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Language:
Français
Stats:
Published:
2026-02-21
Completed:
2026-03-06
Words:
11,922
Chapters:
4/4
Comments:
2
Kudos:
26
Bookmarks:
5
Hits:
468

La stupidité de la friend zone

Summary:

Durant la bataille finale, Severus est victime d’un sortilège destiné à Harry et rajeunit de 18 ans. Maintenant un héros de guerre, et plus séduisant qu’il ne le sera jamais, Severus estime qu’il est temps de séduire l’homme qu’il aime. Il lit un livre et apprend tout ce qu’il faut savoir au sujet de la « friend zone », qui est apparemment ce qui empêche Harry de tomber amoureux de lui. Selon le livre, la meilleure façon d’évoluer de la position d’ami à celle d’amant est de rendre Harry jaloux. Mais que ce passe-t-il si les conseils du livre éloignent Harry de lui à la place ?

Notes:

This is a translation from an author a really like, quixotic_hope.
They recentlty posted some new stories, but this is an older work.
Harry is sooo down and cute in it, I love it !
If this translation is unwelcomed, I will of course delete it.

Une nouvelle traduction d'une histoire que j'aime énormément et que j'ai lu plusieurs fois (j'aime me faire du mal parfois^^)

Chapter Text

Harry se réveilla à l’infirmerie. Il se réveillait toujours à l’infirmerie. Il avait espéré qu’après être devenu enseignant cela arriverait de moins en moins, mais il supposait que tant que Voldemort serait en vie, il devrait s’habituer à se réveiller à cet endroit.

Il essaya de se souvenir de ce qui l’avait amené ici cette fois-ci, mais il avait du mal à se concentrer. Il y avait des batailles, de ça au moins il se souvenait. Voldemort et ses Mangemorts avaient été présents. Ils avaient évacué la plupart des élèves, mais les professeurs et les étudiants les plus âgés étaient restés se battre, et la plupart des membres de l’Ordre étaient arrivés au bon moment pour aider. Un des Mangemorts devait l’avoir touché avec un sortilège. Mais quoi ? Est-ce que la bataille battait toujours son plein ? Il ne pouvait pas entendre d’explosions, par conséquent il était quasiment sûr que la bataille était terminée. Est-ce qu’il avait vaincu Voldemort ? Est-ce que toutes les personnes qui comptaient pour li étaient toujours vivantes ? Il avait tellement de questions, et personne à proximité pour y répondre.

Harry s’assura d’être habillé et fit l’effort de sortir du lit. Il vacilla légèrement et ferma les yeux, agrippant le bord du lit pour se stabiliser. Quand il fut sûr de pouvoir se déplacer sans tomber, il avança vers les rideaux qui entouraient son lit, le coupant du reste de l’infirmerie.

Le reste de la pièce était bondé, et la plupart des gens semblait dormir. Il reconnu la plupart des personnes alitées, mais aucun de ceux qu’il considérait comme des amis proches n’était là. Il ne pouvait pas dire si c’était un bon signe ou pas. Quelques personnes le regardèrent tandis qu’il traversait la pièce, et ils commencèrent à applaudir, ce qui rendit plus de personnes conscientes de sa présence.

« Quel est tout ce bruit ? » Madame Pomfrey fit irruption dans la pièce, et les applaudissements stoppèrent. Elle repéra Harry, et son expression s’adoucit un peu. « Professeur Potter. J’aurais dû m’en douter. Finalement les applaudissements sont logiques. Qu’est-ce que vous faites hors de votre lit ? »

« Je me suis réveillé et voulais savoir ce qui se passait. » dit Harry. « S’ils applaudissent, est-ce que ça veut dire que Voldemort – »

Madame Pomfrey tressaillit et le repoussa vers son lit. « Oui, Professeur Potter. Vous avez vaincu le Mage Noir. Maintenant allongez-vous. Vous êtes toujours faible. »

Harry s’affala sur son lit et patienta pendant que Madame Pompfray contrôlait ses signes vitaux. Il se sentait bien à part un léger mal de crâne et de légers vertiges qui avaient quasiment disparu maintenant qu’il était de nouveau allongé ;

« Comment vont Ron et Hermione ? Les autres Weasley ? Professeur Dumbledore ? »

« Ils vont tous bien. » Elle continuait à l’examiner, mais Harry n’en avait pas fini. Un souvenir lui revint brutalement, celui de Severus le poussant au sol alors qu’un Mangemort lançait un sort dans sa direction.

