Chapter Text
Il se promenait juste. Il le jure qu’il ne faisait que se promener. Il avait besoin d’air frais pour se vider la tête, ne plus penser à cette dispute avec ses parents, surtout avec son père. Il avait besoin d’être dans un endroit qu’il le faisait se sentir à l’aise. A la maison. Alors il avait décidé d’aller se promener dans la forêt derrière le village. Il s’était enfoncé plus profondément qu’il ne le voulait. Il était en alerte, Tsireya lui avait parlé d’une variété de serpents assez venimeux qui traînaient dans le coin.
Lo’ak se promenait juste. Et pourtant le voilà, debout devant Ao’nung qui était terrifié, même s’il semble que son égo ne lui permette pas de le montrer. Il tient l’intérieur de sa cuisse gauche avec ses mains tremblantes. Des larmes bloquées dans ses yeux qui se refusent de couler. Les oreilles du metkayina sont collées à son crâne. Lo’ak eut de la peine.
- Il t’arrive quoi ?
L’omaticaya lui demanda d’un air faussement désintéressé. Lo’ak était vraiment curieux de ce qu’il lui était arrivé. Ao’nung ne répondit pas, ses lèvres tremblaient tant il essayait de se retenir de pleurer. Alors au lieu de donner une réponse, il retira ses mains lentement pour laisser apparaître une grosse plaque rouge, trônant au milieu deux petits points rouges. Comme des morsures.
Lo’ak s’accroupit et attrapa la cuisse pour mieux regarder. Il fit attention à ne pas trop appuyer pour ne pas faire mal au metkayina.
- Tu t’es fait mordre par un de ces serpents dont Tsireya m’avait parlé ?
Maintenant Lo’ak était un peu inquiet, il se souvenait que son amie lui avait dit que si le venin n’était pas retiré très vite, la victime pouvait en mourir. Ou quelque chose comme ça.
Ao’nung hocha la tête, ses poings étaient serrés. Lo’ak se mordit la lèvre, la panique commença à prendre place dans son estomac. D’accord lui et Ao’nung n’étaient pas les meilleurs amis du monde, mais Lo’ak ne le détestait pas au point de le laisser mourir. Il pourrait retourner vite fait à son marui chercher ses feuilles de menthe… Ah non, c’est plus possible.
Et de toute façon, ils étaient trop loin du village. Il fallait agir vite, pas vrai ? La cuisse d’Ao’nung prenait une couleur vraiment pas rassurante. Et le metkayina s’en rendit compte. La panique prenait peu à peu sa place dans son ventre à lui aussi. Sa respiration devenait saccadée. Ses yeux finirent par lâcher les larmes qu’ils retenaient.
- Je veux pas mourir…
Sa voix n’était qu’un chuchotement, mais Lo’ak l’avait entendu. Et ça n’aidait pas sa propre panique.
- Tu vas pas mourir, hm ? On a encore un peu de temps…
- On est trop loin du village !
Ao’nung l’avait interrompu avec colère, son esprit s’embrouillait dans tous ces sentiments négatives. Lo’ak devait réfléchir vite. Il avait raison, le village était trop loin.
Allez Lo’ak, réfléchis !
Les yeux de l’omaticaya étaient rivés sur la cuisse d’Ao’nung. De ce fait, il ne rata pas la petite goutte glissant de la morsure. Lo’ak l’essuya et la regarda.
Transparent.
Un souvenir de son père lui racontant à lui et ses frères et sœurs une histoire de quand il était guerrier sur Terre. Quand un de ses camarades s’était fait mordre par un serpent. Son père avait dit que c’était dangereux, mais que sur le coup ça avait fonctionné.
Lo’ak prit une grande inspiration et attrapa le visage d’Ao’nung pour bloquer son regard dans le sien.
- J’ai une idée. C’est bizarre, mais ça peut marcher. Suffisamment jusqu’à ce qu’on arrive au village. Tu me fais confiance ?
Le metkayina le regarda avec des yeux embués. Il ne lui faisait pas confiance. Mais là, sa vie en dépend, et il n’a pas envie de mourir, alors il fera avec. Il hocha la tête, et le plus jeune relâcha son visage. Lo’ak se positionna entre ses jambes, attrapant celle de gauche pour la poser sur son épaule. Ainsi la morsure était juste en face de son visage.
