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Language:
Français
Stats:
Published:
2024-08-09
Words:
3,201
Chapters:
1/1
Kudos:
6
Hits:
197

Course à travers le temps

Summary:

Challenge d'écriture hebdomadaire de Amity ( @Amity_books sur twitter)
Thème: Le voyage dans le temps.

Notes:

Le récit est écrit dans l'ordre chronologique. Bon courage.

Work Text:

                                                      ┌
                                                              Le temps n’est perçu par le vivant que comme une inlassable ligne, avançant

                                                                 Inlassablement d’un début incertain vers une fin dont la nature nous est

                                                                encore inconnue. Mais n’est-ce pas étrange que, n’en sachant ni le début

                                                                ni la fin, nous soyons si sûrs que ce soit si simple ? Ne sommes-nous pas

                                                                       simplement prisonniers de voir nos propres secondes défiler ?

                                                                          Je pense qu’il y a plus que cela, que c’est plus compliqué.

                                                                                                                                                                                   ┘ 
 

 
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La chute sur le sol est dure. Apparemment, j’ai atterri dans un autre endroit en construction. Un tas de terre accueille ma chute, j’ai chuté d’un échafaudage apparemment. Je jette un œil, nous sommes dans un endroit chaud. L’échafaudage est en bois, plutôt rustique: tout semble indiquer que je suis quelques siècles dans le passé, probablement l’Afrique. Le sauteur me le confirme, fin 15e siècle. Mais je n’ai pas le temps pour ça, j’ai un agent ennemi à traquer. Le soleil est au zénith, la construction est donc probablement en pause le temps que l’air soit plus respirable. Cela veut donc dire qu’il a mal choisi son temps pour s’enfuir, il est la seule silhouette filante aux alentours. Je reprends mon arme et le poursuit à nouveau. Cette chaleur étouffante ne m’est pas inconnue, j’ai déjà eu plusieurs missions dans des environnements similaires: le nombre d’évènements sur le continent africain qui ont été mis en périls est largement le plus élevé. 
Je lui cours après, mais je me méfie: avec sa légère avance, il a peut-être déjà rechargé. Et si les agents ont une mission, c’est bien de ne pas mourir. La catastrophe de laisser un sauteur à une époque qui n’en avait pas serait probablement irrattrapable. Il part se cacher au détour d’une tour en terre en devenir. Elle n’est pour l’instant pas plus haute qu’un homme, mais je sais qu’elle grandira, je l’ai vue. Et elle sera un splendide tombeau et un monument témoignant de la grandeur de l’empire songhaï. Je n’ai pas seulement bien potassé mes cours d’histoire, j’ai assisté à la fin de sa construction. Quelques extrémistes voulaient  détruire tout héritage de la culture africaine, mais encore à mon époque elle tient fièrement debout, au milieu de son paysage aride. 
Il court tout autour du bâtiment, il essaye sûrement de gagner encore du temps. Venir à cette heure était en effet une erreur de sa part, mais je le colle trop pour qu’il puisse faire un saut précis, le temps qu’il paramètre tout je pourrais l’avoir dans mon viseur. Nous tournons, tournons. J’essaye de rester discret, personne n’a besoin de savoir que nous sommes là. Je sens que je le rattrape, mais la prudence m’oblige à garder mon arme prête à faire feu. S’il se retourne pour me viser, je tirerai le premier. Je le vois bien, si proche, à zigzaguer entre les poteaux tenant la future structure, mais je ne peux pas faire feu. Je ne suis pas sûr de le toucher et en plus je ne peux pas abîmer le monument. Je le vois bien essayer tant bien que mal de régler son sauteur. Il ralentit. Je vise. Je tire. Trop tard, il a sauté. 
Je dégage immédiatement mon sauteur et poursuit sa signature sur-le-champ, avant que le bruit de feu attire quelque curieux. 
 

