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Language:
Français
Stats:
Published:
2025-04-02
Completed:
2025-06-22
Words:
36,137
Chapters:
12/12
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208
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297
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40
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5,519

Mais qui es-tu ?

Chapter 12: Epilogue

Summary:

Quelques événements dans la vie de nos amoureux.

Notes:

Et voilà cette histoire est finie. j'ai laissé parler mon côté romantique. C'est un peu fleur bleue, peut être un peu trop. mais j'aime mon épilogue comme ça.

J'espère que vous aimerez aussi. Bonne lecture

La prochaine histoire qui sera mise à jour est "la solitude de Pénélope".

Chapter Text

 

Le jour où la famille Bridgerton a été réunie.

 

 

Pénélope était debout dans l’entrée d’Aubrey Hall. Les yeux écarquillés et la bouche légèrement ouverte, elle regardait l’arbre de Noël avec émerveillement. Les guirlandes couleur or et rouge, les boules de noël et l’ange qui surplombait l’arbre. Tout était parfait. Son premier noël. Elle entendit les pas et elle sentit sa présence dans son dos.  Sans le regarder, parce qu’elle savait que c’était lui, elle dit « Cet arbre est magnifique Anthony ».

Anthony passa un bras autour de sa taille pour qu’elle puisse appuyer son dos contre son torse. Il posa son menton sur la tête de Pénélope en souriant « Ma mère met un point d’honneur à faire de noël, une fête féerique ».

Alors que la main d’Anthony s’étalait sur le ventre de Pénélope, elle enlaça ses doigts avec ceux de son vicomte.

« Es-tu heureux Anthony ? » lui demanda-t-elle.

« Comment ne le serais-je pas ? Tu es le bonheur de ma vie Pénélope. Je compte les jours où nous pourrons enfin nous marier. Tu illumines ma vie d’une façon magique. Avant toi je n’étais pas complètement moi. Et aujourd’hui est le jour où la famille va être réunie. Colin et Marina ne vont pas tarder à arriver. C’est ton premier noël et il sera inoubliable ». Anthony passa sa deuxième main autour de la taille de Pénélope et la berça doucement. « Tout est parfait depuis que tu es là ».

 

Bien qu’appuyée contre son torse, Pénélope réussit à se retourner pour le regarder. Elle se mit sur la pointe des pieds et embrassa Anthony « Je t’aime » lui dit-elle.

 

Pénélope avait avoué son amour à Anthony pendant l’été à Aubrey Hall. Ils étaient au bord du Lac et elle surveillait Hyacinthe, Amanda et Oliver qui jouaient dans l’eau. Anthony et Bénédict les avaient rejoints et ils avaient décidé de plonger avec les enfants. Pénélope avait rougi en voyant la chemise coller le torse d’Anthony. Elle avait senti cette chaleur l’envahir. Elle le regardait s’amuser avec Hyacinthe et elle avait su qu’elle aimait Anthony à cet instant. Elle aimait Simon, il la protégeait et était le frère qu’elle avait toujours rêvé d’avoir. Simon était sa famille. Elle aimait Bénédict parce qu’il se comportait comme un frère et avait un humour tellement mordant. Bénédict faisait tournoyer la vie de Pénélope et ils passaient du temps à rire de tout. Elle aimait aussi Colin. Ils s’écrivaient et Pénélope le voyait comme son confident, Colin représentait tout ce dont elle avait rêvé enfant. Celui qu’elle voyait jouer sur la place devant chez Madame. Celui qui avait été le premier à la voir. Mais ce qu’elle ressentait pour Anthony la consumait littéralement.

 

Ce jour là Anthony avait vu le trouble de Pénélope, la façon dont ses yeux le fuyait, la façon dont elle rougissait.

 

Anthony Bridgerton, 9eme vicomte vivait un enfer personnel depuis que cette petite rousse, innocente, était entrée dans sa vie. Il rêvait d’elle. Il rêvait de ses seins qu’il pourrait vénérer comme il se doit, de la courbe de ses hanches. Il rêvait de sa bouche et la plupart du temps, il devait se prendre en main le matin et parfois avant de se coucher pour soulager son excitation. Anthony savait qu’elle était innocente de toute chose et dans sa tête d’ancien débauché, ayant côtoyé des femmes d’expérience, il s’était persuadé que Pénélope n’était pas encore en âge de comprendre ou ressentir ce que lui pouvait ressentir. Mais ce jour-là, alors qu’il jouait avec les enfants dans le lac, il avait vu la rougeur se répandre surs se joues, descendre vers son cou et la naissance de sa poitrine. Il avait vu la flamme dans son regard. Elle le désirait autant qu’il la désirait.

