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[OS] Les mésaventures d'une Louve solitaire en quête d'affection

Summary:

Recueil d'OS sur l'univers d'Eldarya dont la consigne est la suivante : un one-shot, une fête, un crush pour ma OC Kyliera.
/!\ Les personnages (excepté ma OC) sont la propriété de ChiNoMiko et de Beemoov.

Chapter 1: Ezarel - Qui aime bien châtie bien

Chapter Text

Année d'écriture : 2015

Crush : Ezarel

Fête : 1er Avril / Poisson d'Avril

 

– Dîtes-moi que c'est une blague...


Franchement, j'aime Ichigo et Asuka. Parmi les membres de la garde Absynthe, elles étaient les seules personnes que je connaissais - ma meilleure amie, Michiko, était quant à elle à la Garde des Ombres. D'ailleurs, je m'étais déjà liée d'amitié avec elles, bien avant d'entrer à la garde d'Eldarya. Mais là n'était pas le moment de se remémorer les souvenirs du Passé.

Devant moi, sur mon lit, est posée la tenue officielle de la garde Absynthe. Juste à côté de moi, les deux jumelles me considèrent longuement en silence. Je sais bien comment elles peuvent être gênées de la situation. Elles voulaient que je porte leur tenue. Pourquoi ? Je n'en savais rien. Mais quoi qu'il arrive, je ne céderai pas. Voyant mon air visiblement agacée, Ichigo finit par tenter de me convaincre, en vain :


– On... On ne voulait pas te proposer cela, je te le jure !

– Mais si on ne le fait pas, on risque d'avoir des soucis, ajoute Asuka.


Mon regard toujours posé sur cette tenue que je maudissais tant, je finis par soupirer. Autant, j'apprécie plutôt bien celle de la garde de l'Ombre - bien qu’un peu trop bouffante à certains endroits. Autant, en ce qui concerne celle de la garde Absynthe, je n'adhère pas du tout.


– Que vous ayez des soucis ou non, ce n'est pas mon problème. Je veux juste savoir pourquoi je dois porter cet ensemble ridicule !


OK, je n'aurais pas du rajouter le mot “ridicule”. Mais c'est clairement mon impression.

Je me tournai légèrement vers les deux jumelles. Leur corps ont commençaient à se figer lorsque je pose mon regard sur elles. Pendant un court moment, je les vois se regardent, avant d'acquiescer de la tête en même temps et de pivoter leur regard vers moi. Des deux, c'est Asuka qui débute :


– Disons que... Ichigo et moi, on vous voit souvent, Ezarel et toi, vous chamailler. Alors, on a pensé que ça serait une bonne idée que tu mettes cette tenue et...

– Vous voulez que je me réconcilie avec cet idiot ? Hors de question !

– Pas si tu acceptes de laisser de côté ton caractère grognon et qu'on se charge de toi. On verra bien si tu es toujours du même avis, me dit Ichigo d'un air déterminé.

 

En les voyant prendre les différentes compositions de la tenue, je me sens de plus en plus mal. Cette frustration qui commence à monter en moi allait tôt ou tard exploser, et là, bonjour les dégâts. Ichigo a déjà commencé à m'accrocher un ras de cou, composé d'une rose.


– Je vous dis que ça n'arrivera pas...

– Eh bien nous, on pense que si ! me contredit Asuka.

 

J'allais rétorquer, mais trop tard. Me voilà transformer en fée Absynthe. En me regardant dans le miroir, j'ai l'impression d'être une autre personne. Et pour cause, je n'ai jamais porté ce genre de vêtements jusqu'à maintenant. Tous ces détails délicats, ces roses, ces feuillages, ces lianes, ce vert clair... Mon dieu que je hais cette couleur !

Malgré que je ne peux cacher mon désarroi, mes amies me dévisagent en admirant le résultat de leurs efforts.

 

– Tu es magnifique, Sakky !

– Oui, on dirait une princesse !

 

J'ai l'air d'une gamine, oui...

 

Mais le temps de me plaindre que déjà les jumelles m'agrippent chacune un de mes bras et m'entraînent hors de ma chambre vers le Corridor des Gardes. À chaque pas, mon cœur s'accélère et ma respiration commence peu à peu à se saturer.

Je ne vais pas à un rendez-vous ou autre débilité du même genre. Non, je dois me réconcilier avec celui que je déteste le plus de toute la garde d'Eel. Comment ? En étant habillée de la manière la plus honteuse qui soit !

