Actions

Work Header

Croisière Autour de la Terre

Summary:

Après la C-62, la Big Boy x4014 et le Zeppelin, c'est au tour du RMS Olympic de débarquer dans l'espace. Harlock n'est pas très fan. Bob en revanche, si.

Notes:

Disclaimers : le RMS Olympic ne m'appartient absolument pas, il était la propriété de la White Star Line. Harlock et Zero appartiennent à Leiji Matsumoto. Bob appartient à AuBe-in-arcadia. L'idée du paquebot dans l'espace appartient à la BBC (épisode "Voyage of the Damned" de Doctor Who).

 

Chronologie : un mix bizarre entre 84 et Cosmowarrior Zero.

Notes : premier chapitre d'une série de 3 chapitres. Le paquebot cité a réellement existé. En général, les médias aiment bien utiliser ses vidéos, photos pour présenter son jumeau, le célèbre "Titanic". Sachez que toutes les photos prises en intérieur, vidéos etc labellisées "Titanic" sont en fait prises sur l'Olympic. J'espère ne pas vous perdre avec l'aspect encyclopédique de certains dialogues. Tout ce qui sera cité dans cette histoire est issu de longues années d'intérêt pour les paquebots transatlantiques.

Work Text:

—Bob, tu peux m’expliquer ? questionna Harlock avant même de gratifier l’octodian d’un « bonjour »
—Je commençais à être fatigué de devoir déplacer le saloon pièce par pièce. J’ai choisi d’improviser gamin, répondit Bob calmement

Le pirate cligna plusieurs fois de son unique œil, avisant le propriétaire du « Metal Bloody Saloon » comme s’il venait d’entendre la chose la plus stupide jamais prononcée par un être vivant dans cette galaxie, et dans les dix autres galaxies voisines.

— Pour commencer : ne m’appelle pas gamin et ensuite improviser ? Sérieusement ? Et où es-tu allé chercher ce foutu paquebot ? Tu ne pouvais pas te contenter de quelque chose de plus discret ? Ce n’est pas comme si tu avais une illustre clientèle.
— Il traînait, à l’abandon le plus total, dans une cale sèche sur un des satellites de Tokarga, ouvert aux quatre vents. J’ai saisi ma chance, qui irait le réclamer ?

Le commandant Warrius Zero qui,avait assimilé le plus d’informations possibles transmises sur sa tablette holo par son second Marina Oki au moment où Harlock demandait des comptes à Bob, se demandait s’il faisait un mauvais rêve.Il saisit l’épaule d’Harlock, lui enjoignant par ce geste de contenir l’exaspération qui commençait à poindre.

— Donc si je comprends bien, pour résumer : vous avez trouvé un paquebot transatlantique qui a servi à une époque où les mers du globe n’étaient pas asséchées et où l’aviation en était à ses balbutiements puis ledit paquebot a disparu des radars pendant un millénaire environ, et le revoilà ?

Le militaire n’en revenait pas, mais il semblait réprimer son étonnement un peu mieux qu’Harlock.

— Dans les grandes lignes, oui. Le passage d’un système de propulsion au mazout à une propulsion par générateurs warps était déjà effectué. Je ne sais rien sur ce rafiot hormis que son nom est « Olympic » et qu’il était censé être démantelé à partir de 1934. Ensuite il a été porté disparu. Je ne sais pas quand, comment, ni même qui l’a retrouvé, conservé en l’état et l’a rendu opérationnel pour une virée spatiale, conclut Bob

Pour toute réponse Harlock croisa les bras. Pour le pirate, l’avantage du Metal Bloody Saloon était que, la plupart du temps, c’était un des rares endroits où le capitaine pouvait se montrer en toute quiétude sans menacer qui que ce soit avec son Cosmodragoon.

— Ce ne serait pas la première fois que des moyens de transports ou des bâtiments sortis d’une autre époque se promènent d’une planète à une autre. Prends les exemples du Yamato, du 999 ou même du Big One, d’un point de vue historique ils sont plus proches de ce paquebot que de l’Arcadia ou du Karyū, concéda Warrius
— Ajoutez à ça le vaisseau d’Emeraldas qui n’est rien d’autre qu’un Zeppelin, ou tout simplement l’Arcadia qui est équipée d’un château arrière de galion, conclut l’Octodian.

