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the secret history [kara's Version]

Summary:

Kara Blake est une jeune orpheline qui, comme beaucoup, reçoit sa lettre d'admission à Poudlard. Dès son premier jour, elle se lie d'amitié avec une bande de Gryffondor... C'est là que les aventures commencent !

Entre amitié, guerre et bien évidemment romance, découvrez l'histoire de cette étudiante pas si banale à la recherche de ses origines.

Et si J.K. Rowling n'avait pas raconté toute l'histoire ? Et si Kara racontait elle-même ce qu'il s'est passé durant ses sept années à Poudlard, est-ce que l'histoire serait différente ?

[OC x OC Fem ]

Chapter 1: the letter

Chapter Text

À ma connaissance, la première fois que j'ai manifesté des signes de magie, j'avais cinq ans : j'ai jeté par la fenêtre l'horrible chien de ma famille d'accueil qui avait l'habitude de manger les lacets de mes chaussures.

La deuxième fois, quelques semaines plus tard, le garçon de la chambre d'à côté a déchiré mon unique exemplaire du Hobbit. Alors j'ai malencontreusement brûlé ses cartes de collection de Captain America.

C'est à ce moment-là que ma famille d'accueil a décidé de se plaindre auprès des services sociaux.

Est-ce que j'étais ce que l'on appelle une "enfant à problèmes" ? Très certainement ! Le faisais-je exprès ? Certainement pas !

Pendant trois ans, je suis passée de familles en familles mais mon léger penchant pour les problèmes m'a envoyé directement à l'orphelinat. A chaque fois qu'une humble et accueillante famille (notez l'ironie) décidait de m'accueillir, d'étranges événements se produisaient : miroirs cassés, portes qui claquent, objets volants. Une fois, on m'a même traîné à l'église du quartier pour un exorcisme.

La ficelle avec laquelle on a essayé de m'attacher a quasiment étranglé à mort le pasteur. Pas de bol !

Oui, Kara Blake a toujours été une enfant "différente" disaient les adeptes du politiquement correct. Pour les autres, je n'étais qu'une gamine bizarre dont on ferait mieux de se débarrasser au plus vite !

À l'âge de 9 ans, j'étais trop âgée pour intéresser les familles d'accueil qui préféraient des enfants avec qui iels pourraient créer un véritable lien dès leur plus jeune âge. Me voici donc rétrogradée dans cet endroit froid et solitaire qu'était l'orphelinat Wool ! Sans le savoir, l'orphelinat accueillait la sorcière la plus puissante qu'ait connu le Royaume Uni.

Pour des raisons évidentes, les pensionnaires de l'orphelinat avaient l'interdiction formelle de quitter l'établissement sans autorisation. Mais la jeune fille que j'étais, bien qu'élève modèle et calme, ne supportait pas l'atmosphère de cet endroit. J'y entendais trop de cris, trop de peurs. Je ressentais la solitude de mes camarades, leur détresse, ce qui simplifiait la mienne. Je n'étais qu'une enfant perdue, et j'ai prié tant de fois d'un jour trouver le pays imaginaire.

Sans succès.

Alors je profitais de mes quelques dons pour sortir en toute discrétion de l'orphelinat. Je me promenais dans les rues de Londres, surtout pour emprunter des livres à la bibliothèque en réalité, parfois pour voler quelques articles dans les magasins aussi.

La première chose que l'on apprend, c'est que personne ne fait attention à une orpheline.

Bien sûr, tout le monde savait pour mes petites escapades mais en tant que jeune fille née un 14 Février, j'étais de signe Verseau. Traduction : j'étais une petite révolutionnaire anticonformiste en herbe incapable de supporter les injustices. À chacune de mes sorties, je rapportais des "cadeaux" à mes camarades (des cadeaux dérobés bien sûr, j'ai toujours eu un talent particulier pour la ruse). Aucun adulte n'aurait pris le risque de me dire quoi que ce soit alors que j'apportais un peu de joie dans cet endroit digne d'un décor de film d'horreur.

Oui, j'étais déjà un véritable rayon de soleil !

Ma vie a véritablement pris un tournant le jour de mon onzième anniversaire.

Et non, je vous arrête tout de suite : je ne parle pas de la prestigieuse lettre de Poudlard reçue par hibou.

