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Cut your hair, be loved

Summary:

Daniel sait déjà que Lewis l'aime, mais il apprend qu'un rien en plus fait de lui l'amour de sa vie.

Notes:

ceci n'existe que parce qu'il faut bien faire quelque chose pour que Daniel retourne au mullet.

Aussi tout est fictif, merci de ne ne pas le sortir d'ici ni en faire quoi que ce soit sans mon accord.

Profitez en :)

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Il était un temps où Daniel n’aurait prêté aucune attention particulière au choix de sa coiffure, laissant le plus souvent le coiffeur faire à sa guise avec la seule mesure qu’il fallait respecter ses boucles.

Mais ce temps avait été révolu dès l’instant où il avait choisi de tomber amoureux de Lewis. Il ne s’était plus permis de coiffure trop extravagante pour éviter d’être absolument ridicule à ses côtés. Il se contentait alors de faire en sorte que ses boucles paraissent le plus parfaites possible et il semblerait que cela ait mené, surement associé à son humour ravageur et son rire éclatant (ses chevilles se portaient parfaitement bien merci beaucoup), à ce que Lewis s’intéresse à lui.

Ils avaient eu de nombreux rendez-vous, s’étendant sur de longs mois, ce qui avait permis à Daniel de voir comment Lewis préférait qu’il soit, si ses cheveux étaient mieux courts ou alors plus longs. Définitivement longs car Lewis aimait y passer ses doigts (si Daniel attendait de ne plus rien y voir pour les couper ce n’était que son problème).

Sa résolution s’était cependant effondrée un mardi soir d’une de leurs quelques semaines libres, il y a un peu près un mois. Ça avait vraiment été une journée paresseuse et farniente comme unes des rares qu’ils s’autorisaient et la soirée s’était poursuivie dans la même idée. Ils étaient alors écroulés et blottis au chaud dans leur confortable canapé devant un épisode de The Office qu’ils avaient déjà vu cent fois.

Les doigts de Lewis jouaient doucement avec ses boucles lorsqu’il prononça :

"Comment es-tu tombé amoureux de moi ?"

Daniel avait cessé d’embrasser doucement  le cou de Lewis où il s’était réfugié. Il y avait un million de choses qu’il pourrait répondre : ses tatouages, ses piercings, son style, son sarcasme, sa passion étrange pour le repassage. De sa tendresse et son calme profond à cet éclat rebelle et fougueux.

Mais ce n’est pas ce qu’il a dit (cela reviendrait plus tard, dans un contexte bien différent)

"Probablement la première fois que je t’ai vu avec Roscoe. En dehors du paddock je veux dire. C’était comme si on allumait enfin la lumière sur quelque chose qui avait toujours été là mais simplement caché dans le noir"

Lewis rit, d’abord de sa remarque puis du ronflement légèrement plus bruyant que les autres que Roscoe laissa échapper depuis sa place à leurs pieds. L’adorable petit démon savait qu’on parlait de lui.

Et Daniel, malgré qu’il n’ait aucune honte à dire qu’il était parti pour Lewis pour une chose que la moitié de la planète avait déjà vue, s’en retrouva soulagé. Il se fondit plus profondément contre son corps chaud et laissa l’apaisement d’une relation saine et sûre l’emplir.

"Je comprends mon amour, nous sommes irrésistibles mon fils et moi"

Le sourire large de Lewis s’entendait dans sa voix et s’il n’avait pas été si confortable installé comme il l’était, Daniel l’aurait embrassé.

A la place, il mordilla tendrement la peau à sa portée et fut fièrement récompensé d’un doux soupir.

Puis après une période de calme, profitable à sa somnolence, Daniel s’éveilla de nouveau : la curiosité s’étala sur son visage dans un sourire mangeur de merde.

"Et toi Lew ? Comment es-tu tombé amoureux de moi ?"

Il savait que Lewis répondrait facilement à ça, il avait toujours été plus ouvert que lui quand cela concernait l’amour qu’ils partageaient (ce qui honnêtement était étonnant mais écoutez Daniel ne pouvait vraiment pas avoir une grande gueule tout le temps).

La rougeur qu’il découvrit sur le petit bout de joue qu’il pouvait voir l’étonna.

Tout ce que Daniel trouva à faire était d’essayer de relaxer Lewis en caressant, sous la couette qui les enveloppait, la peau nue de son ventre. Il voulait chasser cette tension fantôme, presque minime qui pourtant le dérangeait.

Lewis se tourna un peu vers lui, suffisamment pour pouvoir le regarder tout en veillant à ce que Daniel ne soit jamais délogé de son confort. Il lui adressa un regard doux de remerciement, la poitrine serrée face à cette prévention constante qui l’étonnerait sûrement toujours. Lewis ne paraissait pas vraiment gêné mais quelque chose de nostalgique brilla dans son regard. Daniel fut incapable de la reconnaitre.

"Je suis tombé amoureux de toi le jour où je t’ai vu avec un mulet"

Son sourire était si grand que Daniel s’en retrouva brièvement dérouté. Il ne savait pas vraiment quoi dire alors qu’ils semblaient tous les deux revivre cette période qui leur paraissait presque trop lointaine. Il aimait cette époque, c’était leur début.

S’en rappeler lui amena à son tour un sourire doux aux lèvres.

"Où plutôt…, je me suis rendu compte que j’était totalement amoureux de toi et depuis un moment grâce à ce mulet"

Peut-être que Daniel tomba encore un peu plus amoureux (il le raconterait surement dans quelques mois ou quelques années).

