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Language:
Français
Stats:
Published:
2025-07-14
Updated:
2025-07-17
Words:
4,237
Chapters:
2/?
Comments:
5
Kudos:
7
Bookmarks:
1
Hits:
80

Entre crocs et ambre

Summary:

Le jour où Bella rencontre une créature étrange dans la forêt, tout bascule. Les événements s'enchaînent, et elle doit soudainement faire face à des réalités qu’elle n’aurait jamais soupçonnées. Mais au milieu de tout cela, elle trouve un point d’ancrage qui changera sa vie à jamais.

Cette histoire se déroule au même endroit, mais s’écarte assez largement de l’histoire originale.

Notes:

Cette fic est une première pour moi. Si vous avez des commentaires pour améliorer mon écriture, vous êtes les bienvenus :)

Chapter Text

Bella courait, aussi vite que ses jambes maladroites pouvaient la porter. La forêt dense de Forks se refermait sur elle et l’enveloppait, alors qu’elle tentait d’échapper à l’inévitable. Et celui-ci arriva sous la forme d’une chute : une simple racine la fit s’envoler sur près d’un mètre, avant de la projeter contre un arbre.

Bella, sonnée, désorientée, essaya de distinguer les formes autour d’elle. C’est alors qu’une main glacée se referma sur son bras, lui arrachant un cri d’effroi. Sa première pensée, aussi insensée soit-elle, fut qu’un cadavre l’avait agrippée. La terreur la fit se replier sur elle-même, fermer les yeux, et attendre son heure.

« Que fais-tu ici ? » vint une voix douce, mélodieuse, presque irréelle.

Bella suspendit sa respiration déjà laborieuse. Cette voix… Elle devait rêver. Être morte. Ou pire : avoir développé un quelconque trouble mental. Elle allait finir ses jours enfermée. Voilà, c’était la seule explication possible.

« Hé ! Prends une inspiration et ouvre les yeux. Je ne suis pas une menace pour toi. Je veux seulement t’aider », reprit la voix.

Elle sentit alors la main glaciale lui effleurer le visage. C’est à ce moment qu’elle ouvrit grand les yeux et se remit à courir, malgré ses blessures. Mais voilà que la forme, la propriétaire de cette voix, se trouvait de nouveau devant elle, lui barrant le passage.

« Laissez-moi ! Et… qu’êtes-vous, d’ailleurs ?! »
Les larmes coulaient maintenant librement sur ses joues, ses cris se perdant dans l’immensité de la forêt.

« Je me baladais. J’ai entendu tes pas, ton souffle, senti ta peur… mais je ne t’ai pas vue. Cela m’a intriguée. D’où sors-tu ? Que t’est-il arrivé ? »

Bella essuya ses larmes du revers de l’avant-bras, prit une grande inspiration, essayant d’y insuffler une résolution qu’elle ne ressentait pas. Enfin, elle leva les yeux et regarda la créature, debout devant elle.

Et ce qu’elle vit ? Elle n’avait pas de mots pour le décrire.
Cette créature — femme ? — dégageait une présence qu’elle n’avait jamais ressentie auparavant. Elle se tenait là, devant elle, avec une grâce mêlée de férocité, et une beauté que Bella aurait été incapable de décrire. La puissance qui émanait d’elle, bien qu’elle fût petite et menue, lui donnait la chair de poule. Comment pouvait-on incarner autant de choses à la fois ?

Son visage était sérieux, inquiet, avec peut-être même un petit sourire, dans une tentative de paraître plus avenante. Mais à cause de tout le reste, Bella restait sur ses gardes. Ce n’était pas naturel.

« Vous n’êtes pas humaine… Allez-vous me tuer ? Faites-vous partie des autres ? Ceux qui m’ont attaquée ? »

La créature pâle prit un air parfaitement étonné, écarquilla les yeux, puis reprit d’un ton empressé :

« Je ne les ai pas vus… Décris-les, s’il te plaît. »

« Un homme… des yeux rouges… des loups… Ça s’est passé trop vite. Je ne sais pas. Je me suis enfuie quand ils ont commencé à se battre. Je ne peux pas rester ici ! »

« Non, attends ! Grimpe sur mon dos. Tu as raison, nous devons partir. Nous sommes toutes les deux en danger.
S’il te plaît, Bella… Je ne te demande pas de me faire confiance. Juste de me laisser te ramener en ville. »

Bella croisa son regard. La créature semblait réellement inquiète, voire même effrayée. C’était étrange. L’homme avait les yeux rouges, les siens étaient dorés et pourtant, ils semblaient bien être de la même espèce.
Elle regarda autour d’elle : la forêt était toujours silencieuse, les arbres serrés, la pénombre omniprésente.

