Work Text:
Paris , 1903
Je suis allongé dans le lit qui est devenu mien depuis que je séjourne ici. La nuit est tombée depuis quelques heures et avec elle la pluie s'est invitée. Je baisse les yeux et te regarde mon amour, tendrement endormie, ta tête posée sur mon torse. La lune n'est pas visible, dissimulée par des nuages, un temps pour que les vampires commettent leurs crimes. J'entends des humains courir, apeurés par ces créatures qu'ils ne connaissent pas et qui veulent leur faire du mal. Ils hésitent entre silence et cris d'appels au secours, ils ne savent pas encore que leur sort est déjà scellé et qu'ils ne sont que des jouets pour leurs prédateurs. Je sais que tu n'as pas besoin de ma protection, que tu sais te défendre mais sache qu'ici, avec moi tu es en lieu sûr. Personne ne te fera jamais de mal sinon ils le paieront de leur vie. Tu as assez souffert ma chérie et les deux responsables de ton malheur actuel finiront par périr dans d'atroces souffrances.
Je n'arrive toujours pas à réaliser que depuis plusieurs jours nous partageons le même lit, que nos corps s'unissent chaque nuit comme si depuis qu'ils avaient fusionné ils ne pouvaient plus vivre l'un sans l'autre. Je me souviens encore du soirs où nous rentrions d'un excellent dîner chez des vampires parisiens et du moment où tu m'avais dit que tu ne voulais pas dormir seule. Je t'avais donc invité dans ma chambre, tu aurais dormi dans ma chambre et moi dans le canapé. Tu avais ri avant de m'expliquer que tu voulais partager le même espace de repos que moi. Je t'avais regardé, surpris, j'avais été persuadé que tu blaguais ou que je rêvais. Ce n'était que lorsque tu avais collé tes lèvres aux miennes que j'avais enfin réalisé que c'était bel et bien réel.
Depuis cette nuit nous étions un couple, tu avais décidé de tourner la page Niklaus Mikaelson, il t'avait fait du mal, t'avais abandonnée alors il pouvait bien mourir cela t'étais égal. Je t'avais juré que mon amour pour toi était plus fort que le siens, que je t'aimais si fort que j'étais prêt à tout affronter pour toi. Ensemble rien ne pourrait nous arriver. Je le pense encore, nous trouverons un moyen de nous débarrasser des originels, ainsi que de cette maladie qui te fait entrer dans des moments très sombres. Des instants où tu fais des cauchemars en réalisant ce que tu es devenue.
Le soleil se lève gentiment, éclairant la vielle des amoureux de sa lumière et de sa chaleur. Tu es comme la déesse dont tu partages le prénom, tu ouvres les yeux lentement relève ton visage vers le miens et dès que ton regard croise le mien tes iris se mettent à briller. Un sourire naît sur tes lèvres et les miennes les imites parce qu'elles savent que cela signifie que nous allons encore vivre une merveilleuse journée.
