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Une aide bien précieuse - (Neuvifuri)

Summary:

Que se passerait-il si Neuvillette demandait à Furina de lui apprendre à embrasser ?

Chapter 1: Chapitre 1

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

"Encore perdu ? Mais... Mais comment est-ce possible ? J'avais pourtant de si bonnes cartes... Il vous a suffi d'une seule attaque pour éliminer mon personnage le plus puissant. Hmm, j'ai encore besoin d'entraînement.
- Nous verrons cela lors de la prochaine partie.
- Bien sûr. Je vais changer de stratégie. Tout miser sur ma carte de soin tandis que vous privilégiez les réactions élémentaires n'était pas une bonne méthode. Je pensais pourtant absorber la plupart des dégâts de vos personnages, c'était finalement une mauvaise tactique.
- Vous êtes aussi là pour apprendre à jouer.
- Et pourtant, ce ne sont pas mes premières parties ! Neuvillette, vous êtes vraiment fort à ce jeu de cartes. Je m'avoue vaincue !
- Ce n'est pas comme si vous aviez un autre choix, s'amusa l'intéressé.
- Hé ! Vous verrez. Un jour, je vous battrai.
- J'ai hâte d'être à ce jour, Furina. Même si celui-ci n'arrivera pas avant une bonne décennie.
- Comment osez-vous vous moquer de la sorte !? S'offusqua la comédienne. N'avez-vous aucune pitié envers votre ancienne Archon ?
- Auriez-vous préféré que je vous laisse gagner ?
- Bien sûr que non. Je préfère largement vous battre à la loyale.
- Je n'en attendais pas moins de vous."

Furina se leva pour ranger les cartes dans leur boîte. Elle les posa sur l'une des bibliothèques du bureau de l'Iudex avant de s'asseoir sur le canapé. Neuvillette, quand à lui, enleva la chaise qu'il avait positionné en face de son bureau. Tous deux s'étaient installés là pour jouer au TCG. Ils souhaitaient changer des goûterons habituels ici où à l'Opéra. Les jeux étaient une bonne idée, même si Neuvillette semblait pour l'instant plus apte à gagner que Furina. À vrai dire, celle-ci n'essayait pas de construire de réelles stratégies. Elle misait tout sur la défense pour ne pas être touchée, mais finissait par perdre ses cartes une par une. Et une fois que ses buffers étaient morts, l'Iudex n'avait eu qu'à invoquer un coup final sur sa propre carte. Quelle tragédie pour la comédienne !
"Il fait presque nuit." Furina leva les yeux vers la fenêtre se trouvant derrière le bureau. "Je ne vais pas tarder, il faut que je me ravitaille en macaronis.
- Quand songerez-vous à changer de pâtes ?
- Jamais ! Ce sont les meilleures. Leur goût est exquis.
- Personnellement, je trouve que chaque variété est identique."
Furina croisa les bras, frustrée.
"Comment osez-vous ? Chacune est différente. D'une part, par leur motif si attrayant et unique. Leur forme leur donne à tous un goût bien distinct. Et les macaronis peuvent plus facilement s'imprégner de sauce grâce à leur forme cylindrique ! Quand je m'ennuie, je m'amuse à en faire passer dans chaque pic de ma fourchette. C'est distrayant.
- Si vous le dites..."

Neuvillette retint un rire, quelque peu amusé des éloges qu'elle faisait de cette nourriture. Il ne comprenait toujours pas l'intérêt que vouait Furina envers ces quelconques pâtes. Son attitude le mettait cependant de bonne humeur. Sa joie était comme toujours enivrante. Sans qu'il ne s'en rende compte, il se retrouvait à sourire à ses bêtises, attendant presque qu'elle n'en débite pour la charrier sur tout et n'importe quoi.