Je parle d'un tout autre présent...

Celui-ci est arrivé sous la forme d'une boite à musique très ancienne, d'un bois aussi noir que mes cheveux, parsemé d'enluminures dorées en forme d'étoiles. En son centre était gravé un blason, il s'agissait d'un dragon doré sur fond noir qui, selon mes recherches très poussées à la bibliothèque de Greenwich, appartenait à un certain Arthur Pendragon, ce qui, il fallait le reconnaitre, était carrément cool !

La boîte contenait un vieux parchemin qui défilait au fil des notes d'une musique épique qu'un certain Ramin Djawadi aurait pu composer (bien sûr, à l'époque je ne connaissais pas Ramin Djawadi).

Comment m'a été amenée cette fabuleuse boîte, me demanderez-vous ? Grâce à une petite chouette hulotte qui l'a vaillamment apportée sous la pluie londonienne. Pas étonnant qu'après ça, elle ait refusé de me quitter !

Mais le plus étonnant n'était ni cette boite, ni la musique épique qui aurait pu accompagner une scène de bataille du Seigneur des Anneaux, ni qu'elle ait été apportée par pigeon voyageur. Non. Le plus étonnant, c'était le message qui accompagnait la boîte. Message qui était si bien caché dans un compartiment secret qu'il m'a fallu forcer l'ouverture de la boîte pour le récupérer.

Lorsqu'on passe son enfance dans un orphelinat, il y a une question qui tourne en boucle dans notre esprit, comme un disque rayé bloqué dans un lecteur qui refuse de se mettre en pause : d'où vient-on ?

La deuxième question est, bien évidemment : comment a-t-on fini là ?

Et bien, ce message, laissé sur un vieux morceau de parchemin, répondait à ces questions. Et à toutes celles que j'aurais pu me poser après.

J'ai instantanément regretté d'avoir lu ce parchemin envoyé par le très vieux Arcturus Black quelques jours avant sa mort, mais nous y reviendrons plus tard.

Bien plus tard.

Néanmoins, j'avais désormais un avantage considérable sur mes colocataires : dans le petit tiroir de la boîte de musique se trouvait également la clef d'un compte à la banque de Gringotts, mais pas uniquement. Le dernier Black encore en vie (et en liberté) avait anticipé mon entrée dans le monde magique, espérant secrètement que je relèverais le niveau de la descendance (oopsi doopsi), et avait transféré une partie de l'argent conservé dans le coffre de la famille Black vers un compte en banque moldu qui me permettrait de vivre sereinement jusqu'à ce que je sois en âge de moi-même faire les démarches nécessaires.

Comme quoi, tous les fascistes n'ont pas mauvais fond ! (là encore, on y reviendra)

La première chose que j'ai faite avec cet argent était bien évidemment de parfaire ma collection de cassettes audios. Car si je devais passer un an dans un pensionnat sorcier perdu au milieu de l'Ecosse, j'avais besoin de distraction. Et je ne connaissais pas meilleure distraction que du bon vieux rock anglais. Et bien évidemment, un bon roman. Bon d'accord, j'étais une pré-ado qui vivait en ville donc j'en ai aussi profité pour faire un peu de shopping, vraiment un tout petit peu... A vrai dire, je ne savais rien du monde magique, mais si l'on écrivait encore sur du parchemin, je craignais fort qu'il n'y ait pas de jean troué ou de crop-tops. J'étais une véritable fashionista qui suivait avec attention la mode grunge.

Lorsqu'on passe notre vie dans un endroit comme l'orphelinat Wool, il fallait des distractions et l'art était le meilleur moyen, si ce n'était le seul, de s'évader... Enfin façon de parler. La porte arrière de la cuisine était tout aussi efficace.

Alors que le mois de juillet de la douce année 1991 touchait à sa fin, je m'attendais donc à recevoir une lettre de cette fameuse école de magie. En revanche, je ne m'attendais pas à recevoir une visite pour le moins troublante.

Quelques jours plus tôt, j'avais remarqué la présence d'un chat tigré avec une marque autour des yeux semblables à des lunettes traînant dans les parages. Ce chat semblait vraiment énerver ma chouette qui n'arrêtait pas de l'attaquer. Chouette que j'aie à l'époque nommée Loki (ça se passera de commentaire, merci). Je détestais les chiens, certes, mais j'adorais les chats ! Alors, contrairement à Loki, je ne cherchais pas à l'attaquer, me contentant de lui donner une caresse au coin des oreilles de temps en temps.

