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they only work together

Summary:

Mais il ne pouvait pas les réclamer, ne pouvait pas leur demander de venir pour le serrer dans leurs bras alors qu'ils n'étaient plus rien.

Ils avaient été quelque chose, avant que Lewis et Max n'aient mieux à faire et qu'il ne reste plus rien d'autre.

Ils s'étaient battus pour un championnat et Charles n'avait pas fait le poids. Il n'avait pas pu suivre.

-

Charles pensait avoir trouvé ses compagnons.
Jusqu'à ce qu'il les perde pour un stupide championnat.

Notes:

Résumé vraiment trop dramatique, je pense.

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Charles s'enfouit plus profondément dans l'amas de couvertures, de coussins et d'habits qu'il avait réuni pour son nid, cherchant toujours le confort que lui apportait habituellement le fait de nicher sans être capable de le trouver. Il gémit doucement, souffrant de son nid trop vide alors qu'il l'avait fait si grand. Il voulait les chiots du pack, voulait Seb et Kimi. Il voulait Lewis et Max.

Il ne voulait pas être seul, ne voulait pas perdre ses compagnons et c'était ce qui était en train de se passer. Il étouffa un sanglot qui brûlait dans sa gorge.

Mais il ne pouvait pas les réclamer, ne pouvait pas leur demander de venir pour le serrer dans leurs bras alors qu'ils n'étaient plus rien.

Ils avaient été quelque chose, avant que Lewis et Max n'aient mieux à faire et qu'il ne reste plus rien d'autre.

Ils s'étaient battus pour un championnat et Charles n'avait pas fait le poids. Il n'avait pas pu suivre.

C'était peut-être mieux comme ça, parce qu'il ne voulait pas se déchirer avec Max et Lewis comme eux semblaient si enclins à le faire.

Il ne voulait pas de ce championnat si cela signifiait les perdre.

Max et Lewis ne pensaient pas comme ça, ils donnaient tous ce qu'ils avaient et le combat entre eux était si tendu, tout le temps, en piste et en dehors.

C'était si dur d'y faire face quand la seule chose que Charles voulait était d'être enfoui entre les deux, que leur odeur l'enveloppe et qu'il se sente en sécurité et aimé.

Il n'osait même plus le demander. Il ne pouvait plus car il était devenu trop dur d'être dans la même pièce que Lewis et Max quand les deux étaient ensemble. Leurs odeurs mélangées qu'il appréciait tant devenant denses et irrespirables. Charles était incapable de l'endurer.

Il pleurait définitivement maintenant, trempant leurs sweats qu'il avait pressés contre son nez. Il ne supportait pas d'être lui en ce moment, d'avoir l'impression qu'on lui demandait de choisir entre deux personnes qu'il aimait de la même manière, de devoir les regarder se déchirer et de ne rien pouvoir y faire. Leur odeur résiduelle de pamplemousse et de linge propre ne parvenaient pas à le calmer, lui rappelant juste ce qu'il avait perdu.

Il voulait juste que tout redevienne comme avant, que Lewis et Max lui reviennent.

Ça n'arriverait pas, pas après ce soir.

Charles avait su, à l'instant où on lui avait dit ce qu'il se passait à la radio, que jamais il ne retrouverait ce qu'ils avaient. Il les avait perdus sans avoir rien fait, les avait perdus pour un championnat auquel il ne prenait même pas part et qui venait de lui voler les deux choses qu'il ne pensait pas mériter mais qu'il avait frôlé du bout des doigts. Juste un bref instant, lui montrant à quel point c'était bien puis s'envolant trop loin pour qu'il le rattrape.

Un léger coup à la porte vint briser ses pleurs, le faisant hoqueter douloureusement mais néanmoins se redresser, avec l'espoir que ce soit eux. Il gémit de douleur quand la porte s'ouvrit pour laisser entrevoir Sebastian, le visage peiné et tendu le regardant tristement.

"Oh chiot"

Il pleura d'autant plus, la voix rauque d'un désespoir qu'il ne pouvait exprimer autrement et gémit de besoin. Sebastian s'approcha doucement de lui, passant la barrière du nid de Charles en le regardant toujours, ronronnant doucement pour le calmer et Charles, dès qu'il put l'atteindre, s'enroula autour de lui, pleurant chaudement au creux de son cou.

Il se sentait incapable de s'arrêter, laissant sortir un désespoir qu'il avait emmagasiné tout au long de cette saison. Auquel s'ajoutait, ce à quoi il n'avait pas trouvé le temps de penser et dont il prenait conscience en sentant la légère odeur de champagne sur Sebastian, qu'il était au abonné absent depuis trop longtemps.

Il n'était pas là pour féliciter Max ou réconforter Lewis alors qu'il prétendait les aimer.

Il était vraiment un Oméga terrible.