 
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Enfin de l’air frais. Je sens encore les lacrymogènes et l’odeur de fer embrasé, ce qui dénote avec l’ambiance bien plus paisible et montagneuse qu’il y a ici. Selon l’architecture, je pense que je suis au Tibet. Si le paterne est exact, je sais quand je suis: je n’ai eu qu’une mission ici, l’assassinat du prince Gyourme en 1750. Encore un acte abominable de ma part, mais je ne faisait que suivre les ordres. Les ordres comme protéger la cheffe de délégation. Ou celui de la tuer apparemment. Le tueur avait l’uniforme de l’agence, je le reconnais largement. Pourquoi faire ça, pourquoi la tuer ? L’agence n’a que faire de garder son anonymat, elle n’est secrète que parce que les sauts sont secrets ! Et surtout, qui est-il ? Et pourquoi va-t-il uniquement là où je suis allé ? Je SAIS que ce n’est pas moi, il ne me ressemblait pas. Et surtout, je ne devrais pas pouvoir m’approcher aussi près de moi-même. Enfin, je suppose ? Et si c’était mon moi futur ? Peut-être que la technologie a suffisamment avancé pour supporter cela ? Et il serait allé se piéger seul à Paris car il savait que c’est arrivé ? Non c’est absurde, c’est un autre agent, l’Agence n’enverrait pas le même agent accomplir un assassinat après qu’il ait assuré la sécurité de la même personne. 
Pendant que je tergiverse en suivant l’odeur que je porte moi-même, je me rends compte du chemin emprunté. Je ne peux pas le suivre, je risquerais de me croiser. Mais lors de cette mission, aucune irrégularité telle qu’une personne habillée étrangement n’avait eu lieu. Je peux donc y aller, je ne devrais pas perturbé ma propre mission. Enfin, je suppose ? Je ne sais même pas ce qu’il se produirait, et vaux mieux ne pas y penser. Déjà l’enchaînement de sauts comme cela a tendance à perturber l’esprit, mais je ne dois pas me laisser embrumer encore plus par de la métaphysique insolvable. 
Je le poursuis assez aisément, il est bien trop blessé pour m’échapper, mais notre poursuite n’a plus rien à voir avec précédemment, nous sommes tous les deux usés d’autant voyager dans le temps. Il y a un peu de foule, mais ce n’est pas grave, tout le monde est déjà bien assez perturbé par le prince ne place et le massacre qui aura lieu. Les gens que je vois ici semblent déjà se savoir condamnés, ils ne nous prêtent aucune attention. Et cela m’arrange. Encore un dédale de ruelles. Avec une balle dans son bras, il ne devrait pas pouvoir me tirer dessus je peux y aller avec plus de confiance. Je le vois alors sur un des murs, en train de monter une échelle pour s’échapper par les toits. Je le poursuis, il ne m’échappera certainement pas. Une fois en haut, il titube un peu et s’écroule sur le toit. Je l’ai enfin à ma merci. Je lui demande pourquoi, pourquoi faire ça ? Quelle était sa mission et quel rapport avec mes missions ? 
Dans son silence, je presse de mon pied son épaule encore sanglante, il hurle. Je n’ai plus de pitié, je suis trop fatigué, énervé et impatient d’avoir enfin mes réponses. Je lui redemande sèchement. Il bégaye encore un peu, je relève alors mon pied pour le laisser souffler une réponse. “je... je devais t’emmener là pour un, un essai” 
Un essai ? Comme une vérification de mes compétences ? Alors pourquoi ce meurtre ? Sa réponse n’a pas de sens, il ment c’est sûr. Je frappe du pied à côté de sa blessure, pour le motiver à ne pas retenter un mensonge de la sorte. Il geint de peur de la douleur. Le toit craque. 
J’ai ma réponse. Il n’a pas menti. Je me fais face, j’étais en fait sur le toit du yamen où j’ai tué le prince dans le passé. Je n’ai même pas le temps de me faire face et me reconnaître complètement que je chute alors que j’étais encore au sol. Enfin je n’en ai que la sensation. Je sens mon sang bouillir et j’ai la chair de poule qui se transmet immédiatement à tout mon corps. Tout semble tourner autour de moi, les lumières se mélangent. Mon cœur bat si fort qu’il remplace tous les sons autour de moi. Je n’entends plus que sa pulsation à un rythme effréné. Et un son grave. Et le noir. Et le silence. Et la fin. 

