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Seum' Valentin

Summary:

Rémus prend un séjour scolaire au Brésil qui tombe pile pendant la Saint-Valentin. Comment va faire Sirius sans son meilleur ami dans les parages ?

Notes:

Cadeau pour la Saint-Valentin ! L'event arrive à sa fin, je suis aux portes de la mort. Bonne lecture <3

 

CW : Légère homophobie internalisée

Work Text:

-Comment t’as pu me faire ça, Rémouille ?

-Arrête de m’appeler comme ça, marmonna d’un air absent le jeune sorcier qui était occupé à ranger ses affaires.  

Trouve-tout, balai, vêtements imperméables…

Soudain, Sirius lui saisissait le poignet, l’interrompant dans ses pensées. Leurs regards plongèrent l’un dans l’autre. Rémus sourit.

-Quoi, je vais te manquer ? le nargua-t-il, tirant le bras de Sirius vers lui pour rapprocher leurs visages.

-Tu…Tu t’en vas le jour de la Saint-Valentin.

-Pas de ma faute si le séminaire au Brésil n’a lieu qu’en février.

-Sérieux, tout ça pour étudier des oiseaux ? Tu ne préfères pas rester avec ton meilleur ami ?

-Mon meilleur ami, hein ? chuchota-t-il en approchant ses lèvres de l’autre, et il sentit que sa respiration s’était coupée.

Sirius aimait beaucoup taquiner, mais son cerveau cessait de fonctionner chaque fois que Rémus lui rendait la pareille. Leurs souffles se mêlèrent. Bien évidemment, Rémus le connaissait comme sa poche, et il savait aussi que ça le faisait paniquer, l’idée qu’ils se fassent prendre. Malgré lui, il dut s’écarter, libérant son propre poignet et soudain, il entendit l’autre inspirer profondément, comme s’il avait été en apnée. Amusé, il se remit à ranger son sac.

-Tu sais très bien que ce ne sont pas des oiseaux normaux que je vais étudier.

L’adolescent rebelle se posa lourdement sur le lit.

-Ouais, tes trucs de forces du mal, oulala, très dangereux.

Il prit des fioles qui trainait sur le matelas, dont une à la couleur verdâtre inquiétante, joua avec entre ses doigts.

-Je sais que tu ne le penses pas.

En effet, Sirius connaissait mieux que personne les forces du mal, au vu de son historique familial. Il saisissait aussi l’importance de les étudier pour mieux les combattre. L’intéressé ne répondit rien dans un premier temps, puis il changea de sujet.

-Et ça va aller avec…ta situation ?

Loup-garou. C’était ça qu’il disait.

-Bien sûr que ça va aller. Je serais de retour avant la prochaine pleine lune.

-C’est dans 2 semaines.

-Tout va bien, alors ! conclut-il en rangeant les fioles, sa peau frôlant volontairement celle de Sirius au point de le faire frissonner. Tout ira bien, mon petit chiot. Tout ira bien.

Mais l’autre se contenta de bouder, dissimulant du mieux que possible l’émoi d’adolescent au cœur brisé qui le traversait.

-Ouais, va t’amuser avec tes piafs, moi je suppose que je vais juste…je ne sais pas, m’ennuyer à MORT sans toi.

-Sois pas dramatique, tu fais fendre mon cœur.

Rémus ferma son sac, prêt à partir. Sirius se plongea dans un mutisme terrifié, à présent que l’échéance approchait. Le loup-garou soupira.

-Je serais de retour avant que tu te rendes compte de mon départ.

Sirius ne répondit rien. Il dut lui tapoter l’épaule. Toujours aucune réponse. La prochaine étape fut de le secouer jusqu’à ce qu’il laisse tomber la mine boudeuse et se mette à rire.

-C’est bon, c’est bon, ok ! Je vais bien. Je vais juste tenir la chandelle à James et Lily, normal.

-T’en fais des caisses, t’auras qu’à rester avec Peter.

-Bien sûr.

