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Français
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Published:
2024-10-27
Words:
6,311
Chapters:
1/1
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3
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52

Le Garçon qui pleurait à la Lune

Summary:

Une nuit où Jungwon, pleurait à la Lune ses peines d'être un peureux de la solitude. Une nuit, où Jay observait un gamin, qu'il venait de voir rire aux éclats quelques heures auparavant.
C'est quoi ce délire ? se demanda t-il. On a emménagé chez les fous.
Non, Jay.
Tu es juste le seul témoin des souffrances d'un jeune garçon.

Jungwon pourra t-il enfin trouver remède dans la solitude ? Jay sera-t-il celui qui lui livrera ?
A vous de le découvrir en lisant : Le Garçon qui pleurait à la Lune.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Work Text:

                                                                              ")

Le soleil tapait fort en ce jour d'été, le jeune garçon fonçait vers chez lui. Armé de son éternel skateboard, le jeune homme se sentait libre comme le vent, il s'imaginait volant dans les airs. Il souriait de toutes ses dents, il était heureux. Il riait inconsciemment en pensant à la journée qui l'attendait. Aujourd'hui, c'était samedi. Samedi rime avec sortie entre amis et ça, ça plaisait grandement au skateur. Arrivé chez lui, il se précipita dans sa chambre, pris une douche vitesse grand V et repartit en direction du repaire de la bande.

Une vieille bâtisse abandonnée. Son meilleur ami, Riki, était celui qui l'avait découverte. Il marchait sans vraiment savoir où se rendre et là pouf...Il avait eu le coup de cœur pour cette maison. Riki s'était empressés d'envoyer son mini-vlog à notre héro. Dire qu'il était amoureux de cette maison serait un bien ridicule euphémisme. L'enfant se voyait vivre ici. L'enfant avait fait de cet endroit, le seul où il se sentait lui-même. Il était heureux avec son meilleur ami dans cette maison. Riki y avait accueilli les personnes à qui, il tenait le plus au monde. C'était comme si cette bâtisse était leur seconde maison.

Enfin...Assez parlé de Riki, revenons à nos moutons, revenons à notre héro :

Yang Jungwon.

Yang Jungwon, c'est le garçon au sourire pétillant. Yang Jungwon, c'est ce petit grain de lumière mélangés à de la folie amoureuse. Jungwon, il est amis avec tout le quartier. Comment ne pas aimer Yang Jungwon ? Impossible. Ce gamin rayonne de tendresse : toujours prêt à aider son prochain, toujours souriant face à n'importe quelle épreuve. Yang Jungwon est le meilleur ami qu'on puisse avoir et ça, beaucoup le pensait. Jungwon ne passait pas une journée sans sourire ou rire aux éclats. Chaque jour était une nouvelle aventure pour lui. Il aimait tellement cette fougue que lui apportait ses amis.

Mais...Le voilà le problème dans la vie de notre petit Jungwon. Sans ses amis, sans les personnes qui comptaient réellement pour lui...Jungwon, en rentrant chez lui, il se sentait terriblement seul.

« Myagin (Oui c'est moi coucou à tous)...On a dit plus tard les pensées négatives. Laisse-moi déjà aller rejoindre Riki ! J'ai pas tout ton temps. Je suis un homme occupé ! »

- Non mais je rêve- Remercie-moi déjà de te donner cette vie que tu as. Bon...Vas-y ! MAIS JUNGWON OUBLIE PAS TON SKATE !

- AH OUI OUPS...JE L'AI ! C'EST BON ! A CE SOIR MYAGIN ! »

- ...A ce soir... »

« Yahoooou » criait le garçon en descendant la pente pour atterrir devant son lieu de rendez-vous. Jungwon freina d'un coup, en apercevant la touffe blonde de son ami de toujours.

« Riki !!! » s'écria-t-il en lui faisant un signe de la main.

Un sourire rayonnant revêtit immédiatement le faciès du dit Riki. Qu'est-ce-qu'il était contagieux le sourire de Yang Jungwon ! Seule l'image de son ami courant vers lui, skate en main, lui faisait oublier tous ses problèmes de garçon de 16 ans. S'il souhaitait que quelque chose soit éternel, c'était bien la joie qui habitait Yang Jungwon. Secrètement, Riki fit le vœu que son ami conserve sa joie pour toujours. Il le voyait souriant face à la mer, face à la vie, face à lui. Jungwon, c'était l'incarnation du bonheur pur. Jungwon triste ? Impossible à visualiser pour le jeune garçon.

Et pourtant, s'il savait ce que son ami faisait tous les soirs. Riki aurait bien changé d'avis. Il aurait eu le cœur brisé et ça, Jungwon voulait absolument l'éviter. Quitte à nourrir l'illusion de son bonheur, Jungwon était prêt à tout.

'J'ai le désir de te voir rire aux éclats Riki. Même si je dois devenir mon propre clown, alors je le deviendrai. On sourira ensemble même si j'ai juste envie de pleurer toutes les larmes de mon corps. Avec toi, je me sens joie, alors je vais en profiter de ces moments à deux. Je pleurerai plus tard. Not today.'

