Work Text:
«Si mes hommes ne te voient pas tomber, tous tes amis mourront.
-John ?
-Tous…
-Madame Hudson ?
-Tous…
-Lestrade ?
-Trois balles, trois tueurs, trois victimes. Il n’y a aucun moyen de les arrêter, à moins qu’ils ne te voient sauter. »
Sur le toit d’un immeuble, les possibilités sont limitées. S’il ne saute pas, ses amis mourront et il est hors de question pour Sherlock de risquer la vie de John. Mais s’il meurt cette après-midi, laissant Moriarty partir, il finira par s’ennuyer et par mettre le monde à feu et à sang. Sa seule option, la seule chance à l’humanité de s’en sortir, est la mort de Moriarty. Et la seule chance pour John, Mrs Hudson et Lestrade est la chute de Sherlock.
«Sans vouloir te presser… tu n’as plus beaucoup de temps. Imagine un sablier dont tu ne connais ni la taille du goulot, ni le nombre de grains de sables restants.
-Comment puis-je jouer si je ne connais pas les règles ?
-C’est terminé, on ne joue plus, j’ai gagné, tu as perdu.
-Et si tu mourrais avec moi ?
-Aucun ordre là-dessus. Mais tu n’as pas le cran de le faire. »
Sherlock le toise du regard, incapable de déchiffrer le regard de Moriarty.
«Laisse-moi envoyer un dernier message et je te donnerai ce que tu désires… »
Un sourire en coin, Moriarty lui montre le vide d’un signe de main.
«Prends ton temps, tu as le reste de ta vie après tout. »
Sherlock sort son téléphone, tape un message sur son téléphone et le range dans sa poche.
Prends soin de John, Madame Hudson et Lestrade. Au revoir Mycroft.
«C’est un adieu à John ?
-Tu ne le sauras jamais.
-Je regarderai dans ton téléphone. »
Sherlock jette son téléphone dans le vide, faisant lever les yeux au ciel à son ennemi, son adversaire. Non, son égal.
«Je devinerai.
-Tu ne le sauras jamais, accepte-le.
-Bien, si tu y tiens. Mais j’ai gagné, Sherlock. J’ai gagné le jeu. »
Les deux hommes se toisent, attendant un mouvement l’un de l’autre.
«Tic… toc… Sherlock. Il n’y a plus beaucoup de sable. »
Le détective l’attrape par le manteau pour l’attirer contre lui, venant pour la première, et la dernière fois, découvrir ses lèvres. Moriarty le laisse faire, bien trop surpris par la tournure des évènements pour ne dire quoi que ce soit. Alors Sherlock profite de cette surprise, d’avoir une prise sur son manteau pour l’attirer dans sa chute. Tic… Toc... Le sablier explose sur le sol bétonné.