Aujourd’hui Daniel avait toujours du mal à croire que Lewis était tombé pour lui à cause de son mulet.

Dieu, heureusement que le mulet serait toujours l’une de ses coiffures préférées car dans le cas contraire, il aurait surement pleuré sur ses boucles coupées pour faire plaisir à Lewis.

C’était un cadeau bonus pour leur anniversaire. En plus de la fine gourmette qu’il lui avait acheté quand ils étaient en Italie.

Il savait que Lewis organisait le dîner et la soirée, chez eux comme à leur habitude alors Daniel avait gentiment été prié de partir pour l’après-midi.

C’était l’occasion parfaite.

Il pouvait dire sans aucune prétention qu’il était beau. Même Max avait semblé un peu choqué lorsqu’il s’était présenté à sa porte pour se préparer correctement pour leur anniversaire.

Maintenant Daniel se sentait confiant, dans sa tenue soigneusement choisies, les chocolats favoris de Lewis précieusement emballés tenus sous son bras alors qu’il toquait à sa propre porte.

Il savait qu’il n’allait pas être déçu, qu’il serait émerveillé.

Comme attendu, il n’était pas déçu et il était très émerveillé.

Lewis était tout simplement sublime, habillé d’une chemise violette rentrée dans un pantalon noir étrangement cintré. Ses boucles lâches et parfaitement formées encadraient son visage fendu d’un sourire.

Daniel voulut l’embrasser fermement mais il savait qu’il ne pouvait pas, qu’avec la vue devant lui, il ne serait probablement pas capable de s’arrêter et ils n’étaient pas là pour ça.

Au lieu de ça, il le serra contre lui, prêtant attention à ne rien froisser. Ce n’était pas étrange mais il sentait bon, quelque chose de cher et de typiquement Lewis. Quelque chose qui sentait comme la maison.

Daniel sourit, pressant des baisers rapides sur les lèvres de Lewis, juste suffisamment pour être satisfait mais pas assez pour les emmener trop loin. Lewis soupira doucement, inspectant sa tenue (qu’il avait lui-même choisit il y a quelques semaines) sous tous les angles jusqu’à ce que ses mains glissent pour encadrer doucement son visage.

La tête relevée, Lewis fronça les sourcils guidant son visage d’abord vers la droite puis vers la gauche avant que ses yeux ne deviennent ronds.

Daniel souriait pleinement maintenant, ravi et fier de sa surprise.

"Non Danny… Tu n’as-"

Ses mots moururent d’eux-mêmes sur sa langue alors qu’il tirait précipitamment Daniel contre lui, bafouant sa première résolution de ne pas se laisser emporter.

Lewis était un peu plus effréné que d’habitude pour quelque chose qui n’était pas censée mener à plus et Daniel, malgré qu’il y prenne un plaisir évident, le freina doucement. Il savait pertinemment que Lewis, demain, lui en voudrait s’il le laissait s’emporter et qu’ils ne profitaient pas de leur soirée d’abord.

Lewis chassa ses lèvres encore un instant avant de se résigner à s’éloigner et d’afficher une moue boudeuse.

"Pourquoi tu ne veux pas que je t’embrasse ? Tu ne m’aimes plus ?"

Daniel se retrouva à rire chaleureusement en englobant un Lewis définitivement boudeur dans une étreinte d’ours.

"Je t’aimerais toujours mon amour mais je veux faire tout ce que tu as prévu pour nous ce soir. Avant de finir au lit et de ne jamais en sortir"

Lewis soupira lourdement, reposant finalement sa tête contre sa poitrine en enroulant lâchement ses bras autour de Daniel.

"J’aime que tu me connaisses si bien" marmonna-t-il étouffé par le tissu de sa chemise."Mais je veux vraiment continuer à t’embrasser"

Daniel décida qu’il avait le droit d’être faible quand il s’agissait de Lewis.

Il entraîna Lewis plus loin dans leur appartement. Il en connaissait chaque recoin par cœur mais il était quand même tout à fait surpris et fasciné de le redécouvrir après le passage des doigts magiques de Lewis.

Il ne voyait pas vraiment où il les dirigeait, seulement éclairé par les bougies parfumées qu’ils affectionnaient tous les deux. La table était joliment dressée et il pouvait sentir qu’un délicieux repas les attendait.

Il se concentra ensuite sur Lewis, dont le visage s’était automatiquement enfoui dans le creux de son cou où il respirait tranquillement son parfum.

"Tu peux m’embrasser Lewis, je ne dirais jamais non mais je m’en voudrais beaucoup de manquer cette soirée. 4 ans ce n’est pas tous les jours n’est-ce-pas ?"

Lewis hocha la tête, venant picorer doucement ses lèvres avant de finalement s’éloigner d’un pas. Il tira sur le bras de Daniel, le dirigeant gentiment jusqu’à sa chaise et avec un dernier baiser plus appuyé, il entama ses plans pour la soirée.

Daniel le regarda faire avec un sentiment d’habitude qui lui comprima la poitrine.

Le mulet était une bonne idée. Faire de Lewis l’amour de sa vie était encore mieux.

Peut-être qu’il refera un mulet le jour où il lui demandera de l’épouser.

Juste pour voir ses yeux pétiller un tout petit peu plus.

Notes:

C'est toujours un plaisir de recueillir les retours