Les deux amis rejoignirent le reste de la bande, ils parlèrent pendant des heures. Ils se racontaient leur journée, parlaient des dernières choses qu'ils avaient découverts et aimés. C'était une journée tranquille et apaisante pour notre petit Jungwon. Pris d'une profonde envie de se libérer l'esprit, il se coucha sur le sol poussiéreux, il fixait le lustre de la pièce commune.

Un vieux lustre qui semblait en avoir vécu des choses. Pourtant, il conservait cette lueur somptueuse qui donnait envie à notre héro de le toucher de ses fines mains. Bien évidemment, ce n'est pas du haut de ses 1m70 que le garçon allait atteindre quelque chose. Il brandit quelques secondes son bras en direction de la couronne de lumière. Elle lui picotait légèrement les yeux mais cela ne lui fit rien. Il était comme ensorcelé par ce lustre. Il voulait être comme lui, au final, il l'était un peu déjà.

Abîmé mais toujours en fonctionnement. Jungwon, il se décrivait comme un gamin en manque de piles. Il se levait parce qu'il devait se lever, il mangeait parce qu'il fallait manger, il vivait parce qu'il le fallait. En vérité, Jungwon, il était encore là parce que ses amis avaient besoin de lui...Et il avait besoin d'eux. Mais lorsqu'il était seul avec lui-même, le jeune garçon, se voyait comme un lustre qui ne pouvait plus s'allumer. A quoi bon garder un lustre dont l'utilité première a disparu ? A quoi bon me garder si j'arrive même pas à me regarder dans un miroir ? A quoi bon ? A quoi...Je sers ?

Jungwon ricana amèrement en pensant à tout cela :

'Putain que je suis pathétique. J'arrive même pas à me supporter tout seul. J'ai toujours besoin que Riki soit là. Je me sens seul. Je me sens con là...Je réalise que...Sans mes amis...Je suis rien. Je veux pas être seul. J'ai peur de la solitude. Je voudrais pouvoir être mon propre Riki. Je voudrais me rendre heureux moi-même. Pourquoi ? Pourquoi on peut pas créer le bonheur soi-même ? Pourquoi je peux pas juste être heureux 24h sur 24...Pourquoi me sentir bien avec moi-même...C'est si compliqué ? POURQUOI !' enrageait Jungwon. Son cerveau était en feu, son cœur l'était aussi. Le garçon était énervé et tout le monde le savait...Un Jungwon enragé, c'était pas beau à voir.

« J'vais rentrer. » annonça-t-il en se levant subitement. Surpris, ses amis le regardèrent intrigués. Jungwon était toujours le premier à les supplier de rester plus longtemps et là...Il voulait partir ? Les enfants comprirent que quelque chose clochait, ils jetèrent un regard à Riki. Celui-ci, leur communiqua en un regard, qu'il ne fallait pas poser de questions. Jungwon n'allait pas bien et eux, ils voyaient pas quoi faire contre ça. Ils étaient juste témoins de la situation et à part sourire à leur ami...ils se sentaient pas très utiles. Jungwon n'avait jamais réellement parlé de ses problèmes à sa bande. Il réglait toujours tout, tout seul et ça, ses amis le respectait totalement. Ils préféraient attendre son appel à l'aide plutôt que le forcer à leur envoyer.

Mais...A 16 ans ? Sommes-nous tous capables d'avouer qu'on se sent mal dans notre peau ? Sommes-nous capables de dire la vérité ? Sommes nous capables de NOUS avouer la vérité ?

Il était encore là le problème. Yang Jungwon, il était persuadé de s'en sortir tout seul et surtout, il voyait pas comment aborder le sujet. Il se voyait mal dire à ses amis, en plein milieu de leur partie de uno :

« Les gars ! C'est normal que j'ai envie de chialer quand j'suis seul dans ma chambre. C'est normal de se construire un personnage pour s'aimer. C'est normal de se mentir à soi-même. C'est normal de vouloir se mettre des baffes à peine on voit son reflet. Parce que moi, c'est c'que j'vis tous les soirs. Tous les soirs, quand je vous quitte, vous, mes êtres de lumière, je pleure. Je pleure de tristesse, je me sens abandonné. C'est stupide et je le sais. J'ai personne chez moi, mes parents veuillent juste me voir réussir scolairement. Ils voient pas la pression monstre que ça me mets...Après je leur montre pas non plus...Parce que je suis terrifié merde. Moi je suis pas comme vous. J'ai pas le courage de dire que ça va pas. Je veux pas qu'on me laisse seul parce que je suis un fardeau. Je veux qu'on croit que tout va bien. Parce que...Quand tout va bien, y'a aucune raison de partir non ? Si je dis que je vais bien, on va rester avec moi ? Alors que si je pleurniche mes peines, j'vais juste ennuyer tout le monde avec mes problèmes. J'ai pas envie qu'on s'éloigne de moi. J'ai pas envie d'être seul. J'ai peur. Ouais...J'ai peur. J'ai cette peur d'être abandonné parce que j'suis rien d'autre qu'un gamin comme les autres au final. J'ai rien de spécial. J'suis juste un pauvre gamin torturé de 16 ans. »