"Charlie, ça va aller je te le promets" murmura Sebastian, le nez plongé dans ses cheveux en faisant de son mieux pour l'entourer complètement de cette odeur plaisante et familière de coton. "Tout ira bien, mon chiot"

Ce n'était pas suffisant, une promesse vaine qui ne le calmait pas. Mais il n'avait pas la force de protester, trop épuisé par les sanglots qui ne s'arrêtaient pas. Il ferma ses yeux humides, imaginant que ce n'était pas Sebastian qui le serrait dans ses bras mais des bras tatoués et une peau pâle.

Le temps passait ainsi, il zonait dans et hors de la somnolence avec pour seule constante la douleur sourde et ce vide implacable qu'il sentait toujours dans sa poitrine à chaque fois qu'il semblait se réveiller. Sebastian était toujours là, frottant sa joue sur ses cheveux pour l'adoucir et le calmer. C'était confortable, mais pas assez, jamais assez.

Il avait cessé de pleurer, parce que même ça c'était devenu trop dur et se contentait juste d'un esprit douloureux et brumeux qui ne fonctionnait pas.

Il sursauta et se réveilla complètement quand la porte de sa chambre s'ouvrit une nouvelle fois. Il ne s'embêta pas à espérer cette fois et il eu raison, ce n'était pas eux. C'était Kimi, leur chef de meute et, comme il aimait le nier, leur père de meute.

Il gémit de ce besoin d'être tenu que l'Alpha lui inspirait toujours, l'incitant à venir dans son nid tant qu'il pouvait encore l'avoir, parce que lui aussi s'en allait. Il partait loin de Charles et il ne savait pas comment le retenir. Il ne savait retenir personne.

Kimi questionna silencieusement son compagnon et Sebastian lui fit un sourire triste mais l'invita quand même à venir.

A la lisère du nid, il s'arrêta et tendit la main, caressant la joue de Charles toujours blotti contre le t-shirt de Sebastian. Charles roucoula doucement, l'autorisant à entrer et à s'approcher.

Kimi s'installa dans son dos, ses bras s'enroulèrent fermement autour de leurs deux corps, les rapprochant les uns des autres dans une étreinte bourrue mais tellement confortable. Son nez trouva le creux du cou de Charles, près de sa glande odorante, pour le sentir doucement, tentant de masquer autant que possible l'odeur de détresse qui s'échappait de lui.

"Les autres sont dehors, ils s'inquiètent pour toi", murmura-t-il. "Je leur ai dit d'attendre"

Charles s'affaissa contre Kimi, fermant les yeux pour se concentrer. Il reconnut des odeurs qu'il n'avait pas remarquées avant.

Il y avait Lando et sa douce odeur de lait qui faisait penser à celle d'un bébé.

Pierre avec son étrange odeur de poire qui lui allait si bien.

Carlos dont on distinguait, dans son odeur discrète de Bêta, des notes de caramel.

Puis il y avait Daniel, qui sentait les mandarines et l'été.

Il soupira, se sentant peut-être un tout petit peu mieux de les savoir là.

Et tandis qu'il tentait de se calmer avec leur présence, il remarqua ce qu'il savait déjà, pas d'odeur de pamplemousse ni de linge propre.

Ils n'étaient même pas venus dans la salle de meute. Ils n'en avaient rien à faire.

Que devait-il faire sans eux ?

"Je ne veux pas les perdre" gémit-il dans de nouveaux pleurs, alors qu'il pensait ne plus avoir de larmes.

Sebastian gémit tristement, accentuant les baisers qu'il pressait dans ses cheveux.

"Je sais mon chiot, je sais" chuchota Kimi. "Ils viendront"

Charles pleura d'autant plus car il savait que c'était un mensonge.

"Non, ils ne viendront pas, parce qu'ils n'en n'ont rien à faire. Ils ont choisi le championnat plutôt que nous" cria-t-il avec frénésie, se délogeant de la poitrine de Sebastian pour regarder Kimi, les yeux écarquillés et brouillés de larmes, suivant la lente panique et la douleur chauffant dans sa poitrine. "Plutôt que moi"

Il renifla disgracieusement, passant rageusement ses paumes sur ses joues pour essayer sans succès de faire disparaitre les larmes qui coulaient toujours.

"Charles écoute moi. Je sais que c'est dur mais Lewis et Max tiennent à toi. Ils t'aiment"

Il était incapable de le croire, pas quand chacune des choses auxquelles il était capable de penser lui rappelait que ses compagnons n'étaient pas avec lui, qu'il était seul. Putain il était ridicule.

"Il ne sont pas là, ce n'est pas suffisant"

Kimi restait silencieux, les sourcils froncés alors qu'il regardait derrière Charles, vers Sebastian, dont l'odeur était devenue plus sourde. Charles gémit, désemparé avant de laisser échapper ce qu'il n'avait pas osé dire, parce que c'était dur à admettre.

"Je ne suis pas su-"

"Charles !"

