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Summary:

Juste deux compagnons très amoureux et un Lewis inquiet de ne pas être assez.

Notes:

Premier travail sur le tag A/B/O

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Il craignait que le petit Oméga n'ait pas tout l'amusement qu'il voulait avec lui.

Il ne se sentait pas si vieux, ne l'était même pas vraiment, mais à côté de George, à côté de sa flamme brûlante de jeunesse, c'était dur de ne pas penser qu'il l'était.

Avec George, il se sentait vieux.

Le jeune Omega désespérait de petit combat sans réel force, plus pour jouer et rire comme un enfant. Il en était toujours un quelque part, il n'avait quitté l'enfance que depuis quelques années et ce fait ne faisait qu'accabler Lewis.

Il aimait jouer avec George, ce n'était pas le problème, juste... Parfois il n'avait pas l'énergie pour le faire totalement et quand il devait regarder dans ces yeux brillants et dire à George qu'il ne pouvait pas, il ne pouvait s'empêcher de trouver cet éclair de déception traverser ces yeux qu'il aimait tant.

Même si George disait que ce n'était rien, qu'il pouvait se contenter de quelques câlins, ça ne sonnait pas bon pour Lewis. Et pour son Alpha.

Son Alpha ne parvenait pas à comprendre pourquoi il ne pouvait pas satisfaire son Oméga, son magnifique, précieux et parfait petit Oméga, ça le rendait fou et Lewis pouvait sentir la tension dans ses nerfs, courir sous sa peau et agrémenter son stress grandissant.

Son odeur devint presque aigre et George le découvrit, évidemment, même s'il avait essayé de le cacher.

« Qu'est-ce qu'il se passe Lewis ? S'il-te-plaît dit moi » gémit-il, sa voix étouffée par la peau du cou de Lewis sous ses lèvres.

« Il n'y a rien Georgie, je vais bien, ne t'inquiète pas »

Il ne l'était pas bien sûr mais ses instincts lui disaient de protéger son Oméga, même de ses propres sentiments.

Il aurait dû savoir que George Russel n'était pas une personne qui reculait parce que son Alpha lui disait qu'il allait bien quand ce n'était pas le cas.

Il quitta son cou pour venir rencontrer ses yeux, une flamme de souci brillant dans son regard.

« Arrête Lewis, tu mens »

« Je ne- » tenta-t-il vainement.

« N'ose même pas essayer de me dire que tu ne mens pas, tu le fais. Alors dis-moi » le coupa-t-il en appuyant plus de son poids sur ses hanches.

Lewis soupira, l'attirant contre lui pour enfouir son nez dans les cheveux de George et respirer son odeur, elle le calmait toujours, noyant suffisamment son esprit pour qu'il ne puisse plus réfléchir. George lui donna le courage qu'il recherchait, il le faisait toujours. Ça le réconfortait la plupart du temps, tout le temps en vérité mais c'était encore trop pour qu'il puisse y penser sans en rougir.

« Juste, j'ai peur de ne pas te rendre heureux comme tu le mérites »

Lewis pouvait dire le moment où ses mots atteignirent l'esprit de George, il aurait presque pu rire en regardant ses yeux brillants s'écarquiller, comme un chiot, il était adorable même alors que l'inquiétude peignait tout son visage.

« Tu me rends heureux, tellement heureux, je ne suis jamais plus heureux que lorsque je suis avec toi. Comment est-ce que tu peux penser ça ? »

George semblait réellement étonné de voir que la question se posait même pour lui tant l'idée ne lui avait jamais traversé l'esprit. Lewis était la meilleure chose qu'il lui soit jamais arrivée.

« Mon instinct me l'a dit, parfois tu veux combattre et jouer et je ne peux même pas faire ça pour toi. Tu es un brillant, parfait et jeune petit Oméga et je ne suis pas la bonne personne pour toi, trop vieux et trop sérieux, et je t'aime mais mon Alpha ne peut pas comprendre pourquoi je ne peux pas te rendre heureux et tu as l'air si déçu quand- »

« Arrête Lewis ! Tu te trompes » s'empressa-t-il de lâcher quand il s'aperçut que Lewis ne comptait pas arrêter de parler.