Après ce long monologue intérieur, Jungwon repartit en direction de chez lui. Il avait la boule au ventre rien qu'en y pensant. Il avait tout sauf envie de rentrer. Il voulait pas se retrouver seul face à lui-même. Ses parents n'étaient jamais chez eux, ils étaient sans cesse en déplacements. Jungwon ne leur dirait jamais, mais qu'est-ce qu'ils les haïssaient pour le laisser pourrir seul dans cette maison ! Autant lui louer un mini studio, ça irait plus vite. Au moins, le garçon serait bien fixé sur l'idée d'être seul. Arrivé devant son démon tant redouté, le garçon franchit le seuil de sa porte. Mais alors qu'il s'apprêtait à fermer celle-ci, il entendit un brouhaha peu habituel dans son quartier. Il sortit discrètement sa tête de l'ouverture de la porte et vit trois inconnus : une femme, un homme et un jeune garçon scotchait sur son téléphone. Jungwon comprit qu'ils devaient être les nouveaux arrivants dont lui avait brièvement parlés sa mère. Ils emménageaient pile dans la maisonnette se trouvant devant celle de notre ami, il espérait qu'ils ne seraient pas trop bruyants. Il avait déjà horreur d'être seul dans sa chambre alors si en plus, c'était pour entendre les vieux rires de ses idiots de voisins, Jungwon allait finir par coucher dehors.

Ce que n'avait pas prévu Jungwon serait que le chien des dits nouveaux voisins tombe sous son charme divin et se dirige droit vers lui. Surpris, il lâcha un petit cri et posa immédiatement son skate au sol en attrapant, comme il le pu l'animal. Le chien se mis à léchouiller tout son visage, Jungwon ne put s'empêcher de ricaner avant d'entendre une voix :

« Oh mon dieu ! Lixy ! Reviens-ici ! Tu vas bien mon garçon ? lui demanda une jeune femme blonde.

Jungwon la regarda un instant et répondit :

- Oh oui oui vous inquiétez pas ! J'ai l'habitude de ce genre de choses. J'ai toujours eu un truc avec les animaux. Mais là...Je dois avouer que c'est vraiment impressionnant. Elle est toujours comme ça avec les inconnus ?

- Non justement. C'est déjà un miracle qu'elle nous laisse la frôler d'un de nos ongles. Mon fils que tu vois là bas...Sur son téléphone et avec son casque...Comme toujours, est le seul qu'elle accepte réellement. Mais toi, on dirait bien qu'elle est tombée amoureuse ! ria la femme

- Oooh je vois ! ria le jeune garçon

- Comme tu as pu le comprendre, nous sommes tes nouveaux voisins donc enchanté...

- Jungwon. Yang Jungwon. Et je suis enchanté de vous connaitre Madame...

- Park Miyeon mais appelle-moi Miyeon. Quelque chose me dit qu'on va se voir souvent ! répondit la jeune femme en lui faisant un petit clin d'œil.

Lixy tu viens maintenant ! On rentre à la maison ! tenta Miyeon mais ce fut sans succès. Le chien refusait de quitter les bras de Jungwon, c'est comme si, elle aussi, avait trouvé sa nouvelle maison.

- Lixy ! Tu dois rentrer chez toi tu comprends ? Ta maman, elle t'attends et tu sais faut toujours écouter sa mère ! dit alors Jungwon en tenant le chien comme s'il parlait à un enfant. Surprise, Madame Park, sourit, attendrie par l'image qu'elle voyait sous ses yeux. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vit Lixy sautait des bras du garçon et se précipitait vers ses pieds.

- Et bien...Il faudrait que tu me donnes ton pouvoir Jungwon. Je ne l'ai jamais vu comme ça ! C'est un miracle la scène que j'ai sous les yeux. Regarde chéri ! Lixy accepte ma présence ! JAY ! REGARDE ! Lixy m'aime...un peu. »

Sous cette scène plus qu'hilarante, Jungwon éclata de rire sans se retenir. Il se sentait bien en compagnie de Mme Park. Elle était drôle et elle, au moins, elle semblait proche de sa famille. Elle paraissait être une bonne mère. Celle que Jungwon n'avait pas eu la chance d'avoir. Curieux, Jungwon lança un regard vers le dit « Jay », c'est alors qu'il le vit déjà en train de le fixer. Leur regard s'entremêla quelques instants, avant que l'inconnu remis les yeux sur son téléphone. Perturbé, Jungwon salua la jeune femme et referma sa porte.

Et le voilà de retour, dans son salon, sur son vieux canapé. Silence radio, Jungwon se sentait vide. Il ne savait pas quoi faire. Il commença un livre puis un film, joua quelques secondes de la guitare. Il s'allongea de tout son long sur son lit. Il s'ennuyait à mourir et la seule occupation qu'il avait en cet instant précis, c'était penser à son existence. Une occupation qu'il détestait par-dessus tout. Il était vulnérable dans ces moments-là et ça, il en avait horreur. Jungwon, il se voyait imbattable avec ses amis mais franchement faible lorsqu'il était seul. C'est comme ça que se finissait toutes ses soirées, il mettait ses écouteurs, sa playlist fétiche, et il montait sur le toit de chez lui. Il observait le ciel étoilé et il pleurait.