 

Ce soir-là, alors que Pénélope avait échappé à la surveillance de Simon, grâce à Eloïse, elle avait rejoint Anthony dans son bureau. Il était plongé dans sa correspondance quand il entendit frapper à la porte.

« Entrez ! » dit-il assez fort. Lorsque la porte s’ouvrit et que Pénélope entra et referma la porte derrière elle, Anthony perdit le fil de ses pensées. Elle était magnifique, portant une robe bleu sirène et les cheveux détachés. Il s’était levé, la rejoignant au milieu de son bureau.

« Pénélope. Tout va bien ? »

« Je devais te voir Anthony. J’ai quelque chose à te dire et j’ai l’impression que si je ne le dis pas je vais me consumer ».

Pénélope releva le menton et plongea ses yeux dans ceux d’Anthony. Il lui prit la main et caressa ses jointures avec son pouce.

« Je t’aime ». la déclaration était simple et directe, sans fioriture. Elle était comme Pénélope, vraie et sincère. Elle continua « Je voulais te le dire. Je t’aime et je sais que je voudrais avoir été présentée devant la reine pour que nous puissions enfin être ensemble. Je pense tout le temps à toi et à nous et je ressens des choses quand je pense à toi ».

Anthony déglutit en regardant les grands yeux de la femme qui détenait son cœur, son avenir, sa vie, entre ses mains.

« Je t’aime aussi Pénélope. » Il la tira contre lui pour la tenir dans ses bras alors qu’il l’entrainait vers le canapé. Pénélope s’assit et Anthony se mit à genoux devant elle.

« Je t’ai vu cette nuit-là danser sous la pluie et je suis tombé amoureux de toi à cet instant. Tu occupes toutes mes pensées depuis lors. Tu n’imagines pas combien j’aimerai avancer le temps pour officiellement faire de toi ma femme et te montrer combien je t’aime ». Anthony tenait les deux mains de Pénélope dans les siennes. « Tu sais que j’ai connu d’autre femmes avant toi. Mais tu es la seule Pénélope, pour qui je pourrais brûler Londres, Brûler mon âme et donner ma vie. Je n’avais jamais dit je t’aime avant toi et je ne le dirais jamais à une autre femme que toi ».

 

Elle s’était jetée dans ses bras pour l’embrasser et Anthony avait ri quand le mouvement de Pénélope les avait entraînés tous les deux au sol. Il avait fait appel à toute son expérience et sa maitrise de soi pour ne pas la ravager sur le tapis de son bureau. Et depuis ce soir-là, rien ni personne n’aurait pu remettre en doute l’amour qui existait entre eux.

 

Et aujourd’hui, veille de noël, alors que Pénélope lui disait je t’aime, Anthony savait que sa vie avait changé grâce à elle.

 

« T’ai-je dit combien tu étais belle dans cette robe de velours rouge ? » Anthony continuait à la bercer tout en embrassant son nez.

« Pas encore non » elle papillonna des yeux.

 

Dieu, elle serait sa mort. Avant qu’Anthony puisse répondre, Madame Wilson arriva « Monseigneur la calèche arrive et pour votre information, Sa grâce cherche Lady Pénélope » Elle eut un sourire taquin. Le jeu préféré d’Anthony et Pénélope ces dernières semaines était d’échapper à la surveillance de Simon.

 

Anthony tendit le bras à sa promise. « Allons attendre la calèche ».

 

Colin descendit le premier. Il regarda la façade d’Aubrey Hall. Il allait enfin revoir les siens. Cela faisait tellement longtemps. Le seul qu’il avait vu durant leur séjour en Ecosse était Bénédict qui était venu leur rendre visite.

 

Colin était heureux, il souriait à pleines dents alors qu’il se tourna vers la calèche et tendit la main à sa femme. Marina sortit de la calèche, impressionnée par la demeure.

« Colin c’est gigantesque » murmura-t-elle.

« Bien sûr mon amour. Ma maison de famille est assez grande pour que nous puissions tous y résider à la basse saison si cela nous chante. Nos enfants grandiront ici avec leurs cousins ».

 

Rae sortit, tenant Thomas dans ses bras. Marina tendit les bras pour prendre le bébé alors que Colin prenait leur fille dans ses bras. La famille était sur le perron regardant la famille avancer. Hyacinthe bougea la première et sauta sur son frère.