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Je regarde immédiatement autour de moi. D’abord, se repérer: nous sommes encore sur Terre. La portée spatiale des jumpers est relativement limitée: environ 100 000 kilomètres. C’est grand, mais trop peu pour sauter d’une planète à l’autre. Selon le sauteur, c’est le 20e siècle. Je n’y suis pas souvent allé, mais j’ai les connaissances pour m’en sortir. Je dirais que nous sommes dans un pays d’Europe de l’est. Les bâtiments sont construits dans du béton froid, certains sont encore en travaux. Il fait jour mais il n’y a pas âme qui vive. Plus important, je dois maintenir ma course. Les sauteurs peuvent être tracés, mais pas plus que quelques minutes. Je cours, à la poursuite d’un bruit de pas qui s’est engagé dans une ruelle entre deux bâches. Je sais qu’il est armé, je saisi mon pistolet. Je n’aime pas ça, je ne sais pas où il m’emmène ni ce qu’il a en tête. Il espère probablement que je perde sa trace, c’est sa meilleure chance de survie. Oui, de survie, à ce niveau je pense me permettre de tirer à vue. Les gens de cette espèce ne mérite pas la moindre chance, ce n’était pas une action à l’aveugle mais clairement un coup préparé. 
 
Les mafieux sont un vrai fléau dont on croyait s’être débarrassé il y a bien longtemps, mais avec les voyages entre les planètes, les trafics leur ont donné un second souffle alors qu’ils étaient quasi entièrement disparus. Un brigand de plus ou de moins, ce n’est pas bien grave, tant qu’il reste identifiable. 
Il ne m’attendait pas en embuscade, probablement qu’il n’a pas de collègues avec un jumper. Cela rendra la tâche que plus simple. Il rentre dans un bâtiment, je suis une petite dizaine de pas derrière lui. Je peux le rattraper. Accueilli par des coups de feu, je me remet à couvert juste au pas de la porte. Il savait que je le suivrai, il es bien informé. Même très bien informé, l’agence est secrète et nous n’agissons pas au niveau du brigandage ou des mafias. Donc comment sait-il à notre propos ? C’est étrange, même certains gouvernements ignorent notre existence. Peut-être est-il un agent d’un autre pays ? Une agence concurrente ? C’est possible, l’espace-temps est si large que ne pas nous rencontrer me semble commun. Mais s’il travaille pour un autre pays, son sort reste le même, ce ne seront que les conséquences qui vont changer. 
J’ai compté les balles, il doit recharger. Je cours à l’intérieur, mais je ne suis accueilli que par une odeur saline si familière. Il a compté lui aussi. Les sauts demandent un petit délai avant de se faire, une quinzaine de secondes maximum. Il avait seulement besoin de temps. Du temps que je ne vais pas lui offrir, je m’engage dans le saut immédiatement. 