Deux voix les interrompirent et Charles se redressa immédiatement, les reconnaissant sans peine. Il voulait se lever et les rejoindre mais les bras de Sebastian le retinrent, le ramenant contre lui. Charles se tourna vers lui, ne comprenant pas, c'est alors qu'il vit que Sebastian montrait les dents, un grondement retenu dans sa poitrine que Charles pouvait quand même sentir en étant pressé si proche de lui. Il regardait la porte, les sourcils froncés, les entourant tous les trois d'une odeur de coton brûlé. Kimi, réagissant par instinct à la détresse de son compagnon, se plaça devant eux pour les protéger de son corps.

"Charles !" résonna encore une fois dehors, plus proche cette fois et il ne comprenait pas, c'étaient Lewis et Max, pourquoi ne le laissaient-ils pas les voir ?

"Seb, laisse-moi les voir, je t'en prie" pleura-t-il mais sa voix fut étouffée par les grondements sourds de Kimi et Sebastian ne lui répondit pas.

Puis ils entendirent des coups contre la porte et elle céda, leur révélant un Daniel déstabilisé tentant de retrouver l'équilibre sur ses deux pieds. L'étreinte de Sebastian se resserra contre lui, lui dissimulant la majorité de ce qu'il se passait malgré ses efforts pour apercevoir ses compagnons.

Daniel se tourna vers eux, vers Kimi, le visage légèrement paniqué.

"Désolé, je n'ai pas réussi à les retenir" s'excusa-t-il en laissant apparaître Lewis et Max, échevelés, respirant fort et dont l'odeur combinée de pamplemousse et de linge propre était teintée de panique.

Leurs regards fous fouillèrent la chambre jusqu'à trouver Charles, caché derrière Kimi, enfoui entre les bras de Sebastian.

"Charlie..." murmurèrent-ils en tandem avant que quelque chose ne se rompent en eux et qu'ils se précipitent pour approcher.

Ils ne firent que quelques pas avant qu'un lourd grognement de Kimi ne fige toute la pièce et ne les arrête. Charles gémit, effrayé, et se recroquevilla contre Sebastian qui tenta de l'apaiser en embrassant son front, ronronnant calmement sans jamais lâcher du regard Lewis et Max. Kimi n'était pas aussi calme, il était tendu et grondait toujours.

"Que lui voulez-vous ?"

Le visage de Max se fronça d'incompréhension. Charles pouvait le voir, un peu, et il savait qu'il était effrayé et tenté de se soumettre à Kimi comme il l'avait fait lui-même mais Max n'était pas comme ça, il se rebellait toujours. D'autant plus quand un autre Oméga gémissait de peur juste devant lui. Surtout quand cet Oméga était le sien.

"Kimi, qu-"

Un autre grondement résonna, suscitant une réaction immédiate de Lewis qui attrapa Max et le plaça derrière lui, en sécurité. L'atmosphère de la pièce s'alourdit encore alors que Charles pouvait cette fois entendre d'autres pleurs, ceux de Lando, qui réveillèrent chez lui une envie profonde de le tirer vers lui et de le protéger pour s'assurer qu'il allait bien.

Lewis murmurait, trop doucement pour que Charles puisse l'entendre, en s'adressant à Max, sans jamais détourner son regard de Kimi. Ses yeux étaient agités mais il faisait des efforts évidents pour rester calme et apaiser Max.

"Que lui voulez-vous ?" répéta Kimi, d'une voix plus grave et plus proche de sa voix d'Alpha sans pourtant l'être. Il put voir instantanément Lewis et Max découvrirent leur gorge en signe de soumission.

Charles soupira doucement, soulagé qu'ils ne se rebellent pas. Ils n'avaient pas besoin de ça.

"Nous voulons juste lui parler Kimi, nous assurer qu'il va bien. Rien de plus"

Lewis essayait vaillamment de ne pas laisser sa voix trembler, de se tenir droit et d'assumer son rôle d'Alpha, chacun dans cette pièce pouvait le deviner. Charles s'en sentit à la fois fier et désolé. Il voulait que Lewis puisse se laisser aller à être vulnérable, dans ses bras et dans ceux de Max, là où il appartenait et devait être.

Ce n'était pourtant pas le moment de penser à ça, il le savait et il devait juste attendre la réaction de Kimi avant de pouvoir faire en sorte que ce soit le cas.

Ce ne fut pas Kimi qui répondit.

"C'est maintenant que vous vous en préoccupez ?" s'exclama Sebastian en se redressant légèrement, permettant à Charles de voir clairement Lewis et Max. Il captura leurs deux regards et ne les lâcha plus.

Kimi bourdonna doucement, incitant son compagnon à se calmer.

Charles ne voyait pas où cela était censé mener, qu'est-ce que Kimi attendait de Lewis et de Max ? Qu'attendait-il de lui ?

Il ne pouvait pas se lever pour les rejoindre, même s'il en mourrait d'envie, pour ne pas affoler les instincts de Sebastian qui agissait ainsi comme il le ferait avec Lando, pour protéger son chiot. Il devait le rassurer et calmer Kimi, qu'ils comprennent que Lewis et Max ne lui voulaient pas de mal. Il ne les avait peut-être pas comme il le voulait, mais il savait que jamais ils ne lui feraient du mal.