« Mais- »

« Non, tais-toi et écoute-moi. Tu es parfait pour moi, personne ne peut me correspondre autant que tu le fais. Tu es le seul que je veux et le seul dont j'ai besoin. Je t'aime, tellement, et je ne peux même pas imaginer pourquoi tu m'as choisi parmi toutes les personnes que tu aurais pu avoir mais je suis reconnaissant que tu l'ais fait parce que je suis si heureux avec toi. Tu es mon Alpha et rien ne peut changer ça.

Lewis émit un grognement plein d'émotions, de fierté pour ce petit Oméga qu'il aimait tant, qui savait comment l'aimer et le rassurer.

« Petit Oméga, tu es mien aussi ouais ? »

« Il n'y a pas d'autre option »

C'était ferme et ça réchauffait Lewis, ouais peut-être qu'il s'inquiétait un peu trop.

Le silence revint entre eux, calme et confortable, comme souvent la main de Lewis jouant avec les cheveux bruns et soyeux et George dessinant les arabesques de son torse.

Ça dura longtemps, les minutes défilant avant que Lewis ne se décida à parler de nouveau.

« Georgie ? »

« Hum, hum » murmura George d'une voix presque trop ensommeillée pour que Lewis ne s'en veuille pas de le déranger.

« Es-tu en colère contre moi quand je ne peux pas jouer avec toi comme tu le voudrais ? »

George ne réfléchit qu'une seconde avant de secouer la tête, libérant le dernier poids opprimant sa poitrine.

« Non Lewis, je ne suis pas en colère, si tu ne veux pas jouer alors nous ne jouons pas. J'aime me câliner avec toi, ça me fait me sentir en sécurité, me sentir aimé et c'est confortable donc c'est assez. J'aime la façon dont je peux être un chiot quand je suis dans tes bras, que tu sois plus âgé que moi, même si je m'en fiche, est rassurant pour moi. Avec toi, il n'y a pas d'attentes, pas de pression sur mes épaules, avec toi je peux être juste moi. Tu es ma meute personnelle, mon compagnon si je peux le dire »

L'Alpha gronda en lui, la fierté et l'amour s'y mêlant et bourdonnant si fort qu'il ne pouvait plus prêter attention à autre chose. Il ferait tout et n'importe quoi pour que son Oméga puisse continuer à se sentir aussi libre avec lui.

« Tu peux, tu es mon compagnon, tu l'as toujours été »

Georges lui fit un sourire éclatant en venant taquiner du bout de sa langue l'endroit où se trouverait plus tard leur marque d'accouplement. Un long frisson descendit son échine.

« Ne doute pas une nouvelle fois de mes sentiments Lewis, et si tu le fais, s'il te plaît parle-moi »

« J'ai juste pensé que je devais te protéger, de mes émotions et de mes instincts d'Alpha » avoua Lewis, une pointe d'embarras dans la voix parce que ça paressait un peu ridicule maintenant et aussi terriblement déplacé. Il n'était pas ce genre d'Alpha, pas de ceux qui considérait l'Oméga comme un genre secondaire inférieur ou qui ne voyait en eux qu'un compagnon incapable de s'en sortir sans un Alpha.

Mais George ne le lui reprocha pas, la colère ne traversant même pas son visage, bien au contraire en vérité, il rougit. Rougit si fortement que la couleur tâcha son cou et le bout de ses oreilles, comme si Lewis ne lui avait jamais fait de plus beau compliment, ses yeux plus brillants qu'à l'accoutumé.

« J'aime quand tu es protecteur avec moi, vraiment, mais tu n'as pas à me protéger quand c'est à propos de toi, quand je veux savoir ce que tu ressens. Je peux le gérer, je suis fort tu sais ? Et je n'ai pas peur, tu peux te reposer sur moi quand tu en as besoin, je peux le supporter. Toujours. »

Bien sûr qu'il était fort, George pouvait tout affronter qu'il se relèverait toujours quoi qu'il arrive et ça l'impressionnait. Ça l'impressionnait foutrement et bien plus que tout ce que lui ou n'importe qui d'autre pourrait accomplir. Il s'en foutait des championnats, des victoires, des statistiques et des palmarès parce que ce n'était rien comparé à ce que George représentait pour lui. Rien ne vaudrait jamais plus que ce qu'ils avaient.

Une moue convaincue était peinte sur son visage, ses sourcils froncés et le bout du nez retroussé, et Lewis sentait sa poitrine se gonfler toujours plus tant George était dense. C'était un peu étrange de perdre son contrôle sur lui-même en sa présence mais c'est une sensation à laquelle il s'était habitué, qu'il avait appris à aimer.