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Du soleil ardent, je passe à une ambiance bien plus froide. Et le calme a laissé place à un chaos total. Je peine à respirer, ça sent le lacrymogène à plein nez. Les agents comme moi sont opérés pour ne pas y être sensible, mais l’odeur reste très désagréable. L’air est saturé de poussière, je suis apparu non loin d’une foule en panique fuyant des lieux. Naturellement, je suis la personne qui court à contre-courant et couverte de sable. Il a mieux sauté cette fois, mais dommage pour lui son dernier saut le trahis dans cette foule. Je n’ai pas le temps de chercher où ou quand je suis. Paris, apparemment. Il se dégage de la marée de monde, moi aussi quelques instants après. Nous nous retrouvons dans un espace bien plus large et qui se déserte. Je sais quand nous sommes. C’est le 23e siècle. La chute de la tour Eiffel. 
Ce n’est pas un hasard. Le tombeau des Askias aurait pu être un hasard total, mais c’est là un autre évènement que j’avais dû assurer. Il sait qui je suis personnellement et sait pour mes missions. Si c’est un agent ennemi, il est bien mieux renseigné que moi. Et l’information, c’est la clé pour de l’espionnage tel que nous le faisons. Mais pourquoi un agent ennemi se jouerait de moi de la sorte ? Il n’a pas d’intérêt  à m’emmener dans des lieux avec lequel je suis si commun. Surtout à ce moment précis. La tour avait chuté après l’attentat, comme convenu, mais selon mes estimations, les secondes charges devraient bientôt exploser. Et lui court sur le cadavre de la tour au sol. Il devrait savoir que c’est encore dangereux. C’est cette seconde charge qui avait mis fin aux jours à une des têtes de la manifestation nationale contre le pouvoir autoritaire. Je le sais que trop bien qu’il est mort là. Quand un groupe de mon époque avait sauté pour essayer de le sauver, c’est moi qui ait dû un par un tous les éliminer, ramener ce pauvre bougre ici et l’attacher à la bombe. 
Serait-ce une simple vendetta à mon encontre ? N’avais-je pas éliminé tout le groupe ? Non, ils m’auraient visé moi, pas une personne qui aurait permis de révéler au monde nos actions. Mais si c’est un agent ennemi, il devrait le savoir que ce n’est qu’une mission parmi d’autres. L’agence a déjà commis bien pire et je ne suis qu’un agent parmi d’autres. Rien ne justifie son action ni pourquoi il semble me viser moi particulièrement sans m’avoir attaqué moi. Le voyage dans le temps permet des meurtres impossibles à résoudre ni à prédire, donc pourquoi se donner tant de mal ? 
Il n’arrête définitivement pas sa course vers les bombes. J’ai saisi son plan: sauter au dernier moment pour que je n’ai pas le temps de le suivre, et si je saute pour revenir l’explosion me fera probablement perdre sa trace. Mais j’ai un moyen simple de l’arrêter. Ces derniers moments, je les connais, je sais ce qu’il se passait à ce moment. Actuellement, j’étais à quelques centaines de mètres, en train de poser un corps inconscient pour qu’il accomplisse son destin de mourir à cet instant. Aussi sale que cela puisse paraître, plus qu’une vie perdue en plus face à un système oppressif, c’est le symbole d’un français tombant avec son symbole, qui renversera le patriotisme du côté des révolutionnaires. C’est un mort nécessaire. 
Mais je sais aussi qu’à cet instant, tout un pan de la tour va s’écrouler à quelques mètres de nous. Il va devoir stopper sa course ou finir écrasé. Personne sauf ceux présents peuvent savoir cela et comme je suis le seul qui en est revenu vivant, il est en réalité piégé. Je vais enfin le rattraper. Les craquements du fer se font entendre, c’est maintenant. Il lève sa tête, il ralentit. Je dégaine et tire, je le touche dans l’épaule. Il crie en tombant au sol. Alors que je m’approche, je vois sa tenue. Non c’est impossible... 
Il avait prévu le coup, son saut était prêt et il le déclenche. Je reste ébahis quelques instants, mais je veux sa réponse. Je dois avoir plus d’explications. Je le suis sans attendre. 

 



