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« Mis queridas ! Le petit déjeuner est servi. »
Alors que Clara se relevait grogie de son lit, c’était bien son lit ? Hier soir avait été mouvementé et légèrement acrobatique. Elle se retourna vers ses voisines de lit tout aussi nues et endolories qu’elles. Odette était sa sœur, elles ont beau être très proches comme peuvent l’être des sœurs, ce n’était pas pour autant qu’elles couchaient ensemble… directement…est-ce que c’est sensé compter si elles sont juste nues, dans le même lit, avec une seule partenaire pour elles deux ? Bon il n’y avait pas l’homme baudroie travaillant pour les Vees, avec qui Odette était dans une relation ouverte (secrète), ou est-ce qu’elle s’était à nouveau séparée de lui ? Encore… cette semaine…. Trop de questions et pas assez de café pour y répondre. Elle fut cependant parfaitement réveillée lorsqu’on toqua à la porte.
« Odette ? Ça fait cinq minutes que je vous appelle, je peux rentrer ? »
Mince !
« Mamá ! Non pas maintenant ! »
« Clara ? »
Cette dernière se précipita à la porte pour se plaquer dos à elle. Connaissant sa mère, elle risquait de rentrer. Son habitude à tellement vouloir les protéger, qu’elle en oublie leur vie privée.
« Qu’est-ce que tu fais dans la chambre de ta sœur ? »
« Je- heu-J’avais du mal à dormir seule cette nuit. Odette m’a laissé entrer. »
Elle tenta de ramasser tant bien que mal les premiers vêtements qu’elle trouvait au sol, pour pouvoir se présenter devant sa mère sans être entièrement dévêtue.
« Qu’est-ce qui te tracasse ? Est-ce que tu souhaites m’en parler ? »
« Ce n’est rien de grave maman, juste du stress pour… pour toutes les pénétrations-heu créations ! Que Odette et moi avons dû faire cette nuit- je veux dire hier ! »
« Mi querida... est-ce que tu veux que je soulage votre charge de travail ? Si cela te permettrait de te sentir plus en forme pour ces prochains jours ? »
« Pas besoin, c’était juste un peu de fatigue. »
Clara entre ouvrit la porte, maintenant vêtue au moins d’un haut, cachant le bas de son corps qu’elle n’avait pu habiller que d’un sous-vêtement.
« Tu vois, je suis en pleine forme pour la journée ! »
Alors que Carmilla souriait à sa fille, elle vit enfin son vêtement, et s’immobilisa, les yeux écarquillés et le sourire disparaissant progressivement. Ce que Clara remarqua.
« Heuuuu maman ? »
« Tu porte un haut…avec des motifs de cœur. »
« Ho ! Ha ! Oui ! Sa fille émit un rire nerveux ; je sais que tu ne l’aimes pas trop mais ses vêtements sont si chics. »
« Trop petit pour toi. »
« Ça me fait un excellent crop top ! »
« Et tu as des suçons pleins le cou. »
« Quoi !? Levant instinctivement sa main pour cacher cette zone. Noooonnnnn…ce sont… des moustiques géants de l’enfer, c’est la saison… et on a dû laisser la fenêtre ouverte sans faire exprès héhéhé… »
Si elle n’était pas déjà morte, elle dirait que l’aura que sa mère dégageait maintenant pourrait probablement anéantir toute une ville et ses habitants.
« Où est-elle Clara ? »
« Qui ? »
« Ne la protège pas, où est-elle ? »
« Je ne vois toujours pas de qui tu veux parler mamá. »
Le regard fuillant de sa fille lui en a dit suffisament. Carmilla attrapa la porta avant de la projeter sur le côté gauche hors de ses charnières, l’envoyant s’écraser contre la penderie et le mur. Ce fraqua réveilla une Odette qui s’asseya rapidement sur son lit, le visage rougissant, la couverture était relevée pour cacher son corps dévêtu, mais pas son cou tout aussi marqué que celui de sa sœur. Avec moins de panique, une seconde personne, encore à moitié endormie se releva, quelqu’un dont l’insouciance transparaissait parfaitement avec son visage non paniqué, et qui n’était autre que…
« Veeeeeeeeeelveeeeeeeeetteee !!!!!!! »
« Oui ? »
« Je vais t’exterminer ! »
Décidant qu’il fallait tout de même sortir du lit, la fashionita repris ses esprits à temps pour esquiver une pointe de chaussure de balaie/lame qui transperça le lit où elle se trouvait à l’instant.
« Holà, qu’est-ce qui se passe ? »
« Qu’est-ce que tu as fait à mes filles !? »
Prenant le temps de claquer des doigts pour s’habiller et se coiffer, Velvette répondit avec toute la maturité qu’elle possédait.
« Eh bien, vois-tu Carmilla, quand plusieurs personnes ressentent le besoin de se rapprocher physiquement elles- » s’abaissant de peu pour éviter le coup de pied horizontal mortel.
« Tu t’es introduite chez moi ! Tu as entraîné MES filles ! Dans… dans un plan à trois !? »
« Mère ! » les jumelles répondant à l’unisson.
« Ouah ! Tu connais ce mot, incroyable pour un vieux fossile, et encore, ça m’étonne que tu ne nous aies pas entendu. Tes filles ont de la voie. »
« Velvette ! » de nouveau les jumelles, leurs visages prenant un teint rougeâtre.