"Seb, laisse-moi leur parler s'il-te-plaît. Tout ira bien, je le promets" assura-t-il en caressant doucement la joue de Sebastian de son nez. Sebastian fronça les sourcils mais s'adoucit, tournant son regard vers lui. Il semblait partagé.

"Charlie, tu pleurais et c'était leur faute. Je ne peux pas les laisser te faire encore du mal"

Il parlait trop fort pour que les autres ne l'entendent pas.

Charles regarda, avec horreur, les yeux de Max et de Lewis s'écarquiller en comprenant. Leurs odeurs s'emplirent presque immédiatement d'un fort ton de culpabilité. Cela fit gémir Charles, du désespoir de faire en sorte que ses compagnons se sentent bien et soient en sécurité.

Il se tourna vers Sebastian, le suppliant du regard en ronronnant doucement, pour montrer que tout allait bien mais que tout irait mieux s'il pouvait avoir Lewis et Max près de lui. Malgré l'avertissement de Kimi, il entendit Max lui répondre en ronronnant à son tour.

Sebastian le regarda longuement, fouillant dans ses yeux pour un quelconque signe d'inconfort. Il ne sembla pas en trouver quand il hocha doucement la tête, embrassant une nouvelle fois sa tempe avant de relâcher son étreinte. Charles regretta presque immédiatement la chaleur mais il savait qu'il la retrouverait, qu'il pourrait toujours la retrouver. Il roucoula doucement, pour l'encourager et le rassurer, pouvant toujours sentir les instincts de Sebastian le retenir et l'inciter à continuer de protéger son chiot

"Kimi, allons-y mon amour" murmura-t-il à l'oreille de son compagnon, caressant sa joue de son nez. L'alpha resta immobile un instant, la tension courant toujours dans son corps alors qu'un grondement plus faible s'échappait de ses lèvres. Puis il se tourna vers Charles, s'approchant de lui pour caresser ses cheveux et son grondement mourut.

"S'il y a quoi que ce soit chiot, appelle-nous"

Charles hocha la tête, ronronnant sous l'attention de son père de meute et enfouit doucement son visage dans sa main. Kimi lui sourit et finit par se détourner, attrapant la main de Seb pour y presser un baiser. Ils se relevèrent en faisant attention aux bords du nid chaotique de Charles, Sebastian s'attardant encore un peu plus avant de se tenir droits, tous les deux, en face de Lewis et de Max.

"Si vous lui faites quoi que ce soit, considérez que vous ne faites plus partie de cette meute" gronda Kimi à leur encontre, sa voix froide et posée si différente de celle douce et rassurante qu'il avait adressée à Charles.

"Considérez plutôt que vous êtes morts et que je vous tuerais moi-même" s'hérissa Sebastian au mouvement de réponse qu'initia Max. Lewis posa sa main sur le bras de Max, caressant sa peau pour l'inciter à rester calme. Ils ne dirent plus rien et se contentèrent d'hocher pathétiquement la tête.

Charles regarda Sebastian s'approcher de Lando, qui sanglotait toujours faiblement et l'attirer contre lui pour embrasser ses cheveux tandis que Kimi s'approchait de Daniel, ébouriffant gentiment les boucles de l'Alpha en lui murmurant qu'il avait bien fait. Les deux entrainèrent tous les membres de leur meute à l'extérieur de leur chambre et en refermèrent la porte, les laissant tous les trois dans un silence de mort.

Charles s'enfouit confortablement dans son nid, lissant les couvertures autour de lui pour qu'elles soient douces comme il les aimait avant de relever les yeux vers Lewis et Max qui se tenaient toujours immobiles sur le seuil de la chambre. Leur chambre car ils l'avaient partagé de nombreuses nuits.

Charles pouvait lire le besoin dans leurs yeux, il savait qu'ils voulaient le rejoindre parce que lui aussi les voulait près de lui.

Il ne pensait pas qu'ils viendraient alors les avoir ici, seuls avec lui, paraissait déjà être plus que ce qu'il aurait pu espérer. C'était pourtant encore trop peu.

Il gémit doucement, tapotant du bout des doigts l'espace libre à ses côtés. Il vit avec plaisir Max se précipiter vers lui, se déchaussant en trébuchant sur le chemin, avant de s'écrouler à ses côtés et d'enrouler ses bras fermement autour de lui, le serrant contre sa poitrine. Il sentait le shampoing à la pomme et son odeur habituelle de pamplemousse se teintait lentement de soulagement sans parvenir à masquer les traces résiduelles de culpabilité et de tristesse. Charles se fondit contre lui, ronronnant doucement contre son cou, en laissant sa propre odeur couler sur lui.

Il manquait encore quelque chose.

Charles embrassa doucement la joue de Max et tourna son regard vers Lewis, qui dansait toujours inconfortablement au bord du nid, l'envie et le besoin inscrits sur son visage. Il n'osait pas entrer et Charles était content qu'il attende son accord.