Le rôle d’un garde du corps, c’est la protection. C’est toujours compliqué d’à la fois rester dans l’ombre pour ne pas noircir le portrait de la personnalité mais, en un instant, de pouvoir sauter à sa rescousse. Je n’ai jamais été habitué à ce genre de missions, j’ai toujours été entraîné pour autre chose. Mais là, cette occasion il fallait la saisir. Protéger une femme aussi importante, la cheffe de la délégation extra-terrienne en personne, peu de gens de l’agence en aura eu l’occasion, seule l’élite peut être permise. 
Et l’élite, c’est moi. Jean Smith, nom de code “Jolly Jumper”. D’habitude, je me contente seulement de mission d’espionnage ou d’ADE. L’”Assurance de Déroulé d’Evènements”, c’est trop nécessaire pour que l’on prenne ça à la légère. Depuis que les humains ont découvert le voyage temporel, on doit s’assurer de garder certaines sécurités. Nos gouvernements n’ont pas encore annoncés la découverte, ça fait seulement une petite dizaine d’années que le premier saut a été fait. Mais comme toujours, les marchés noirs les plus à la pointe en ont sûrement déjà les plans. Mais ce n’est pas ma mission de m’occuper d’eux, moi je m’assure que ce qu’il s’est passé va se passer. Rien de plus compliqué que ça. Enfin rien de très simple non plus. Et actuellement, je fais un exercice bien plus difficile: protéger la femme qui va annoncer au grand public que ses gouvernements sont capables de modifier selon leur bon vouloir le passé, bien qu’on ne le fasse pas. Elle EST en danger, la décision de l’annoncer n’a pas fait l’unanimité du tout. C’est même le contraire. Mais depuis qu’elle a appris cette nouvelle, elle est comme une bombe sur une voiture qui fonce à toute allure: inarrêtable, affreusement dangereuse et c’est certain que ça va mener au chaos. 
 
Et elle n’a pas peur. Et elle sourit. Comment fait-elle ? Garder la face devant toutes ses caméras, alors que dans quelques minutes elle mettra des planètes entières dans des chaos imprévisibles ? J’admire son courage dans l’ombre, elle qui peut se dresser devant une marée à mille visages, sous le feu ardent des projecteurs, le canon des caméras braqués sur elle, et porter un sourire remplis de confiance. C’est à ce sourire que l’on reconnait les Grands. Ceux qui portent l’Histoire. J’en ai vu des dizaines, des personnes de cette stature. Droit sur leurs pieds, le sourire de quelqu’un qu’il sait qu’il fait ce qui est juste et le regard embrasé de celui qui se battra pour le faire. 
La salle me semble caniculaire, et rien ne risque de calmer cette sensation. Elle déroule un discours que je n’écoute même pas, trop pris par le surplus de personnes dans cette salle. Elle doit vivre. C’est comme une ADE, mais dans le présent. L’agence m’a envoyé car je suis le meilleur, je dois juste montrer une nouvelle fois mes compétences. Je sauterai pour me prendre une balle tirée, sans hésiter. Dans ces moments, il ne faut juste pas penser. L’agence compte sur moi. Elle compte sur moi. Et c’est certain que le monde entier compte sur moi, même s’il ne le sait pas encore. Même s’il est réunit ici sans savoir pourquoi. 
 
VLAN 
 
Je... NON ! Comment ?? Ce n’était pas le public que je devais regarder, c’était l’équipe dans les coulisses ! Je les ai tous vérifiés, un par un ! Aucune arme nul part, sur personne ! Aucun morceau de pistolet où que ce soit ! Pas le choix, je poursuis immédiatement le tireur. Il s’engouffre dans le dédale de couloirs. Je le suis aisément, mais sa tenue dénote: je suis sûr qu’il n’était pas là juste avant le début. Toutes les entrées sont scellées. J’ai choisi en personne toute la surveillance, agent par agent, en m’assurant de les mettre en binômes qui n’avaient jamais travaillé ensemble. C’est absurde. Le poursuivant s’engage dans la réserve, il est piégé. Au moins, j’aurai la réponse au comment une fois que je l’aurai entre mes mains. Echouer une telle mission est tellement rageant... Je devrais pouvoir me défouler un peu avant que les autorités viennent à nous. Mais attends... l’absurdité de sa venue. Mais bien sûr, quel idiot ! 
La salle est vide, évidemment. Je sens une légère odeur d’air salé. Il a sauté. C’est un type d’une mafia qui veut garder le secret des voyages dans le temps, à coups sûrs. Heureusement, c’est facilement traçable. Je sors immédiatement mon sauteur, un bracelet un peu plus gros qu’une montre qui sert aux voyages dans le temps. Je trace la signature de son saut et je le suis immédiatement.