« TU - VAS – ÊTRE - ÉRADIQUÉE - DE MES MAINS ! »
« De tes pieds tu veux dire… d’ailleurs, avant ça, tes filles m’ont appelé « papi » toute la nuit, tu ne connaîtrais pas la raison à cela par tout hasard ? »
Les coups de la plus vieille overlord déferlèrent sur elle, plus elle esquivait et plus il devenait compliqué de faire face, Velvette pu s’envoler sur son balai et prendre de la hauteur afin d’être hors d’atteinte de la tornade qu’était devenue Carmilla Carmine. Un miracle qu’elle ne ce soit pas transformée en sa vraie forme.
« Et puis ce n’est pas moi qui les ai entraînées là-dedans, j’étais partie pour les voir chacune dans leur chambre, mais elles sont plus proches d’être des tigresses impatientes que des cygnes raffinées, et m’ont tendues un piège ici, j’ai mon dos griffé pour le prouver. »
Ne pouvant plus supporter de l’entendre, Carmilla attrapa le fusil à pompe calibre 12, en acier angélique, laissé sur le bureau de travail d’Odette. Par malheur pour la fashionita il était déjà chargé. Empoigné par une fabricante d’armes furieuse qui visa l’intruse.
BLAM !
« Je vais renvoyer ton corps à tes collègues, tellement percé de trous que Valentino n’aura jamais assez de jouets pour les remplir tous! »
BLAM !
BLAM !
Le dernier tir atteignit le milieu de la fenêtre. Ce n’est que grâce à sa flexibilité de poupée que Velvette a pu éviter ses tirs, il ne faut juste pas qu’elle se repose trop sur cette chance face à une mère en colère. Donnant un coup de pied arrière pour achever d’ouvrir cette fenêtre. L’Overlord se prépara à se jeter du haut du balcon.
« J’imagine que le petit-déjeuner gênant en tête à tête est annulé, dans ce cas, mes belles, je vous dis à la prochaine. »
Faisant un geste de baiser avec la main aux jumelles rougissantes se trouvant de l’autre côté de la pièce. Ce qui ne manqua pas de faire à nouveau craquer Carmilla.
« Il faudra que tu me passe sur le corps avant ! »
« Hou Carmilla, pas devant tes filles, elles vont se faire des idées. Allez, à la prochaine réunion. »
« Pas si tu es morte avant! »
BLAM !
Un petit clin d’œil avant de se laisser tomber pour éviter ce tir, et Velvette se précipita loin des lieux aussi vite qu’elle le pouvait sous les coups de fusil, la manquant comiquement de peu. Quand on pense que c’est une fabricante d’arme qui tente de l’abattre.
BLAM !
CLIC…
« Odette, ma sœur, dis-moi que tu n’as pas d’autres armes ici. »
« À pars des couteaux ? Non. Rien qui puisse lui permettre de l’atteindre. »
« Mijas. » Carmilla parla d’une voix d’outre-tombe.
« Oui mère ! » dirent-elles à l’unisson.
« Allons à table, nous avons BEAUCOUP de choses à discuter. »
Alors que leur mère, et son aura de mort, descendait déjà pour laisser à ses filles le temps de s’habiller correctement. Clara cherchait une veine stratégie pour éviter la punition éternelle.
« Et si on lui disait que c’était pour espionner une de ses adversaires ? »
« Clara, elle nous a surpris nues, dans ma chambre, dans notre maison, à dormir avec une des femmes qu’elle déteste le plus. Rien ne marchera. Il faut espérer qu’elle nous punira juste de sortie jusqu’à la fin des temps et au-delà, au minimum. »
« S’il-te-plaît ne me fait pas peur…. Pourquoi on couche avec cette fille imbue d’elle-même déjà ? »
« Voyons voir, elle défie l’autorité quand nous on n'ose pas, ce qui nous amène à être légèrement attirées par ce qui nous est interdit, elle est jolie, elle fait l’amour comme une déesse, et on est complètement stupides probablement ? »
« Mouais peut-être, bon l’avant-dernier est avéré j’ai encore du mal à marcher droit. »
« Clara ! »
« Quoi ? Ce n’est pas comme si tu n’avais pas été là hier soir. »
Sa sœur à nouveau rougissante.
« Ce n’est pas une raison ! On descend ! Maintenant ! »
« Si on ressort vivantes de cette discussion, est-ce qu’on refera une nuit comme ça ? »
« … Peut-être ! Ho et va te faire foutre ! »
« Il faudrait que je me revisionne hier soir pour me rapppeler si c’est fait. »
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Pendant ce temps à la tour des Vees, alors que Val et Vox entamaient eux aussi leur petit-déjeuner, une Velvette essoufflée rentra dans leur lieu commun.
« Vel ? Qu’est-ce qui t’es arrivé ? »
« J’ai couru pour éviter de me faire abattre, les conséquences de ma soirée. Sers-moi une limonade Val. »
« Partenaire cocu ? » demanda l’immense papillon de nuit lui versant un verre.
« Non, la mère, je réfléchis encore si elle aurait moins tenté de me tuer, si elle m’avait surprise au lit avec juste une seule de ses filles, et non les deux. »
« Siiiii, ça c’est ma lesbienne favorite. »
« Un risque de la voir débarquer ici et ravager une partie du bâtiment ? »
« J’en sais foutre rien Vox, mais il va falloir centupler de vigilance lorsqu’elle présidera la prochaine réunion overlords. » Velvette partie en direction de sa chambre, limonade à la main et dans l’objectif de finir sa nuit.
« Très bien, je te laisserai t’en occ- ATTENDS QUOI ?! »
