Chapter Text
— Minho
Minho expira lourdement en enfonçant la clé de sa voiture dans le contact. Il était à peine neuf heures et demie qu’il était déjà dans son véhicule, prêt à partir. Il n’était pas vraiment sûr que ce soit une bonne idée, mais il s’était vraiment fait du souci pour Jisung et son impulsivité l’avait amené à la conclusion qu’il fallait qu’il se rende chez lui, pour être sûr qu’il aille bien. Il n’y avait rien d’anormal dans cette situation après tout, surtout après que le blond l’ait appelée en pleurs au beau milieu de la nuit, n’est-ce pas ? Pourtant, il avait quand même l’impression d’essayer de se convaincre lui-même.
Il avait fait de son mieux pour réconforter Jisung, il lui avait raconté sa journée et avait chanté pour lui jusqu’à ce qu’il s’endorme. Ils n’avaient même pas eu la chance de reparler de la dernière fois qu’ils s’étaient vus alors que Minho en mourrait étonnamment d’envie, mais après tout, ce n’était peut-être pas une bonne idée sur le moment. Il n’empêche que Minho espérait secrètement avoir aujourd’hui les réponses à ses questions, qui lui torturaient l’esprit depuis ces derniers jours.
Il connaissait bien la route maintenant, pour avoir fait le chemin plus d’une fois, et il conduisit jusque chez le blond sans vraiment y penser. Heureusement pour lui d’ailleurs, car il n’aurait pas pu se concentrer sur la route avec tout ce qu’il se passait dans sa tête. Il se sentait inquiet et bizarrement léger en même temps. Par-dessus tout, un sentiment d’anticipation bouillait à feu doux dans sa poitrine, comme s’il s’apprêtait à monter sur scène, et qui le mettait inexplicablement de bonne humeur.
Il tira sur le frein à main qui arrêta la voiture dans un petit grincement, retira ses clés et ouvrit la portière. Après avoir verrouillé son véhicule, il s’arrêta un instant pour contempler la rue. À part un vieil homme qui se baladait lentement, il n’y avait personne. Minho se rapprocha de la porte de l’immeuble de Jisung, avant de se rendre compte qu’il ne connaissait pas le code d’entrée pour pénétrer dans le hall. Et malgré le fait qu’il était déjà venu, il ne l’avait pas retenu.
Il devait appeler Jisung pour le prévenir de sa présence. C’était d’ailleurs une meilleure idée que juste se pointer devant sa porte à l’improviste, songea-t-il en attrapant son téléphone pour le sortir de sa poche. Il pianota fébrilement sur écran puis le colla à son oreille. Les longues tonalités du répondeur ne faisaient qu’augmenter ce sentiment d’anticipation, jusqu’à ce que Jisung décroche.
« Allô Jisung ? Je… suis devant chez toi , déclara-t-il sans lui laisser le temps de répondre. »
Son impatience devait être si visible dans sa voix, mais il ne pensa même pas à vouloir la masquer. Un silence s’ensuivit, où Minho se demanda s’il avait pris la bonne décision en venant ici, jusqu’à ce que Jisung lui réponde :
« Désolé je viens de me réveiller. Monte, le code c’est 5481, dit-il d’une voix rendue rauque par le sommeil ou le manque de celui-ci.
— J’arrive. »
Minho raccrocha, tapa le code d’entrée sur le clavier situé au-dessus de la poignée de la porte avant de l’ouvrir dans un long grésillement aigu.
[…]
Il sonna à la porte d’entrée de Jisung, qui s’ouvrît l’instant d’après. Le blond se tenait sur le pas de sa porte, l’air hagard et aussi fatigué que s’il n’avait pas dormi du tout. Un épi s’était formé sur le côté de sa tête, ce qui donnait à Minho l’impression qu’une oreille animale y avait pris place pendant la nuit, et il était vraisemblablement encore en pyjama, car Minho doutait qu’il se promènerait délibérément dans la rue avec un pantalon imprimé Winnie l’ourson.