Il lui sourit. Pendant cet instant, il sembla réaliser que le plus important est que son « ami » revienne sain et sauf de son voyage. Il se leva, hésita, regarda la porte entrouverte de leur dortoir…et décida qu’un long câlin suffirait pour cette fois-ci. Rémus ne le questionna pas. Il se contenta de le serrer fortement contre lui. Si fort qu’il eut peur qu’on ne puisse plus jamais les séparer.

 

*

 

Vendredi 14 février.

Premier baiser de la journée. Bien humide, débordant, impossible à ignorer.

Sirius fit mine d’être occupé à finir son devoir d’astronomie.

Le couple s’en alla enfin de la salle commune.

Un deuxième couple rentra, surexcité, leurs mains liées.

Sirius arborait une expression mélancolique.

Le couple remarqua son air de tristesse, soudainement conscients de leur présence envahissante dans la pièce. Ils disparurent hors de la salle commune.

Le troisième couple, James et Lily, arrivèrent en trombe, riant aux éclats.

Sirius soupira lourdement, fermant son cahier.

Ils réalisèrent sa présence, se turent immédiatement, lançant des regards désolés.

-Oh, mince, Siri, on n’avait pas vu que tu travaillais…

-C’est ça, James.

Il se leva, s’étirant.

-De toute façon, je comptais partir.

-Tu vas où ? s’enquit Lily.

-Je sais pas. Vous avez pas vu Peter ?

-Euh, non, je t’avoue… Quoique, si, il trainait vers les Serpentard je pense.

-Les Serpentard ? Mais qu’est-ce qu’il va encore bricoler lui ?

 

*

 

Aller sauver Peter Pettigrow de leurs éternels ennemis sembla être une meilleure occupation que de se noyer dans l’amour de ses camarades de classe.

Leur carte magique, dont il se servait pour repérer Peter, affichait tous pleins de jambes entremêlées un peu partout dans l’école. Chiant. Relou. Surtout qu’il finissait par les croiser accidentellement au détour d’un couloir. Les rires, les chocolats aux milles paillettes qui lévitaient en l’air, les regards, les touchers discrets, moins discrets, les petites attentions, les grandes attentions aussi. Les baisers, les sons, les succions, les gémissements. Les déclarations, à genoux ou contre un mur, dans la grande salle ou dans la cour.

Et Sirius…

Sirius songea au fait que c’était toujours une fille et un garçon.

Dans l’ordre naturel des choses.

Il rangea quelque part au fond de son crâne cette insidieuse pensée. Il ne voulait pas penser à lui. Pas maintenant.

Il ne lui restait que quelques pas à faire pour trouver Peter. Sur la carte, il remarqua que leur timide ami n’était pas seul. Pire, ses pieds semblaient acculés dans un cul-de-sac, dans les sous-sols. Encore ces maudits Serpentard qui devaient le harceler… Il accéléra le pas, ses chaussures claquant contre le sol. Il sortit sa baguette et tourna, prêt à défendre leur protégé/ Essoufflé, il s’interrompit dans ses gestes quand il découvrit la scène sous ses yeux.

Une jeune brune, très jolie, qui n’était pas du tout en train d’harceler Peter. Tout l’inverse. Ce vieux lascar avait fini par se trouver une copine, hein…

Sirius ravala sa salive, sa peur, sa frustration, sa colère, sa jalousie.

Aucun des deux ne semblait l’avoir remarqué. Et qui le remarquerait, alors qu’ils étaient en plein baiser langoureux ?

La fureur prit le dessus.

Il tourna les talons et marcha, fulminant sur le chemin retour. Il voyait tout rouge. Il voyait tout noir. Ses phalanges blanchissaient à force de serrer la baguette. Quand il arriva devant un des passages secrets des Maraudeurs, il s’assura brièvement que la voie était libre avant de s’enfoncer dans les tunnels.

 

*

 

Le bois humide, l’air froid et rance de la cabane lui apportaient toujours un sentiment de réconfort.