Harlock inspira profondément. D’accord, il allait accorder à ses deux interlocuteurs cette victoire. Néanmoins il restait contrarié : avec un engin aussi voyant, il était clair qu’il voyait d’un mauvais œil le nouvel « habillage » du Bloody Saloon. Aussi la raison de sa venue, ainsi que celle de Zero, restait un mystère complet.

— Très bien, ce petit exposé sur ta barque antique fut sympathique, mais peux-tu m’expliquer en quoi ça nous concerne ?

L’octodian utilisa une de ses multiples paires de mains pour se gratter l’arrière de la tête ainsi que le menton en même temps.

— J’ai un énorme soucis de gouvernail. Je n’arrive plus à diriger l’Olympic.
— C’est effectivement ce qui risque d’arriver quand on se lance dans la navigation spatiale avec un vieux et grand paquebot pas du tout prévu pour ça, oui, siffla Harlock
— Garde tes sarcasmes pour toi, gamin. Je comptais sur Tochirō pour y jeter un œil, et si l’état du navire ne me permet pas de repartir, que l’Arcadia voir le Karyū puissent me remorquer.
— M’appelle pas gamin, Bob. Ne serait-il pas plus simple de laisser cette relique amarrée sur un quai de l’oubli ?
— Je pensais que tu avais assez de respect pour les bâtiments historiques pour ne me pas me souffler cette idée. Et encore, crois moi gamin, quand tu auras fait un tour du bord, tu penseras toi aussi que l’abandonner est une idée stupide.

Harlock ne répondit pas immédiatement. Le pirate avait beau argumenter comme il le pouvait pour ne pas s’encombrer de l’Olympic, il eut le sentiment que Bob s’était pris d’affection pour le vieux transatlantique, tout en se disant que pour une fois, il pouvait bien tenter de l’arranger.

— C’est d’accord, je vais demander à Tochirō de regarder s’il peut intervenir. Peut-être qu’il pourra aussi nous en dire plus sur le passé de ton antiquité. Heureusement pour moi que l’épave du Titanic n’existe plus, tu aurais été capable de nous la remonter, grogna, plus par principe qu’autre chose, Harlock

L’octodian se fendit d’un léger rire, tandis que Warrius roula des yeux. Le capitaine pirate décida de les ignorer tous les deux, arrachant la tablette holocom des mains de l’officier terrien pour contacter Tochiro. Warrius fit les gros yeux, constatant qu’il n’arriverait jamais à s’adapter aux démonstrations de culot du pirate, l’observant expliquer au concepteur de l’Arcadia les péripéties qui l’attendaient à bord du transatlantique.

 

Environ vingt minutes plus tard, la double-coque de l’Olympic trembla, tirant les trois hommes de leur conversation impliquant des poulpes, des citrouilles ainsi qu’une curieuse histoire de poneys. Zero et Harlock, affalés dans les fauteuils du salon-fumoir de l’ancienne première classe du paquebot, observèrent Bob se lever prestement.

— Je ne suis pas très sûr que déployer les tubes d’abordage sur l’Olympic soit recommandé, vu l’âge du navire, commença Zero
— Je pense au contraire que Tochiro l’a fait en connaissance de cause. Je vais lui ouvrir les portes de coupées, restez sages tous les deux. Surtout toi, gamin.
— M’appelle pas gamin, Bob. Je n’ai pas l’intention de m’en prendre à ta vieillerie, répondit Harlock presque par automatisme, agitant sa main d’un geste las synonyme de « bon débarras » pendant que l’octodian disparaissait du fumoir pour s’aventurer dans ce qui ressemblait à un corridor de l’équipage.

Passées quelques minutes, Bob revint avec le petit ingénieur sur les talons. Tochiro Oyama, son large chapeau troué sur la tête, drapé dans son poncho, trottinait plus qu’il ne marchait, des rouleaux aussi grands que lui calés sous son aisselle droite. Un large sourire fendait les lèvres du génie de l’aérospatiale.