« Et Severus ? » demanda-t-il avec désespoir.

Madame Pomfrey hésita, et Harry craint le pire. Pourquoi est-ce que Severus n’était pas la première personne dont il avait demandé des nouvelles ? Ça aurait dû être le cas. Maintenant que Harry enseignait à Poudlard et que Ron et Hermione étaient mariés et travaillaient pour le Ministère, Severus était son plus proche ami.

 Harry n’avait pas du tout anticipé qu’ils deviennent amis. C’était juste arrivé, en quelque sorte. Même si Severus était de vingt ans son ainé, il était malgré tout le professeur le plus proche de son âge. Harry et Serrus avaient passé de nombreuses soirées ensemble à faire des plans de guerre, puis Harry avait commencé à le solliciter pour de l’aide pour ses classes, puis ils avaient fini par juste se retrouver pour parler. Ils buvaient des verres ensemble tous les samedis et parlaient de leurs espoirs pour l’avenir. Harry ne l’aurait admis à personne, mais il n'avait pas juste formé une amitié avec Severus. Il était tombé amoureux de l’homme. Il avait voulu lui faire part de ses sentiments depuis des mois, mais n’avait jamais trouvé le courage de le faire, et maintenant Severus était peut-être mort, et s’il était mort Harry ne voulait plus vivre dans ce monde de toute façon.

 « Il n’est pas mort, » dit Madame Pomfrey quand cela devint clair que c’était ce à quoi Harry pensait.

Harry arrêta de s’inquiéter autant et la regarda avec espoir, « Non ? »

« Non, il n’est pas mort », dit-elle, même si elle n’avait pas l’air très contente. « Le sortilège qui l’a touché, il vous était destiné. »

Harry était déjà arrivé à cette conclusion. « Qu’est-ce qu’il est censé faire ? »

« Il avait pour but de vous rendre plus jeune de dix-huit ans », dit Madame Pomfrey. S’il vous avait touché, il vous aurait tué. Mais il a atteint Severus à la place, du coup… »

« Il a rajeuni de dix-huit ans ? » demanda Harry, choqué.

« Oui. Techniquement il va bien. Il a en ce moment le corps d’un homme de vingt-et-un an. »

Harry ne savait pas quoi faire de cette information. « Est-ce qu’il a toujours ses souvenirs ? »

« Oui, » dit Madame Pomfrey, « La seule chose qui a changée est son corps. Son esprit est tout à fait intact. »

Harry était soulagé. « DU coup il devrait aller bien ? »

 « Oui. »

« Vous pouvez le faire re-vieillir ? »

« J’ai bien peur que non. Ce genre de potions sont de la magie très noire. Même si je pouvais brasser la bonne potion, je ne voudrais pas la lui donner. Le corps n’est pas fait pour ce genre de changement. Le faire re-vieillir maintenant pourrait occasionner de grands dégâts. »

« Oh. » Harry était triste que Severus ne puisse pas retourner dans son corps légitime, mais au moins il avait gardé ses souvenirs et n’était apparemment pas en danger. « Je peux le voir ? »

« Je crains que non. Il ne veut aucun visiteur pour le moment. Il s’est enfermé dans ses quartiers toute la semaine, et il refuse de voir qui que ce soit. »

 « J’ai été là pendant une semaine ?? » demanda Harry, choqué.

Madame Pomfrey hocha la tête, « Vos amis seront contents de savoir que vous allez mieux. »

**

Et Madame Pomfrey n’avait pas tort à ce propos. A peine une demi-heure après son réveil, les portes s’ouvrirent en grand, et Ron et Hermione apparurent. Ils étaient ravis de savoir qu’il était réveillé et sur la voie de la guérison, même si Harry ne savait toujours pas exactement de quoi il guérissait. Une partie était de l’épuisement d’avoir utilisé tellement de magie pour se débarrasser de Voldemort, mais le reste était juste dû à des sortilèges qui l’avaient touché pendant qu’il essayait de voir si Severus allait bien après s’être sacrifié pour Harry – ou du moins c’était ce que Harry avait pu soutirer de Ron et Hermione.

