Chapter Text
Les néons blafards de Yokohama se reflétaient sur le visage impassible de Dazai. Ce soir-là, l'air était lourd, chargé d'une humidité presque palpable, et pourtant, Dazai sentait un détachement grandir en lui.
Sans un mot, sans un regard en arrière pour la Mafia Portuaire qu'il avait servie avec tant de zèle, il s'éloigna. Ses pas le guidèrent vers un lieu connu pour sa discrétion et son réconfort : le bar Lupin. C'était une nuit comme les autres, mais pour Dazai, tout était sur le point de changer.
Il tourna dans une rue. Se dirigeant vers le bar Lupin, pour ce qui serait sa dernière fois. Rentrant dans le bar, il eut le sentiment que Ango, du gouvernement et ancien ami, était déjà à l'intérieur. Au bar, Ango était au téléphone, comme d'habitude. Le bar était vide, alors Dazai resta dans l'ombre pour écouter sa discussion.
— Oui, président, le poulpe continue de faire cours à la classe E. Aucun élève n'a réussi à le toucher ou à le blesser, même avec les cours d'assassinat de Karasuma.
— Bip
Le téléphone raccrocha. Dazai fut très intéressé par la conversation d'Ango et s'approcha.
— Angooo, ça fait drôle de te voir ici ! dit-il avec un sourire. Le visage d'Ango se referma un peu en voyant Dazai arriver.
— Que puis-je faire pour toi, Dazai ? demanda Ango.
— Je veux rencontrer ce mystérieux poulpe dont tu parlais au téléphone. Cela remboursera une partie du chaos que tu as causé.
— Pourquoi voudrais-tu aller là-bas ?
— Je veux partir quelque temps pour changer d'air et, en attendant que mes crimes soient effacés, je veux m'inscrire à l'académie Eden ou l'Eden academy pour tuer le poulpe avant la fin de l'année scolaire.
Ango le regarda, surpris, avant d'accepter.
— Bien, je peux t'inscrire si tu veux à l'académie Eden sous un autre nom. Interdit de parler de ton passé à la mafia, tu devras inventer quelque chose.
— Merci Ango, et ce sera Karma Akabane sous ce nom et un billet d'avion pour m'y rendre », répondit Dazai.
« Bep », Dazai sortit du bar, laissant Ango seul. Il se dirigea ensuite chez lui, préparant ses bagages, ne laissant rien derrière.
Dazai poussa la porte de son appartement, le claquement résonnant dans le silence. L'endroit était plongé dans une semi-obscurité, éclairé seulement par la faible lueur de la ville filtrant à travers les rideaux.
Il ne s'attarda pas, chaque geste était précis, calculé. Il ouvrit un vieux sac de voyage, le posa sur le lit et commença à y jeter quelques vêtements : des chemises sombres, des pantalons usés, rien qui puisse attirer l'attention.
Il hésita un instant devant une photo encadrée, un souvenir d'une époque révolue, puis la rangea délicatement au fond du sac. Il ajouta quelques livres, des classiques de la littérature, et une trousse de premiers secours. Pas d'armes, pas de gadgets. Juste l'essentiel pour disparaître sans laisser de traces. Chaque objet était choisi avec soin, chaque geste posé, comme s'il préparait un voyage sans retour.