Il laissait sa peine coulait le long de ses joues d'enfant. Il pleurait à chaudes larmes la tristesse d'être Yang Jungwon, le gamin de 16 ans. Son doux visage, tâchés de larmes, était décorés des doux reflets de la lune. Jungwon était devenus l'enfant de la Lune en un instant alors qu'il était connus pour être celui du Soleil. Il laissait les astres décrire ses sentiments et là, il se sentait terriblement triste. Il était dévasté...Il était réaliste. Cette nuit, il avait activé le mode « en panne » de son lustre intérieur, il montrait au ciel tout ce qu'il était. L'étendu bleu nuit était en quelque sorte son confident. Jungwon lui confiait ses peines, ses souffrances, ses questionnements. Il se donnait entièrement à lui. Il acceptait de lui montrer qui était Yang Jungwon. Et ça, la Lune en était touchée parce qu'elle aussi savait combien cela était compliqué pour l'enfant. Elle l'observait du haut de son château nuageux et elle fit le vœu :

« Qu'on apporte bonté et réconfort à ce jeune enfant. Qu'une âme puisse comprendre ce garçon. Que son Lui devienne sa personne préférée même si c'est à travers quelqu'un d'autre. Âme, je t'appelle toi, donne à mon fils, son amour éternel. »

Les souhaits de la Lune jusque là ignorés, avaient été écoutés cette nuit là. Alors que Jungwon fixait le ciel en pleurant toutes les larmes qui lui restait, un garçon l'observait secrètement de sa fenêtre. Intrigué de voir quelqu'un sur le toit en face de sa chambre, il avait ouvert ses rideaux et c'est là que Jay l'avait vu :

Le jeune garçon qui parlait avec sa mère il y a peu, était en train de chouiner sur le toit de chez lui. Perplexe, l'adolescent vérifia à plusieurs fois, mais oui- Le gamin pleurait vraiment assis sur un putain de toit. C'est quoi ce délire ? se demanda t-il. On a emménagé chez les fous.

Jay n'avait jamais été très empathique, il n'aimait pas excessivement les gens. Il avait un ou deux amis et ça lui suffisait amplement. Il se décrivait comme quelqu'un de peu bavard et extrêmement réservé. Il voulait juste pas parler avec les autres quoi. Il se sentait bien seul dans son monde. Tout l'inverse de notre petit Jungwon. Mais voir ce petit pleurer si violemment en face de lui, Jay, ça lui faisait quand même mal au cœur. D'accord...Il le connaissait pas. Pourtant, il l'avait observé lorsque Lixy s'était jeté sur lui. Ce gamin rayonnait de bonheur. Il semblait si bien, si idiotement heureux. Jay n'était pas franchement à l'aise avec ce genre de personnes mais...Voir le même garçon qui ricanait comme un gamin de 4 ans il y a quelques heures, pleurer seul la nuit, sur un toit, ça l'intriguait. Jungwon semblait tellement dévasté là, à fixer la Lune comme si elle était responsable de tous ses malheurs.

Alors que le garçon continuait d'observer le petit pleurnichard, sa playlist lança subitement une chanson, qui le fit rire tellement elle était adaptée à la situation :

« J'ai demandé à la lune... »

Avant qu'il ne se décide à changer de musique, son corps frissonna entièrement lorsqu'il entendit :

« J'ai demandé à la lune, si tu voulais encore de moi. »

Jay se retourna brutalement en direction de la fenêtre, et il le vit là, l'enfant de la Lune souriait en bougeant doucement la tête. L'épieur eut le sentiment que tout cela était destiné. Comment ? Comment cette chanson avait-elle pu se lancer sur son propre téléphone ainsi que sur celui du voisin ? Comment ? Jay avait mille et une question dans son pauvre cerveau. Pris d'un coup de rage, bercé d'un grain de désespoir, il ferma ses rideaux et se coucha sur son lit. Sa nuit fut enchantée par l'étrange voisin qui pleurait sur le toit.

Le lendemain :

Le chant des oiseaux résonnait dans la petite chambre de l'enfant de la Lune, il ouvrit les yeux. Il se mit à fixer le plafond pendant...Il ne sait même plus, peut être dix secondes ou plutôt dix minutes. Le garçon se sentait vidé de toute énergie, il avait tant pleuré la nuit dernière. Ses yeux reflétaient sa nuit d'enfer, des pétales de coquelicots étaient venues prendre repos sous ses jolies prunelles. Jungwon avait l'impression qu'un feu s'était allumé sur ses globes oculaires. Il se leva, se passa un coup d'eau sur le visage. Tous les matins c'était la même rengaine, il s'entrainait à sourire devant son miroir. Le voici donc tentant d'étirer un rictus, même cette ridicule action, lui faisait profondément mal. Jungwon, il avait assez de prétendre. Pourtant, il allait continuer encore longtemps et, il ne le savait que trop bien.

Il se donna de légères tapes sur les joues, sourit un bon coup et partit en direction de l'école. Alors qu'il s'apprêta à fermer sa porte d'entrée, il entendit une voix résonner :

« Jungwon ! Comment vas-tu ? »

- Oh ! Bonjour Miyeon et vous ? Comment c'était cette première nuit dans notre petit village ?

- Tutoie-moi mon grand ! Mais c'était génial ! J'aime vraiment l'ambiance de ce quartier. Je sens que je vais me plaire ici. Tu pars pour l'école j'imagine ?

