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Nami essayait demettre son pantalon depuis au moins vingt minutes. Elle avait tiré avec toute la force qu'elle possédait pourfaire rentrer ses molets dansle jean, mais il lui restait encore à le boutonner. Elle força encore un peu, elle devait réussir à le mettre, c'était le dernier pantalon qui lui allait, etle seul qu'elle avait trouvé à sa taille sur l'île précédente. Nami tenta de passer le haut du jean sous ses bourrelets puisque serrer le ventre ne suffisait plus. Par miracle, cela fonctionna, mais pour peu de temps puisquele bouton sauta, déchirant l'attache du pantalon.
Elle devait trouver un moyen de l'attacher. Elle fouilla dans les cartons de son placards, où étaient entassés plusieurs objets. Un devrait bien faire l'affaire. En se mettant à quatre pattes pour mieux chercher, elle se rendit compteque son ventre touchait le sol. Qu'elle regrettait le temps où son ventre n'était pas aussi volumineux, où il ne touchait pas encore ses genoux lorsqu'elle s'asseyait.
Dans tout ce bric à brac elle trouva un boîte remplie de ses vieilles ceintures. Elle les avait mise de côté lorsqu'elle ne parvenait plus à les attacher autour deses hanches. Par curiosité, elle en passa une autour de sa taille, remarquant qu'elle était loin d'en faire le tour, elle dû attacher deux ceintures l'une à l'autre pour permettre à son pantalon de tenir, et encore, elle dû faire preuve d'une force inconsidérable pour les attacher entre elles.
Nami avait abandonné l'idée de rentrer son ventre dans son jean devenu trop serré. Un bourrelet pendait mollement au-dessous de son t-shit, cachant le haut de son pantalon. Fière d'avoir pu mettre sa tenue, elle se dirigea d'un pas décidé vers la cuisine, les planches du parquet craquant sous ses pieds. Au moment de passer la porte de sa chambre elle se mit sur le côté, comprima son ventre de ses bras et passa.
Une fois arrivée dans la cuisine, ayant mis pas moins de cinq minutes pour monter les escaliers qui y menaient, Nami s'installa à table. Seule Robin y était, un café dans une main, un livre dans l'autre, assise sur la banquette. Que le confort de la banquette manquait à Nami ! Mais cela faisait pas moins de deux mois que l'espace entre la table et la banquette était devenu trop petit pour elle.
Sanji ne tarda pas à la servir, se depéchant de la complimenter comme si, s'il ne le faisait pas, il pourrait le regretter à jamais. Elle prit une chaise, au moment de s'y asseoir, elle entendit un craquement. Elle essaya de se pencher pour vérifier que la chaise soit encore en bon état mais ne remarqua rien.
Pour enfin entamer son petit déjeuner, Nami du se pencher vers la table et tendre ses bras pour compenser l'écart qu'imposait son ventre entre elle et la table. Alors que d'habitude, elle mangeait le repas servit avec joie, aujourd'hui, elle prit quelques secondes pour contemplait son petit déjeuner. Une assiette de bacons empilés de sorte qu'ils formaient un petit dôme devant elle, une autre assiette composé de 9 oeufs sur plat, ainsi qu'un sandwich et une bouteille de jus de fruit. Il y a encore quelques années de cela, ce repas lui aurait fait toute la semaine, aujourd'hui, il allait être engloutit en moins de vingt minutes.
Dès qu'elle eu finit, Sanji lui demanda si elle désirait plus de nourriture. Mais voyant que ce dernier était déjà en train de préparer la collation du matin et le repas du midi, elle déclina poliment la proposition, culpabilisant rien qu'à l'idée de rajouter du travail au cuisinier.
Retournant à sa chambre, n'ayant pas la force de faire un trajet plus long, Nami s'assit sur le petit canapé entre son lit et celui de Robin. Elle ce serait bien assise à son bureau, mais les accoudoirs de sa fauteuil étaient trop rapprochés pour qu'elle puisse s'y asseoir.
Heureusement, la veille, Nami n'avait pas eu le courage de ranger ses affaires, elle n'eut donc pas besoin de les ressortir pour calculer la distance qui séparait l'équipage de la prochaine île.
Au bout d'une demie-heure de dessins et de calculs, elle ressentit une légère douleur aux yeux. Bien évidemment, elle avait laissé ses lunettes sur le bureau. Dans un mouvement de désespoir, Nami laissa tomber l'arrière de sa tête contre le dossier du canapé.
Du coin de l'œil, elle remarqua Robin se lever et se déplacer jusqu'au bureau. Elle ne l'avait même pas remarquée. Était-elle là depuis le début ou étai-elle rentrée dans la discrétion la plus totale ?
« Je crois que tu as oublié de les prendre, » fit remarquer la brune en tendant les lunettes à Nami.
« Merci, » murmura Nami en se remettant à son travail. Voyant Robin se plonger de nouveua dans son bouquin, elle ne put s'empêcher d'observer la grâce et la finesse de sa main jusqu'à ses jambes sveltes tout en passant par son ventre légèrement musclé.
Robin, d'aussi loin que Nami la connaissait, avait toujours entretenu en corps élancé aux formes voluptueuses. Et ce, sans jamais prendre un gramme. L'archéologue avait posé sa jambe sur l'autre dans une position qui lui était certainement confortable. Nami tenta de faire de même, elle n'avait plus croisé ses jambes depuis bien longtemps mais un geste aussi banal ne pouvait pas être si compliqué. Peinant à lever le molet et le décoler du canapé, Nami se força à placer sa jambe sur l'autre, même avec l'aide de ses bras, mais elle ne put rester dans cette postition que l'espace de quelques secondes. Ses jambes étaient devenues trop large pour se chevaucher, au point où ses genoux peinaient à se toucher. Tout cela sans compter son énorme ventre qui abattait son poids sur ses molets.
« Nami-chérie ! Robin d'amour ! » s'exclama une voix que la navigatrice ne connaissait que trop bien. Prenant attention à garder le plateau en équilibre pour ne pas le renverser, Sanji ouvrit avec précaution la porte de la chambre. « Voici quelques douceur pour toi Nami-chérie, » annonça le blond d'une voix niaise tout en déposant le plateau chargé sur la table. « Et voici pour toi Robin d'amour, » déclara-t-il en tendant à cette dernière un cocktail fruité.
Aussi vite qu'il fut rentré, il fut repartit pour les fourneaux, n'ayant aucun mal à passer le pas de la porte, pas comme Nami qui devait rentrer le ventre pour la passer. Il fallait dire que Sanji avait toujours était maigre, même malgré ses muscles, il devait être l'un de splus légers de l'équipage. Elle avait même crut voir sur le carnet de Chopper que le cuisinier était à la limite du sous-poids à près de 65 kg, tandis qu'il était écrit qu'elle avait dépassé la barre des 190. Le médecin l'avait mis en garde sur les problèmes que pouvaient engendrer un surpoids extrême, mais Nami n'en ressentait aucun pour le moment.
Elle avait promis à Chopper que, dès qu'elle aurait quelconque problème lié à son poids, elle ferait tout pour maigrir, mais le petit renne se montrait toujours rétissant, insistant sur le fait que diverses conséquences pourraient ressurgir si elle continuait sur cette pente. Mais en attendant, elle se sent bien comme elle est, et ne compte pas changer si le seul problème qu'elle connaissait était sa garde-robe qui se vidait peu à peu et en rencontrait que des habits taillés 8XL.