- Woah tu fais quoi ?!
Ao’nung était surpris. Il ne s’attendait pas vraiment à ça. Lo’ak lui jeta un regard qui se voulait rassurant puis stabilisa la jambe sur son épaule. Il la contempla pendant plusieurs secondes, se demandant comment il allait faire, puis se décida d’y aller au talent.
Il posa délicatement sa bouche sur le blessure et passa sa langue sur les deux petits points. Ao’nung aspira avec surprise. Ses mains trouvèrent refuge dans dans la chevelure et sur le bras de Lo’ak.
- Qu’est-ce que tu fais ?!
Mais Lo’ak ne répondit pas. Il attrapa doucement la peau avec ses dents et aspira lentement. Pendant les deux premières secondes, rien ne se passa. Puis un liquide se déposa sur sa langue. Il ne l’avala, il le mit dans le côté de sa bouche. Ça fonctionnait !
Ao’nung gémit légèrement de douleur. Ses mains se resserrèrent. Lo’ak éloigna sa tête et cracha au sol ce qu’il avait récolté. Transparent. Sans l’odeur et le goût du sang.
- Lo’ak ?
Le Na’vi de la forêt rencontra le regard peu sûr du metkayina. Il lui sourit légèrement et repartit à sa tâche. Ao’nung allongea son corps pour être plus confortable, lâchant de temps à autres des injures et des gémissements de douleur qui, selon Lo’ak, pourraient être facilement interprété différemment. Non mais sérieusement, qui lâche ce genre de bruit quand il souffre ?
Au bout du troisième crachat, Lo’ak appuya avec ses doigts sur la blessure et encore un peu de venin sortit. Il soupira et repartit à la tâche. Pourtant cette fois-ci, la douleur était plus forte qu’avant, peut-être parce qu’on approchait de la fin ? Dans tous les cas, la douleur grandissante prit Ao’nung par surprise et le fit sursauter. Ce qui surpris aussi Lo’ak, mordant dans la chair par réflexe. Ao’nung cria et éloigna sa cuisse comme il le pouvait, même si Lo’ak la tenait toujours. Le plus jeune éloigna sa tête pour lancer un regard noir à Ao’nung.
- Bordel, Skxawng, il t’arrive quoi ?!
Ao’nung regarda la trace de dents de Lo’ak et s’insurgea.
- Et toi, c’est quoi ton problème ?! Pourquoi tu m’as mordu ?!
- Parce que tu m’as fait peur, c’est un réflexe !
Ils se regardèrent pendant un instant, puis Lo’ak leva les yeux au ciel en soupirant et retourna à sa tâche. Ao’nung se tortillait dans tous les sens, c’était assez drôle à voir. Par contre les bruits qu’il faisait pourraient vraiment être considérés comme obscène sans le contexte.
Lo’ak cracha une dernière fois le reste du venin, mélangé cette fois-ci avec un peu de sang. Il soupira de soulagement.
- Je t’en supplie dis moi que c’est fini…
Lo’ak ne put empêcher un sourire narquois d’apparaître sur son visage en voyant le visage d’Ao’nung. Ses yeux yeux gonflés à cause des larmes et ses joues rougit après avoir pleuré le rendait… mignon.
- J’aime bien quand tu me supplies.
Ao’nung roula des yeux mais ne bougea pas. Lo’ak eut un rictus puis tourna à nouveau son regard vers la morsure. La trace de ses dents était bien visible. Si quelqu’un la voyait, Ao’nung aurait des problèmes.
- Qu’est-ce qui te fait rire ?
Si un regard pouvait tuer, Ao’nung aurait déjà tué Lo’ak.
- rien du tout.
Bah, Lo’ak trouvait amusant de se moquer d’Ao’nung. Un bruit suspect arriva jusqu’aux oreilles de Lo’ak. Il tourna le haut de son corps vers le bruit mais ne vit rien.
L’omaticaya massa les contours de la morsure doucement. Ao’nung soupira avec contentement. Son corps se détendit.