« Entre , dit Jisung en se frottant le visage. »
Il se décala vers la porte pour laisser entrer Minho, qui s’avança dans son entrée, jusqu’au salon de Jisung après s’être déchaussé et enlevé sa veste. Ce dernier, après avoir refermé la porte, le suivit. Pénétrer à nouveau dans ce même endroit qu’il avait précipitamment quitté il n’y avait pas si longtemps que ça le rendait un peu mal à l’aise, mais il essaya de ne pas laisser paraître ce sentiment sur son visage et il se composa d'une expression neutre. Même s’il était sûr qu’il avait plus l’air constipé qu’autre chose. Il se concentra pour se forcer à penser à autre chose et se retrouva vers Jisung.
« Tu veux boire un truc ? Demanda d’une voix un peu tremblante le blond, qui était resté debout au milieu de la pièce. Je peux aller préparer un thé ou…
— Tu ne vas rien préparer du tout, tu restes là et je vais le faire, ordonna Minho.
Son ton le surpris lui-même car il sonnait plus fébrile qu’il ne pensait l’être, mais il décida de passer outre car il n’était plus vraiment à ça près.
— Mais tu…, essaya d’argumenter Jisung avant d’être coupé par Minho.
— T’inquiète, je gère. »
Puis il déboula hors du salon pour entrer en trombe dans la cuisine de Jisung. Il expira fortement, relâchant le souffle qu’il avait retenu sans s’en apercevoir. Il posa juste par habitude une main sur sa poitrine et constata que son cœur semblait s’être peu à peu emballé durant ces dernières minutes. C’était étrange et Minho ne comprenait pas ce qui lui arrivait car selon lui, sa réaction était plus nerveuse qu’autre chose.
Le châtain sortit deux tasses et une théière assortie du placard vitrée au-dessus du lavabo qu’il posa sur la table, puis remplit la bouilloire d’eau pour la faire chauffer. Il avait comme l’impression qu’il essayait inconsciemment d’esquiver la discussion avec Jisung. Il voulait vraiment savoir, mais il devait avouer en avoir aussi envie que peur. Il songea alors à ce qu’il lui dirait, tout en cherchant dans les placards à la recherche de thé, et sa nervosité redoubla d’intensité lorsqu’il se rendit compte qu’une fois que toutes ses pensées auraient été prononcées à voix haute, cela ressemblerait beaucoup à une déclaration . Il n’y a pas si longtemps que ça, il ne se le serait même pas avoué à lui-même alors que maintenant, il y avait comme une petite voix qui lui chuchotait sur le ton de la certitude que c’était bien ça , qu’il avait donné les bons noms à ses sentiments. Il ne pouvait qu’espérer maintenant ne pas s’être trompé en interprétant les signes et qu’il ne se fera pas rejeter. Sur ce dernier point, il faisait confiance à Jisung pour ne pas se montrer trop cruel envers lui.
Minho mit les feuilles de thé dans la théière, y ajouta l’eau bouillante puis il la posa sur un plateau qui était posé non loin de lui, avec les deux tasses, pour les apporter au salon.
[…]
Lorsque Minho retourna au salon, il retrouva Jisung assis sur le canapé, ses bras encerclant ses genoux pressés contre son torse. Il avait le regard fixé droit devant lui et semblait regarder le mur sans vraiment le voir. Cette position lui donnait l’air vulnérable, comme s’il pouvait se briser à n’importe quel moment. Minho posa délicatement le plateau contenant leur boisson sur la table basse dans un bruit sourd qui sortit Jisung de son étrange transe. Ce dernier l’observa précautionneusement verser le thé dans les deux tasses et lui en tendit une, qu’il accepta du bout des doigts, avant de doucement s’assoir à côté de lui, sur le canapé. Minho se posa de travers, une de ses jambes repliées sur elle-même pour être face à Jisung, qui relâcha la pression de ses bras contre ses jambes pour les laisser pendre mollement le long du canapé.
