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A nightingale sang in Berkeley Square

Summary:

Aziraphale et Crowley passaient une après-midi à Saint-James Parc mais la pluie commence à tomber, les obligeant à s'abriter.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Work Text:

Pendant tous ces siècles, toutes ses années d’errances à travers le temps, Aziraphale n’avait jamais été aussi heureux d’éprouver chaque seconde, chaque heure et chaque jour s'échouer sur sa peau. Il regardait les canards nageaient paisiblement, il respirait l’odeur d’herbe fraîchement coupée, il sentait la main froide aux longs doigts reposait doucement dans la sienne, comme elle aurait dû toujours le faire. Il se permit un sourire satisfait en la levant à hauteur de son visage pour l’embrasser tendrement, il savait que s’il passait sa langue sur sa lèvre, il aurait un goût salé et peut-être même un parfum terreux dans la bouche. Alors qu’il laissait tomber leurs mains toujours jointes, il pouvait entendre un marmonnement nerveux et inintelligible.

Aziraphale leva son regard au-delà de l’étang dont la surface ondulait déjà. Il commençait à pleuvoir.

-Ngk

Il ria et se laissa traîner alors que Crowley le dirigeait d’un pas léger dans les allées de Saint-James parc. Aziraphale savait qu’il tentait de retenir un sourire et que ses yeux, derrière ses lunettes de soleil, ne pouvaient s’empêcher de revenir sur lui.

La pluie s’intensifia et bientôt ses cheveux flamboyants tombaient lourdement sur son front, ondulant légèrement. Aziraphale n’arrivait pas à se soucier de l’état terrible dans lequel il devait être lui-même, et si quelqu’un lui faisait remarquer ses boucles blanches écraser sous le poids de l’eau ou son nœud papillon au motif tartan qui tombait tristement, il aurait été bien incapable de feindre l’intérêt.

Crowley arrêta leur marche devant un kiosque blanc et spacieux. Il ne se trouvait là traditionnellement qu’en été, il était presque…miraculeux qu’il fut sur leur chemin. Il était un peu trop tard pour s'abriter, leurs habits mouillés collaient à leur peau mais ils le firent quand même.

Aziraphale écoutait le bruit du déluge frappant le toit au dessus-d ’eux, il caressait avec son pouce la main qu’il tenait toujours, s’inquiétant du temps qu’il leur faudrait attendre avant de pouvoir partir, peut-être iraient-ils manger au Ritz lorsque cela serait fini. La pensée de sécher leurs vêtements lui vint mais Crowley le tira au centre du kiosque. Il souriait à en faire pâlir de jalousie les étoiles et les plus beaux diamants, ne cherchant plus à le cacher. Il fit un petit mouvement de la main et Aziraphale frissonna lorsqu’il perçut, venant de nul part et de partout à la fois, une douce mélodie que leurs cœurs chantaient dorénavant à l'unisson.

Crowley s’échappa de sa prise et rapprocha leurs corps tranquillement comme deux astres gravitants autour l’un de l’autre. Aziraphale passa ses bras autour de son cou alors que Crowley glissa ses mains jusqu’à ses hanches. Aziraphale ferma ses yeux et laissa son front se reposer contre celui de Crowley, ils se balançaient encore bien après que la pluie eut cessée.

Il avait fallu des millénaires pour qu’enfin ils soient à la même allure, pour que leur gravité s’ajuste, pour qu’ils fussent, à deux, la conjugaison au présent du verbe “aimer”. Et si vous leur demandiez leur avis ils se chamailleraient sûrement un peu, mais ils ne regretteraient aucune des années passées à se chercher.
Cette après-midi là, on pouvait entendre clairement les rossignols sifflotaient.

Notes:

Quelque chose de doux et de court.
Love u all