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When the stars align then, i'll be there

Summary:

Béa passe une très mauvaise journée et aurait bien besoin de soutiens.

Notes:

cw: burn out, description un peu gore

Bon. C'est la première fois depuis 4 ans que je poste une fanfic et j'espère que ça vous plaira, je suis en train d'en cook une deuxième dans la foulée avec un peu de chance elle sortira un jour ksks.

bonne lecture ! :3

Work Text:

Beatrice avait eu une dure journée au LSMS. À peine arriver le matin, elle reçut 3 appels d’urgence provenant des deux cousins Croute et de son collège Didier Traoul, qui avaient décidé que faire du saut en parachute sans parachute à 10 heure du matin était une bonne idée.

 

«-Bah alors Didi c’est pas sympa de surcharger ses collèges pendant ses congés!

 

-Je suis vraiment désolé Béa, en plus j’étais sur le point de t’appeler, on a Croisé docteur Cox et ses potes, il me semble que la fille te cherchait, 3pac je crois. Elle m’a dit que tu lui répondais pas au téléphone, du coup on s’inquiétait.

 

-Ah, bah le temps que je prenne mon service et que je vienne vous relever j’ai pas trop eu le temps de regarder le téléphone mon Didi.

 

-Ouais ouais mais t’inquiète prend ton temps, on fera plus attention avec les Croute, je vais aller leur acheter des motos, j’ai pas envie de perdre un deuxième hélico tout de suite.

 

-Didi il faudra vraiment qu’on se prenne un congé en même temps pour que tu m’expliques comment tu peux acheter autant que chose avec un salaire de médecin !

 

-Béaaa je t’ai déjà plus ou moins expliqué que j’avais quelques plans a côté… »

 

au plus grand désarroi de la docteur qui aurait bien profité de son ami pour rire un peu pendant son service qu’elle passerait toute seule, le docteur Holloway, seul collège de Béatrice en service à ce moment là, fit un appel radio pour lui demander de rejoindre le braquage en cours au nord de la ville, lui ne pouvant quitter l’hôpital à cause d’un patient dans un état critique. Après avoir dit au revoir au Croute elle se mit en route pour le nord avec une boule d’angoisse dans le ventre qui commençait à devenir compliquée a ignorer. Elle avait du mal à savoir pourquoi cette boule était là, pourquoi elle était toujours plus grande et plus imposante, pourquoi parfois elle avait l’impression qu’elle était retenue par une tonne de plomb qui lui retournait le ventre. Souvent, cela arrivait quand elle se retrouvait seule dans son ambulance, quand personne ne parle en radio et que son meilleur collègue n’est pas à côté d’elle pour la distraire de son métier éreintant.

 

Et la journée poursuivi ainsi, sans qu’elle ne puisse s’installer confortablement plus de 5 minutes quelque part, à l’écart des sirènes et des patients dont elle devait s’occuper. Alors quand les coups de 19 heure se firent entendre et que son Collègue Basile annonça sa prise de service Béatrice ne pris même pas le temps de rentrer déposer son uniforme a l’hôpital. Elle continuait simplement de rouler jusqu’au parking au bord du lac pour y garer son ambulance et se laissa tomber sur l’herbe au bord de l’eau pour se reposer.

 

Béa aimait bien prendre l’air, ça l’aidait a évacuer la boule dans son ventre a la fin d’une longue journée.

 

Mais pas aujourd’hui.

 

 

Là, allongée dans l’herbe, elle ne pouvait pas se détendre. Même l’air humide et la fraîcheur de l’herbe n’arrivaient a lui faire oublier la dure journée qu’elle avait passé. Mais le pire, c’est qu’elle était convaincue d’avoir oublié quelque chose, quelque chose d’indispensable qui rendait la boule à l’intérieur d’elle tellement grosse qu’elle en avait du mal a respirer.

 

 

 

De l’autre côté du lac, le Docteur Cox attendait un rendez-vous important avec Gérard Pichon, pendant que ses deux acolytes s’amusaient dans l’eau avec des jet ski qui évidemment ne leur appartenaient pas. Cependant, malgré tout les efforts de Juan pour la distraire, Hayley semblait trop préoccuper par autre chose.

 

« -Eh Hermana réveille toi tu nous fais quoi là ?

 

-hein ?

 

-depuis ce matin tu parles pas t’es pas concentrée, déjà a la Fleeca de ce matin t’as failli exploser en même temps que le coffre !

 

-Mais nah c’est juste la doc la je l’ai croisé plusieurs fois donc je sais qu’elle est en ville mais elle répond pas quand je l’appelle je trouve ça bizarre c’est tout.

 

-bah je sais pas si c’est elle mais ça fait une quinzaine de minute qu’y a une ambulance garée de l’autre côté du lac la bas regarde

 

-Oh putain je reviens ! »

 

 

Sans trop se soucier du rendez-vous auquel elle devait assister, Hayley reprit sa course en direction de l’autre côté de la berge, laissant à Juan le soin d’expliquer la disparition soudaine de son amie au docteur Cox et à 4pac.

 

 

En entendant le bruit de moteur se rapprocher d’elle, béa ouvrit les yeux pour tenter d’identifier qui venait troubler son petit moment de paix. Elle voulait crier qu’on la laisse tranquille, que ce n’était pas le moment, qu’elle ne pouvais pas supporter la vue de quiconque voulait interrompre son moment à elle.

 

 

Elle ravala bien vite ses mots quand elle aperçue Hayley sortir de la pénombre du lac. Hayley ! C’est elle qu’elle avait oublier toute la journée !

 

 

« - bah alors ma petite fleur, on se fait désirer ?

 

-je suis désolé m’dame, j’ai pas regardé mon portable une seule fois depuis ma prise de service, on est en gros sous effectif à l’hôpital-

 

-ah c’est pour ça que tu fais cette tête ? On dirait qu’on t’as arraché tes organes avec tes propres dents, c’est chaud quand même.

 

-c’est-à-dire que…

 

-attends, viens, je vais arranger ça ! »

 

 

 

avec un entrain qui manqua de faire perdre pied à Béa, Hayley attrapa son bras pour la traîner vers son ambulance, pour allumer la radio sur une fréquence obscure de musique tectonique et entraîner sa partenaire dans une danse à la fois candide et maladroite, la faisant tourner et bouger dans tous les sens.

 

Au début, Béa eut du mal à se détendre, mais après quelques secondes et guidée par les mouvements d’Hayley, elle se laissa aller à la musique, prenant même le contrôle de la danse quand le moment se présentait, confirmant bien que ce dont elle avait le plus besoin maintenant, c’est une présence rassurante et motivante auprès d’elle. A chaque mouvement, une portion du poids qui résidait en elle s’évaporait, pour la laisser place à une candeur dont elle avait bien besoin.

 

C’est à bout de souffle et des étoiles plein la tête qu’elle reprit la route avec sa partenaire, qui semblait avoir oubliée ses camarades de l’autre côté de la rive. Ou peut être qu’elle s’en souvenait, mais que finir la danse chez sa petite fleur passait devant n’importe quelle autre fin de soirée. C’était sûrement ça.