Il savait que rien ni personne ne l’atteindrait dans cette maison réputée la plus hantée que Grande Bretagne. C’était leur repère, leur jardin secret. L’endroit où il pouvait se réfugier pour être tranquille.

C’était jusqu’à ce qu’il entende les respirations étouffées, les frôlements de tissu, les soupirs.

Bon sang, jusque dans leur repère ?! Mais c’était censé être la cabane la plus hantée de Grande Bretagne !

Sa tension monta d’un cran.

Il reconnut le couple en pleine effraction romantique. Bethy et Arthur, tous les deux des Serdaigle. Ce ne devrait pas lui prendre longtemps de les faire fuir. Avec sa baguette, il commença par faire circuler un courant d’air froid entre eux. Leurs bouches s’écartèrent l’espace d’un instant pour évaluer l’éventuelle menace, avant de reprendre leur baiser. Sirius tempêta silencieusement. Prochaine étape : il fit tomber une vieille bougie qui trainait, fit rouler sur le sol un des ballons que James avait oubliés là, bouscula le sac-à-dos de Bethy. Les deux tourtereaux se contentèrent d’en rire.

-On dirait que les fantômes viennent nous rendre visite, blagua Arthur.

Et l’héritier Black décida que c’en était assez. Il retira sa veste, son t-shirt, sa chemise. Son pantalon, tout le reste. Une part de lui aurait rêvé de faire ça avec Rémus. Malheureusement, en cette douloureuse Saint-Valentin, il était seul.

La tension quitta son corps alors qu’il se métamorphosait, que ses os se replaçaient, que la magie faisait effet. Il craqua sa nuque, étira ses pattes.

Le voici, le grand méchant loup.

Ses grognements furent la première chose que Bethy et Arthur entendirent.

-C’est quoi ça ? s’enquit-elle en ramassant ses affaires précipitamment.

-Euh, ça doit être le vent…

-Arthur, t’es bête, ça doit être…ça doit être…

Plus futée que lui, elle n’attendit pas que le grand chien noir apparaisse à l’entrée de la porte pour prendre ses jambes à son cou, hurlant. Sirius coursa le mâle, qui détala comme un lapin à sa vue, trébuchant par terre. Les deux sortirent par la porte arrière, laissant place à un silence troublant dans la cabane.

 

*

 

L’adrénaline était redescendue.

Sirius s’était allongé dans le lit poussiéreux à l’étage, torse nu. Il faisait froid, en février, mais il laissa la température glaciale inhiber ses émotions trop incontrôlables. Dans la poche de sa veste, il trouva le miroir à double-sens. Il avait insisté pour que son meilleur ami en garde un sur lui, même s’il appartenait à James. Un soupir las s’échappa de ses lèvres.

-Rémus ? tenta-t-il.

Il n’était pas sûr qu’il l’ait gardé sur lui. Il laissa tomber. Rémus devait probablement être en train de s’éclater dans la cambrousse. Peut-être même qu’il aura rencontré quelqu’un. Une fille. Une brune. Jolie, sûrement. La pensée lui déchira le cœur. Il serra les dents, fixant le plafond grisâtre.

-Sirius.

Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Il jeta un œil au miroir. Un visage familier. Il se redressa si vite qu’il en eut le tournis.

-Je t’interromps ? plaisanta Rémus quand il remarqua l’absence de la moitié de ses habits.

Sirius, trop soulagé d’entendre sa voix, n’avait même pas remarqué.

-Non, tout va bien.

Comme s’il avait retrouvé goût à la vie, il réalisa à quel point la pièce était vraiment froide. Ses mains allèrent chercher sa veste de sorcier, dont il recouvrit ses épaules.

-T’es dans la cabane hurlante ?

-Peut-être, tenta-t-il d’esquiver le sujet. Et toi ?

Il se concentra sur le miroir, précieusement calé entre ses doigts, et en étudia le paysage qu’il renvoyait. Son ami semblait être dans un espace verdoyant. Une jungle ?

-J’étais en pleine chasse quand j’ai entendu ta voix.