« Bien sûr que tu peux, tu es mon parfait Oméga. Je te promets que je te le dirai ». Lewis tiendrait cette promesse, il savait que ça comptait pour George alors il s'appliquerait à la suivre. « Je te le promets »

Dans ses bras, le visage de son petit Oméga se détendit, le pli entre ses sourcils s'effaça au profit d'un sourire paresseux alors qu'il retrouvait sa place dans le cou de Lewis, ses lèvres brossant sa clavicule.

« Et la prochaine fois que quelqu'un te dis que tu es vieux ou que tu as dérobé un chiot au nid, il aura à faire à moi et à un Lando passablement en colère » murmura-t-il en laissant son souffle chaud dévaler la poitrine de Lewis, le mordant piquant dans sa voix alors qu'il ne pouvait que rire à la menace. Personne ne l'avait jamais vraiment fait mais c'était symbolique, juste une manière pour George de lui dire qu'il serait là, quoi qu'il arrive.

« Je savais lorsque j'ai commencé à te courtiser que tu ne viendrais pas seul. Parfois, j'ai l'impression que je suis peut-être un père de meute même si je n'en suis pas l'Alpha »

Il ne pensait vraiment pas aimer cette sensation, il savait qu'il voulait des enfants mais il ne pensait pas les trouver sous la forme de jeunes pilotes émotifs et collants.

George sourit contre sa peau, son odeur pétillant en pensant à ses amis et à la façon dont son petit pack avait accueilli Lewis pour ne plus le laisser partir.

« Je pense que tu l'es, au moins pour Lando et probablement pour Max et Alex et ouais, peut-être Pierre »

Lewis avait été étonné la première fois que c'était arrivé, alors que George et lui était tranquillement installé dans un nid dans une chambre à part de la salle des packs et qu'Alex était arrivé en trainant par la manche un Lando timide qui demandait s'ils pouvaient venir se câliner avec eux. Ils ne le regardaient pas, les yeux fixés sur George, mais Lewis savait que c'était à lui qu'ils s'adressaient alors même que ce n'était pas son nid. George n'avait d'ailleurs même pas pris la peine de relever la tête d'où il l'avait enfouie dans sa poitrine, se contentant de le sentir hocher la tête en écartant un bras, invitant Alex et Lando à venir se nicher contre lui.

Lando ronronnait joyeusement contre lui alors qu'il discutait avec George d'une chose à laquelle il n'avait pas prêté attention quand Pierre avait passé la tête par l'embrasure de la porte, passablement ravi de voir ses amis évoluer ensemble autour de Lewis sans jamais sembler être gêner par la présence de l'Alpha, la recherchant même.

Lewis aimait Pierre, aimait la façon dont il prenait soin de tous le monde même lorsqu'il n'était pas particulièrement proche d'eux, aimait le soutien et l'exemple qu'il représentait pour George et pour les autres. Qu'il soit un Alpha ne l'avait jamais gêné et lorsque Pierre demanda s'il pouvait les rejoindre, Lewis lui sourit joyeusement en acquiesçant.

C'était devenu une habitude.

Max ça avait été différent, plus délicat et plus long, parce qu'ils avaient un passif et qu'il était difficile de le faire disparaître. Lewis l'avait aperçu les regarder de nombreuses fois depuis le salon de la salle de pack, sans jamais passer la porte, son odeur transpirant l'envie et le besoin. Il avait essayé d'inciter Max à venir, laissant échapper des bruits rassurant plus fort lorsqu'il le remarquait mais il s'était toujours détourné en rougissant.

Une fois, alors que cela faisait plusieurs semaines qu'il s'afférait à prendre de soin de tous ce petit monde, Max était entré dans la chambre, devenue la leur en quelques sortes, la démarche tendue et le regard fuyant mais il était venu ce qui avait réjoui ses amis, Pierre, Alex, Lando et Georges émettant des bruits joyeux. Lewis aussi était heureux, ils avançaient et ça lui faisait plaisir de voir que la confiance revenait entre eux. Il n'avait pas passé la barrière du nid cette fois, s'adossant contre le mur près de la porte mais personne ne s'en était plein, ils l'avaient laissé prendre le temps dont il avait besoin.

Max s'était joint à eux pour la première fois il y a quelques mois à peine, acceptant que Lewis se blottisse dans ses cheveux en y laissant les effluves de son odeur. Mais par la suite, il était devenu le plus enthousiaste à construire les meilleurs nids pour leur petit groupe et Lewis ne ressentait plus pour lui qu'une grande affection.