Je sais que le professeur McGonagall ne le reconnaitra jamais, surtout après notre petit désaccord lors de la bataille de Poudlard, mais je sais qu'elle a été impressionnée par la petite fille que j'étais.

Cet endroit aurait dû me rendre solitaire et aigrie, mais il n'en était rien. J'étais même tout le contraire : joviale, amusante à ma façon, volontaire et dotée d'un sens de justice exceptionnel.

Je crois que Mrs. Cole, la directrice de l'institut, ne fut que peu étonnée en voyant Minerva McGonagall entrer en ce mois d'août 1991. Bien que la plupart des archives aient été détruites lors d'un mystérieux incendie, les employés de l'orphelinat étaient au courant de l'existence du monde magique et ils avaient assisté à plusieurs reprises à des événements étranges entourant ma personne.

Ce jour-là, j'étais affalée dans mon lit, la tête penchée vers le sol, les jambes adossées contre le mur, un livre en main. Je n'ai pas bougé en voyant la sorcière entrer dans ma chambre, je me suis contentée de la détailler du regard. Elle avait un aspect sévère, des lunettes carrées et un chignon bien trop serré. Elle m'a immédiatement plu.

– Bonjour, l'ai-je accueilli de ma petite voix d'enfant pleine de douceur et naturellement chantante. Qui êtes-vous ?

– Bonjour Miss Blake.

Je savais désormais que "Blake" n'était pas mon véritable nom. Je savais aussi qu'il valait mieux jouer le jeu pour l'instant.

– Puis-je m'asseoir ? a-t-elle demandé.

J'ai hoché la tête d'un signe positif avant de corner la page de mon livre et de basculer en avant jusqu'à me retrouver assise sur le lit comme une personne normale.

Elle m'a détaillé. Longuement.

Elle devait sûrement se dire que mon petit air innocent et espiègle ferait des ravages d'ici quelques années. Après tout, entre mes cheveux d'un noir brillant naturellement ondulé, mes grands yeux couleurs acier et mon visage sans défauts, j'avais hérité de la génétique parfaite de la noble et très ancienne famille Black.

– Je m'appelle Minerva McGonagall, je suis professeur à l'école de magie Poudlard.

J'ai joué l'innocente :

– L'école de magie ? ai-je répété en arquant un sourcil.

Sans un mot, mon invitée s'est transformée en chat, me provoquant un cri de surprise non feint. J'ai aussitôt reconnu le chat qui ennuyait ma chouette depuis quelques jours.

Le chat disparu, laissant place à mon futur professeur de métamorphoses et elle m'a tendu une lettre que j'ai saisie avec une légère hésitation avant de l'ouvrir avec délicatesse. Sans surprise pour vous, cher.e.s lecteurices, voici son contenu :

COLLÈGE DE L'ÉCOLE DE SORCELLERIE

Directeur : Albus Dumbledore Commandeur du Grand-Ordre de Merlin
Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers

Chère Miss Blake, Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité. La rentrée étant fixée au 1er septembre nous attendrons votre hibou le 31 juillet au plus tard. Veuillez croire, chère Miss Blake, en l'expression de nos sentiments distingués. Minerva McGonagall Directrice-adjointe

J'avais beau savoir que les mots inscrits étaient authentiques, j'ai dû relire cette lettre plusieurs fois pour intégrer cette nouvelle réalité qui était la mienne.

– Pourquoi moi ? ai-je demandé.

Je ne parlais pas uniquement de cette lettre. Je parlais de tous ces événements étranges qui m'arrivaient depuis toujours. Je n'avais rien de spécial, et pourtant les choses devenaient de plus en plus bizarres avec le temps. Peut-être que ce "pourquoi moi ?" s'adressaient aux dieux auxquels je n'arrivais pas à croire.

– Parce que vous êtes une sorcière Kara, a répondu le professeur McGonagall. Et d'après ce que l'on m'a rapporté, vous pourriez devenir une excellente sorcière en sortant de cette école.

Et c'est ce que je suis devenue.

Je m'appelle Kara Black. Voici mon histoire.