Elle n’avait aucune idée du chemin pour rentrer. Sa seule option était de toucher cette créature, de la laisser la guider, la porter.
Celle-ci commençait d’ailleurs à trépigner d’impatience. Et honnêtement ? Elle semblait à deux doigts de s’emparer d’elle si elle ne prenait pas immédiatement une décision.
Décision qui fut vite prise lorsqu’elle entendit un chœur de loups s’élever, suivi de cris au loin.

Bella sauta pratiquement sur le dos de la créature, qui agrippa instantanément ses jambes.

« Accroche-toi bien et ferme les yeux, d’accord ? » dit-elle. Puis, sans attendre, elle détala à une vitesse que Bella n’aurait pu qu’imaginer.

Le monde devint flou, et son estomac faillit rendre son contenu sur-le-champ. Elle ferma alors les yeux et se serra contre la créature froide, ses bras autour de son cou, son visage niché contre sa nuque et ses cheveux.
Le trajet, bien qu’éprouvant, devint plus supportable après la première minute. Elle commença peu à peu à se détendre.

La force et la vitesse de son alliée — elle espérait qu’elle en soit une — étaient assez rassurantes pour lui permettre de se calmer. Et c’est alors qu’elle commença à remarquer certains détails.
Par exemple, l’odeur douce qui se dégageait de la nuque de la créature lui était étrangement familière, presque réconfortante. Ses bras contre cette peau glacée, étonnamment ferme, mais douce comme du satin.

La créature ralentit, puis s’arrêta.

« Nous y sommes. J’espère que je ne t’ai pas trop secouée. »
Elle entreprit alors de décrocher délicatement les bras et les jambes de Bella et de la poser au sol avec douceur.

« Bella, » vint de nouveau la voix mélodieuse. « Je suis désolée que notre rencontre se fasse dans ces circonstances désastreuses. Je sais que tu es terrorisée, là, maintenant. Mais j’espère que tu trouveras la force de me laisser une chance. Je vais faire mon possible pour t’aider. »
Elle lui prit doucement la main, la regardant avec une intensité si magnétique que Bella fut incapable de détourner les yeux.

« Les loups, » reprit la créature. « Je ne leur fais pas confiance, mais ils ne devraient pas être un danger pour toi. Ils étaient là pour l’homme dont tu m’as parlé. Ce sont des chasseurs… de mon espèce. »

Son regard se fit triste. Bella fut saisie d’une envie déconcertante de la réconforter, mais s’en abstint.
Elle opta plutôt pour les questions évidentes, celles qui, jusqu’ici, étaient restées sans réponses claires.

« De quelle espèce es-tu ? Qui es-tu ? »
Et surtout :
« Comment connais-tu mon nom, et l’endroit où je vis ? »

La créature réfléchit un instant, puis répondit seulement à deux de ses questions :

« Je m’appelle Alice. Alice Cullen. Je te connais parce que je t’ai vue. Je sais que tout cela te paraît mystérieux, mais je te promets d'y répondre… en temps et en heure. »

Le regard d’Alice devint doux, presque suppliant.

« Promets-moi de ne plus retourner dans la forêt, Bella. Je ne veux pas t’effrayer davantage, mais cette promesse est cruciale. Je ne pourrai peut-être pas te protéger si tu sors de la zone. »

Le poids accablant de l’après-midi commençait à peser trop lourd sur les épaules de la jeune femme. Elle n’aspirait plus qu’à s’enfermer dans sa chambre, se recroqueviller sur elle-même et pleurer.
Alice sembla le comprendre. Aussi lâcha-t-elle la main de Bella qu’elle tenait encore, non sans lui offrir une dernière caresse de réconfort.

« Alice… merci, » dit Bella d’une voix éteinte, mais non sans gratitude, avant d’ouvrir la porte de sa maison.
Mais au moment où elle allait entrer, elle se retourna une dernière fois.

Alice avait disparu.

Bella soupira, puis entra. Il s'agissait de mystères pour une autre fois.