Ça n'avait jamais changé depuis et Lewis avait senti grandir en lui le besoin de protéger ceux qu'il considérait désormais comme ses chiots.

A l'exception de George qu'il n'aimait définitivement pas comme le ferait un père.

« Oui tu as sûrement raison, ne le suis-je pas aussi un peu pour toi Georgie ? »

George émit un bruit indigné en mordant gentiment la peau de son cou.

« Bien sûr que non, tu es mon compagnon pas mon père, Toto est plus comme mon père de meute » affirma-t-il, l'évidence primant dans sa voix.

« Il sera très fier et heureux quand je le lui dirai »

Toto n'était pas toujours le grand chef d'équipe qu'il montrait au reste du monde. Il l'était bien sûr, la plupart du temps mais c'était aussi un Alpha aimant, câlin et protecteur. Lewis lui-même considérait Toto comme son père de meute, différemment de George mais ça ne changeait rien à l'importance qu'il lui accordait.

« S'il-te-plaît, il le sait, tu n'as pas besoin de le lui dire » supplia George en quittant son cou pour venir se blottir contre sa tempe, l'embrassant pour l'amadouer.

« Oh ouais non, il n'y aucun moyen que je ne lui dise pas »

« Lewis ! » protesta George en s'agitant contre lui.

« Oui Georgie, je vais le lui dire et tu devras t'occuper d'un Toto en manque de câlins paternels »

George gémit doucement, comme s'il ne le voulait pas mais Lewis pouvait dire par l'éclat de ses yeux et la douceur profonde de son odeur que l'idée lui faisait plaisir.

Il savait que le lien de Toto et George était très fort tout le long de ses années à l'Académie Mercedes et même lorsqu'il était chez Williams. Mais lorsque George est devenu un pilote Mercedes et Toto son patron, leur relation avait du devenir plus professionnelle pour que les médias puissent penser à George comme à un vrai compétiteur et non comme à un chiot nécessiteux de l'attention et de la protection de son père de meute. Il savait que c'était dur pour George de retenir ses besoins et instincts lorsqu'il était proche de Toto autant que ça l'était pour Lewis à l'époque.

Ils savent comment le gérer désormais et parfois, quand George avait besoin de plus que ce que son compagnon pouvait lui offrir, Lewis s'adressait à Toto pour venir et prendre soin de lui.

Maintenant, il n'y avait pas de Toto, c'était juste eux et l'amour qu'il avait trouvé l'un chez l'autre. C'était assez, juste quelques câlins avec George enroulé autour de lui, son nez frottant doucement sa glande olfactive alors qu'il pressait quelques baisers légers le long de sa mâchoire. Lewis laissa sa main trouver son chemin vers ses cheveux doux et commença à masser son cuir chevelu, George ronronna aussitôt de joie, tout son corps détendu contre le sien. Lewis laissait échapper des bruits heureux alors que leur odeur se mêlait pour former celle qu'il avait appris à apprécier après tous ces mois.

Lewis aimait quand ses affaires sentaient comme eux, pas comme seulement lui ou seulement George, mais comme eux. Ça lui rappelait la maison, leur maison, le seul endroit où il se sentait totalement lui-même et seulement parce qu'il pouvait retrouver Georges partout là-bas.

« Je t'aime Lew' tu sais »

Comme toujours, la chaleur envahit sa poitrine et il sourit.

Ouais définitivement, il n'échangerait ça pour rien au monde.

« Ouais, je sais petit Oméga, je t'aime aussi »

C'était naturel, c'était normal, ça sonnait bien pour eux deux.

« Bien » bâilla George.

Lewis resserra sa prise sur son corps chaud, ajustant leur position pour s'assurer qu'il pouvait sentir le plus de George possible contre lui.

« Tu peux dormir Georgie, je suis là et je te garde près de moi » murmura-t-il en apposant un baiser sur sa tempe.

« Autant que je le fais » soupira-t-il, la voix rauque et les mots presque inaudibles.

Lewis rit même si le sommeil s'échappait de lui par vague et il serra ses doigts dans les cheveux de George seulement pour entendre un bâillement d'autant plus ensommeillé que le sien.

C'était bien, ils étaient eux et George était heureux.

Lewis pouvait dormir.

Notes:

Les commentaires et les retours sont une source d'inspiration inépuisable :)