« Colin tu m’as tellement manqué ! ».

Colin se pencha et regarda sa petite sœur. « Te voilà tante, regarde ta nièce. Ellie dit bonjour à ta tante Hy ».

La famille se précipita entourant Marina et Colin. Violet la prit dans ses bras et embrassa Thomas sur le front.

« Mes enfants, vous m’avez tellement manqué ! »

« Nous sommes là dorénavant et rien ne nous fera partir à nouveau ».

 

 

Le jour où le monde a découvert Pénélope Anne Basset, future Vicomtesse Bridgerton.

 

Mayfair grouillait de monde et d’impatience. Aujourd’hui était le jour où les jeunes débutantes seraient présentées à la reine. Les Sharma, fraichement débarqués des Indes, faisaient sensation. La jeune Edwina était magnifique et les murmures disaient d’elle qu’elle serait le diamant de la saison. Pénélope était le centre de l’attention et les mamans la regardait sans vergogne.

 

Elle était déjà sortie au parc et en ville, au bras de Simon. La première fois, un silence s’était fait entendre alors que la rue devant le glacier était animée, la foule s’était arrêtée de parler pour regarder cette jeune inconnue pendue au bras du célibataire le plus convoité de Mayfair.

 

Agatha était apparue criant assez fort que Pénélope était sa filleule. La foule s’était animée et les questions étaient restées sans réponse.

 

Aujourd’hui, la société s’attendait à savoir à comprendre. Agatha regarda la jeune fille qui essayait de faire tenir l’aigrette qui trônait sur sa tête.

« Pénélope arrête de toucher tes cheveux » la réprimanda Agatha.

 

Eloïse les bras croisés à côté d’elle souffla, faisant vibrer sa frange.

 

Pénélope était heureuse de savoir qu’elle faisait ses débuts avec Eloïse. La foule l’intimidait et elle savait qu’elle serait observée.

 

Le défilé commença. Un premier murmure se répandit quand Colin Bridgerton prit place avec son épouse dans la foule au bord de la piste. Il la tenait par le bras et lui sourit pour lui faire oublier que les gens la dévisageaient. Beaucoup connaissait la jeune fille et la rumeur voulait qu’elle se soit enfuie. Et aujourd’hui, elle était accrochée à un Bridgerton, rien de moins. Marina souriait à son mari et porta sa main sur le torse de Colin. La présence de l’homme qu’elle aimait lui donnait la force de supporter tout cela. Lady Cowper vit le diamant au doigt de la jeune Marina. L’information circula aussi vite que le vent. Le couple était marié.

 

Le défilé de jeunes filles s’éternisa jusqu’à la présentation de la jeune Sharma. La reine se leva et l’embrassa sur le front, lui demanda de rester à proximité.

 

Eloïse défila aux côtés de Violet, priant pour que cela se termine et souriant en voyant le docteur Crane lui faire un geste d’encouragement.

 

Et puis le valet annonça sous le regard ébahi de la foule « Lady Pénélope Basset, sœur de l’honorable Duc d’Hastings, présentée par la marquise Lady Agatha Danbury ».

 

Un murmure s’éleva. « Le duc a une sœur ? Mais comment est-ce possible ? » … « sa couleur de peau, ses cheveux …. Comment pourrait-elle être sa soeur ? ».

 

« Silence ! » la voix de reine résonna fort dans la salle, imposant le respect et faisant taire les vautours, prêts à se jeter sur Pénélope. Elle marcha, la tête haute et le vit. Anthony ne la quittait pas des yeux et elle sentit qu’elle serait toujours protégée grâce à lui.

 

Tous les Bridgerton soutenaient Pénélope du regard et lui souriaient. Elle regarda Simon qui lui fit un clin d’œil. Pénélope regarda la reine et fit une révérence digne des plus grandes.

 

La reine se leva et regarda Edwina Sharma lui tendant la main. La jeune débutante se plaça à côté de Pénélope.

La reine regarda les deux jeunes femmes et annonça alors qu’elle embrassa de nouveau Edwina sur le front, « Mon diamant de la saison ». Puis elle se tourna vers Pénélope et lui prit la main avant de l’embrasser sur le front. « Que serait-ce la beauté d’un diamant sans la magnificence d’une émeraude. Lady Pénélope vous êtes l’émeraude de cette saison ».