— Désolé du temps que j’ai mis. J’ai dû m’assurer que la coque de l’Olympic résisterait à la pression des tubes d’abordage. Pour ça il m’a fallu fouiller dans la banque de données de l’Arcadia. Heureusement que les plans de la classe « Olympic » sont facilement trouvables. J’en ai profité pour les sortir de l’imprimante, déclara Tochiro comme une mitraillette
— Tu sembles bien excité, toi. Ton truc, c’est pas plutôt les croiseurs ainsi que les cuirassés ou l’aviation ?
— Mon « truc » comme tu dis, est la mécanique sous toutes ses formes. Surtout que, grossièrement parlant, l’Olympic est un peu l’ancêtre de l’Arcadia.

Harlock fronça son seul sourcil visible, comme s’il avait été vexé que sa « terrifiante » Arcadia ait quelque chose à voir de près ou de loin avec ce vieux bateau paralysé par sa panne de gouvernail.

— Tu n’exagères pas un peu, là ?
— Du tout. Tu n’es pas sans savoir qu’avant qu’un homme comme moi ne puisse concevoir l’Arcadia, d’autres hommes ont fabriqué leurs propres forteresses flottantes, militaires ou civiles, répondit Tochiro tout en déroulant un plan de coupe transversale de l’Olympic à même le sol.

S’accroupissant, Tochirō fixait d’un œil expert, en silence, chaque détail du plan représentant le système de guidage du bâtiment. Les rêves d'exploration spatiale de Tochirō Oyama étaient nés d'autres rêves, faits par d'autres hommes, en d'autres temps, sur les mers. Il aura bien fallu les géants qui croisaient sur l'Atlantique, sans répit, pour que d'autres géants puissent croiser dans la mer d'étoiles. Du moins c’est ce qu’il pensait. Il se relève ensuite, fixant tout à tour les trois hommes.

— Les deux hommes à l’origine de cette classe de paquebots, ont beau avoir créé une merveille pour l’époque, il semblerait qu’ils aient fait du gouvernail une des faiblesses de ces navires.
— « Ces » ? répéta Harlock
— L’Olympic est le premier d’une classe de trois paquebots : l’Olympic,qui donne son nom à cette même classe, le Britannic, et, entre les deux, le plus célèbre, le très infortuné Titanic.

Si pour l’Octodian, le Titanic ne lui disait rien, Harlock et Warrius furent, en revanche, interloqués.

— Tu peux répéter ?
— Pour faire simple messieurs, vous vous tenez sur le frère jumeau du Titanic. Bien moins célèbre, et pourtant des trois bâtiments, il est le seul à avoir connu une longue et respectable carrière.
— Je m’en doutais un peu vu comme il lui ressemble.
— De ce que j’ai lu dans la banque de données de l’Arcadia, il a également un passé militaire qui a le mérite d’être remarquable pour un navire commercial. Harlock, peux-tu consulter les fichiers que j’ai envoyé sur la tablette de Zero ? Je pense que ça va vous plaire à tous les deux.

Sans se faire prier, le pirate se saisit de la tablette de Warrius,la déverouilla et ouvrit les fichiers en question. Tout à coup, l’Olympic passa de « vieux rafiot d’un autre âge » à « respectable transporteur de troupes », un fin sourire sur les lèvres, il tendit la tablette à Warrius, qui siffla.

— C’est un camouflage Dazzle ? questionna le militaire
— Exactement. Ce qui signifie que l’Olympic a servi activement durant la Première Guerre Mondiale.
— Impressionnant.Je vois qu’il est retourné au service commercial peu après, ce qui signifie qu’en dépit de sa taille il a réussi à esquiver sous-marins, torpilles, croiseurs ?
— Le camouflage Dazzle permettait de désorienter l’ennemi qui ne savait pas dans quelle direction le navire allait.
— Harlock, je sais ce qu’est un camouflage de ce type quand même.
— Peut-être mais je ne suis pas sûr que c’était efficace à cent pour cent. Le sens dans lequel allait la fumée des cheminées devait être un bon indice… Quoiqu’en haute mer ce n’ était pas si évident, remarque.

Bob ne pipait mot face à l’enthousiasme des deux hommes, plutôt admiratifs du passé de transporteur de troupes de l’Olympic.
D’un geste vif, Zero pointa quelque chose sur la tablette.