S’il avait été plus romantique, il aurait juré sentir des papillons dans le ventre, et ce frisson agréable n’était pas dû au froid hivernal.

-Tu trembles, remarqua l’autre, qui marqua un arrêt à côté d’un arbre si grand qu’il dépassait du cadre du miroir.

-T’aimes…T’aimes ce que tu vois ? ne put s’empêcher de lancer Sirius, complètement conscient du fait que Rémus était très pudique.

Est-ce qu’il venait de rougir ?

-Si seulement j’étais avec toi.

La conversation prit une tournure plus sobre. Pas de sarcasmes ou de fuite. Sirius expira lourdement, resserrant la veste sur lui.

-Plus qu’une semaine avant ton retour, n’est-ce pas, Rémy ?

-Je peux rentrer plus tôt.

-Quoi ?

Rémus regarda autour de lui, songeur.

-J’en ai vu et appris assez.

-Un peu arrogant, tu ne trouves pas ? rétorqua-t-il en imitant la voix de leur vieux professeur de Défense contre les Forces du Mal, qui ne cessait de faire la misère à James et Rémus car ils étaient les plus intelligents de leur promotion.

-Ahah, très drôle, Sirius. Il y a forces du mal et forces du mal, je sais faire la différence…

-Oui, c’est bon, on ne va pas ressasser cette conversation éternellement. Tu as raison, le prof a tort.

-Tu ne me crois pas.

-Si, si.

Il lui manquait tellement. Il pourrait rester des heures à fixer ce miroir, jusqu’à ce que son reflet finisse par s’y dissoudre.

-Je te laisse, Siri, je reviens bientôt, ok ?

-Ouais…

-Tu tiendras jusque-là ? Comment ça se passe, ta Saint-Valentin ?

Il haussa les épaules, souriant en coin.

-Comme-ci, comme-ça. Flash news : Peter a une copine maintenant.

Ils discutèrent encore un peu. Pas assez. Ce n’était jamais assez. S’il pouvait passer 100% de son temps avec Rémus, il le ferait sans hésiter. « L’appel » se termina. Sirius se laissa retomber sur le lit.

Encore quelques jours à tenir. Juste quelques jours.

 

*

 

Il était tard. Très tard.

Ses pieds le traînèrent jusqu’à la salle commune des Gryffondors comme un automate. Il donna le code à la grosse dame, épuisé, il entra, mais ne s’attendait pas à trouver ses deux amis assis sur le canapé.

-Sirius ! s’exclama Lily quand elle le vit arriver, se levant pour le saluer. Sirius, ça va ?

-Tu n’avais pas l’air dans ton assiette tout à l’heure, on s’est inquiété.

Touché. Il se retrouva à sourire malgré lui.

-Je vais bien. Je suis juste allé prendre l’air.

Sur ces mots, il éternua bruyamment.

-Un peu trop, peut-être, lança sarcastiquement James en le tapant sur l’épaule.

-Viens, on t’a pris à manger comme t’as raté le dîner.

Des amis en or, il n’avait rien à redire. Ils s’étaient assurés de lui garder une portion de bœuf, légumes sautés au beurre, chou à la crème, chocolat chaud. Tout ce qu’il aimait. Il n’avait rien avalé de la journée. Son ventre grogna.

-Vous êtes géniaux.

L’heure passa sans qu’il s’en rende compte. Ses tracas dilués dans la patate et la sauce. Il finissait encore le bol de crème, les yeux tout ronds, quand les deux amoureux décidèrent d’attaquer le vif du sujet.

-Est-ce que…il y a quelque chose qui t’a fâché aujourd’hui ? commença délicatement Lily, les jambes croisées sous elle. Peut-être…quelqu’un ?

Il s’interrompit. Le feu crépitait dans la cheminée. Son miroir pesait lourdement dans sa poche. Il écuma une dernière fois son bol avant de le poser sur la table, repu.

-Je ne suis pas fâché, les gars. Juste fatigué. Mais…

Il n’était pas sûr d’avoir envie de leur cacher quoi que ce soit de plus.

