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Rating:
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Characters:
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Language:
Français
Series:
Part 14 of Gift
Stats:
Published:
2024-10-04
Words:
1,996
Chapters:
1/1
Comments:
2
Kudos:
9
Hits:
72

Où Daiki définit l’amour ou une tarte au citron meringuée

Summary:

[HAPPY BIRTHDAY SETSUNA] Quand Daiki joue avec des métaphores un peu étrange... Un petit cadeau pour l'anniversaire de Setsuna avec presque un gâteau dedans pour les bougies :)

Notes:

Auteur: Kuro-Hagi – 03/10/2024
Genre: Friendship - Slice of life
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Notes/Remerciements : [HAPPY BIRTHDAY] Joyeux Anniversaire Setsuna ! Ce n’est pas grand chose, une petite tranche de vie… Mais je voulais quand même marquer le coup :) Enjoy !

Work Text:

La balle part comme un boulet de canon pour atterrir dans les mains de Taiga, un rebond sur le parquet, deux pas plus loin, il décolle du sol et dunk avec force, faisant trembler le panneau. Il semble comme suspendu en l’air quelques instants, avant de se réceptionner au sol avec souplesse. Daiki l’admire en souriant de fierté et d’admiration pour son petit ami. Le tableau des scores s'incrémente de deux nouveaux points pour Seirin. La balle repart entre les mains des adversaires.

Du mouvement à côté de lui, lui fait lever la tête. Daiki regarde Atsushi virer la personne assise à côté de lui, comme si c’était la chose la plus naturelle et logique du monde, et prendre sa place, faisant grincer l’assise en plastique sous son poids. Atsushi est un être fascinant, il semble totalement indifférent à tout ce qui l’entoure, non ce n’est pas tout à fait vrai, il peut rester fasciné par un plat qui mijote ou un papillon qui butine. Mais dès qu’il s’agit des autres êtres humains, il est à des lieux de s’intéresser aux gens et de comprendre leurs émotions. Il n’en a rien à faire, et il se préoccupe encore moins dès règles artificielles que l’homme s’est imposé. Si bien que Daiki n’est absolument pas étonné de le voir s'installer à côté de lui en bousculant les personnes présentes précédemment sans s’excuser, s’imposant comme si c’était écrit Atsushi sur le siège et que cette place lui revenait de droit. Non, ce qui étonne Daiki s’est simplement sa présence.

« Bonjour Atsushi. »

Atsushi le regarde, comme s’il était surpris de le voir là. Alors qu’il vient intentionnellement et très précisément s’installer à côté de lui et que c’est Seirin qui joue, alors à moins d’être à l’autre bout de la ville, pour disputer son propre match, il est forcément dans les gradins pour supporter l’équipe de son petit ami. Vraiment son ami est fascinant. Atsushi hausse les épaules, comme s’il était là par hasard. Et le pire, c’est que ce serait bien possible ou alors…

« Bonjour Minechin.

— C’est Sei qui t’envoie ?

— Non.

— Himuro ?

— Non.

— Ok… Qu’est-ce que tu fais là alors ? T’as vu de la lumière ?

— Non. On voit pas de lumière de l’extérieur. Le gymnase est tout fermé. »

Il ne peut s’empêcher de rire devant le sérieux de la réponse de son ami. Son regard est toujours porté sur le terrain. Mais la présence mystérieuse à côté de lui l’intrigue alors il insiste.

« Bon… Alors t’as senti des odeurs de bouffe ?

— Non… J’ai pas faim. »

Cette fois, c’est sérieux alors il porte son attention sur son géant d’ami et le regarde avec  inquiétude.

« Comment ça… pas faim ?

— Je sais pas. J’ai pas faim.

— T’es malade ?

— Non. Je crois pas. »

Alors qu’une explosion de cris retentit dans la pièce, il se tourne vivement vers le terrain, réalisant le cœur affolé, qu’il n’a rien vu de ce qu’il s’est passé. Atsushi marmonne dans sa barbe, comme s’il avait compris ce qui se passait dans sa tête. Peut-être qu’Atsushi n’est pas si ignorant que ça finalement.

« Il a mis un lay-up. Un joueur était trop près du filet pour lui permettre le dunk.

— Huh… Merci. »

Il reporte son attention sur le jeu, oubliant pour l’instant la discussion avec son ami. Quand Atsushi n’est pas prêt à parler, il n’est pas prêt et c’est inutile d’insister. Il reposera la question un peu plus tard, ou peut-être qu’Atsushi répondra de lui-même se rappelant soudainement qu’on lui a posé une question.