"Et vous, Neuvillette ? Quelles sont vos pâtes préférées ?
- Moi ? s'étonna t-il. C'est une bonne question. Je n'y ai jamais songé.
- Eh bien, ça serait le moment ! C'est une interrogation cruciale que je vous pose là.
- Je n'en doute pas. Et sinon, combien de paquets comptez-vous racheter ?
- Hmm... une dizaine, je suppose ?
- Combien ? Comptez-vous partir faire la guerre dans une autre nation ?
- Bien sûr que non, j'ai juste peur de manquer de pâtes. Ha, si vous pouviez voir le stock que je possède déjà à la maison ! Non mais imaginez une seule seconde que les marchants puissent être en rupture. Comment pourrais-je tenir ? Imaginez un peu la torture !
- Changez simplement de pâtes.
- Certainement pas ! Vous n'avez donc aucun goût ! Hmpf !"
Elle détourna la tête, agacée.
"Si vous perdez encore une fois au TCG, j'arrêterai d'autoriser les entrées de macaronis à Fontaine, décréta Neuvillette.
- PARDON ?" S'écria Furina. Elle était consciente qu'il plaisantait mais ne comptait pas le laisser la taquiner ainsi. "Votre raisonnement est encore plus stupide que certaines lois de cette nation.
- Lois qu'il faudrait un jour enlever si vous ne souhaitez pas que quelqu'un se fasse encore arrêter pour une raison idiote. Je les laisse car vous en êtes leur créatrice.
- Si vous le dites... bougonna t-elle. Dans un autre sens, vous avez raison. Ces règles étaient censées rendre la nation quelque peu 'dramatique', elles collaient à la peau de l'Archon Hydro que j'incarnais auparavant. Ce temps est révolu mais les lois n'ont pas bougé d'un poil. Si vous le souhaitez, nous en discuterons lors de notre prochaine entrevue. Disons... Après-demain ? Est-ce que cela vous va ? La même heure qu'aujourd'hui, comme d'habitude.
- Assurément.
- Parfait ! Oh, est-ce que je devrais apporter un nouveau jeu de société ? Pas mal de boutiques en vendent, ce serait intéressant d'en découvrir plusieurs autres.
- C'est une bonne idée."

Trois coups venant de la porte interrompirent les deux Hydro dans leur discussion palpitante. Furina jeta un œil vers Neuvillette qui fixait déjà celle-ci. Elle voulut se cacher derrière le canapé pour ne pas interagir avec autrui mais l'Iudex lui fit signe de ne pas s'inquiéter. Il se dirigea lui-même vers la porte. L'humaine n'avait pas envie qu'un habitant la voie et tente de démarrer une quelconque conversation maintenant qu'elle avait beaucoup de temps libre. Chose qui arrivait souvent, d'ailleurs.
Quand elle se trouvait en compagnie du dragon, son entière attention lui était destinée. Furina détestait se faire déranger en sa présence, déjà qu'ils ne se voyaient que quelques fois par semaine.
"J'arrive."
Un employé du Palais se trouvait de l'autre côté, une lettre à la main.
"C'est pour vous, monsieur Neuvillette.
- De qui s'agit-il ?
- Nous ne connaissons pas ce destinataire."
L'Iudex attrapa la lettre avant de hocher la tête.
"Merci beaucoup. Je m'occupe du reste.
- Bien sûr."

Après avoir refermé la porte, l'Iudex se dirigea vers son bureau. Furina fit quelques timides pas vers lui, curieuse qu'un destinataire inconnu lui écrive. D'ordinaire, les demandes envers Neuvillette se faisaient en présentiel. Les humains venaient se présenter à lui, les lettres étaient rares. Peut-être était-ce quelque chose d'important. La comédienne n'était clairement pas concernée, mais sa curiosité la poussait à rester.
Celle-ci vit alors l'Iudex déchirer délicatement le bord avant d'en extirper une petite lettre blanche. Elle ne voyait qu'un envers vide de là où elle se situait.

Neuvillette parcourut un instant la lettre avant de froncer les sourcils, l'air perturbé. Furina l'entendit faiblement soupirer.
"Désolée, ça doit être important. Je vais vous laisser.
- Encore une... fit-il. Je n'en ai pas reçu depuis des années.
- Pardon ? S'enquit la comédienne.
- Ce n'est rien de grave, ne vous inquiétez pas. Je n'ai jamais songé à vous faire part de ces lettres futiles que je reçois de temps à autre.
- Futiles ?
- Voyez par vous même," avoua Neuvillette avant de lui tendre la lettre. Furina l'attrapa et la parcourut des yeux. L'Iudex vit son regard passer du neutre à la surprise. Elle lui rendit le papier quelques secondes plus tard.
"C'est une lettre d'amour ? Vous recevez ce genre de choses en tant qu'Iudex ?
- Parfois, ça arrive que ce soit le cas.
- C'est étrange. Je pensais que les humains n'en avaient pas le droit. Voyez-vous ça, personne ne m'en a déjà adressé une.
- Pour votre cas, c'est plutôt normal. Nul n'irait offrir ceci à une déesse. Certains doivent penser que je suis plus facile d'accès.
- Vous n'avez pas tord." Furina fit une petite pause avant de reprendre la parole. "Et vous en recevez souvent ? J'ai cru comprendre que ce n'était pas la première fois.
- Disons, presque tous les ans. Et parfois, plusieurs fois dans une même année. C'est rare que je n'en reçoive pas. J'oublie presque l'existence de ce genre de choses avant d'en ouvrir une.
- Mhmh" Elle semblait quelque peu contrariée mais essayait de ne pas trop le montrer. "Comptez-vous lui répondre ?
- Moi ? S'étonna le juge. Pourquoi le ferais-je ?
- Par politesse ? Je n'en sais rien. Vous les jetez simplement à la poubelle ?
- Oui. Cela ne m'intéresse guerre."