« Alors, tu veux me raconter ? Commença-t-il sans préambule. »
Aucune expression ne vint troubler l’expression sans vie de Jisung. À la place, il approcha le bord de la tasse de ses lèvres pour boire une gorgée sans y penser, l’esprit ailleurs. Mais Minho voyait qu’il essayait de se donner plus de courage. Il but plus qu’une gorgée, et le châtain l’observa, lui et sa pomme d’Adam qui montait et descendait au fil de ses gorgées. Cela créa une sensation inconnue dans sa poitrine. Lorsque Jisung éloigna finalement le mug de ses lèvres, il se tourna pour planter son regard dans celui de Minho et lui répondit :
« Je ne sais pas si je devrais.
Immédiatement, Minho répliqua :
— Et pourquoi pas ? Dit-il de sa voix la plus convaincante. Je te promets de ne rien juger.
Un instant de silence s’ensuivit, avant que la réponse de Jisung ne se fasse entendre.
— Tu ne pourras pas…, dit Jisung en détournant le regard pour se mettre à observer la théière avec un intérêt à peine forcé.
— Et qu’est-ce que tu en sais ? Coupa Minho, sûr de lui.
— Je le sais, c’est tout. »
Son ton semblait étrangement défaitiste.
La dernière phrase de Jisung ayant coupé court à la discussion, Minho posa sa tasse sur la table basse tout en cherchant quoi faire. Il ne voulait pas le forcer mais il savait que ce n'était pas une bonne idée de garder toutes ses émotions à l’intérieur car au bout d’un moment, on explose. Et il n’avait pas envie de voir ce qu’il se passerait si c’était le cas.
Alors, il fit quelque chose auquel ni Jisung ni lui ne s’attendaient. Il porta dans un geste fluide ses deux mains aux joues du blond, qu’il retourna avec douceur vers lui, jusqu’à ce que les yeux du blond soient plantés dans les siens.
Le regard de Jisung transmettait toute la surprise qu’il ressentait, provoquée par l’imprévisibilité de Minho, qui lui, eut le souffle coupé face au regard perdu et hagard du blond, où se mêlait l’appréhension et quelque chose d’autre, quelque chose d’indéchiffrable. Doucement, le châtain glissa ses mains de son visage jusqu’à sa nuque, caressant du bout des doigts ses cheveux désordonnés à cause du sommeil. Jisung se laissa faire et Minho l’attira vers lui de plus en plus, jusqu’à ce que ses bras encerclent les épaules de son cadet dans une étreinte protectrice, jusqu’à ce que sa tête soit plaquée contre son torse. Lorsque celui-ci reprit brutalement conscience, il s’agrippa aux côtes de Minho.
« Fais-moi confiance , murmura Minho pour rassurer Jisung. Je pense que tu as vraiment besoin d’en parler. Il n’est jamais bon de refouler ses angoisses trop longtemps , dit-il avant de déposer avec douceur un baiser contre le haut du crâne de Jisung. »
Mais ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il était déjà un peu trop tard.
Ce fût seulement lorsque Minho le sentit trembler entre ses bras qu’il se rendit compte que Jisung pleurait.
Mais il ne fit rien, à part lui caresser le dos et lui embrasser le haut de la tête ainsi que la base du front sans s’arrêter. Il le laissa essuyer ses larmes sur son pull, de toute façon il commencera bientôt à faire trop chaud pour en porter.
Sentir Jisung se briser à son contact provoqua quelque chose en Minho, et s’il était resté une once de doute en lui quant à ses sentiments, ils s’étaient maintenant tous effacés. Et il savait que ce serait avec certitude que, quand Jisung serait prêt, il lui avouerait ce qu’il avait sur le cœur.
Lentement, le blond arrêta de sangloter sans contrôle et refit surface, sans pour autant relâcher sa prise autour de ses côtes. Minho ne sut pas combien de temps ils étaient restés comme ça, accroché l’un à l’autre, mais cela lui fit, à lui aussi, du bien, de le sentir près de lui.