— Hé Harlock, regarde ça : il est écrit qu’il a éperonné un sous-marin allemand. Éperonner, ça te connait, non ?
— Plutôt oui. Bon, il n’a pas du le faire avec un tranchoir. Certainement avec son étrave, ce qui n’en rend pas moins l’évènement exceptionnel pour un navire commercial.
— D’après ce document, il est le seul à avoir réussi cet exploit….

En parallèle de cette discussion qui avait dévié sur les différentes manières, selon Harlock et Zero, de couler de vieux sous-marins allemands, Tochiro s’attelait à l’analyse des plans plus précis, et bien plus techniques que des coupes transversales, de la timonerie du paquebot.

— J’ai du mal à comprendre comment celui ou celle qui l’a lancé dans l’espace, a réussi à le convertir de la propulsion mazout à warp, sans changer le gouvernail. Il ne devrait même plus être présent, à moins qu’on ait décidé de garder le système d’origine de la barre du navire,disait Tochiro plus pour lui-même que pour les trois autres hommes.
— Tu n’as pas dit justement que le gouvernail était une des faiblesses du navire ?
— En partie. Il est trop petit pour un paquebot de cette taille. C’est une des raisons de la perte du Titanic, entre autres, cumulées à une série d’erreurs humaines. Le gouvernail ne permet pas à ces paquebots de virer de bord rapidement.

Harlock écoutait attentivement Tochiro. Majeure partie des catastrophes ayant entaillé le dernier millénaire étaient souvent de nature humaine.

— Aussi, les notions de navigation étaient, comment le dire poliment, assez incomplètes. Ces navires n’étaient pas conçus pour effectuer des manœuvres rapides. Lorsque les officiers de quart virent l’iceberg, ils ordonnèrent de renverser la vapeur. Renverser la vapeur c’est…
— Je sais très bien ce que c’est que de renverser la vapeur, Tochiro ! Mais qu’est-ce que ce cours d’histoire a à voir avec le rafiot sur lequel on se trouve ? lança le pirate en levant la main, incitant ainsi son ami à abréger

Le petit ingénieur inspira profondément, et replaça ses lunettes sur son nez. Son meilleur ami acceptait les exposés universitaires jusqu’à un certain degré, surtout quand l’exposé concernait un bâtiment n’étant pas doté de tourelles triples ou de canons pulsars.

— Pour faire plus simple : quoiqu’impressionnante pour l’époque, c’est une technologie complètement désuète. La compagnie qui l’exploitait a fini par le faire fonctionner au mazout. En conclusion, je pourrais le réparer, c’est un fait…
— Mais ? questionna Bob, soudainement inquiet à l’idée que ce géant qu’il s’était approprié puisse devoir être envoyé à la ferraille
— Mais ça risque d’être aussi long que compliqué. Pas grand-chose me résiste c’est sûr, cependant je ne suis pas sûr que ça en vaille la peine. Je devrais peut-être refaire tout le système de navigation. Ce qui n’est pas gratuit.

Harlock se releva d’un bond de son fauteuil, toisant son meilleur ami. L’expression faciale du pirate indiquait qu’il n’appréciait que très moyennement ce qu’il venait d’entendre.

— Halte au feu. Premièrement, on a des moyens limités, pour ne pas dire qu’on est pas loin d’être à secs. Deuxièmement, ce n’est pas une besogne que tu pourras effectuer seul, et je m’oppose à ce que les mécaniciens de l’Arcadia soient détachés sur ce paquebot pour une durée indéterminée.
— On pourrait former une équipe mixte ? Par exemple, une moitié de mécaniciens issus du Karyu, et l’autre de l’Arcadia ? hasarda Tochiro

Ce fut au tour de Zero de se lever d’un bond. Il plissa ensuite les yeux : l’idée lui plaisait encore moins qu’à Harlock.

— Je me range du côté d’Harlock, il n’en est pas question. J’ai déjà du mal à me débarrasser des ronds de cuir que sont mes supérieurs hiérarchiques lorsque je couvre vos arrières à tous les deux. Sans paraître de mauvaise foi je commence à être à court de mensonges pour nous sortir des problèmes ! Ensuite, compte tenu des activités pas franchement légales du saloon de Bob, amarrer l’Olympic, qui n’a certainement plus d’armateur, ni de port d’attache, sur un dock civil ? Autant vous rendre directement et vous faire exécuter sur le champ ? Je suppose que le gouvernement sera ravi d’avoir du bois précieux à récupérer sur ce bateau en prime ! s’exclama l’officier terrien dont la voix trahissait un énervement croissant
— Si avant on pouvait récupérer l’angelot de l’escalier principal de première classe….tenta Harlock
— Putain, Harlock ! Personne ne va fournir de mécaniciens, et personne ne va piller ce bateau ! grogna Zero

Tochiro siffla, indiquant ainsi à son auditoire restreint le peu de cas qu’il faisait de ce que Zero et Harlock pensaient.