"Lewis, viens" ronronna-t-il, en apaisant Max d'une caresse du bout de son nez sous son oreille quand ce dernier gémit désespérément. Ils avaient besoin les uns des autres, ils devaient aller mieux tous les trois.

Ils ne savaient pas ce qu'il allait se passer, ne savait pas s'ils pouvaient s'en sortir ni même si Max et Lewis avaient trouvé un moyen de fonctionner ensemble mais Charles savait qu'il avait besoin d'eux. Il ne pouvait pas faire ça seul, cette soirée, cette année même le lui avait prouvé.

Lewis ne bougeait toujours pas, aussi tendu qu'un fil, les poings serrés et le visage tordu dans une expression de détresse. Ça ne sonnait pas bon pour Charles, il devait s'assurer qu'ils étaient tous bien et en sécurité et ce n'était pas le cas.

"S'il-te-plaît" gémit-il en lui tendant la main. Quelque chose se brisa chez Lewis, une barrière qui le retenait s'effondra devant ses deux Omégas ayant besoin de lui. Autant que lui avait besoin d'eux.

Il enleva ses chaussures, et vint s'écrouler dans le dos de Charles, glissant ses bras autour de son corps et de celui de Max, les gardant en sécurité et au chaud contre lui. Charles le sentit enfouir son visage dans le creux de son cou et y respirer de tout son soul ce qui lui tira un ronronnement de contentement. Il se sentait enfin au complet, avec Max bourdonnant joyeusement contre sa joue et Lewis les parfumant tous les deux en grondant de plaisir.

Il ferma les yeux, profitant du bonheur qui coulait en lui.

Dieu, qu'ils lui avaient manqué.

Il ne voulait plus jamais avoir à quitter leur bras, là où il appartenait. Sa main se glissa sur la joue de Max, caressant sa peau du bout des doigts avant de lever le menton et de réclamer un baiser. Max rigola doucement et s'empressa de le lui accorder, pressant leurs lèvres ensemble avec ferveur et un trop net désespoir pour que ce soit un baiser normal.

Il aurait pu rester comme ça indéfiniment, à profiter des lèvres de Max sur les siennes et à faire en sorte que ce désespoir disparaisse si Lewis n'avait pas commencé à gratter ses dents sur la peau de son cou de façon trop insistante pour être innocente.

Charles sourit, sachant ce qui était demandé et s'échappa des lèvres de Max, bourdonnant doucement pour apaiser son gémissement plaintif avant de se tourner dans leur étreinte. Il faisait maintenant face à Lewis, tout souriant, qui n'attendit pas qu'il ait arrêté de bouger pour presser ses lèvres contre les siennes. C'était plus appuyé que le baiser de Max, différent et tout aussi bon. Ça lui avait tellement manqué. Lewis grondait doucement, le serrant plus fort sans jamais ralentir.

Charles essayait juste de suivre, prenant tout ce qu'il pouvait prendre et donnant tout ce qu'il avait à donner. Lewis était toujours comme ça, dense et solide, quelqu'un sur qui l'on pouvait se reposer.

Celui qui pensait quand les autres ne pouvaient pas, même quand Max et lui auraient souhaité qu'il se laisse simplement aller.

Les choses ne changeaient pas.

"Charlie, nous devons parler" soupira Lewis, contre ses lèvres, ses doigts caressant tendrement sa joue. Charles gémit, il ne voulait pas et il entendit Max faire de même en s'enfouissant contre sa nuque

"Je suis désolé mon amour, mais nous devons parler"

Charles frémit, d'abord au surnom puis à l'anticipation de ce qui allait venir.

Il avait peur de les perdre, que d'une façon ou d'une autre ce qu'ils vivaient maintenant soit la dernière chose qu'ils partageraient tous les trois.

Charles savait que Max et Lewis étaient ses compagnons, il en était sûr depuis si longtemps qu'il ne savait plus faire sans eux. Il ne pouvait pas faire sans eux.

Max pleurnicha dans sa nuque, décalant sa tête pour pouvoir regarder Lewis. Il leva sa main jusqu'au côté de son visage, glissant ses doigts sur le chaume recouvrant ses joues et traçant les contours de sa mâchoire.

"S'il-te-plaît Lewis, pas maintenant" murmura-t-il, son souffle se répercutant directement sur la coque de l'oreille de Charles, un frisson dérivant de là et le long de son bras. Lewis s'adoucit, fondant sous le toucher de Max alors que Charles ne pouvait s'empêcher de sourire. Leur comportement lui laissait de l'espoir. Peut-être pourront-ils s'en sortir.

"Max, nous lui devons ça. Je nous dois ça." Il s'interrompit, son regard passant de Max aux yeux de Charles. "Je ne supporte pas l'idée de t'avoir blessé Charles. Laisse-nous t'expliquer"

Charles pouvait voir la douleur écrite sur le visage de Lewis et il pouvait la sentir dans son odeur, ainsi que la culpabilité. Il laissa ses instincts le guider et se pencha pour l'embrasser, quelque chose de doux et de calme, ce qu'il voulait transmettre à Lewis. Il sentit Max presser des baisers sur le côté de son visage, lui aussi sentait la culpabilité et la douleur.

