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Fandom:
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Characters:
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Language:
Français
Stats:
Published:
2023-02-27
Words:
574
Chapters:
1/1
Kudos:
1
Hits:
10

Va pour cette fois

Summary:

Bane rentre chez elle alors que la neige tombe drue et, une fois n'est pas coutume, elle retrouve Morgane qui squatte inopinément chez elle.

Notes:

Crédits : Bane Seed et ses personnages appartiennent à Fanny André. Cet OS a été écrit dans le cadre du ladies bingo, organisé sur Dreamwidth, sur le thème 'Winter'. Seul le récit est de mon fait et m'appartient donc.

Work Text:

                Bane s’engouffra à l’intérieur de chez elle et s’empressa de claquer la porte derrière elle, de crainte que le froid ne pénétrât dans son antre à sa suite. Elle se pressa contre le battant en bois et poussa un soupir d’aise tandis que la chaleur réconfortante de l’habitacle commençait à l’envelopper et à dissiper ses frissons et le gel qui s’était emparé de son corps. L’hiver était bien installé, en témoignait la neige qui tombait drue au dehors, ainsi que l’épaisseur blanche qu’elle formait au sol et qui ne cessait de croître… A son grand damne, d’ailleurs. Ce n’était pas toujours aisé pour ses missions, occasionnant parfois des retards agaçants, et le climat glacial provoquait des sensations des plus dispensables. Elle se passerait bien de ce genre de désagrément.

                Elle ferma les yeux de bien-être pendant quelques secondes. De ce fait, elle tarda à remarquer une première anomalie : une odeur, certes agréable, celle d’une pâtisserie en train de cuire, flottait dans l’air. Son nez finit par la repérer et ses narines frémirent tandis qu’elle l’identifiait. Des crêpes, peut-être ? Elle ouvrit les paupières. Le souci était qu’elle vivait seule, et les crêpes, ou quoi que ce fût d’autre, n’étaient pas supposées se faire toutes seules. Chose des plus regrettables, d’ailleurs. Elle en mangerait peut-être plus souvent, si cela avait été le cas.

                Puis elle entendit le fredonnement d’une mélodie, un peu monotone, mais la voix était plutôt agréable et fluide. La distance l’affaiblissait mais le silence la portait et rendait audible à ses oreilles. Bane se redressa, alerte, cependant peu inquiète. Elle reconnaissait sa tonalité et suspectait déjà l’identité de son mystérieux visiteur – ou squatteur. Ce dernier – ou, plutôt, cette dernière – ne représentait pas un danger mais elle avait toujours eu un problème avec les notions de propriété privée et d’intimité, cela n’était sans doute pas près de changer.

                Elle s’élança vers la cuisine, où elle retrouva une jeune femme brune en train de s’affairer devant une poêle. Une assiette trônait à proximité, sur un plan de travail en chantier. Plusieurs pancakes s’y empilaient. Si cette vue était alléchante, son regard préféra se fixer un instant sur le désordre et elle retint une grimace à cette vision tandis que Morgane la repérait. Celle-ci se tourna vers elle, tout sourire et ignorante de son déplaisir.

                – Bane ! Je ne pensais pas que tu arriverais si tôt ! Je fais des pancakes, tu en veux ?

                Toujours pas gênée pour un sou de squatter chez elle sans lui demander son autorisation… Cependant, elle ne fut pas prompte à le lui signifier. Pourquoi faire ? Morgane en avait déjà parfaitement conscience et ne s’en sentait pas plus désolée.

                Ces pancakes étaient-ils seulement comestibles ? La flaveur qu’ils dégageaient était prometteuse, en tout cas. Bane croisa les bras, indécise. Elle devrait mettre les points sur les i avec elle, voire la jeter dehors pour bien lui transmettre le message… mais par un temps pareil, ne serait-ce pas cruel ? Et l’odeur était tellement appétissante…

                Ses lèvres s’ourlèrent d’un mince sourire et elle haussa les épaules, faussement indifférente. Elle passerait là-dessus pour cette fois. Après tout, elle avait trouvé un moyen de paiement. Sans compter qu’il fallait nettoyer ce désastre, et Morgane était toute désignée pour s’en charger.

                – Pourquoi pas ? Ça tombe bien, j’ai faim.

                Et puis, ce n’était pas si désagréable d’avoir de la compagnie, de temps à autre. Et Morgane était une amie, en quelque sorte. Du moins supposait-elle qu’elle pouvait la désigner ainsi.