— On ne va pas laisser Bob dans la panade quand même ?

L’Octodian, d’un naturel calme et attentif, n’était pas spécialement intervenu. Pour la simple et bonne raison qu’il connaissait bien le gamin. Harlock ne laissait jamais un ami dans les ennuis, même si la situation le faisait freiner des quatre fers. Parfois, Bob en venait à penser qu’il agissait plus par principe, dans un soucis de préservation de son aura de pirate sanguinaire. Il apparaissait au barman que le gamin ne se rendait toujours pas compte, malgré les années passées, que son petit manège ne prenait plus sur lui. Ni sur Zero et Tochiro d’ailleurs.

Harlock se massa les tempes. Bob savait que lorsque le gamin faisait ça, c’était signe de capitulation. Il applaudit intérieurement.

— Non bien sûr que non…
— Formidable ! Je vais dire aux gars en passerelle d’envoyer les câbles de remorquages. Bob, tu te sens capable de les enrouler autour du cabestan du paquebot ? questionna Tochiro
— Si tu me dis ce qu’est un cabestan, peut-être ?
— C’est un treuil à axe vertical, il se situe, en théorie sur la proue. Pense à insérer les leviers avant pour pouvoir le faire tourner et faciliter l’enroulement des câbles. Harlock, Zero vous devriez aller l’aider.
— Nous ? questionna Warrius ou écarquillant les yeux
— Oui vous. Il faut de la force, et bien que Bob n’en manque pas, je suppose que vous avez acquis ce genre de notions dans vos formations respectives, non ?
— Au risque de te décevoir, on n’utilise plus d’aussières depuis longtemps.
— Remarque, si ça peut éviter que Bob soit blessé, souligna Zero.

Bob sourit doucement.

— Merci gamin.
— M’appelle pas gamin, Bob. Mais avant toute manœuvre de remorquage, j’aimerai visiter un peu le bord, en particulier la timonerie.
— Moi aussi, j’aimerai surtout voir le grand escalier, appuya Zero

L’octodian tendit sa main.

— Allez jouer à bord les enfants, mais ne faites pas de conneries. Et Harlock, tu laisses le chérubin en place sur l’escalier ! indiqua Bob
— Ce que t’es rabat-joie. Les fauteuils du salon fumoir, j’ai le droit ça ?
— Non plus !
— Tu n’es pas très généreux aujourd’hui,Bob.
— On verra ça quand tu m’auras remorqué. Filez, canailles. Zero, garde un œil dessus.

Zero eut un sourire en coin.

— Les fauteuils sont quand même beaux, tenta Zero
— Si vous me promettez de ne pas massacrer l’Olympic, je vous promets que je vous donnerai le mobilier que vous voulez.
— Affaire conclue, merci Bob, sourit Harlock.

L’octodian roula des yeux, tandis que les deux commandants disparurent avant même qu’il ne puisse prononcer le nom « Olympic ». Il reporta ensuite son attention sur Tochiro.

— J’ai peut-être manqué un chapitre, mais je n’ai aucune idée de la destination, en revanche.
— Je ne l’ai pas mentionné devant Harlock, pour éviter un refus catégorique mais nous allons envoyer l’Olympic en cale sèche sur la base SSX.
— Le gamin ne risque pas de s’énerver ?
— C’est moi qui ai construit cette base. Je m’occupe d’Harlock, ne t’en fais pas.

Pendant que Tochiro remballait les plans du paquebot, il émit une requête.

— Puisqu’Harlock et Zero jouent les touristes à bord, est-ce que je peux en être aussi et jeter un œil en salle des machines ?

L’octodian pouffa, et d’un signe de main invita Tochiro à le suivre.

— Bien sûr, allez suis-moi.

(Oui j'ai vraiment un morceau de bateau chez moi)