Ce n'était pas bon.

"Je crois que Lewis a raison Max, nous avons besoin de parler" soupira-t-il quand il s'éloigna en lui faisant un sourire triste.

Il sentit Max hocher la tête et relâcher un long souffle dans son cou.

Charles avait dit qu'ils allaient parler mais il était incapable de trouver par où commencer. Le problème lui paraissait tellement gros et insurmontable et il ne voulait faire aucune erreur. Il ne voulait pas tout gâcher et il avait vraiment peur de le faire en-

"Charlie je peux t'entendre penser" interrompit Max, en pressant un baiser appuyé sur sa tempe. "Laisse-nous faire mon amour. C'est notre erreur"

Max regarda Lewis ensuite, qui hocha doucement la tête, l'encourageant à poursuivre. Max le tourna doucement vers lui, pour pouvoir le regarder.

"Je pense que nous te devons des excuses. Un tas même, pour toute la merde de cette année"

Charles pouvait lire trop de choses dans les yeux de Max, des choses qu'il savait que Max n'arriverait pas à dire parce que comme lui, il n'était pas doué avec mes mots.

Lewis le savait aussi. Il caressa la joue de Max, grondant doucement pour le féliciter dès efforts qu'il avait déjà fournis.

C'était à son tour de continuer.

"Nous n'aurions pas dû laisser la course s'infiltrer entre nous. Nous n'aurions pas dû la laisser nous blesser. Te blesser toi Charlie"

Charles le savait. Ils avaient essayé au début de séparer les deux mais ça avait été catastrophique et frustrant. Ils s'étaient hurlé dessus trop de fois, avaient pleuré trop de fois et avaient fini par s'éloigner, pour se parler moins et préserver ce qui n'était pas encore cassé.

Charles en avait détesté chaque seconde mais il avait été incapable de les convaincre d'essayer à nouveau, de faire autrement, de trouver un moyen.

C'était resté comme ça, avec Max et Lewis en conflit perpétuel et Charles sur le côté, ne pouvant rien faire d'autre que de les regarder se détruire.

Il ne voyait pas comment cela aurait pu s'arranger, après ce qu'il s'était passé cette nuit, et pourtant Lewis et Max étaient là, de chaque côté de son corps, à le câliner et à se câliner aussi.

Qu'est-ce qui avait changé ?

"Nous – enfin je veux dire, vous allez bien vous deux ?"

Lewis lui sourit doucement, une main venant bercer son visage et l'autre celui de Max, caressant leur joue de ses pouces.

"Il y a une heure, j'aurais été incapable de te répondre. Mais être là-bas, au milieu de toute cette merde, sans toi..." Il s'arrêta, reniflant et cherchant comment continuer. Il fixa son regard sur Max une longue seconde puis revint vers Charles. Il souriait mais c'était trop triste pour vraiment être appelé un sourire. "Sans vous deux à mes côtés, m'a fait me rendre compte que je ne voulais pas de ça. Que j'avais besoin de vous, de vous deux, plus que je n'avais besoin de ce championnat. Je ne peux pas sacrifier ça, j'en suis incapable"

Charles sentit les larmes dévaler ses joues au même titre que celle de Max s'échouant dans son cou. Lewis était doué pour ça, dire de longues et jolies phrases pleines de sentiments quand Charles ne trouvait pas les mots et que Max ne savait pas comment exprimer ce qu'il ressentait.

"Je pensais vous avoir perdu" pleura-t-il, enfouissant son visage dans le cou chaud et accueillant de Lewis. Il y pressa une pléiade de baisers mouillés, ne s'arrêtant que lorsque Max s'effondra en un brusque sanglot. Lewis et lui se concentrèrent immédiatement sur lui, remarquant son visage rouge et son souffle court.

"Je- je le pensais aussi. Je croyais que c'était le prix à payer pour gagner et- et je croyais pouvoir le faire. Mais-"

Max s'étouffa avec un sanglot, resserrant plus fermement sa prise autour du corps de Charles, sa main s'accrochant désespérément au bras de Lewis qui berçait son visage.

Le voir si touché affola tout ce qu'il y avait en Charles, le laissant juste avec la certitude de faire en sorte qu'il se sente mieux, que son odeur de pamplemousse se libère du trop d'acidité qu'il y sentait et redevienne douce, que son Oméga se sente mieux. Il se détourna de la poitrine de Lewis, ignorant ses propres larmes pas encore sèches.

"Chut Max, ça va. Nous sommes là. Ça va aller mon amour, je t'en prie calme-toi" murmura-t-il en caressant ses cheveux, passant ses doigts dedans en laissant ses ongles légèrement gratter son crâne comme il savait que Max l'aimait. Lewis grondait doucement derrière lui, pour calmer ses Omégas et faire disparaître la détresse de leurs deux odeurs.

Max respirait fort, ses yeux brouillés alors qu'il ouvrait la bouche pour la refermer ensuite, les mots ne s'échappant jamais de ses lèvres malgré les efforts évidents qu'il faisait.