- Oui ! Je vais devoir bientôt vo- te laisser ! Mon moyen de transport préféré, c'est mon fidèle skate mais il se fait vieux ! Faut que j'lui donne un petit coup de pouce ! ricana le garçon

Miyeon le rejoignit dans son petit fou rire et répondit :

- Est-ce que ça te gênerait d'accompagner mon garçon ? C'est tout nouveau pour lui ici.

- Oh...euh...Si ça le gêne pas...euh...Oui ! Ça me ferait très plaisir ! souri Jungwon

- Merci Jungwon ! Tu me sauve la vie ! JAYYY tu peux venir s'il te plaît et enlève-moi ce casque ! Bon sang, tu peux te déconnecter deux secondes ! »

C'est là que Jungwon le vit. Le fameux « JAYYY » avait revêtit l'uniforme, celle-ci m'était en avant sa silhouette élancée. Jungwon était assez intimidé par l'aura que celui-ci renvoyait. Il se sentait tout petit à côté, le plus grand paraissait si mature, si...charismatique. Le garçon de 16 ans était tout gêné mais il se reprit et sourit au jeune homme, en lui adressant une salutation.

« Salut ! Tu dois être Jay ! Je suis Jungwon, enchanté !

Le garçon le fixa quelques secondes avant de le dévisager de haut en bas. Il hocha faiblement la tête et remis son casque...comme si Jungwon n'existait pas. Cette simple action refroidit notre héro mais il ne dit mots. Il se contenta de garder façade et salua Miyeon. Si la mère était l'analogie parfaite de la plaisance, son fils, lui, était toute la froideur possible.

Jungwon guida silencieusement Jay vers l'école. Le chemin était d'un malaise si grand pour l'enfant de la Lune, lui, qui adorait discuter et rire avec autrui. Là, il se contentait de rouler faiblement avec son skateboard en jetant quelques coups d'œil à son compagnon ; le perdre aurait été un comble pour le garçon. Fatigué de ce profond silence, Jungwon s'arrêta un instant, surprenant Jay qui le fixa :

« Je peux comprendre que tu sois mal à l'aise en présence d'inconnus mais tu pourrais quand même me saluer correctement. Je crois que je mérite un tant soi peu de respect. »

Pour être abasourdis, ça Jay l'était, il ne s'attendait pas à ce que le petit rétorque de la sorte. Il avait bien vu la timidité du plus jeune lorsqu'il s'était présenté à lui. Et maintenant le voilà, se tenant bien droit dans ses baskets face à lui...comme s'il venait de battre le monstre du dernier niveau de son jeu vidéo. Jay ricana et répondit :

« J'vois pas pourquoi je prendrai la peine de te saluer. T'es simplement mon voisin et ma mère s'est chargée des présentations. Tu me guides à l'école que pour aujourd'hui, à partir de demain, j'irai seul. Merci pour ce matin. » conclut le garçon.

Outré, Jungwon l'était. Il n'en revenait pas. Il ne dit rien et se contenta de mettre ses écouteurs. La musique, c'était son remède. La mère protectrice de son cœur, celle qui pouvait le comprendre en un son. Celle qui était cause de sa guérison. La musique, c'était sa propre mère. Oui, la musique c'était comme la mère qu'il n'avait jamais eu. Jungwon continua alors sa route, il ne se gêna pas pour fredonner quelques musiques ; se foutant du regard jugeur de Jay.

Il vivait sa musique que ça plaise ou non, à son idiot de voisin. Alors qu'ils arrivaient vers le portail de l'école, Jungwon fredonna une phrase qui glaça le sang de son compagnon de marche.

« Mmh...Mmh...Et la lune s'est moquée de moi. »

Jay fut pris d'un souvenir immédiat, il réalisa la situation : il se trouvait en compagnie du chouineur sur le toit. Il était complètement gêné. Il s'en voulait aussi.          Pourquoi ? Parce que...Bon sang qu'il voulait savoir la raison de ses pleurs. L'image de Jungwon pleurant à chaudes larmes, regardant tristement la Lune, criant silencieusement son désarroi à celle-ci. Tout cela le hantait. La question lui brulait le bout des lèvres alors qu'il allait répliquer une énième bêtise, Jungwon s'écria :

« RIKIIIII ! » et partit comme un faible courant d'air.

Jay stupéfait dévisagea la scène qui se déroulait sous ses yeux, le petit était en train d'enlacer une grande perche. Il sautillait comme un enfant qui venait de recevoir un précieux cadeau. Sans qu'il ne le comprenne, le cœur de Jay se réchauffa intensément, il était heureux. Le sourire radieux de Jungwon, il le voyait bien. Jay était comme aveuglé, le sourire du garçon se voulait feu d'artifices. Il était si beau là, riant aux éclats en sautillant. Comment pouvait-il pleurer comme un enfant la veille et sourire comme une déesse le lendemain ? Jay se demanda de nombreuses fois la question, avant de filer vers le bureau de la vie scolaire. La journée s'annonçait compliquée pour le jeune homme.

« Quand faut y aller, faut y aller » pensa fort Jay, en rentrant dans les portes de son enfer.

La journée fut épuisante pour nos deux acolytes. Jungwon n'avait qu'une seule chose en tête, se poser devant sa console avec Riki et s'amuser sans lendemain. Jay, lui, désirait rentrer chez lui, se coucher dans son lit, sans personne, et dormir des heures. Sa batterie sociale avait atteint ses limites, il se sentait étouffer au milieu de tous ces gens. Il aurait payer n'importe qui pour rentrer chez lui plus vite.