- Où est-ce que t’as appris ça ? J’ai jamais entendu parler de ce genre de méthode…
Ses yeux se fermèrent et ses mains tombèrent sur ses côtés. Lo’ak se mit à sourire avec plus d’amusement. Il déposa la jambe d’Ao’nung au sol puis s’assit à ses côtés.
- Normal, c’est une technique qui vient de la Terre.
- Le peuple du ciel ?
Lo’ak acquiesça. Il regarda la ciel puis sourit.
Tuk était inquiète. Lo’ak et son père se sont disputés et Lo’ak s’est enfui du marui juste après. Tout ça à cause de feuilles de menthe.
Tuk jouait avec son jouet quand elle a trébuché sur la couverture de Lo’ak, atterrissant sur ses affaires. Un pot en verre rempli de feuilles avait roulé de son sac. Tuk l’avait prit dans ses mains et l’avait montré à son père, qui reconnu aussitôt le contenu. Il avait dit que les feuilles de menthe avait un effet différent sur un Na’vi contrairement au corps humain. La feuille de menthe possède le même effet que la drogue, rendant addict quiconque en prend. Alors forcément quand son père avait vu le bocal, il s’était inquiété et c’est pour ça qu’il était en colère.
Quand Lo’ak était rentré, il revenait avec Neteyam. Kiri était quelque part avec Rotxo. Le sourire de Lo’ak s’était estompé à la seconde où il avait vu son bocal dans les mains de son père.
- papa, c’est pas ce que tu crois…
Lo’ak avait essayé de s’expliquer, mais son père était en colère. Très en colère.
- Alors qu’est-ce que je crois, hein ? Est-ce que tu sais ce que ces feuilles peuvent faire sur l’organisme ?
Il est vrai qu’en plus de rendre addict, les feuilles de menthe ont un effet nocif sur les cellules des na’vi. L’odeur elle-même pouvait être dangereuse, c’est d’ailleurs à cause de son odeur similaire à la menthe sur Terre, que les scientifiques l’ont surnommé ainsi.
- je sais mais…
Son père l’interrompit, il ne voulait rien entendre. Tuk avait peur. Elle n’avait jamais vu son père aussi énervé. Surtout pour des feuilles. La petite fille vit son père ouvrir le pot et prendre les feuilles dans ses mains. Il s’avança vers le feu.
- Attends papa ! Fais pas ça, s’il te plaît, laisse-moi t’expli…
Mais son père n’attendit pas la suite et jeta les feuilles dans le feu. Tuk vit Lo’ak se stopper net et se raidir. Ses yeux étaient rivé sur le feu. Tout le monde s’était reculé. Sauf sa mère qui s’approchait doucement de Lo’ak. Elle était inquiète que son fils prenne des substances dangereuses.
- Lo’ak, mon garçon…
Elle essaya de toucher le haut de sa tête mais Lo’ak frappa sa main avec la sienne et s’avança vers son père sous le regard indigné de toute la famille.
- Lo’ak, comment…
Son père n’eut pas le temps de finir puisque Lo’ak le poussa violemment plus loin. Tuk n’avait jamais vu autant de colère sur le visage et dans les yeux de son grand-frère.
- Espèce de… de bouffon ! Tu me laisses même pas m’expliquer ! Tu me cries dessus, et tu jettes mes feuilles de menthe ! Comment est-ce que tu les as trouvé d’abord ? T’as fouillé dans mes affaires ?!
Sa voix montait en colère à chaque mot qu’il prononçait. Tuk se réfugia dans les bras de Neteyam. Son père semblait aussi en colère que Lo’ak.
- Tu vas te calmer tout de sui…
- Non !
Lo’ak interrompit son père à son tour. Il était tellement en colère que Tuk pouvait jurer qu’elle voyait de la fumée s’échapper de son grand-frère.
- C’est toi qui va te calmer et qui va m’écouter !
Il arracha le bocal des mains de son père et s’éloigna.
- T’as aucun droit de fouiller dans mes affaires et de les mettre au feu. Même si c’est des feuilles de menthe ! En plus de tirer les mauvaises conclusions, tu t’énerves pour rien !