Lewis déplaça la main qu'il avait posé sur sa joue, et qui était désormais trempée, vers le cou de Max, appuyant ses doigts sur sa glande odorante pour l'aider à s'ancrer, libérant plus de l'odeur de Max et y répondant avec une vague de la sienne. Il donna à Max le courage dont il avait besoin pour continuer.

"Je- je ne peux pas faire ça tout seul. J'ai besoin de vous et je- je suis désolé que cette année se soit passé comme ça. J'aurais dû vous protéger, surtout toi Charlie, de tout ça mais... je n'ai pas réussi et je suis tellement désolé"

Son regard désespéré trouva celui de Charles, le suppliant de comprendre et la douleur qu'il y vit lui brisa le cœur. Max s'en voulait toujours trop, se blâmant toujours plus qu'il ne devrait et Charles le comprenait, parce qu'il était pareil. Il formait un duo chaotique que Lewis maintenait debout et en sécurité. Ils étaient un trio qui ne fonctionnait qu'ensemble et pas autrement.

Ils avaient déjà essayé et ça avait été un échec.

Il inspira brusquement.

"Max, nous allons bien mon amour. J'avais peur de vous avoir perdu mais vous êtes là maintenant n'est-ce pas ? Tout va bien" bourdonna doucement Charles, caressant son visage du bout de son nez pour le calmer.

Il ne savait pas si ce qu'il disait était vrai mais il voulait le croire, croire qu'ils allaient bien ou qu'ils finiraient par l'être. Et il voulait que Max le croit aussi.

Lewis, derrière lui, les serra un peu plus fort avant de se défaire d'eux, rigolant à leurs gémissements de plaintes communs, avant de se déplacer au-dessus d'eux, un grand sourire décorant son visage, et de simplement se laisser tomber.

Un rire encore plus important s'échappa de lui à leurs cris indignés puis il s'affaira à se mettre confortable.

Il se tourna sur le dos et attira Max et Charles contre lui, les installant pour que leurs deux visages soient blottis sous son cou, au plus près de ses glandes odorantes qui les entouraient d'une agréable odeur de linge propre, et contre le tissu doux de son t-shirt. Il cajola le haut de leur tête chacun leur tour avant de se laisser retomber sur l'amas de coussins et de couvertures derrière lui, soupirant d'aise.

"Je vous aime tous les deux et rien de tout ce qui pourra se passer ne changera jamais ça. Je veux juste qu'on soit ensemble tous les trois, comme avant. Tout ira bien tant qu'on aura ça"

Charles ne savait pas quoi dire, c'était tout ce qu'il avait toujours voulu, tout ce qu'il avait espéré qu'ils deviendraient.

Il était incapable d'y croire.

Mais Max ne pleurait plus, les sillons humides sur ses joues commençant lentement à sécher et il souriait en regardant Lewis alors peut-être que c'était vrai. Peut-être que tout n'était pas complètement foutu ?

Leurs deux regards se tournèrent vers lui et il se sentit pris sur le fait, gêné d'être surpris à être si défaitiste ? Ou à avoir trop d'espoir peut-être ? Il ne savait pas.

"Pour nous deux Charlie, nous sommes désolés. Nous nous sommes expliqués avant de venir, pour s'assurer que tout allait bien entre nous. C'est pour ça que nous avons été aussi long mais ça ne voulait pas dire que nous renoncions à toi mon amour, ni même à nous" expliqua Lewis en caressant son dos, ses doigts montant et descendant le long de sa colonne en un mouvement apaisant qui ne l'apaisa pas du tout, au contraire.

Charles écarquilla les yeux, accablé par tout ce qu'il venait d'entendre.

"Alors il y a bien un nous ?" souffla-t-il, la voix tremblante et le regard alternant entre le visage de Max et celui de Lewis, y cherchant la confirmation qu'il voulait désespérément. Plus que tout, il voulait qu'ils lui disent qu'il pouvait y croire. Il était si proche de l'avoir.

Max lui sourit, saisissant son visage au creux de sa main pour qu'il se concentre sur lui. Son pouce caressait sa joue.

"Bien sûr Charlie, il y en a toujours eu un et nous sommes désolés de l'avoir négligé. Mais ça n'arrivera plus, vous êtes mes priorités et je ferai tout ce que je pourrais pour nous protéger"

Lewis hocha la tête, souriant à Max en le regardant avec des yeux remplis d'amour, les mêmes qu'il dirigea ensuite vers Charles et ses doigts enroulèrent certaines de ses mèches de cheveux autour de ses doigts.

"Ouais Charlie, je vous garderai ensemble et en sécurité, tous les deux. Mes parfaits Omégas"

Charles fondit sous l'éloge, pressant son visage encore un peu plus contre la main de Lewis alors qu'il regardait Max presser un baiser sur la joue de l'Alpha, l'Oméga devenu doux au compliment.

