirs accomplis.
Même les fiançailles de Thorn n’y changent pas grand’ chose. La petite Animiste est vite balayée sous le tapis. Son chaperon en revanche s’immisce dans sa vie.
Roseline adore l’exotisme, l’excentricité, l’excitation du Pôle, qu’elle associe étroitement à Bérénilde. Elle est ravie d’être là près d’elle et prend sa mission de dame de compagnie très au sérieux. C’est presque plus important de surveiller la future belle-famille que la Petite.
Roseline ne regrette pas beaucoup son mari non plus, pauvre Georges si frustre ! À vrai dire, son statut de veuve est même préférable à celui d’épouse.
Sa rencontre avec Bérénilde a changé de vie et elle est toute fofolle de ça.
Et à Bérénilde, Roseline apporte en retour l’apaisement, la sérénité, la tendresse comme elle n’en a jamais connue avant.
Elle et la naissance de Victoire lui offrent un nouveau vrai bonheur.