- Je m’énerve pour rien ?!
- La ferme !
Un silence surpris et pesant s’installa sur la famille. Lo’ak jeta le bocal sur sa palette et, par miracle, ne se brisa pas.
- Oui, tu t’énerves pour rien ! Je ne me servais pas de ces feuilles pour me droguer mais pour soigner ! Si t’avais eu la jugeote de m’écouter, tu saurais qu’une fois mélangées avec du pollen de fleur féerique et chauffées à un certain de degré, les feuilles de menthe aident à faire sortir du venin d’un corps !
Lo’ak reprit sa respiration. Tuk regarda son grand-frère avec émerveillement. Comment Lo’ak pouvait savoir alors que même Kiri ne le savait pas ?
- comment est-ce que tu peux le savoir ?
Sa mère lui avait demandé avec beaucoup plus de calme. Lo’ak s’était tourné vers elle avec une telle vitesse que Tuk était sûre qu’il avait eu le tour-ni.
- Je l’ai découvert avec Max et Norm il y a quelques années.
Il soupira très bruyamment, essayant de se calmer. Il passa ses mains sur son visage, puis râla en se rendant compte qu’il n’arrivait pas se calmer.
- de toute façon c’est trop tard. C’était grand-mère qui me les avait donné, elle m’avait dit d’en faire bonne usage…
La colère lui faisait monter les larmes aux yeux. Il soupira à nouveau et se tourna vers la porte. Sa mère essaya de l’empêcher de partir mais Lo’ak fut plus rapide. Tuk n’était pas sereine et elle savait que Lo’ak pouvait faire des choses bizarres quand il était en colère.
Alors elle se décida à le suivre. Sa famille était restée au marui, heureusement. Lo’ak était parti dans la forêt derrière le village. Il était rapide. Plus rapide qu’elle et ses petites jambes. Alors forcément quand elle se rendit compte qu’elle l’avait perdu de vue, ça ne l’étonna pas.
Elle s’apprêta à abandonner quand elle entendit un cri. Suivit par la voix de Lo’ak. Oh non, Lo’ak s’est encore mis dans le pétrin. Pensa Tuk. Elle se précipita vers le bruit, l’inquiétude s’accrochant à son estomac.
Quand elle arriva à destination, elle se cacha derrière un arbre par sécurité au cas où. Ses oreilles se dressèrent sur sa tête quand elle entendit des bruits étranges venir d’une personne derrière l’arbre qui la cachait. Puis elle entendit un crachat, et quelqu’un dire :
- Je t’en supplie dis moi que c’est fini…
Cette voix, c’est celle de Ao’nung ! Mais ça veut dire que Lo’ak est avec lui. Et qu’est-ce qu’il voulait dire par là ?
Tuk n’était pas idiote. Elle savait que des fois certaines personnes faisaient des choses d’adultes, et que par conséquent ils avaient une voix bizarre. Et la voix d’Ao’nung était vraiment bizarre. Mais tous les doutes de Tuk s’estompèrent quand Lo’ak lui répondit.
- J’aime bien quand tu me supplies.
Les joues de Tuk prirent une teinte foncée. Pour être vraiment sûre, la petite fille passa sa tête en-dehors de sa cachette. Elle ne put empêcher un petit bruit de surprise quand elle vit la jambe d’Ao’nung sur l’épaule de Lo’ak. Le visage du metkayina était caché par le dos de Lo’ak, mais Tuk visualisait à peu près ce qu’il se passait.
Lo’ak tourna la tête vers elle au même moment où elle rangea la sienne. Elle se retint de respirer. Ce serait trop la honte si son grand-frère la voyait pendant qu’il s’amusait avec Ao’nung. Surtout pour lui.
Quand elle fut sûre que Lo’ak ne la regardait plus, elle s’enfuit. Elle ne devait pas répéter ce qu’elle avait vu. Mais c’était dangereux car Tuk ne sait pas garder de secrets, surtout en face de sa mère.
Quand elle arriva dans son marui, elle y trouva toute sa famille avec le Olo'eyktan. Il discutait avec son père.