Vous vous demandez peut-être comment ma haine envers le chef de la garde Absynthe est née, n'est-ce pas ? Cela a commencé lorsque j'ai été nommée Obsidienne, à mes 15 ans. Les entraînements, les missions, les fêtes Inter-garde et les quelques embrouilles que j'ai eu, lors de mon parcours, m'ont fait passée de la petite fille maladroite, qui cherchait à s'identifier, à une guerrière déterminée et qui sait ce qu'elle fait. Et ça, Ezarel faisait parti des premiers à avoir remarqué ce changement de caractère. Très vite, l'elfe que l'on croyait calme et sympathique se révèle être en réalité une vraie peste. Chaque jour ne passe sans qu'il ne me fasse une remarque du genre “On peut bien se passer de tes caprices” ou “Réfléchis deux fois avant de foncer dans le tas”. Des blagues pas particulièrement méchantes - c'est même plus des reproches -, mais qui au bout d'un certain temps finissent par m'énerver. Et bizarrement, chaque fois que je lui réponde, ça à l'air de l'amuser.

 

Vivement que cette histoire se termine que je puisse rejoindre les miens…

 

En parlant du loup, je le vois à la salle des Portes, en train de sortir du laboratoire. En détalant jusqu'à arriver vers moi, il me dévisage de haut en bas, souriant au coin. Plus ça va, plus je me dis que cela être ma fête. Il finit par rire, tandis que je fronce mes sourcils.


– Arrête de te moquer de moi. Ce n'est pas drôle !

– Ah bon ? Pourtant, je trouve que ça te va comme un gant.


Dit-il en riant bêtement sous sa cape…


– J'espère que tu es content que je me suis faite avoir par deux de tes chères esclaves, je grommelle à la fois d'exaspération et de gêne.

– Et pas qu'un peu… (Il finit par se calmer.) Mais ça ne suffira pas pour me convaincre de me réconcilier avec toi.


Alors lui aussi, il est au courant de ça ?

En tout cas, cela m'étonne qu'il le soit. Il me regarde maintenant d'un air plus sérieux, comme s'il allait m'annoncer quelque chose d'important. Je me demande bien ce qu'il mijote. En devinant – enfin, c'est ce que je me dis – à quoi je me pense dans ma tête, il se remet à afficher ce sourire qui lui est unique.


– Je souhaiterai quelque chose en retour.

– Et que veux-tu exactement ? Je lui demande, intriguée.

– Pourquoi pas un bisou de la part de celle qui m'adore.


D'accord… Déjà que je dois supporter de porter cette panoplie ridicule de fleurs, il veut en plus que je l'embrasse. Là, il va trop loin ! Et pourquoi ai-je l'impression que mes joues rougissent face à cette déclaration ? En plus, je commence à me sentir mal à l'aise en étant déguisée en fée Clochette. Mais j'imagine que je n'ai pas le choix...


Je finis par laisser échapper un soupir et, en le regardant dans les yeux, je lui dis :

– Je veux bien, mais à une condition.

– Laquelle ?

– Que tu arrêtes de me faire des remarques à longueur de journée et que tu me laisses tranquille. Alors ?

 

Il réfléchit durant un court instant, puis finit par déclarer :


– Entendu.


S'il pouvait arrêter de sourire sadiquement l'air de vouloir dire « Et mon bisou ? », peut-être aurai-je pu sourire à ce moment. Mais évidemment, il fallait que j'aille jusqu'au bout, pour que ce fichu contrat se termine, et ainsi pouvoir aller au sous-sol où devaient se trouver certaines de mes camarades, en train de s'entraîner.

Je m'approche timidement vers lui, me dresse sur la pointe de pieds et l'embrasse sur la joue. En me reculant un peu, je peux deviner qu'il est satisfait, puisqu'il est en train de monter retrouver son laboratoire, son sourire encore collé à ses lèvres.

 

* * *

 

Quelques jours ont passé après cette mésaventure et il semblerait que je n'ai pas été la seule à m'être faite avoir. Certaines, comme moi, ont aussi eu droit à tenue des Absynthes. D'autres ont eu en revanche celle des Ombres. Chacune d'entre nous se demande comment les Gardiennes des deux autres Gardes ont pu réussir à nous faire ce genre de farces, sans qu'une partie d'entre nous ne s'en est rendue compte. Certaines cependant l'ont tout de même pris avec humour. Cela peut paraître étrange, mais moi-même j'en ris en y repensant. Dire qu'en plus de cela, je devais me faire ridiculiser par un certain farceur d'elfe. Mais ça, j'ai préféré le garder secret. Reste à espérer qu'il en aura fait de même...


Après deux bonnes heures d'entraînement, en sueur, je décide de filer dans ma chambre, histoire de prendre un bon bain et aussi me détendre, avant d'aller boire une blonde avec mes sœurs d'armes.

Là-bas, je vois une lettre non enveloppée, posée sur mon bureau. Il m'est cependant inutile de deviner de qui elle a été écrite. Et je ne peux m'empêcher de sourire d'amusement.

 

« Alors, contente de ce petit Poisson d'Avril ?

E. »

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