Sa délivrance arriva enfin, Jay pouvait rentrer chez lui. Il sortit de l'établissement mais qu'elle ne fut sa surprise de voir Jungwon, là, devant le portail. Jay le savait au fond de lui, le garçon l'avait attendu. Touché par le geste, Jay arriva vers le garçon et lui adressa un faible rictus.

« Wooow ! Son altesse sait sourire ! Tu sais être un minimum reconnaissant, moi qui commençait à perdre foi. » s'exclama d'un faux rire Jungwon.

Jay fut immédiatement refroidit et ne pris même pas la peine de répondre. Les deux garçon firent le chemin sans un dialogue échangé. L'ambiance était plus que chaotique entre eux. Pris d'une envie totalement folle et irrationnelle, Jay fit sans doute la pire erreur de sa jeune vie et dit :

« Moi j'ai pas besoin de me forcer à sourire comme un débile. C'est pas moi qui chiale comme une merde sur le toit de chez moi. Son altesse s'en va. »

Si Jungwon avait pu envisager tout les scénarios du monde, jamais il n'aurait pensé à celui-ci. Il devint pâle en quelques secondes, il avait une soudaine envie de vomir. L'enfant ne pris même pas la peine de cacher sa panique, s'enfuit en courant et s'enferma chez lui. Si Jay regrettait son geste, Jungwon lui, était effondré sur son palier de porte. Il respirait si mal, il paniquait : son secret qu'il avait si longtemps cherché à cacher, était maintenant connus. Mais pourtant, étrangement Jungwon préférait ce scénario. Il aurait fait un malaise si Riki avait à la place de Jay alors que là, il ne devait rien à ce gamin. Rassuré par ses propres réflexions, Jungwon souffla un coup, se releva et fit sa vie comme si de rien n'était. Qu'est ce que ça pouvait lui faire à son altesse que Jungwon pleure sur SON propre toit ! S'il avait un problème avec ça, il avait qu'à déménager !

Alors le revoilà, pleurant à chaudes larmes sur son fidèle toit. Il y avait une exception cette nuit, il pleuvait à torrents et la Lune avait disparu. Le garçon était trempé mais s'en moquait. Il voulait devenir écume le temps d'un soir, il voulait se répandre dans l'air...Il voulait...mourir le temps d'une nuit.

« Tu devrais rentrer chez toi Crybaby ! Tu vas chopper la crève. »

- Laisse-moi Jay. J't'ai pas demander ton avis et là, tu ruines ma soirée.

- Quelle soirée rayonnante...wow

- J'fais ce que font tous les gens qui chialent comme des merdes. Pour vous citer, votre humble altesse. Maintenant, si vous auriez une once de respect et d'empathie à mon égard, auriez-vous l'obligeance de me laisser chialer seul ? J'aimerai pouvoir respirer un instant loin de tout, s'il te plaît. »

Jay ressentit une profonde gêne suite au dialogue du garçon. Il sentait con là sur le moment, il aurait aimé avoir tenu sa langue. Il savait que son caractère pouvait en blesser plus d'un mais c'était sa défense à lui. Il aimait pas s'accrocher aux autres, Jay, il avait deux-trois amis et ça lui suffisait. Il détestait l'être humain. Il détestait le monde. Pourtant quand il observait Jungwon, il avait envie de l'aimer son monde à lui. Il avait envie de l'aimer Jungwon. Et ça, ça le terrifiait plus que tout. Il se frotta légèrement le derrière de sa nuque et dit :

« Justement...A propos de ça, j'voulais m'excuser. J'ai jamais vraiment été très à l'aise avec les gens. Je...J'aime pas trop discuter. Mais je voulais pas te blesser...je...Je suis désolé » chuchota le plus âgé.

- Tu quoi ? Parle plus fort, j'ai rien compris avec la pluie...

- JE SUIS DÉSOLÉ J'AI DIT ! T'AS COMPRIS MAINTENANT MERDE

Jay lâcha fort ce qu'il pensait tout bas. Il respirait un grand coup et ferma en vitesse sa fenêtre. Jungwon fut absolument abasourdis par la situation et ne pu s'empêcher de rougir faiblement. Il avait été bêtement touché par le geste du garçon. Il sourit faiblement, il l'aimait bien son altesse au final. Jay semblait froid et orgueilleux mais lui aussi, était un garçon torturé. Jay, c'était le garçon qui adorait la solitude, Jungwon, lui, la haïssait. L'opposé total. Alors pourquoi Jungwon avait-il cette profonde envie de parler avec le plus vieux ? Il se voyait rire avec lui, il se voyait avec lui. Et ça, ça le terrorisait notre Jungwon. Était-il prêt à dévoiler ses faiblesses au garçon ? Il l'avait déjà fait sans le savoir. Mais là, il en était conscient...Et c'était bien là toute la différence.

On dit que la nuit porte conseil, et Nuit fit un excellent travail en ce soir pluvieux. Nos deux garçons avaient décidé de suivre leur cœur. Jay sauverait Jungwon de son malheur, Jungwon lui, se battrait pour apporter bonheur au garçon. Ils deviendrait l'antidote de leur cœur respectif.

