Actions

Work Header

Rating:
Archive Warnings:
Category:
Fandom:
Relationship:
Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Stats:
Published:
2025-09-13
Updated:
2025-09-13
Words:
2,859
Chapters:
3/39
Hits:
5

Je n était pas censé tomber sur luis

Summary:

Elle ne devait pas croiser sa route.
Fille d'un monde trop lisse, trop riche, trop cruel, Eliora s'échappe.
Mikey, lui, règne sur un monde brisé, imprévisible, loyal jusqu'au sang.

Ce n'est pas une rencontre douce. Pas une romance facile.
Juste deux silences qui se reconnaissent.

Il ne lui demande rien. Il lui tend une cigarette, une veste, une main.

Et dans ce chaos, peut-être... ils respirent enfin.

Chapter 1: Prologue : Les inconnus ont parfois des noms

Chapter Text

La pluie tombait doucement ce soir-là. Pas de grade orage, pas de grand tonnerre. Juste ces fines gouttelettes, denses et persistantes, qui vous trempent jusqu'au eaux sans que vous en rendiez compte. Une pluie triste, presque intime comme si le ciel voulait noyais Tokyo dans un soupir étouffé

Mickey s'était arrêté sous l'abri rouillé d'un petit konbini fermé.
capuche à moitié tirée sur ses cheveux blonds humides, les mains dans les poches, la.
Il venait de quitter le QG du Toman. L'ambiance avait été lourde.
Draken lui avait balancé des mots durs et tranchants, Mitsuya était resté silencieux ,le regard perdu.Moebius prenait trop de place.Trop de sang. Trop d'yeux qui brillent pour de mauvaises raisons.
Et lui... Mikey souriait. Encore et toujours.
Mais ses poings le brûlaient.
Et il haïssait ce genre de silence, après une réunion où on parlait stratégie comme on planifie une guerre.

Alors il est sorti marcher. Sous la pluie. Parce que quand il était mouillé, on voyait moins ce qu'il ressentait.

À quelques mètres de là, une fille se débattait avec un vieux distributeur automatique, coincé entre deux murs tagués.
Elle était trempée, sa veste collant à la peau, ses cheveux dégoulinaient sur ses joues. Elle tapait sur les boutons avec l'insistance de quelqu'un qui avait déjà eu une mauvaise journée.

- Sérieusement ? Trois fois ? J'vais devoir invoquer un démon pour un coca maintenant ?

Elle donne un coup de pied dans la machine. Pas fort. Juste de quoi dire qu'elle avait essayé.

Mikey, adossé au mur, ne met s'empêcher de sourire. Un vrai,cette fois. Léger. Presque imperceptible. Il avait connu des batailles plus violentes, mais celle-ci... avait elle quelque chose de comique.

La fille tourne brusquement la tête, ses sourcils froncés. Son regard tombe sur lui.

- T'as une meilleure idée ou tu préfères juste mater ?

Mikey ne bougea pas. Il la détailla rapidement.Il y avait chez elle une tension,une fatigue, une espèce de rage élégante;

- C'est toi qui te bats avec une machine. Moi j'observe juste un combat qui est perdu d'avance.

Elle haussa un sourcil, croisa les bras.

- Drôle.

- Non, répondit-il calme

Elle cligne des yeux. Surprise pas par le simple mot mais par le ton. Aucun sarcasme, juste une neutralité, sans moquerie.

Mickey s'approche lentement de ses mains toujours dans ses poches. Il s'arrête devant le distributeur, appuya sur deux boutons d'un geste sûr.
La machine ronronna... et un clac rétention. La canette tomba.

Elle le regardait, bouche entrouverte. Ses yeux passèrent du coca à lui.

- J'allais y arriver, souffla-t-elle.

- J'en doute, répliqua-t-il, un coin de ses lèvres se pertinent à peine.

Il récupéra la canette, la lui tendit sans un mot de plus, sans la regarder directement.
Elle hésite, la prise quand même. Ses doigts frôlèrent les siens, froids et tremblants.

- Merci... inconnue arrogante, murmura-t-elle.

Il relève les yeux vers elle, et plongea dans son regard sombre. Fatigue,fier,cassée. Il connaît cet éclat.C'était ceux des gens qui portent leur cicatrice sous forme de sarcasme.

- De rien... fille énervée.

Un silence s'installe. Pas gênant ni forcé. Plutôt de ceux où les mots deviennent inutiles. Le genre d'instant suspendu, quand deux inconnus se croisent et savent qu'ils se reverront, même sans promesse.

- Bon, j'y vais, dit-elle soudain. Avant que l'univers m'envoie un autre test d'humilité.

Elle se détourna, glissa sa canette dans son sac, rabattit sa capuche et s'éloigna dans la pluie.

- Bonne chance, lancement Mikey dans son dos.

Elle n'a répondu pas, mais il remarque ce petit geste. Une légère inclinaison de la tête.
Et surtout ce sourire discret qu'elle tente de cacher.

Puis elle a disparu au coin de la rue.

Et Mikey resta là, les yeux rivés sur l'endroit où elle s'était évaporée.
Un instant de calme dans le tumulte. Une rencontre sans crise, sans violence.
Juste... quelque chose.

PDV Eliora

Je marche sous la pluie.
Pas vite ni lentement. Juste assez pour ne pas courir, juste assez pour sentir le froid s'infiltrer sous ma veste.
Un inconnu.
Avec un sourire discret, un ton calme, une voix posée.
Un type qui dégageait une espèce de désinvolture étrange, presque agaçante.
Il ne souriait pas pour être gentil. Il souriait parce qu'il n'en rien avait à foutre. Et pourtant, il m'avait tendu ce foutu coca sans rien demander.

Je ne connais même pas son prénom.
Mais quelque chose en lui avait fait tilt. Une tension dans sa posture, peut-être. Le genre de présence qu'on envoie sans comprendre.

Je tourne à gauche, une ruelle étroite, familière. À cette heure-là, personne ne traînait dehors. Sauf les solitaires, les égarés et les mômes de gang.
Je ne suis rien de tout ça. Enfin plus maintenant.

Tout retombe d'un coup.Un autre cour ou on apprend à sourire sans réfléchir.Une autre réunion mondaine ou chèque regarde te juges à chaque instant.Encore cette sensation de marcher sur un fil invisible,au-dessus d'un vide que je refuse de regarder.
oui j'ai de l'argent,une belle maison et un compte bancaire bien garni .
Mais l'argent ne changeait rien quand on portait seul tout un monde sur les épaules.

Je m'arrête devant une vitrine.mon reflet dans une vitrine tremblait, flou à cause de la pluie..

- Tu t'es encore comportée comme une connasse, murmuré-je.

j'avais été sec, peut-être un peu agressif. Mais c'était ma façon de tenir les gens à distance. Ne pas trop parler, ne pas trop m'attacher. Les gens ne restent jamais bien longtemps.

Et pourtant, ce type-là... Luis n'avait pas fui. Il n'avait pas répondu avec violence. Il avait simplement été là, un instant.

Elle soupira, relève sa capuche, et continue sa route jusqu'à l'hôpital.