 

Plus tard ce même jour, le bal de Lady Danbury sonnait le début des festivités et la foule attendait l’apparition du Diamant et de l’Emeraude de la Reine. Certains messieurs avaient déjà prévu d’approcher la jolie rousse pour espérer lui rendre visite dès le lendemain.

 

Lorsque le valet annonça « Sa grâce, Simon Basset, Duc D’Hastings et Lady Pénélope Basset », tous les regards se tournèrent vers le haut de l’escalier. Elle portait une robe couleur émeraude et ses cheveux détachés, tombant sur son épaule la rendaient presque irréelle.

Anthony la regardait et su que le temps de l’attente était fini. Il allait pouvoir enfin dire à tout Mayfair qu’il appartenait à Pénélope et que rien ne se mettrait entre eux.

 

Simon et Pénélope saluèrent la reine et alors que des gentlemen s’approchaient pour faire connaissance, ils furent bousculés par Anthony Bridgerton qui tendit la main à celle qui occupait toutes ses pensées. Elle lui sourit et mis sa main dans la sienne. Anthony inscrivit son nom trois fois et regarda les hommes d’un air froid et suffisant, un air qui voulait dire « Elle est à moi comme je suis à elle ».

 

 

Le jour où Violet a assisté à un mariage.

 

Anthony tripotait sa cravate devant le miroir et essaya de la redresser. La pièce qu’il occupait à côté de la chapelle était remplie de fleurs. Un plateau de thé avait été abandonné.

 

« Cette satané cravate ! » Il tempêtait contre le pauvre tissu qu’il malmenait. Daphné lui écarta les mains et remis de l’ordre dans la tenue de son frère.

 

Le frère et la sœur se souriaient et Anthony remit le diadème de Daphné en place lissant le voile de mariée qui tombait sur le sol. « Tu es magnifique ma sœur » lui dit-il. « Le voile de maman te va merveilleusement bien tu sais ».

 

« Merci. Je suis tellement heureuse d’épouser Simon. Je suis tellement reconnaissante envers Pénélope de lui avoir ouvert les yeux ».

 

 

Des semaines plus tôt, Simon ruminait dans son bureau. Ses pensées étaient envahies par Daphné. Il était tombé amoureux d’elle et il n’arrivait pas à faire marche arrière. Mais Daphné était une âme pure. Elle voulait aimer, être aimée, fonder une famille. Et Simon était incapable de lui donner ça. Il réfléchissait à quitter Londres, s’éloigner d’elle pour essayer de l’oublier quand Pénélope était rentrée en trombe dans son bureau, se jetant sur son frère pour lui faire un câlin. Simon essayait de s’habituer à ça, être câliné, touché, aimé par sa petite sœur.

« Que t’arrive-t-il ? » lui demanda-t-il

« Je suis si heureuse Simon, Anthony m’a offert un livre que je convoitais. Il a deviné le livre que je voulais et nous sommes allés manger une glace et il a remis un seigneur à sa place. Il voulait venir me rencontrer ici et Anthony lui a dit que nous étions fiancés. Je l’aime tellement tu sais ».

« Dans la mesure où tu le dis environ 10 fois par jour, je le sais » plaisanta Simon, il tenait Pénélope dans ses bras se demandant s’il serait capable de partir et la laisser derrière lui. Pénélope faisait dorénavant partie de sa vie et pour être honnête il ne voyait pas comment il pourrait vivre loin d’elle.

« Tu m’écoutes ? » Pénélope tira sur la manche de son frère.

« Evidemment …. Anthony, amour ….. manger une glace »

« Tu fais l’idiot » Pénélope riait en se blottissant contre son frère. « J’ai tellement hâte de l’épouser, nous allons avoir notre propre famille, je rêve tellement de ce jour ».

La remarque de Pénélope frappa Simon. Pénélope avait connu la solitude, les coups (Varley lui avait raconté les cicatrices que Pénélope avait sur le dos) et la haine de Portia Featherington. Pourtant elle riait, espérait, voulait une famille… alors que lui était perdu. Alors il demanda.

« Tu a connu le pire de ce qu’une famille peut donner et tu sembles tellement désireuse d’en avoir une, d’avoir des enfants, de faire comme si une famille était le bonheur ».

 

Pénélope s’arrêta de parler et se redressa pour regarder son frère dans les yeux « Simon…. ». Elle sentit les larmes monter. « Tu n’es pas heureux ? Nous sommes une famille toi et moi »

« Je le suis Pénélope. Je suis heureux de t’avoir avec moi, petite sœur. Mais j’ai promis à mon père, notre père, de ne jamais me marier et de ne pas avoir d’enfant pour que son héritage ne perdure pas ».