Les yeux de Furina rencontrèrent le sol. Il était vrai que l'Iudex n'avait jamais semblé intéressé en tout ce qui concernait l'amour. Elle non plus, à vrai dire. Aucun des deux n'avait jamais noué de relation avec quiconque, ils avaient toujours privilégié leur travail au reste.
"Vous devriez accepter de voir cette personne au moins une fois, avoua l'humaine à contre-cœur.
- Pourquoi ?
- Pour sociabiliser ? Rencontrer quelqu'un ? Ne me dites pas que vous ne savez pas ce que cela signifie. Nous observons les humains vivre leurs vies depuis des siècles.
- Pardon, je me suis mal exprimé. Je ne vois simplement pas en quoi faire la connaissance de cette personne m'intéresserait.
- Cela vous changerait un peu de votre bureau. Vous savez, certains humains passent leur vie à envoyer des lettres à d'autres avec l'espoir de trouver le grand amour."
Il haussa les épaules.
"Des histoires d'humains, rien de plus. Ne me mettez pas dans le même panier qu'eux.
- Si vous le dites. Mais à mon avis, vous devriez quand même tenter d'aller voir la personne. Je doute que cela nuise à votre rôle.
- ..."

L'Iudex fixait le sol. Il ne semblait pas du tout enchanté de sa suggestion. Constatant son désarroi, Furina reprit une nouvelle fois la parole.
"Mais c'est vrai que maintenant, je suis une humaine comme les autres. Rien ne m'empêche d'aller rencontrer d'autres personnes." Elle jeta un coup d'œil discret vers Neuvillette. "Mon rôle m'en a toujours empêché."
Il leva la tête vers elle.
"Ces choses semblent plus vous intéresser que moi. Je n'imaginais pas que ce soit le cas, mais vous restez avant tout une humaine.
- Humaine qui n'a pas du tout le même parcours que les autres !" S'amusa t-elle, néanmoins déçue de la non-réaction du dragon.
"Si vous insistez tant, alors peut-être devrais-je accepter l'invitation de cette personne," finit-il par dire.

Il vit Furina arborer un air surpris, presque déçu. Elle ne semblait pas heureuse de sa propre proposition.
"Oh ? C'est rare de vous voir changer d'avis ainsi."
Il hocha la tête.
"Je me fis à ce que vous dites. Vous semblez avoir beaucoup de connaissances en ce qui concerne les relations humaines.
- Je ne dirais pas humaines, mais je ne vous vois pas non plus déclarer au premier venu que vous êtes un dragon." La comédienne s'approcha du bureau, le regard dirigé vers la lettre que l'Iudex avait reposée sur le meuble. "Puis-je ?"
Il hocha la tête. Furina attrapa le papier et se dirigea vers le canapé.
"Je suppose avoir encore un tout petit peu de temps devant moi. La personne vous avoue ses sentiments et vous propose de venir la rejoindre dans trois jours près de la Fontaine de Lucine si vous êtes intéressé. Elle n'a pas froid aux yeux, c'est certain. Envoyer une lettre à l'Iudex de Fontaine, même moi qui suis l'ancien Archon n'oserait pas agir ainsi. Voyons voir... Vingt heures pile là-bas..."