Ils commencèrent alors à se rapprocher, au début, c'était très gênant et ils leur arrivaient de se disputer violemment. Mais les deux garçons finissaient toujours par se retrouver. Leur rituel restait leur petite discussion de nuit, Jungwon pleurait sur le toit et Jay, l'observait de sa fenêtre. Tout cela pouvait sembler fou pour autrui, les garçons eux, ils aimaient ce qu'ils avaient. Ils était heureux.

Un soir, Jay n'en pouvant plus éclata de colère. Il avait secrètement dévoilé plus que de l'affection amicale pour Jungwon. Le voir se détruire à petit feu sous ses yeux, le rendait fou. Il voulait un vrai sourire, il demandait pas grand-chose merde. Il désirait juste que Jungwon soit lui-même. Il aimait le Jungwon heureux, rieur, triste, celui qui pleurait à chaudes larmes la nuit. Il aimait de tout son cœur les nombreuses façades de Jungwon. Il se sentait idiot comme simple témoin de la peine de son « ami. »

« Jungwon, tu crois pas tu devrais en parler à Riki ?

- T'es complètement inconscient. Jamais. Jamais, j'en parlerai à Riki et les autres. Je veux pas les faire souffrir. Je veux pas être vu comme un poids pour eux. Imagine un peu...Riki...Non...Le pauvre. Je veux pas qu'il se sente coupable. Et j'sais que c'est ce qu'il f'rait. Il se sentirait con et il pleurerait. Il s'en voudrait et dirait qu'il est putain d'aveugle alors que non. C'est pas son rôle de prendre soin de moi. C'est mon propre rôle. J'ai pas besoin de confier toutes mes peines à Riki. Je suis bien là. Alors non Jay, j'en parlerai jamais à Riki.

- Et moi alors ? T'y a pensé à moi putain Jungwon ?

- A toi ?

- Ouais ! T'y a pensé à moi ? Je tiens à toi et tu le sais. Tu trouves ça normal que je te regarde te détruire sous mes yeux sans rien dire. Je respectais ton choix jusque là parce que moi aussi, j'aime pas qu'on m'aide. J'ai horreur de dépendre des autres. Mais sois responsable merde ! Pense à toi et à tes proches, tu crois que c'est un choix intelligent ce que tu fais là ?!

- Jay...Je...

- NON ! Tu m'écoutes maintenant ! Jungwon ! Tu vas te bouger le cul un peu. Tu vas arrêter de demander à cette Lune de soigner tes peines. Tu vas prendre tes responsabilités comme un grand garçon. Tu vas demander de l'aide. T'es pas un fardeau et tu le seras jamais Yang Jungwon. T'es la personne la plus adorable que je connaisse. Comment tu peux penser que tes amis te rejettent, t'es tout pour Riki ! Comment tu peux pas en être conscient ? Tu m'énerves à être aussi idiot. Réagis merde ! Arrête de souffrir dans ton coin !

- Mais...Tu crois que c'est si simple ! Je te l'ai répété des centaines de fois ! J'ai peur PUTAIN ! J'ai peur...J'ai peur... »

Jungwon s'effondra sur les tuiles du toit, il avait atteint ses limites. Il voulait être réconforté, il voulait ressentir la chaleur humaine. Il voulait être protégé. Pour la première fois dans sa stupide vie, Yang Jungwon désirait de l'aide. Il pleurait à chaudes larmes et tremblait comme un animal apeuré, c'est alors qu'il entendit un bruit sourd. Il se couvrit les oreilles en un sursaut. Il allait devenir fou. Silence de plomb, Jungwon se préparait à être encore délaissé. C'est alors qu'il sentit une chaleur l'embrasait, quelqu'un l'enlaçait d'une force dont il ignorait l'existence.

« Jay...

- Tais toi et profite du moment. Laisse-toi aller, je suis là maintenant. J'suis avec toi. T'es plus seul. Tu peux pleurer dans mes bras. Je serai toujours là pour t'épauler. Si je dois devenir la mère que t'a jamais eu, le frère, le chien, je le deviendrai.

- Pas sûr pour le chien...Tu serais grave chiant.

- J'vais t'étran-...Bref, ça va aller maintenant Jungwon, prononça l'adolescent en berçant le plus jeune.

Jungwon se sentait si apaisé en cet instant. Il resserra l'étreinte de Jay et espéra si profondément qu'il ne le lâche jamais. Soudainement, le plus vieux se redressa, mis sa propre main sur le cœur du plus jeune, et lui annonça d'un si beau sourire :

« Tu sais Jungwon, je suis persuadé que tes amis seraient ravis de pouvoir contribuer à ton réel bonheur. Parler de tes tortures avec eux, peut-être qu'au final, ça te rendrait encore plus heureux. Tu serais toi et eux, je suis sûr qu'ils l'aimeront, ce Jungwon vrai. Ils sont pas là pour trainer avec l'acteur. Ils sont là pour toi. Et crois-moi, je le connais pas ton Riki mais son regard sur toi, il trompe pas. Ce gamin, il te voit comme son sauveur. Tu sauves des gens en étant qui tu es, alors laisse les autres te sauver. Et puis, je l'aime bien le Jungwon qui pleure sur le toit. Moi, je le trouve aussi intéressant et beau que le Jungwon souriant...Si c'est pas plus même. »

Et le revoilà, pleurant à chaudes larmes. Jungwon mis ses mains sur sa bouche, espérant étouffer les faibles sanglots qu'il n'arrivait plus à retenir. Cet idiot de Jay venait de percuter en plein fouet, le cœur du garçon. Il se sentait rassuré, il se sentait mieux, il se sentait aimé.