Ils informèrent Harry de tout ce qu’il avait manqué depuis la fin de la guerre, y compris les alliés qu’ils avaient perdus et la Mangemorts qui avaient été tués ou arrêtés dans l’attente d’un procès. Tout cela était très bien, mais ce que Harry voulait le plus était une occasion de parler à Severus. Il avait essayé de faire en sorte que Madame Pomfrey demande à l’homme de lui rendre visite, ou de laisser Harry rendre visite à Severus, mais Madame Pompfrey avait refusé de le laisser partir et lui avait dit que Severus refusait de venir le voir. Harry avait été blessé – même s’il savait que l’homme ne lui retournait pas ses sentiments, il pensait qu’il le considérait au moins comme un ami – mais avait essayé de ne pas trop le montrer.

Une semaine après le réveil de Harry à l’infirmerie, Madame Pomfrey avait accepté qu’il sorte et retourne dans ses propres appartements, en particulier parce que le bal organisé par le Ministère pour célébrer la fin de la guerre approchait à grand pas et Harry, en tant que « Garçon qui avait Survécu et Vaincu Voldemort » devait apparemment accepter une récompense de la part du monde sorcier dans son ensemble. Harry n’était pas certain de beaucoup aimer cette idée, mais il ne semblait pas y avoir moyen d’y échapper, donc il supposait qu’il devait y aller.

La veille du bal, Harry se rendit aux quartiers de Severus et frappa à la porte, espérant qu’ils pourraient parler tous les deux avant de devoir se rendre au bal, mais Severus ne répondit pas. « Severus ? » appela Harry, se penchant vers la porte. « C’est moi, Harry. Tu es là ? »

Il attendit un peu puis abandonna, il était cli rue l’homme plus âgé – maintenant de seulement trois ans – n’allait pas lui répondre. Ignorant sa douleur une nouvelle fois, Harry retourna à sa chambre pour passer le temps jusqu’à ce que soit l’heure de partir.

**

Au bout d’une heure de présence au bal du Ministère, Harry souhaitait à moitié ne pas avoir survécu à sa confrontation finale avec Voldemort. Tout le monde voulait lui serrer la main et lui dire à quel point il était inspirant et prendre une photo avec lui et lui dire à quel point ses parents seraient fiers, même si la plupart de ces personnes ne lui avaient jamais parlé ni n’avaient connu ses parents. Il voulait se cacher jusqu’à la fin de l’évènement, mais il pressentait que cela lui attirerait des ennuis.

De plus s’il partait, il n’aurait pas l’occasion de parler à Severus, ce qui était la seule raison pour laquelle Harry avait vaguement été d’accord pour venir. Severus recevait un Ordre de Merlin ce soir, Harry savait donc qu’il serait là. Il l’avait regardé toute la soirée, mais n’avait pas encore trouvé le courage d’aller lui parler.

Harry avait failli ne pas reconnaitre Severus, il avait l’air tellement différent. Il avait le même nez bisqué que celui du Severus de Harry, mais la peau de son visage avait l’air moins cireuse, et ses cheveux plus doux, et il se tenait différemment, avec plus de confiance en lui. Harry ne savait pas si c’était à cause de l’histoire de l’âge ou parce qu’il était maintenant un héros de guerre célébré, mais il supposait que les deux jouaient probablement un rôle dans ce changement.

Harry ne savait pas quoi faire. Une partie de lui mourait d’envie d’aller parler à Severus, mais l’autre partie était terrifiée. Et si Severus l’évitait parce qu’il ne voulait plus lui parler ? Et s’il trouvait Harry ennuyeux et avait hâte de pouvoir utiliser la fin de la guerre comme excuse pour ne plus lui parler ? Severus ne semblait pas être à Harry le genre de personne à se forcer à supporter des gens s’il ne le devait pas – à part ses élèves, bien sûr – donc il était certain que Severus le lui aurait dit s’il le détestait. Cependant, c’était ce qui rendait sa soudaine distance encore plus déroutante.

Harry et Severus étaient placés à la même table, mais Severus était assis du côté opposé et Harry ne pouvait toujours pas lui parler. Il n’arrêta pas de lui lancer des regards tout au long du diner, mais Severus ne tourna pas la tête vers lui une seule fois, du moins pas à la connaissance de Harry. Il ne se tint à côté de Severus que lorsqu’ils furent tous les deux appelés pour recevoir leurs récompenses. Ils se tinrent l’un à côté de l’autre en silence pendant que tous les monde applaudissait. En temps normal, ils auraient échangé des regards moqueurs et des commentaires désobligeants sur leurs fans, mais maintenant Severus refusait de croiser le regard de Harry et cela rendait l’épreuve encore plus éprouvante.

