Work Text:
Le matin est acide et glacé, mais Luce ne sent pas le froid -- sa peau encore tout échauffée des coups de Claudine la veille.
Boutonnée jusqu'au cou, jusqu'aux poignets, elle ne voit plus les meurtrissures passer du pourpre au bleu au jaune, si visibles sur ses bras pâles.
Mais dans la classe dégelée par le poêle et le sang des fillettes, Luce déboutonnera sa manche et pressera son bleu, l'émotion parcourant son corps comme un baiser qui dure des jours, cherchant le regard de Claudine.
Si elle s'en offense, elle pourra la frapper encore, pour jouer.