« Je suis désolé, j’ai ruiné ton pull , lâcha Jisung dans un rire nerveux. »
Il renifla et se frotta les yeux du dos de sa main, puis commença le récit de ce qu’il l’avait mis dans tous ses états, c’est-à-dire son cauchemar. Celui qu’il n’arrivait pas à oublier, et qui revenait toujours le hanter lorsqu’il se sentait anxieux. Il lui raconta la voiture qu’il conduisait, l’accident, lui qui rampait sur le sol à la recherche d’aide ainsi que l’une de ses pires visions.
« Tu te souviens , commença Jisung en reposant sa tête contre la poitrine de Minhjo, la dernière fois quand je t’ai parlé de mon ami Felix, et du fait qu’il n’était plus avec moi ?
— Oui…, dit Minho en hésitant, comme s’il pouvait sentir arriver le pire.
Jisung reposa sa tête contre la poitrine de Minho et s’arrêta une seconde. Il prit une longue inspiration avant de continuer :
— Il est mort. C’est pour ça que j’étais si bouleversé la dernière fois. C’était l’anniversaire de sa mort.
Minho ne trouva rien à répondre, trop choqué par la soudaine révélation de Jisung.
— Tu te souviens quand je t’ai dit que mon anxiété avait empiré il y a environ un an , continua le blond. C’est en partie à cause de ça. »
Minho sentit un frisson lui parcourir le corps. Il prit soudainement conscience de toute l’ampleur de la situation dans laquelle se trouvait Jisung, et à quel point elle était horrible. Il eut peur d’entendre la suite mais en s'armant de courage, il continua :
« Donc… Ce n’était pas qu’un cauchemar, n’est-ce pas ?
Jisung essuya une nouvelle larme qui avait coulé le long de sa pommette.
— Non, c’est ce qui s’est réellement passé. À quelques détails près que mon subconscient a distordus pour t’intégrer dedans et pour me faire croire que je suis le coupable dans cette histoire, selon ma psy, lâcha Jisung d’un coup.
Le cerveau de Minho a dû prendre quelques secondes pour procéder l’information.
— Je… j’étais dans ton rêve ? Demanda le châtain, hésitant. Tu ne l’as pas mentionné ça. »
Cette fois il en était sûr, Jisung pouvait entendre les battements de son cœur s’amplifier. Mais Minho pouvait remarquer que Jisung s’agrippait un peu plus fort à lui, ce qui lui fit sentir à nouveau cette chaleur dans sa poitrine. Le blond enfouit sa tête contre le torse de Minho coupant ainsi le contact visuel avant de lui répondre :
« Tu étais assis à côté de moi dans la voiture et tu me parlais.
— Et je te disais quoi ? Je suis curieux de savoir, demanda Minho en essayant de contrôler sa voix tant bien que mal.
— Tu… t’es sûr que tu veux savoir ? Parce que c’est euh… un peu…
— Si tu veux le garder pour toi ça ne me dérange pas , rassurant Minho. »
Même s’il affirmait le contraire, Minho aurait quand même beaucoup aimé savoir ce qu’il faisait dans un cauchemar aussi horrible. Il avait presque le mauvais présentiment que Jisung lui cachait une assez importante partie de l’histoire. Il mourrait d’envie de lui demander, mais il respectait son besoin d’espace avant tout. Jisung resta silencieux pendant de longues minutes, sans bouger contre le torse de Minho, qui continua à le serrer contre lui. Il lui semblait qu’une éternité s’était déroulée avant que Jisung ne reprennent la parole, en bafouillant et en hésitant sur ses mots :
« Dans mon rêve… tu me disais que tu m’aimais bien. Genre… “plus que comme un ami.” »
Minho se figea en même temps que ses yeux s’écarquillèrent de surprise. Il s’écarta légèrement de Jisung et baissa la tête pour lui jeter un regard. Il tomba à la place sur le haut de sa tête, un petit amas de cheveux blonds décolorés, qui fut bientôt remplacé par son visage, lorsque Jisung leva la tête et plongea ses yeux dans ceux de Minho.