Pénélope prit la main de Simon et la posa sur sa joue, du côté où son œil n’était pas tout à fait bleu et pas tout à fait vert « Je porte son héritage tu vois ? Sans cet héritage, nous n’aurions jamais su que toi et moi étions frère et sœur. Je veux une famille car j’ai tellement d’amour à donner et je sais que toi aussi tu as ça en toi. Tu n'es pas ton père comme je ne suis pas ma mère. Te laisser consumer par ces pensées, ne pas vouloir ce que tu as envie au fond de toi, c’est les laisser gagner. Je ne laisserai pas les actions de Portia dicter ma destinée. Je veux Anthony et je veux l’épouser, fonder une famille avec lui et voir un avenir se dessiner. Peu importe ce que Portia a fait pour me briser. Elle n’a pas réussi parce que c’est ma décision d’aimer la vie. »

 

Pénélope caressa la joue de son frère « Daphné est parfaite pour toi. Elle t’aime et te connaît. Elle a lu les carnets. Elle sait ce que tu as vécu comme Anthony sait ce que j’ai vécu. Je sais que tu l’aimes et tu ne devrais pas renoncer au bonheur pour un homme mort dans la solitude et l’aigreur. Vis ta vie Simon… »

 

Ce soir-là, Simon n’avait pas dormi. Le lendemain, il se présenta à Bridgerton House demandant à Daphné si elle acceptait sa cour et si elle envisagerait éventuellement de l’épouser et de porter son héritier.

 

 

Anthony tenait sa sœur par le bras. Derrière le voile il voyait les ombres qui attendaient dans l’église. Quand les valets ouvrirent le rideau, Simon se dressait devant l’autel, les larmes aux yeux, prêt à aimer Daphné comme il se doit.

 

Le frère et la sœur avancèrent jusque l’autel. Daphné donna son bouquet à Anthony qui le donna à Eloïse. Alors que Simon prit la main de Daphné pour qu’elle se place à coté de lui devant le prêtre, Anthony se décala et resta à côté de sa sœur. Son cœur palpitait très fort quand il se tourna vers les portes de l’église. La musique démarra à nouveau, le rideau se leva une deuxième fois. Colin se tenait debout à l’entrée de l’église. Pénélope à son bras, ils avancèrent lentement. Elle portait une robe de mariée rose, presque blanche et son voile, celui de Sarah Basset, cachait son visage. Mais Anthony savait qu’elle souriait. Il le savait parce qu’il entendait ce sourire qui remplissait son propre cœur.

 

Colin entraîna Pénélope devant l’Autel, donnant sa main à Anthony. Il leva le voile et prit le bouquet qu’il donna à Francesca.

 

Le prêtre commença « Nous sommes réunis dans la maison de dieu pour unir cet homme et cette femme, ainsi que cet homme et cette femme… La joie de célébrer non pas un mais deux mariages est grande. Ce que Dieu unit, aucun homme ne peut le désunir. Aussi c’est avec beaucoup de solennité que nous allons assister à l’union de Simon Basset duc D’Hasting avec Mademoiselle Daphné Bridgerton et à l’union d’Anthony Bridgerton, vicomte Bridgerton avec Lady Pénélope Basset ».

 

« L’officiant regarda les deux hommes « Votre Grâce, Monseigneur … »

 

 

Et c’est ainsi que par une chaude matinée d’été, peu de temps après que Pénélope Basset, dorénavant Bridgerton, eut fêté ses 17 ans, qu’elle épousa l’amour de sa vie.

 

Les personnes présentes pourraient raconter combien, Violet Bridgerton pleura le jour où son fils et sa fille se marièrent. Elle pleura de joie car c’est le jour où Anthony Bridgerton retrouva le sourire perdu depuis longtemps, c’est le jour où Pénélope illumina la vie de tous les Bridgerton, c’est le jour où Daphné devint Duchesse et sourit à son mari en portant en elle tout l’amour qu’elle allait lui donner. C’est le jour où Colin Bridgerton annonça que lui et Marina attendaient un autre enfant. Et c’est le jour où elle surprit Eloïse Bridgerton, embrasser le Docteur Crane dans le jardin au milieu de ses rhododendrons.

 

FIN.

Notes:

Pour le fil de l'histoire, Lady Whistledown n'existe pas. Le chapitre deux sera du point de vue de Pénélope.