Daiki sourit à son homme qui vient de le repérer dans les gradins. Il aime voir le visage de son homme s’illuminer en le voyant. A chaque fois, il semble surpris de le voir là, pourtant depuis qu’ils sont ensembles il n’a jamais raté un seul de ses matchs, sauf s’il jouait en même temps et la réciproque est vraie. Taiga est présent pour lui aussi à chaque match.

« T’as toujours aimé les garçons et les filles ? »

Daiki sursaute presque à la question Atsushi, il avait pratiquement oublié qu’il était là.

« Hein ?! Euh… Ouais… Pourquoi ?

— Kagami… C’est pas le premier garçon ?

— Le premier comment ça ? Avec lequel je suis en couple ?

— Qui te plaît…

— Non. C’est pas le premier qui m’attire. Je suis bi Atsushi. »

Atsushi se mure dans un nouveau silence, le regard toujours fixé sur le terrain mais cette fois, il sent que d’autres questions vont venir, comme s’il avait besoin de juste digérer ces premières réponses.

« Comment tu as su ? 

— Comment j’ai su quoi ?

— Que t’es amoureux de Kagami ? »

Il rougit violemment et reste bouche bée à cette question. Atsushi regarde toujours le terrain l’air très concentré, comme s’il s’y passait une intrigue des plus complexes et attend clairement une réponse très sérieuse à sa question tout aussi sérieuse. Daiki referme la bouche, puis l’ouvre de nouveau, puis la referme se ravisant sur ce qu’il voulait dire, en imitant à la perfection le poisson. En vrai, il ne sait pas quoi répondre à cette question, déjà il n’a dit à personne qu’il était amoureux. Même pas à Satsuki et encore moins à Taiga. Alors que Taiga mériterait qu’il le lui dise, mais ces petits mots “je t’aime” restent coincés dans sa gorge à chaque fois qu’il veut les prononcer et il finit par l’embrasser ou le prendre dans ses bras plutôt que de les exprimer verbalement.

Il se renfrogne et choisit la fuite pour ne pas avoir à répondre à cette question un peu trop intimidante.

« Qui t’a dit que j’étais… amoureux ? »

Atsushi détourne le regard de ce qui semblait si intéressant sur le terrain, pour fixer des yeux ennuyés sur lui. Il n’a rien besoin de dire, ce regard parle de lui-même : “Sérieux… Tu me prends pour un con ou quoi ?”. Et il n’aime pas qu’Atsushi le regarde comme ça. Daiki se renfrogne un peu plus et souffle.

« Pourquoi tu veux savoir ça ?

— S’il te plaît Mine-chin. »

Atsushi qui demande avec un “S’il te plaît” il n’est pas sûr d’avoir déjà entendu ça. La voix d’Atsushi est à peine un murmure un peu désespéré. Comme si la réponse à cette question était primordiale, qu’elle lui donnerait la révélation qui l'attend, comme si lui Aomine Daiki détenait la vérité.  Il n’est pas sûr d’avoir jamais entendu autant d’émotions dans sa voix, en dehors de ses crises de colère. Est-ce qu’Atsushi est attiré par quelqu’un et se pose des questions ? Ce serait une première, à sa connaissance, Atsushi n’a jamais eu de relation amoureuse. Il ne sait même pas si son ami est gay, hétéro, bi, pan, ace ou tout autre lettres de l’arc-en-ciel. C’est tentant de le taquiner, d’essayer d’en savoir plus, mais c’est tellement rare de voir Atsushi si vulnérable qu’il se retient et malgré son embarras à parler de ces sentiments, il essaie de répondre à sa question.

« Ben déjà… Un peu comme toi… Au début j’étais nerveux et j’avais plus d’appétit. J’ai le ventre qui fait des trucs bizarres quand je le vois… Le cœur qui bat un peu plus vite, surtout quand il me regarde, me sourit… Et j’ai envie de sourire quand je le vois. Tout le temps ! »

Il se renfrogne et marmonne.

« C’est embêtant d’ailleurs… ça ruine ma réputation.

— Hm… Et c’est la première fois que ça te fait ça ?

— Non… Mais c’est beaucoup plus  intense tu vois ? 

— Pas vraiment. »

Il regarde Taiga revenir sur le terrain, un léger sourire flotte sur ses lèvres, il se sent calme, détendu en le regardant. Il souffle comme une confidence à Atsushi.

« Il me calme… Je suis moins nerveux quand il est là… 

— Pourtant Kagami est pas un tranquille. »

Daiki rigole à cette remarque. Pour être un nerveux, son homme est un nerveux. Taiga ne tient pas en place, toujours occupé à faire quelque chose, les courses, le repas, le ménage… Mais parfois, il arrive aussi à l’inviter à se poser, à prendre le temps d’être tranquille, respirer et regarder les secondes s’écouler. Il arrive quand il est avec lui, et qu’il le tient dans ses bras. Et il adore ces moments. 