Après la cérémonie, ils eurent le dessert et des boissons, puis les gens recommencèrent à se mélanger entre eux. Harry savait que c’était sa chance de partir, mais il n’avait toujours pas parlé à Severus, et il devait le faire avant de partir. Le dernier mois d’école avait été annulé pour pouvoir réparer le château, et bien que Harry allait rester au château il n’était pas sûr que ce soit le cas de Severus. Cela était peut-être sa dernière chance de parler à l’homme avant la rentrée de septembre, et il n’allait certainement pas la laisser passer.

De nombreuses personnes étaient sur la piste de danse à présent, mais pas Severus. Il se tenait près de la piste, un verre de quelque chose à la main, et il regardait les danseurs. Harry sût que c’était sa chance, étant donné que c’était la première fois de la soirée que Severus était seul.  Il bût d’une traite sa coupe de champagne et s’avança vers l’homme qu’il aimait.

C’était presque comme d’aller vers un étranger. L’ancien Severus aurait regardé Harry avec un sourire que son visage, et ils se seraient moqués des tenues des personnes se pâmant devant eux, et ensuite ils seraient rentrés à Poudlard ensemble en appréciant leur discussion. Ce Severus-là était beaucoup plus intimidant. Harry savait que c’était le même homme, qu’il avait tous les souvenirs de l’ancien Severus, mais Harry était tout de même incroyablement nerveux. Il essayait de se rappeler que Severus avait rajeuni parce qu’il avait pris un sort destiné à Harry, ce qu’il n’aurait pas fait s’il détestait Harry, mais cela ne le réconfortait pas tellement. Après tout, si lui et Harry étaient amis, pourquoi l’avait-il évité une semaine entière ?

« Bonjour, Severus. » dit Harry. Maintenant qu’il était plus près, il pouvait voir qu’un grand nombre de ses cicatrices avait disparu. Il était encore plus séduisant, même s’il n’avait aucun problème avec l’apparence qu’avait eu Severus plus âgé.

« Monsieur Potter », dit Severus en hochant la tête.

Harry sentit son estomac se serrer légèrement. Cela lui avait pris des mois pour que Severus l’appelle par son prénom. « On en est de nouveau là ? »

Severus le regarda et soupira. « D’accord, Harry. Je suis content de voir que tu vas bien. »

Tu aurais pu le savoir bien plus tôt si tu m’avais rendu visite ou si tu m’avais laissé entrer chez toi quand je suis venu, pesa Harry, mais garda la pensée pour lui-même. « Oui. Merci de m’avoir sauvé la vie. »

« C’est mon travail », dit Severus.

 L’estomac de Harry se serra un peu plus. Severus n’avait pas été si froid depuis longtemps, pas depuis qu’ils avaient commencé à travailler ensemble. Il avait cru qu’ils étaient amis, mais peut-être qu’il s’était trompé. Mais Harry n’était pas un Gryffondor pour rien. Il rassembla ce qui lui restait de son courage et dit, « Voudras-tu me joindre pour boire un verre samedi ? A notre horaire habituel ? »

« Je ne peux pas », dit Severus. « J’ai un rencard samedi. Je peux dimanche, cela dit. »

Harry eut l’impression que quelqu’un lui avait donné un coup de poing dans l’estomac. Severus avait un rencard ? Il n’avait jamais vu l’homme aller à un rencard, pas une seul fois. Pas que Harry ne comprenait pas que Severus puisse avoir un rencard. Bien sûr qu’il le pouvait. Mais ça ne voulait pas dire que Harry aimait ça. Bien sûr, il aurait dû savoir que cela arriverait. Severus était intelligent et drôle et magnifique, et maintenant il était un h éros de guerre de presque vingt ans de moins. Bien sûr qu’il avait un rencard.

Et bien sûr que ce rencard était plus important que la visite de Harry. « D’accord, ça marche pour dimanche », dit Harry pitoyablement.

« Excellent. »

Un jeune homme, environ de l’âge de Severus et incroyablement beau, arriva et demanda à Severus de danser. Severus s’excusa et le suivit, laissant Harry seul sur le bord de la piste de danse.