Neuvillette s'assit à son tour sur le canapé, zieutant la lettre que Furina tenait entre ses mains. Il n'avait certainement pas envie d'aller rencontrer cette personne qui semblait pourtant lui vouer un amour incommensurable. L'ex-Archon semblait trouver cela important, mais il ne voyait pas ce que cette sortie pouvait lui apporter. Mais face à son enthousiasme, il avait finalement cédé, persuadé de quand même finir par rejeter les sentiments de la personne après l'avoir rencontrée.
"Neuvillette ! Vous m'entendez ? Hého !"
Furina agitant la lettre devant ses yeux le fit immédiatement sortir de ses pensées.
"Mes excuses. Que disiez-vous ?"
Il la vit soupirer.
"Avez-vous seulement envie d'y aller...?"
Il baissa les yeux.
"Ce n'est pas le genre de choses qui me passionnent, mais je crois en votre jugement. Si vous estimez que c'est nécessaire, alors j'en ferai l'expérience.
- Neuvillette." Son air sérieux rencontra le sien. "Je ne tiens pas à vous forcer, c'était simplement une suggestion ! Vous qui êtes tout le temps dans votre bureau à travailler, ça vous changerait ! Je m'inquiète pour vous.
- Ma situation actuelle me convient et cela restera toujours le cas. Je n'ai besoin de rien d'autre. Mais tout ceci a piqué ma curiosité. Si je devais rencontrer cette personne, comment devrais-je agir ? Vous en savez probablement plus que moi sur les comportements à adopter en vue d'une rencontre de ce genre.
- Euh..."

Furina ne savait pas exactement. Jamais celle-ci n'avouerait à quiconque son manque ardu de connaissances en la matière. Elle avait tout lu dans des livres et était presque aussi perdue que l'Iudex. Mais la comédienne ne comptait pas passer pour une idiote devant lui. Il lui demandait presque conseil, elle n'avait pas d'autre choix que de l'aider du mieux qu'elle le puisse.
Celle-ci se tourna vers lui.
"Je sais que certaines personnes s'offrent des fleurs, mais c'est surtout pour celles qui ont déjà des sentiments l'une envers l'autre. Hmm, je ne sais pas... Mais ça serait impoli d'arriver les mains vides. Peut-être qu'une boite de chocolats conviendrait ! C'est répandu et beaucoup aiment ces confiseries."

Il hocha la tête.

"C'est tout ? Fit-il en constatant le silence qui venait de prendre place dans la salle.
- Si la personne vous plait, vous n'avez qu'à la complimenter." Furina ne put s'empêcher de lâcher un petit rire. "Mes excuses, il est vrai que je ne vous vois pas aller en rencart avec qui que ce soit. Vous avez toujours apprécié votre solitude, plus que n'importe quoi d'autre.
- Ce ne sera qu'une fois. Je doute avoir envie de réitérer la chose.
- Bien sûr. Par contre, vous me raconterez tout ! Oh, attendez. J'ai failli oublier quelque chose d'important." Sa voix était moins joyeuse qu'à l'instant précédent. "Peut-être que si ça se passe bien, vous serez amenés à vous embrasser."

Elle le vit faire les gros yeux. Naturellement, celui-ci n'était pas familier avec ces coutumes humaines. Savait-il au moins ce que cela signifiait ? Ils n'avaient jamais parlé d'amour en quatre siècles, Furina doutait qu'il y connaisse grand-chose. Pour combler son propre manque de connaissance en la matière, l'ex-Archon s'était renseignée là-dessus ans des livres, mais elle ne savait pas si l'Iudex était déjà allé y chercher de telles informations.
"...
- Pardon, je ne dis pas que c'est obligatoire ! Mais deux personnes qui s'aiment se le prouvent aussi par un baiser. Restez-en conscient au cas où le courant passe bien entre vous ! Bon, généralement, c'est rare que ça arrive au premier rencard. Mais je préfère vous prévenir."

Il semblait embarrassé. Furina sentit son propre cœur accélérer. Au fond d'elle, l'humaine n'avait pas envie qu'il parte rencontrer l'autrice de cette lettre. Elle ne l'avait jamais souhaité, évidemment. Mais ne penser qu'à sa petite personne était fortement égoïste. Neuvillette avait sa propre vie et était donc libre de faire ce qu'il souhaitait. Elle ne restait que son amie. Bien que Furina était consciente qu'elle-même n'irait jamais accepter les sentiments d'une inconnue comme cela, même par curiosité, celle-ci avait quand même poussé son vieil ami à aller de l'avant. Qui sait, peut-être qu'il pourrait trouver quelqu'un avec qui partager sa vie ?