Charles fut submergé par une vague d'amour folle en les regardant ainsi, il n'arrivait pas à croire qu'il avait pensé de plus jamais pouvoir avoir ça.

Il se redressa, appuyant ses mains à plat sur le torse de Lewis pour se soutenir, si proche d'eux qu'il pouvait sentir leur souffle s'échouer sur lui.

"Je vous aime vous deux" gazouilla-t-il en cajolant leur visage, pressant des baisers partout où il pouvait atteindre. Lewis et Max riaient sous l'attention et Charles ronronna de plaisir, du plaisir d'avoir fait en sorte que ses compagnons soient heureux.

Quand il s'enfouit à nouveau contre son cou, il eut enfin l'impression que tout était de nouveau à sa place. Il ne pouvait plus penser à autre chose qu'à rester comme ça, blotti contre le torse de son Alpha et ses bras fermement serré autour du corps de son Oméga.

Il eu l'impression qu'il devait dire quelque chose, à propos d'eux ou d'aujourd'hui ou de cette année mais il en était incapable, ça se bousculait derrière ses lèvres sans qu'il soit capable de le leur dire.

Pourtant, Lewis et Max mériteraient de l'entendre mais ce n'était pas possible, il ne pouvait juste pas.

Mais il y a d'autres choses qu'il pouvait leur dire. Il avait même trop tardé à le faire.

"Max, mon amour, félicitations. Pour le championnat je veux dire, tu as si bien fait" bourdonna-t-il, concentré sur Max qui ronronnait doucement, les yeux clos pendant qu'il embrassait la clavicule de Lewis.

Max interrompit ses baisers une seconde sans jamais cesser de ronronner avant que ses yeux flous ne s'ouvrent sur Charles, un sourire tranquille sur les lèvres.

"Merci Charlie, c'est important pour moi que tu le penses." Il jeta un coup d'œil à Lewis, qui les regardait tous les deux, les yeux pleins de douceur. "Toi aussi Lewis, je sais que nous en avons déjà parlé mais je suis désolé que ça se soit passé comme ça"

Lewis gronda, caressant les cheveux de Max jusqu'à ce que son froncement de sourcils inquiet disparaisse et que son cœur, qu'ils entendaient battre trop rapidement, se calme.

"Je sais mon amour, ce n'était pas ta faute. Je suis fier de toi" sourit Lewis, le contour de ses yeux craquelant adorablement. Max laissa un gémissement appréciatif s'échapper et sourit complètement à Lewis.

Charles s'apaisa totalement, désormais assuré que ce stupide championnat n'avait pas gagné sur eux. Max et Lewis étaient toujours les mêmes, ils s'aimaient toujours et ils aimaient toujours Charles. Ils allaient bien.

"Lewis je suis désolé pour le championnat. Tu le méritais" murmura-t-il en tournant sa tête pour le regarder, découvrant cette lueur de tristesse persistante, puis pour l'embrasser et la faire disparaître. Lewis l'embrassa en retour, sa main libre s'attachant à sa nuque pour le maintenir là.

"Ne t'en fais pas mon amour, ça finira par aller. Si je vous ai avec moi"

C'est tout ce que Charles avait besoin de savoir, il se recala confortablement contre Lewis, lissant son t-shirt pour qu'il soit doux et que Max puisse s'y reposer. Ils sentaient tous le calme et la sécurité, ils étaient biens et parfaits.

Max commença à ronronner, Lewis a gentiment gratté son crâne et Charles ferma les yeux, se laissant dériver dans la chaleur et la fatigue.

-

Sebastian ouvrit doucement la porte, sa main tenant fermement celle de Kimi pour ne pas s'affoler. Le rayon de lumière venant de la salle de meute éclaira l'intérieur de la chambre, lui permettant de voir trois corps entassés les uns sur les autres.

Il sourit instinctivement, cherchant du regard son chiot parmi tous les membres entremêlés. Quand il repéra enfin une masse de cheveux pouvant être celle de Charles, il trouva deux yeux faiblement ouverts le regardant déjà.

Sebastian allait pour s'approcher quand une pression dans sa main le retint, il se tourna vers Kimi confus et ce-dernier désigna d'un vague mouvement du menton le nid chaotique de Charles. Quand Sebastian le regarda, se demandant ce qu'il devait chercher, il découvrit Charles, caressant les cheveux blonds en désordre de Max tout en câlinant la joue de Lewis du bout du nez. Il souriait.

Sebastian sourit lui aussi, chacun de ses instincts apaisés, et s'autorisa à le regarder quelques secondes de plus avant de se détourner. Il embrassa brièvement le sourire heureux sur les lèvres de son compagnon avant de refermer la porte derrière eux, laissant à son chiot et à ses compagnons le repos qu'ils méritaient

Notes:

Je cherche quelqu'un souhaitant et pouvant traduire mes travaux, du français à l'anglais (ou d'autre langues), afin de les rendre plus accessibles. Si quelqu'un est interressé, faites le moi savoir dans un commentaire. Merci.

Merci d'avoir lu !

Les retours sont la meilleure source de motivation.