Minho les trouvaient magnifiques, aussi grand que l’univers et aussi foncé qu’un trou noir, avec les même éclats mordorés que les étoiles qui brillaient à côtés. Mais contrairement à ces objets célestes, ils étaient rouges sur les bords et gonflés à force d’avoir pleuré. Le châtain passa doucement sa main sur la joue de Jisung, soudainement fasciné par cet homme qu’il aimait plus qu’il ne voulait bien l’admettre et avec qui il sentait comme une connexion , qui dépassait tous les mots qu’on aurait pu mettre dessus.
« Tu me détestes ? »
La voix chevrotante de Jisung, trahissait toute sa peur ainsi que son doute. À ce moment, tout le stress et l’appréhension de Minho s’évaporèrent, lui donnant comme l’impression d’être plus léger. C’était une bonne sensation, une de celles qu’il pouvait ressentir même dans son corps. Doucement, leurs lèvres se retrouvèrent une nouvelle fois, mouvement initié cette fois-ci par Minho, impulsivement. Il resserra sa prise autour du corps de Jisung, le tenant fermement contre lui. Il pouvait le sentir, s’immobiliser, pris complètement par surprise. Mais au fur et à mesure que leurs lèvres se frôlaient avec délicatesse, Minho sentit un sourire éclore peu à peu sur les lèvres de Jisung, qui finit par se détendre et relâcher la pression qui maintenait son corps rigide contre celui brûlant de Minho, et répondre au baiser de son plus-qu’amis.
Au bout d’un long moment, ils se séparèrent l’un de l’autre, haletant, leurs lèvres rendues engourdies par la friction et leurs souffles devenus court par cet instant d’infini, cette communion d’âme, qui les avaient fait se perdre l’un en l’autre.
« Comment je pourrais te détester ? Je t’aime plus que tout, sache le, répondit Minho à sa question antérieure.
Il lui sourit de ses lèvres encore brillantes de leurs salives. Il sentait comme un élan de bonheur parcourir son cœur, ses veines et son corps tout entier.
— Mais je croyais que tu ne voulais plus de moi , dit Jisung d’une petite voix. Vu comment tu étais parti la dernière fois…
C’était comme un coup de poing de l'intérieur, de culpabilité. Minho ne put continuer à le regarder en face, et se mit à fixer ses mains, qui s’étaient retrouvées entrelacées à celles de Jisung.
— Je… j’ai été stupide, commença-t-il. j’ai juste… paniqué. Je suis vraiment désolé de t’avoir fait croire des choses comme ça… Est-ce que tu me pardonnes ? »
Un timide sourire se dessina sur le visage du blond, qui s’approcha de celui de Minho. Celui-ci releva lentement la tête lorsqu’il sentit à nouveau une présence contre la commissures de ses lèvres, qui le surpris. Une légère pression, un baiser volant qui fit trembler sa poitrine, remplit en ce moment de milliards de feux d’artifices qui menaçaient d’exploser à tout moments, et dont il ignorait lui-même l’existence.
« Je te pardonne. Mais j’espère que t’as eu le temps de réfléchir depuis, dit Jisung d’un ton quelque peu réprobateur, alors qu’il reculait son visage de celui de Minho tout en pressant avec douceur sa main mêlée à la sienne.
— J’ai eu le temps de réfléchir , dit très sérieusement Minho avant de s’arrêter un instant. Et j’en suis venu à la conclusion que je t’aimais bien , il marqua une pause. Et plus que comme un simple ami. »
Un sourire lumineux s’accrocha aux lèvres de Jisung, et même celles de Minho que celui-ci pressa furieusement contre sa bouche ne réussit à le faire faiblir. Et lorsqu’il sentit cette boule de lumière gonflée de chaleur grandir dans sa poitrine et prendre tellement de place qu’il avait l’impression qu’elle compressait ses poumons, jusqu’à ce qu’elle n’explose en milles milliard petite étincelles. Un feu d’artifice qui, il l’espérait, ne cesserait jamais.