« Tu as raison… C’est pas un tranquille. Mais pourtant, ça m’apaise de le voir… Et lui aussi il est plus calme des fois quand je suis avec lui.

— Depuis quand tu ressens ça pour lui ?

— Je pense depuis presque le début… Pour être honnête, la première fois que je l’ai vu, j’ai trouvé que c’était le plus beau mec que j’avais jamais vu…

— T’étais encore avec Mina à ce moment-là.

— Yep… Mais ça m’a pas empêché de tomber amoureux de lui. »

Daiki regarde Atsushi curieusement. Il pose une main sur son épaule et se rapproche.

« Quelqu’un qui te plaît Atsushi ?

— Je sais pas… Je ressens des trucs bizarres quand il me parle et quand je le vois… Mais j’ai jamais eu ça avant.

— Il ?

— Oui.

— Et c’est parce que c’est un garçon que ça te perturbe ? »

Atsushi se tourne vers lui et le regarde bizarrement un sourcil levé.

« Non. Pourquoi ça devrait ? 

— Non… Mais alors pourquoi toutes ces questions ?

— Parce que personne ne m’a fait cet effet avant. Je trouve des filles et des garçons… Attirants. Mais j’ai pas envie de les embrasser ou de les toucher.

— Et là tu en as envie.

— Ouais…  »

Daiki a très très envie de savoir qui affecte son ami de cette manière. Mais il décide de jouer la prudence. Il regarde encore son homme, parce que le regarder l’inspire, ou alors juste pour le plaisir des yeux.

« C’est quoi ton dessert préféré ?

— La tarte au citron meringuée.

— OK. Ben tu vois, Taiga pour moi comparé à tous les desserts du monde, même les meilleurs qui soient… C’est la tarte au citron meringuée. Les autres desserts peuvent aussi me faire saliver… Mais la tarte au citron meringuée c’est impossible d’y résister, je suis obligé de la croquer.

— Ouais… Mais tu as encore envie des autres, juste que la tarte au citron est meilleure que les autres. Là… Les autres me dégoûtent.

— Nan t’as raison… Les autres me font plus envie non plus. La tarte au citron est beaucoup trop bonne et supplante tous les autres.

— Exactement.

— Alors… Tu vas me dire qui c’est ? Tu lui as parlé ?

— J’ai rien dit. Mais je crois qu’il se doute de quelque chose.

— Ok… Qui ?

— Kiyoshi. »

Daiki est plus que surpris. Il regarde quelques instants son ami avant de suivre son regard et de constater qu’il est effectivement en train de regarder le géant brun. Honnêtement, il a un peu du mal à imaginer son ami en couple avec le pivot de Seirin et en même temps, le peu qu’il connaît du gars, c’est une crème. Et il faut quelqu’un de calme et patient pour Atsushi, alors ça pourrait fonctionner. 

« Oh… Je vois… T’es là pour lui dire ?

— Non. Je voulais ton avis.

— Tu devrais lui parler…. Va bien falloir que tu te remettes à manger. Je suis sûr que t’as envie d’une tarte au citron meringuée.

— Et tu vas dire à Taiga que t’es amoureux ?

— Hey ! Pourquoi ça revient sur moi ?

— T’es une poule mouillée Minechin.

— Salut Murasakibara. Pourquoi Daiki est-il une poule mouillée ? »

Daiki sursaute à sa voix. Taiga est amusé de sa réaction et comme à chaque fois il ne peut s’empêcher d’éprouver une profonde tendresse et un amour immense quand il le regarde et croise son regard bleu tempête. 

« Parce qu’il veut pas t’expliquer la tarte au citron meringuée.

— Huh ?! Elle ne te plaît pas ma tarte au citron ?

— Si ! Elle est succulente ! C’est juste… Je t’en parle ce soir ok ? »

Taiga sourit, Daiki semble terriblement embarrassé, il ne sait pas ce qu’il va lui raconter mais ça promet d’être croustillant. Il pose un rapide baiser sur les lèvres de son homme. 

« Je vais me doucher. J’en n’ai pas pour longtemps… Et tu pourras m’expliquer ce qui manque à ma recette.

— Mais rien… Elle est parfaite ta recette. »

Taiga s’éloigne et il le contemple avec envie et Atsushi ricane.

« Ouais… T’as clairement envie de le bouffer comme une tarte au citron. »

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