« Tu m'énerves. » pleurnicha le garçon tout en enlaçant Jay. Il le serra si fort que Jay cru que leurs deux corps ne faisaient plus qu'un. Jay lui tapota faiblement la tête et sourit, apaisé. Il l'aimait son Jungwon. Il en était fou.

- Ça va aller Jungwon. Je suis là. Ça va aller. Respire, c'est fini.

- Non. Ça va pas aller.

- Recommence pas Yang Jungwon sinon...Sinon je te jette du toit !

- Non...Tu comprends pas Jay...

- Quoi ? lui répondit-il complètement perdus.

Jungwon s'éloigna faiblement du plus grand, pris une profonde respiration. Il serra son poing sur son cœur, celui-ci chantonnait des percussions si belles, que même la Lune en fit émue. Il fixa Jay dans les yeux et annonça d'une voix sereine :

- Tu comprends pas que je t'aime. T'es vraiment un idiot Park.

- Att-Attend....TU QUOI ? se releva en sursaut le dit « Park. »

La scène était hilarante pour Jungwon. Jay était là, rouge comme une tomate, se déplaçant sans cesse sur le toit. Il tournait en rond, se secouait la tête, puis, jeter des milliers de coups d'œil au plus jeune. Celui-ci éclata de rire et dit :

« Assis-toi, tu vas me rendre malade.

- C'est toi qui me rend malade. J'crois que j'hallucine. Putain Jungwon, je deviens Jeanne D'Arc ou quoi ? J'entends des voix. Oh putain, j'ai pas envie de crever maintenant !

- Mais...Qu'est-ce-que tu racontes encore ? »

Jungwon partit en fou rire, il se tordait dans tous les sens. De quoi était-il tombé amoureux encore ? Jay était un cas désespéré mais qu'est-ce qu'il en était fou de son air perdus ! Il était amoureux de ce garçon retiré de la société, ce gamin qui voulait juste se sentir aimé. Ce gamin qui voulait apprendre à aimer les autres. Ce gamin...Qui demandait simplement........d'être accepté. Et lui, Jungwon, il l'avait accepté. Il ne voyait plus sa vie sans le plus âgé, il se sentait lui-même lorsqu'il lui parlait. Il s'aimait lorsqu'il était en sa compagnie. Il arrivait à supporter la solitude grâce aux nombreux conseils de son « ami. » Il était maintenant capable de se supporter lui-même. Jungwon savait qu'il lui restait un bon nombre de travail à faire sur lui-même. Mais, il était heureux des faibles résultats qu'il avait. Il se voyait avancer et ça, c'était impensable il y a quelques mois.

Jungwon s'arrêta de rire, s'approcha de Jay (qui ne s'était toujours pas arrêté de bouger cet idiot), et fit ce qu'il rêvait de faire depuis si longtemps. Il attrapa le haut du plus âgé et lia leur lèvre d'un doux baiser. Les deux garçons se sentaient en sécurité, là, dans les bras de l'un et de l'autre. Ils se ressentaient vrais. Jay n'avait plus à s'isoler d'autrui et Jungwon, n'avait plus à se cacher derrière un idiot sourire. Les deux enfants s'embrassaient sans lendemain. Ils s'aimaient pour de vrai et, c'était là, la plus belle pureté qu'avait eut à voir la Lune. Elle souriait sous ce beau spectacle que lui offrait la vie.

Alors que les deux garçons rirent, en se fixant timidement les yeux dans les yeux, scintillants tout l'amour du monde, ils entendirent un chant qu'ils ne connaissaient que trop bien.

« J'ai demandé à la lune, si tu voulais encore de moi. »

- « Pas b'soin de la Lune pour savoir que je te veux pour l'éternité Yang Jungwon.

- T'as fini avec tes vieilles disquettes. Viens, on rentre, j'ai froid ! »

C'est ainsi que se termine l'histoire de nos deux acolytes. La Lune raconta leur histoire à ses nombreux témoins de minuit. Elle leur conta combien leur amour avait guéri le monde. Combien...Yang Jungwon devenus fier d'être lui. La Lune ne se moqua plus jamais du garçon, elle l'aima de tout son cœur, et le suivit jusqu'à son endormissement éternel. Il ne quitta bien évidemment jamais, Jay, le garçon de la fenêtre. Celui qui avait aimé le garçon qui pleurait à la Lune. Celui qui avait laissé tomber son monde, pour créer celui de son amour solaire. Celui qui était devenus le garçon qui riait à la Lune.

Celui qui avait redonné le sourire à un lustre abimé.

Notes:

Merci d'avoir lu « Le Garçon qui pleurait à la Lune. » N'hésitez-pas à me donner votre avis sur l'histoire ou à me confier vos ressentis. Je suis très intéressée de savoir ce que vous avez pensé de cette histoire. Merci à tous!
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- Myagin.