- Tuk !
Sa mère la prit dans ses bras et la serra fort. Tuk pensait que sa mère exagérait, elle n’était partie que quelques minutes. Son père se tourna vers elle, Tonowari la regardait aussi.
- Tuk, est-ce que tu as trouvé ton frère ?
Elle pinça ses lèvres. Elle ne devait rien dit. Elle se l’était promis. Le Olo’eyktan s’avança vers elle et lui sourit avec douceur.
- Tuktirey ? Est-ce que tu aurais vu mon fils ? Je le cherche depuis ce matin.
Tuk gonfla les joues et détourna la tête. Elle ne doit pas le dire. Sa mère caressa ses cheveux doucement et la força à la regarder.
- Tuk, est-ce que tu as vu le fils du Olo’eyktan ?
Elle ne répondit pas tout de suite. Mais sous les regards insistant de tout le monde elle finit par craquer.
- je l’ai vu avec Lo’ak…
A l’entende du nom de son fils, Jake Sully s’avança jusqu’à tenir la tête de sa fille entre ses mains.
- Est-ce qu’ils se battaient ?
Tuk secoua la tête. Son défaut c’est que des fois elle parlait trop. Et là, bah elle parlait trop.
- Ils étaient dans la forêt tous les deux. Ao’nung était allongé par terre et Lo’ak il avait sa jambe sur son épaule. Et Ao’nung faisait des bruits bizarres.
C’est en voyant le regard des adultes qu’elle comprit qu’elle en avait trop dit. Pardon Lo’ak, Ao’nung. Pensa Tuk.
Jake et Tonowari échangèrent un regard puis le Olo’eyktan toussota et excusa son départ. L’ambiance à la maison était vraiment gênante et lourde après. Surtout quand Lo’ak rentra à la maison. Neteyam s’était empressé de vérifier une quelconque marque ou odeur sur son petit-frère. Au plus grand déplaisir de celui-ci. Même si le plus grand n’avait rien trouvé, il n’était pas satisfait.
Au dîner, Lo’ak et son père étaient face à face mais aucun des deux ne se regardaient ou ne se parlaient. Neytiri lançait de temps en temps des regards à son plus jeune fils. Kiri et Neteyam étaient sur chacun de ses côtés.
Lo’ak n’a pas tenu dix minutes. Il se sentait claustrophobe, à être serré entre son grand-frère et sa grande-sœur. Alors il se leva, prétextant qu’il n’avait plus faim, et alla s’asseoir au bord de la plage. Regardant l’océan au loin.
Lo’ak était tellement perdu dans ses pensées qu’il ne vit pas son père s’asseoir à côté de lui. Quand il le vit, Lo’ak sursauta presque. Il n’avait vraiment pas envie de voir son père maintenant. Il lui en voulait encore pour les feuilles de menthe. Jake essaya d’amener le sujet, de dire quelque chose mais rien ne venait. Au lieu de dire tout ce que Lo’ak voulait sûrement entendre. Il lui dit simplement :
- Je suis désolé.
Les oreilles de Lo’ak se tournèrent vers son père. Mais il ne leva pas les yeux de l’océan. Jake prit ça comme un signe pour continuer.
- Je n’aurais pas dû jeter tes feuilles…
Lo’ak roula des yeux.
- Tu sais, je n’ai pas fouillé dans tes affaires. C’est Tuk qui les a trouvé.
Lo’ak regarda pour la première fois son père en soupirant.
- je sais, elle me l’a dit avant de manger.
Il prit une grande inspiration puis retourna son regard sur l’océan.
- je m’excuse de t’avoir poussé et insulté. J’étais en colère…
Lo’ak s’attendait à ce que son père lui dise qu’il aurait dû se contrôler, que la colère n’est pas la solution. Mais au lieu de ça, Jake posa sa main sur la tête de son fils et lui fit un petit sourire. Puis il se leva et rentra. Laissant un Lo’ak complètement perdu.
Lo’ak et Ao’nung échangèrent un regard avant de sentir leurs joues rougirent.
Est-ce que leurs parents viennent d’insinuer ce qu’ils pensent ?!
A suivre...
