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Rating:
Archive Warning:
Category:
Fandom:
Relationship:
Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Series:
Part 1 of Archivage Velvet Goldmine
Stats:
Published:
2009-07-26
Words:
453
Chapters:
1/1
Kudos:
2
Hits:
48

Idiosyncrasies

Summary:

Arthur avait une longue liste de défauts à son actif.

Notes:

Prompt lancé shirenai : « There's no such thing as "enough" »(Brian Kinney, Queer as Folk Episode 101)
Genre : flangst, slash.

Work Text:


Censure : PG
Personnages : ArthurXCurt
Mots : 820 mots
Date : 26 Juillet 2009
Disclaimer : Velvet Goldmine et son univers sont l’exclusive propriété de Todd Haynes.

***
Arthur avait une longue liste de défauts à son actif. Il était bordélique, obsessif, chieur, sarcastique. Mais ces temps-ci, le défaut qu’il détestait le plus c’était son anxiété. Rien ne la  justifiait vraiment mais il ne pouvait s’en empêcher, c’était plus fort que lui. Il arrivait à la mettre de coté la plupart du temps puis elle ressurgissait quand il s’y attendait le moins. Comme à cet instant.

Occupé à faire le dîner, pour une fois qu’il avait le temps puisqu’il était en congés ce jour-là, Arthur coupait tranquillement les légumes en fins petits dés quand sa main s’immobilisa à quelques millimètres des tomates et des courgettes, tremblotante. Il releva les yeux discrétement et jeta un œil dans le salon par dessus le comptoir du plan de travail.

Curt lisait, ses fines lunettes noir sur le bout du nez, allongé sur le ventre sur leur épais tapis, les pieds en l’air. Les longues mèches blondes lui tombaient devant les yeux et il ne devait plus avoir beaucoup de lumière pour lire correctement mais rien ne semblait le génait.

Le cœur se serra dans sa poitrine. Dieu qu’il l’aimait.

« Dis.
-Hm ? répondit distraitement Curt.
-Tu vas rester avec moi encore longtemps ? Parce que ça va bientôt faire quoi ? Cinq ans. Ca doit être la première fois que tu restes aussi longtemps dans la même routine non ? Tu dois en avoir assez. » Expliqua-t-il en reprenant sa tâche.

Arthur se voulait nonchalant mais à l’intérieur c’était la panique, la débandade. Toutes une foule d’émotions se bousculaient avec une grande dominante d’effroi. Mais il continuait, attendant sa réponse sans même relever les yeux vers Curt là-bas dans leur salon.

Au bout de longues et agonisantes minutes sans réponse, on lui ôta prudemment le couteau des mains pour le poser sur la planche à découper et on l’enlaça fermement mais tendrement par derrière. L’odeur de Curt l’envahit, le menton de ce dernier posé sur son épaule, le nez contre son propre cou. Arthur maudissait son petit cœur faible et l’espoir inhérent à chaque idiot d’être humain.

« Dans ton cas, assez est un mot qui n’existe pas. »

Curt déposa un baiser contre sa nuque et Arthur frissonna.

« Je suis là pour la durée mais je peux essayer de te convaincre. Encore. Et encore, jusqu’à ce que tu arrives à y croire. »

Et un autre défaut d’Arthur prit le relais : sa faiblesse. Il céda et se laissa aimer de Curt, encore et encore, dans la cuisine et le salon. Et c’était dans des moments pareils qu’il se disait que parfois certains défauts devenaient facilement des qualités.

FIN.

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