-C’est vrai. Il y a quelqu’un.

Les deux s’excitèrent, échangeant des regards.

-On la connaît ?

-Ce…Ce n’est pas… Ce n’est pas une fille.

-Oh !

Ouaip. « Oh ! ». C’était la seule réaction valable.

-Tu peux tout nous dire, Sirius.

James posa une main réconfortante sur son genou.

-Je reformule ma question, poursuivit Lily avec un air de malice. Est-ce qu’on le connaît ?

-Oh, plus que bien.

Cette réponse les intrigua.

-Il…Il n’est pas à l’école en ce moment.

Il joua avec sa cuillère, gêné de se confier autant, mais l’ambiance chaleureuse de la pièce après avoir passé la journée sous -4°C avec la gorge nouée, le ventre vide et les émotions en vrac déliait des langues.

-Je l’aime bien, poursuivit-il, incapable d’arrêter le flux de confessions. Je…Je ne sais pas si c’est juste beaucoup d’amitié ou si c’est…autre chose. Les voies de l’Amour sont impénétrables après tout.

Il rit, et pendant un instant, il se surprit à désirer de la bière au beurre pour étouffer le feu qui hurlait dans ses entrailles.

-Sirius, c’est…trop mignon ce que tu dis.

Lily vint s’asseoir juste à côté de lui, un bras autour de lui, accueillant, amical, rassurant.

 

*

 

Rémus revint le lundi qui avait suivi, fidèle à sa parole, il ne termina pas les deux semaines au Brésil.

Sirius s’était levé en même temps que le soleil, ses yeux étincelants et son cœur léger.

Il s’était habillé avec vitesse et avait quitté le dortoir alors que James et Peter roupillaient encore.

Ses jambes avaient dévalé escaliers et couloirs et passages secrets.

« Retrouve-moi à la cabane. »

Il étouffait, malgré le vent qui soufflait.

La cabane était silencieuse quand il arriva.

-Rémus ?

Il sortit sa baguette.

-Lumos.

Et là, il apparut, dans la pièce commune. Toujours aussi beau. Une petite cicatrice sur le bout de sa joue. Rien de grave. Ses cheveux ébouriffés, peut-être par le vent.

-Hey.

-Salut. Il fait un peu froid…

Rémus ne termina jamais sa phrase. Sirius courut pour le prendre dans ses bras. L’étreinte dura. Elle dura et dura. C’était pour compenser la dernière semaine et demie de perdue. L’autre lui rendit son câlin, plus fort.

-Ne me laisse plus jamais seul, marmonna-t-il dans son épaule.

-Désolé.

-Non. Ne t’excuse pas.

Ils s’écartèrent, leurs bras toujours agrippés l’un à l’autre. Leurs respirations s’apaisaient.

-Rémy, je…je veux que…je veux que le truc qui se passe entre nous dure éternellement. Je veux…Je te veux… Je…

Rémus se pinça les lèvres, ses yeux se promenèrent dans la pièce autour pendant un moment si long que Sirius crut manquer d’air, puis ils revinrent sur lui.

-Je ne veux pas te forcer à quoi que ce soit.

-Je suis sincère.

-Bien.

Il inspira profondément.

-Sirius, tu es plus qu’un meilleur ami pour moi.

-Toi aussi.

-Bien, répéta Rémus, et ils éclatèrent de rire.

-Bon sang, je te veux tellement.

-Moi aussi.

Les mains du loup-garou trouvèrent leur chemin jusqu’à ses joues, se rapprochant un peu. Il l’embrassa pleinement, car ils étaient toujours en mission « rattraper le temps perdu ». Sirius plaça ses mains sur ses hanches, se collant plus à son corps pour sentir sa chaleur, et il le poussa en arrière, jusqu’à ce qu’il tombe sur le vieux fauteuil poussiéreux. Une explosion de particules fines s’envola quand ils atterrirent, mais aucun d’eux ne s’en souciait, parce qu’ils étaient trop occupés à refaire la Saint-Valentin.