Elle sentit ses tripes se serrer. Peut-être qu'elle avait fait une bêtise en lui proposant ça. Est-ce qu'en lui suggérant cette rencontre, l'Iudex passerait moins de temps avec elle ? Continueraient-ils leurs goûterons ? Allait-il s'entendre avec la femme ?
"Enfin peu importe ! Ne vous mettez pas la pression !"
Il hocha la tête.
"Je suis là pour vous aider, d'accord ? Nous en reparlerons dans deux jours. Enfin, j'essaierai de faire ce que je peux." Elle émit un petit rire faible en reposant la lettre à côté d'elle. "Je ne vais pas non plus aller jusqu'à vous aider pour embrasser quelqu'un !
- Parce que vous pourriez ?" S'étonna t-il.

Elle se figea.
Ce n'était pas du tout ce qu'elle avait voulu lui faire comprendre. Ce n'était pas non plus le moment de laisser ses propres émotions sortir.
Mais répondre sèchement et mentir pourrait le blesser. Après réflexion, elle opta pour continuer cette conversation de façon humoristique tout en faisant son maximum pour ne pas qu'il puisse lire en elle comme un livre ouvert. Peut-être même qu'elle avait envie de tester ses réactions par curiosité.

"Pourquoi ne le pourrais-je pas ? Vous sous-estimez mes capacités ! Je plaisantais. Ce n'est pas non plus comme si vous voudriez de mon aide pour une telle chose !"

Il semblait surpris. À vrai dire, son visage affichait là une expression indescriptible que même Furina n'avait jamais vue auparavant. La comédienne espérait que ses joues ne soient pas toutes rouges. Mais même si c'était le cas, l'Iudex serait incapable de comprendre pourquoi.
"Vous vous y connaissez ?" Fit-il d'un air ahuri. "Je ne pensais pas, je ne vous ai jamais vue accompagnée de qui que ce soit.
- Qui vous fait croire que je suis sotte ? Bien sûr que je m'y connais."

C'était évidemment un mensonge, mais la comédienne avait bien trop de fierté pour être capable de lui avouer la vérité.
"Si ça vient de vous, alors ça ne me dérange pas," finit-il par avouer.

Il fit l'humaine écarquiller les yeux. Quelques secondes passèrent sans qu'aucun ne reprenne la parole. Ils se contentaient de se fixer. Neuvillette, l'air presque neutre. Furina, plus surprise que jamais. Elle ne comprenait pas comment celui-ci pouvait rester aussi calme après lui avoir proposé une telle demande.

"Neuvillette, je plaisantais." Elle n'avait jamais senti son cœur battre aussi vite de toute son existence. Malgré ça, celle-ci faisait preuve d'un self-contrôle absolu, mettant toutes ses émotions derrière un masque pour ne pas qu'il pense qu'elle réagisse de façon suspecte, presque trop joyeuse pour ne pas se poser de questions. "Je ne peux pas vous faire ça. Voulez-vous vraiment que nous gâchions notre amitié de plusieurs siècles ? Un baiser, ce n'est pas anodin. Même pour vous montrer, ou quoi que ce soit d'autre.
- Je voyais ça comme un simple entraînement, une aide. Je peux aussi décider de ne pas aller voir cette personne, et nous n'en reparlerons plus." Son regard se perdit dans le vide. "C'est probablement la meilleure option, à vrai dire."

Mais est-ce que tous deux avaient vraiment envie de couper court à cette discussion ? Non, bien sûr que non. Un cocon s'était formé entre eux deux, aucun n'avait envie de quitter ce canapé ainsi que la présence de l'autre.

"C'est comme vous voulez..." finit par murmurer Furina.
C'était Neuvillette qui semblait avoir prit une initiative inattendue. Est-ce qu'il acceptait seulement son aide sans aucune arrière-pensée romantique ? Ou était-il conscient de sa demande ? L'humaine n'en avait aucune idée.

Son regard rencontra le sien. Il était hésitant mais présent. Il semblait peser ses mots, peu importe la signification qu'il en avait compris.
"C'est vous qui voyez, finit-il par dire. Je n'avais aucune mauvaise intention derrière mes paroles, je-
- C'est d'accord ! S'écria Furina en le faisant presque sursauter. Mais promettez-moi d'oublier tout ça ensuite. Je vous aide, d'accord ? Considérez cela comme l'aide d'une vielle amie, je suppose. Rien qu'une aide..."

 

Notes:

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Partie 1 : https://vm.tiktok.com/ZNRyq31w1/
Partie 2 : https://vm.tiktok.com/ZNRyqWm7K/
Partie 3 : https://vm.tiktok.com/ZNRyqW7Fm/