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Language:
Français
Stats:
Published:
2024-06-12
Words:
1,013
Chapters:
1/1
Comments:
8
Kudos:
48
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2
Hits:
285

Beignet Fourré

Summary:

Après le soleil vient la pluie. Jō sait que le soleil reviendra, il a toujours fait. Mais cette fois-ci la pluie s’est abattue longtemps. Quand le soleil reviendra, son empreinte laissée sur Togame est-elle toujours intacte ?

Notes:

Je remercie énormément toshxkotasu pour sa traduction, encore merci à toi !

J'espère que la lecture vous sera agréable. Je m'excuse des tournures de phrases, grammaire et fautes orthographes qui vous feront hérisser les poils. J'en prends l'entière responsabilité.

Merci à ceux qui ont eu la curiosité d’y jeter un œil.

Bon voyage dans vos lectures !

Work Text:

Des gouttelettes s'écrasaient à leurs pieds. Tomiyama les avait vu tomber du visage de son second commandant. Togame était sûr que Chōji avait tout vu. 

« Il s'est remis à pleuvoir », nota faussement Chōji en fixant le ciel orangé. 

Jō imita le geste, la tête en arrière, mais au lieu de regarder le ciel il ferme les yeux ; les larmes continuèrent de couler à travers ses cils. Son soleil était revenu, il avait fallu un coup de poing et un simple beignet écrasé pour ré-entendre ce rire qu'il aimait tant. Ce son caressait ses oreilles et faisait revivre la chaleur battante perdue dans son cœur. 

Tout document ces yeux s'ouvrirent, d'abord flou, les dernières larmes le quittèrent. Les couleurs du ciel et la forme des nuages ​​lui étaient claires maintenant, comme l'avenir de Chōji et lui.

« On dirait bien. C'est marrant, non ? » 

Sa tête se détourna du ciel pour admirer son soleil, son soleil avec du sang séché encore apparent sous son nez et des éraflures sur le reste du visage. Des yeux vibrants de leur couleur étaient de nouveau pleine de vie malgré la douleur encore présente dans son regard et les contours des yeux rougis par les pleurs. 

« Mon…, le soleil s'est enfin pointé, pourtant » rectifia Jō. 

Togame pouvait voir du coin de l'œil les joues anormalement empourprées du plus petit. Cette vision aussi lui avait manqué. 

« Kame-chan, je veux entendre ce que tu allais dire au début »

Togame changea le beignet de main et prit presque hésité les doigts fins de Tomiyama. À leur contact, il avait retrouvé cette chaleur douce, comparable aux premières chaleurs de l'année après un hiver long et austère. Jō pensa que c'était tellement emballant comme sensation. Sa grande main enroba celle plus petite de Chōji, gardant ce corps dans sa chaise maintenant tiède. 

« Mon soleil s'est enfin pointé » avoua-t-il. 

Les yeux du chef déchu s'écarquillèrent, il avait piqué le soleil sur tout son visage d'ange ; ses yeux fuyant de droite à gauche. Puis il les replongea dans les nuances de vert de Togame. 

La pression dans sa main dure un court instant et à nouveau des perles fines réapparurent au coin des yeux de son ami. 

« Ta vu, la pluie recommence à nous tomber dessus » ironise-t-il la voix tremblante. 

Les larmes coulaient jusqu'à son menton et comme pour Togame, elles finissaient leur course contre le sol boueux. Cependant, il avait le sourire, un sourire suppliant. 

« Tu vas rester avec moi ? Je suis toujours le bienvenu dans ta vie, pas vrai, Kame-chan…? » implora Chōji. 

Jō ne savait pas quoi répondre. C'était pourtant évident. Chōji, tu n'as pas écouter tout ce que j'aie dit sur le Shishitōren ? réfléchit Togame. Son cœur se fractura devant la scène de peur dans les yeux de son soleil. Il le prit par les épaules et le rapprocha, collant leur front ensemble. 

« Chōji, quoiqu'il arrive tu es et sera toujours le bienvenu. Comme on a dit, nous allons chercher une solution ensemble, d'accord ? Ensemble nous reconstruirons un nouveau Shishitōren et nous nous amusons de nouveau, toi, les autres et moi, le rassura-t-il de sa voix la plus paisible qui lui était capable de faire. 

– Oui je l'ai bien compris, mais je voulais… comment dire… je parle de toi et uniquement toi. Genre, ici »

Son doigt pointe en direction de la poitrine de Jō. Instantanément, Togame comprit ce qu'il essayait de dire. Soulagé, il amena la main tendue et tremblante de son ami à l'intérieur de son yukata ; à même sa peau chaude, là où son cœur battait pour lui. 

L'adolescent ne prononça aucun mot, son corps avait parlé pour lui en tressaillant de joie au contact chaud. Il ressentait la loyauté et l'amour qui étaient toujours là. 

Leurs fronts se frottèrent l'un contre l'autre, comme des fauves manifestant l'affection pour leur compagnon. Tomiyama caressa la peau sous ses doigts tachés de gras du beignet. 

Jō sortit la main de son yukata et poussa le corps mince à se glisser dans une étreinte serrée, les enveloppant dans un cocon réconfortant ; annihilant leur doute et leur peur qui les grignotés depuis longtemps. Le brun resserrera sa prise. Il ne le laissera plus jamais partir. 

Soulager d'un poids encore plus lourd que d'accepter la triste vérité sur leur gang, Chōji nicha son visage contre la poitrine de Togame. Tant qu'il pouvait entendre le cœur de son Kame-chan battre pour lui, le reste était superflu, même le froissement de l'emballage plastique du beignet se faisait entendre par intermittence et ne gâchait pas leur moment. 

Au bout d'une minute il s'écartèrent l'un de l'autre, Chōji profita d'être encore suffisamment proche pour se mettre sur la pointe des pieds, ses bras entourant le cou de Jō. 

Le beignet ayant jamais quitté la main du petit chef, Togame eut la surprise du passage du beignet sous ses yeux. Son esprit rassembla ces deux images sensorielles. A partir de maintenant pour Togame son soleil sentira le beignet fourré à la pâte d'haricot rouge, il en rit de cette pensée qu'il trouva mignonne. Cela le distrayait le temps d'un battement de cils. 

Les cheveux longs du garçon leur donnèrent un demi-jour d'intimité. Chōji en profita pour y planter ses lèvres contre celles de son Kame-chan. 

Leurs lèvres se murent timidement en union. Jō sourit dans ce bisous innocent que seul son soleil pouvait lui offrir, oubliant en partie que ce même être minuscule pouvait mettre à terre un homme deux fois son gabarit.

Sa main blessée vint sur la joue de son ami et y cajola la peau chatouilleuse. Tomiyama frissonna au geste et un son honteux sortit de sa gorge.  

Chōji suspendit leur baiser en s'écartant d'un bon mètre, d'un seul coup timide de son initiative. Il laissa tout de même apparaître une courbure suffisante aux coins des lèvres. Jō pensa qu'il était à croquer. 

« Kame-chan, allons sur le toit admirer le coucher de soleil en mangeant le beignet ! chanta-il.

— Allons-y »

Alors qu'il s'apprêta à se diriger vers leur cinéma, en guise de cadeau, un rayon de lumière éclaira le visage rieur de son petit soleil. Merci de moi l'avoir rendu .